Balancing Act News Update - African internet developments

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The countries below contain a historic archive of information on the state of the internet that is now three years old. For some countries, the information has remained largely the same whereas for others considerable change has occurred. However it can still be used to identify organisations involved in developing the internet and to understand the historic development of the Internet in Africa. For up-to-date (but "pay-for") information click here: There are special rates for students and universities.

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This IDRC-supported research study looks at how complaints by African consumers in the telecoms and Internet sectors are dealt with and what input consumer organisations are able to make into policy for these sectors. It is based on a survey of 30 African countries and includes detailed case studies of Kenya, Senegal and South Africa.

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This chapter from the ITU's Global Trends in Telecommunications Reform 2005 examines the market and regulatory implications of the shift to IP networks and outlines the different types of responses regulators are making to VoIP calling.

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Leslie Chan, Barbara Kirsop, Subbiah Arunachalam look at the use of Open Access archiving as a way of improving scientific capacity building.

If you have updates or interesting material to add, please send it to info@balancingact-africa.com

ALGERIA ANGOLA BENIN BOTSWANA BURKINA FASO BURUNDI CAMEROON CAPE VERDE CENTRAL AFRICAN REPUBLIC CHAD COMOROS CONGO COTE D'IVOIRE DEMOCRATIC REPUBLIC OF CONGO DJIBOUTI EGYPT EQUATORIAL GUINEA ERITREA ETHIOPIA GABON GAMBIA GHANA GUINEA GUINEA-BISSAU KENYA LESOTHO LIBERIA LIBYAN ARAB JAMAHIRIYA MADAGASCAR MALAWI MALI MAURITANIA MAURITIUS MOROCCO MOZAMBIQUE NAMIBIA NIGER NIGERIA REUNION RWANDA SAO TOME & PRINCIPE SENEGAL SEYCHELLES SIERRA LEONE SOMALIA SOUTH AFRICA SUDAN SWAZILAND TOGO TUNISIA UGANDA UNITED REP OF TANZANIA ZAMBIA ZIMBABWE

Edition en français No 20 juillet 2005

ACTUALITES TELECOM

ACTUALITES INTERNET

ACTUALITES INFORMATIQUE

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ACTUALITES TELECOM

INDEX

Orange Madagascar-Gulfsat: un accord pour des tarifs encore plus bas

L'opérateur mobile Orange Madagascar va baisser encore davantage ses tarifs dans 11 localités de la Grande île grâce à un accord signé avec la société GulfSat Téléphonie, qui opère justement dans ces endroits. Selon les explications des responsables d'Orange Madagascar, les clients peuvent désormais se servir des cabines GulfSat de leur localité pour appeler des numéros Orange et aussi des correspondants à l'étranger.

Concrètement, les abonnés Orange peuvent bénéficier de la baisse des tarifs d'interconnexion GulfSat-Orange puisqu'ils vont appeler d'une cabine GulfSat vers orange. A noter que cette accord ne concerne que la communication entre ces deux opérateurs. Ainsi, Ankazobe, Ambilobe, Bealanana, Belo/Tsiribihina, Fandriana, Mananara Avaratra, Mandritsara, Maroantsetra, Sakaraha, Tsaratanàna et Vangaindrano sont les heureux élus pour bénéficier des fruits de ce partenariat.

Par ailleurs, le premier opérateur mobile de Madagascar, avec quelque 220 000 abonnés et un réseau couvrant 78 villes dans tout le pays auxquels s'ajoutera très bientôt Andapa, Orange Madagascar poursuit ses actions de désenclavement des localités isolées.

(source: Midi Madagasikara)

RDC:Restructuration de l'OCPT - des détracteurs s'en prennent à Gertrude Kitembo

Le volet social du plan de restructuration de l'OCPT tend vers sa fin. Cette opération financée par la Banque Mondiale est pilotée par le COPIREP. Elle a démarré le 31 janvier 2005 sous l'oil vigilant de la Ministre des PTT.

A ce jour, cette opération a atteint sa vitesse de croisière. Il convient de signaler que près de 2.500 agents et cadres de l'Ocpt, pour un effectif global de plus de de 4.000 sur l'ensemble du territoire national, ont déjà bénéficié du paiement de leurs décomptes finals.

La campagne a même commencé en province ; la première phase provinciale a concerné le Katanga et les deux Kasaï. Près de 300 agents ont été payés dans ces trois provinces pour un montant évalué à 597.187 dollars américains (cinq cent nonante sept mille cent quatre-vingt sept dollars américains). La deuxième étape à l'intérieur du pays concerne la Province Orientale, les Nord et Sud-Kivu.

Pendant que la Ministère des PTT, Gertrude Kitembo est félicitée pour le bon déroulement de cette opération, ses détracteurs organisent des messes noires. Ils manipulent les Veuves et Orphelins des agents et cadres décédés de l'OCPT, classés dans la catégorie des dossiers litigieux.

Les délégués de ces derniers ont même été reçus par la Ministre des PTT. A cette occasion, il a été demandé à ceux-ci de mettre leurs dossiers en ordre vis-à-vis de l'OCPT. Les dirigeants de cette entreprise ont été instruits d'examiner minutieusement tous ces cas litigieux.

La Ministre Gertrude Kitembo précise que les fonds destinés au volet social de l'OCPT octroyés par la Banque Mondiale ne passent pas par le Ministère des PTT. Le Gouvernement, par le Ministère des PTT, assure le suivi du déroulement de cette opération au profit des concernés. C'est le COPIREP et le SESOMO (Cellule technique d'appui) qui gèrent au quotidien les dossiers des agents précités avec la collaboration du Comité de Gestion de l'OCPT.

Dans cet ordre d'idées, la Ministre des PTT met en garde tout celui qui se permettrait de perturber ces opérations tant à Kinshasa qu'à l'intérieur du pays. De la même manière, elle s'interroge sur l'attitude qu'affichent les manipulateurs des " Ayants droits ", au lendemain de la décision prise par le Gouvernement de Transition faisant bénéficier à l'OCPT d'une quotité de la taxe de régulation jadis perçue et consommée à 100% par l'Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARTPC en sigle).

On estime au cabinet que ce ne sont pas les menaces de mort, ni les calomnies, ni les paroles de malédiction, encore moins les injures ou tout autre propos discourtois qui détourneront Madame la Ministre des PTT de son objectif visant à développer les secteurs de la Poste et des Télécommunications en République Démocratique du Congo.

(source: Le Phare)

Benin: Application arbitraire des tarifs de communication dans les cabines privées - l'OPT doit passer à la phase répressive

Les cabines téléphoniques privées se font de plus en plus nombreuses dans nos villes.

La taxation des frais de communication dans ces télécentres est pour la plupart des plus arbitraires. Le coût varie d'un télécentre à un autre et oscille dans la fourchette 100f à 50f Cfa. C'est dans le souci d'éviter cette disparité que le Directeur général de l'Opt rappelle aux abonnés et aux exploitants de télécentres, par le biais d'un communiqué de presse, qu'« une minute de communication locale qui correspond à une impulsion est cédée à vingt six (26) f Ttc par l'Opt et ne doit être vendue à plus de trente cinq (35) f Cfa dans les cabines privées sur toute l'étendue du territoire. Face à cet état de choses, une équipe de la rédaction a fait une descente pour s'imprégner des réalités du terrain. Dans certaines cabines, les prix sont jusqu'à nos jours maintenus à 100f la minute tandis que dans d'autres, elle varie entre 75f, 60f et 50f Cfa. Quelques gérants de télécentres expliquent que leurs tarifs tiennent compte de certains paramètres tels que : les frais de loyer pour l'emplacement du télécentre, les frais de réparation des appareils, la famille à nourrir et d'autres problèmes qui échappent pour la plupart à ceux qui ne sont pas du domaine. Des clients interpellés à ce sujet ont laissé entendre qu'ils ne comprennent plus rien en ce qui concerne l'application des tarifs de communication dans les télécentres de l'Opt.

Pour ces derniers, c'est un véritable carfouillage. Ils invitent par ailleurs les autorités en charge de la communication à prendre leurs responsabilités. On se rappelle il y a quelques mois, sur avertissement du Directeur de l'Opt, Sabi Soumanou Sanni, certains télécentres sont radicalement passés de 100f à 50f Cfa. A la date d'aujourd'hui, certaines cabines privées continuent de soutirer allègrement 100f Cfa à leurs clients pour une impulsion qui ne leur coûte que 26f Ttc à l'Opt. Le Directeur de l'Opt se doit alors de prendre des décisions draconiennes pour remettre de l'ordre dans son système. L'heure n'est plus aux avertissements mais plutôt à la phase répressive. Le Directeur Sabi Soumanou Sanni doit envoyer ses agents sur le terrain pour des contrôles inopinés dans les télécentres pour mieux comprendre ce qui se passe. Les usagers de ces télécentres doivent aussi faire désormais preuve de vigilance et de prudence pour ne plus se faire gruger.

(source: Fraternité)

Senegal: Gestion de l'art - Malick Guèye entendu pour la quatrième fois

L'ex-Dg de l'Agence de régulation des Télécommunications a été entendu hier pour la quatrième fois par la Division des investigations criminelles autour de la gestion de son établissement après la série d'interrogatoires dont il a fait l'objet depuis le déclenchement de la procédure ouverte à son rencontre, sur instruction du Parquet.

La journée d'hier a été rude pour l'ancien Dg de l'Art puisque Malick Guèye n'est ressorti des locaux de la Dic qu'à 19 h au terme de dix heures d'interrogatoire. La phase des préliminaires auxquelles l'ex-responsable de l'Agence était soumis semble bouclée car selon des sources dignes de foi Malick Guèye fait désormais face au pool de limiers chargé d'établir ou d'infirmer la matérialité des indices retenus contre lui à l'issue de la transmission à l'Autorité publique du rapport de l'Inspection générale d'Etat afférent à la conduite de l'Art au cours de la période 2002-2005. Le contrat de réfection du siège de l'établissement arrêté à 250 millions, les salaires élevés des agents, le parachute doré de l'ancien Secrétaire général de la société, le prêt personnel non-amorti de Malick Guèye lui-même figurent en bonne place des questions de la Police, précise t-on. De nombreux observateurs s'attendaient à sa garde-à-vue. Est-ce à dire que l'ex-Dg bénéficie encore de la présomption d'innocence ? Les prochaines heures devraient en tout cas être décisives.

(source: Le Soleil)

Angola-Telecom lance le téléphone sans fil

La société de téléphonie fixe "Angola-Telecom" lance, ce jeudi, à la 4è journée de la 22è édition de la Foire Internationale de Luanda (FILDA), le système de téléphone sans fil.

Selon le porte-parole, Manuel César, dans une première phase, le réseau sera seulement pour la banlieue de Luanda, du fait que par sa caractéristique urbaine, il n'est pas possible d'installer le système conventionnel (téléphone par cuivre).

Il a affirmé que cette nouvelle technologie fonctionne par un système satellitaire et protégerait, en termes de télécommunications, les populations qui résident dans les secteurs éloignés et complexes en communications routières.

Manuel César a ajouté que ce type de service a des avantages égaux au téléphone conventionnel, avec l'accès à l'internet, au fax et à d'autres services.

A Luanda, l'Angola-Telecom possède plus d'un million de clients.

(source: Angola Press Agency)

Maroc: L'ANRT fait le point sur le processus d'attribution des licences nouvelle génération

Medi Telecom doit investir 1 milliard de dh en infrastructures d'ici 2009

Les clients potentiels du fixe devront patienter, ce n'est que dans 8 mois qu'ils pourront découvrir sur le marché les offres de l'adjudicataire de la licence de la téléphonie fixe, Medi Telecom. Pour attirer de nouveaux clients, voire de "subtiliser" d'autres à l'opérateur historique, le nouveau venu du fixe doit, en plus d'une baisse des prix, redoubler d'ingéniosité dans sa manière d'approcher les clients. Mais ce qui est sûr, et comme l'a souligné le directeur de l'Agence nationale de réglementation des télécoms (ANRT), lors d'une conférence de presse tenue hier à Rabat, le marché des télécoms (fixe, mobile, Internet) est un marché porteur qui offre dans les 5 à 6 années à venir la possibilité de réaliser un chiffre d'affaires de 35 millions de dh.

En effet, les études menées à ce niveau-là, montrent que le marché pourra enregistrer plus de 3 millions de lignes fixes supplémentaires, 7 millions de lignes mobiles et plus de 500.000 nouveaux abonnés à Internet. Medi Telecom qui doit investir près d'un milliard de dh dans l'infrastructure de base dans les quatre prochaines années, compte récupérer 60% de la population dans la téléphonie fixe.

Après avoir bouclé le processus d'octroi de la deuxième licence fixe, l'Agence nationale de la réglementation des télécommunications doit se pencher, à partir d'aujourd'hui, sur le processus d'octroi du service dit fixe avec une mobilité restreinte. Ayant fait partie des lots proposés par l'ANRT dans son offre d'attribution de licences nouvelle génération, la mobilité restreinte est définie comme étant un service permettant à l'abonné d'un opérateur d'accéder aux services de télécommunications offerts par ledit exploitant sur l'ensemble d'une zone géographique prédéterminée d'un rayon maximum de 35 km, en dehors de laquelle cet abonné n'aura la possibilité ni d'émettre ni de recevoir des communications.

D'un montant fixe de 40 millions de dollars, cette licence a fait l'objet de deux offres émanant de Maroc Connect (société marocaine, 2ème fournisseur d'accès Internet au Maroc) et Orascom (société marocaine, détenue par l'opérateur égyptien Orascom). Des offres jugées par l'ANRT incomplètes et qui doivent faire l'objet d'un complément d'informations devant permettre à l'ANRT de procéder à une évaluation et trancher sur ce dossier. Selon son directeur, M. Mohamed Benchaaboun, cette décision devrait intervenir dans les semaines à venir, ce qui va permettre de valider l'octroi définitif de cette licence durant la fin de cette année ou le début de l'année prochaine. "Nous devons expliciter davantage les engagemenUne nouvelle campagne de sensibilisation et des mesures pour lutter contre les accidents de la route ts des soumissionnaires et démontrer l'efficacité et la cohérence de leur offre", a-t-il dit.

Conformément à la stratégie arrêtée par l'ANRT, celui qui détiendra la licence de la mobilité restreinte, pourra avoir l'UMTS s'il réussit à respecter ses engagements pour les 18 premiers mois, ce qui fera de lui un opérateur global. Le processus de libéralisation des télécoms ne devrait pas s'arrêter à si bon chemin. L'objectif à terme est d'octroyer trois licences pour le fixe, trois pour le mobile et trois pour les mobiles de 3ème génération, à savoir l'Internet sur le mobile. Conformément à la note d'orientation générale pour la libéralisation du secteur, les licences de 3ème génération devraient être lancées vers la fin de cette année et le lancement d'une troisième licence mobile pourrait être envisagé en 2007, pour une entrée en exploitation en 2008.

(source: Libération)

RDC: Supercell sommé de se conformer à la législation congolaise

La société de la téléphonie cellulaire Supercell devra se conformer à la législation congolaise en matière d'exploitation des réseaux téléphoniques.

Et pour cela, elle a un délai de grâce courant jusqu'au 31 juillet. Ces précisions ont été fournies par la ministre des Postes, Téléphone et Télécommunications, Mme Gertrude Kitembo elle-même à l'occasion de la restitution lundi, à Kinshasa, par la commission gouvernementale en charge de la reconstruction et développement, des résultats du séminaire d'information et d'évaluation du gouvernement de transition tenu en juin.

Supercell a été créée en 1999 par le Rcd-Goma (Rassemblement congolais pour la démocratie, aile Goma), alors mouvement politico-militaire, au plus fort de la guerre de rébellion. Elle a été opérationnelle depuis lors dans l'est de la République démocratique du Congo sous contrôle de ce mouvement, notamment à Bukavu, au Sud-Kivu, Goma, au Nord-Kivu et à Kisangani dans la province Orientale.

Cependant, bien qu'étant implantée sur le territoire congolais, cette entreprise de téléphonie cellulaire était plutôt reliée, non pas au code 243 qui est celui de la Rdc, mais au code du Rwanda. Il était entendu qu'à la faveur de la fin de la guerre sanctionnée par l'Accord global et inclusif et dans le cadre du processus de réunification aussi bien politique, administrative et économique, cette situation devait être régularisée. A en croire une source du ministère des Ptt, dès la mise en place du gouvernement de transition, il y a eu plusieurs échanges de correspondance entre l'autorité ministérielle de tutelle et les responsables de Supercell. Des instructions ont été données à ces derniers en vue de se conformer à la réglementation congolaise en matière de téléphonie cellulaire.

La ministre Gertrude Kitembo est formelle à ce sujet : au 31 juillet 2005, si Supercell n'a pas régularisé son dossier, elle cessera de fonctionner en République démocratique du Congo.

Il y a lieu de rappeler que l'Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (Arptc) avait, dans un communiqué publié par voie de presse, retiré la licence d'exploitation à la société Suprecell sur toute l'étendue du territoire national.

A ce propos, il faut signaler que l'histoire de la poste et des télécommunications en Rdc était restée longtemps marquée par le monopole de l'Etat jusqu'à la récente apparition sur le marché des opérateurs privés, imposant l'exigence de la normalisation du cadre juridique. La série de réformes initiées par le gouvernement pour donner plus de dynamisme à ce secteur, en profonde mutation. L'engagement du gouvernement à accompagner les partenaires du secteur des télécommunications a été notamment marqué par la publication le 16 octobre 2002 de la loi cadre n°013/2002 portant création de l'Arptc.

Ainsi, à l'instar des 120 autres organes de régulation existant à travers le monde, dont 42 en Afrique, l'Arptc a reçu mission de police chargée de garantir le fonctionnement harmonieux du secteur et de promouvoir la concurrence aux fins de donner une impulsion au développement de la poste et des télécommunications en Rdc. Parmi ses tâches prioritaires, il y a évidemment celle de gérer et de contrôler le spectre des fréquences.

(source: Le Potentiel)

Un nouveau système de gestion des fréquences en vigueur en RDC

La gestion des fréquences a toujours été au centre des préoccupations des autorités congolaises qui ne parvenaient jamais à contrôler le secteur des postes et télécommunications et par conséquent, ne parvenaient jamais à entrer en possession de leurs droits.

Grâce à la création il y a de cela deux ans de l'Autorité de régulation de la poste et télécommunications du Congo ( Arptc ), on peut maintenant considérer que ce problème est en voie de trouver sa solution longtemps attendue.

La République démocratique du Congo (Rdc) expérimente depuis un mois, un nouveau système de gestion des fréquences qui constitue désormais unepremière pour les pays de la sous-région de l'Afrique centrale. La nouvelle a été annoncée samedi 25 juin dernier sans trop de détails par le vice-président de l'Autorité de régulation de la poste et télécommunications du Congo (Arptc), Stopol Mboma. Il a révélé l'inauguration de ce système salutaire pour notre pays, lors de la cérémonie d'installation de la toute première délégation syndicale de l'entreprise dans les installations de cet organe, dans la commune de la Gombe.

Le vice-président de l'Arptc a déclaré que la manifestation du jour permettrait à l'entreprise d'atteindre ses objectifs et au collège des mandataires de mieux accomplir leur mandat. Il a cependant déclaré que la présence de la délégation syndicale au sein de l'Arptc ne saurait pas résoudre tous les problèmes, car il faudra tenir compte de l'environnement global, de la réalité interne et des responsabilités mutuelles afin de se convaincre que la solution viendra uniquement de la capacité pour chacun de fournir un travail bien fait.

Par ailleurs, Stopol Mboma a appelé la délégation syndicale à s'inscrire dans un partenariat syndical actif, mutuellement avantageux, sans vouloir s'attarder sur des agitations injustifiées. Il a estimé que la délégation élue et installée devrait promouvoir un syndicalisme de participation doublé d'une franche collaboration dans l'intérêt des travailleurs et de l'entreprise. C'est ainsi qu'il a exhorté les membres du comité syndical de son entreprise à persévérer en essayant de surmonter les obstacles et d'ouvrir les portes chaque fois qu'il s'agira de répondre aux aspirations des travailleurs et aux idéaux de l'entreprise,question de s'armer d'abnégation. Il a enfin insisté sur le dialogue qui doit caractériser les rapports entre l'employeur et les travailleurs.

Auparavant, le directeur administratif et financier José Palanga Elinda avait invité les heureux élus de cette jeune entreprise qui existe depuis seulement deux ans à mobiliser la masse des travailleurs pour un meilleur rendement, par un changement de mentalité et par une contribution à la victoire sur la routine, l'inertie et l'égoïsme afin de faire de l'Arptc une puissance de développement.

De son côté le président de la délégation syndicale Mumayi Muluba a souligné que son syndicat est celui de responsabilité. Selon lui, l'installation de cette délégation syndicale ouvre la voie aux négociations en vue de conclure la convention collective. « Nous aimerions demander le respect de la convention collective une fois mise sur pied », a-t-il dit. La cérémonie s'est déroulée en présence de Kitsita Mutombo, inspecteur du travail.

(source: Le Potentiel)

Mauritius: Mahanagar Telephone déploie ses ailes

L'opérateur indien Mahanagar plante ses multiples antennes dans le paysage mauricien. Après les appels internationaux, lancés vendredi, sa filiale locale, Mahanagar Telephone (Mauritius) Limited - MTML - s'attaque, le mois prochain, à la téléphonie fixe et mobile.

L'entité locale, basée dans la capitale, est détenue à 100 % par l'opérateur indien, Mahanagar Telephone Nigam Limited (MTNL). Elle investira quelque Rs 750 millions (US$ 25 millions) en deux temps.

Entreprise, ayant l'Etat indien comme actionnaire majoritaire, MTNL gère quelque 5,1 millions d'abonnés de lignes fixes, mobiles et de CDMA. Pour l'année financière écoulée, MTNL a enregistré un chiffre d'affaires de Rs 42 milliards, avec des bénéfices de l'ordre de Rs 6,5 milliards.

La filiale mauricienne a fait ses premiers pas la semaine dernière en devenant le huitième opérateur de téléphonie internationale. Son code d'accès est le 060. Il suffit de s'enregistrer auprès de la compagnie pour accéder au service. A la fin de chaque mois, l'utilisateur est facturé. MTML proposera bientôt un service prépayé.

Le tarif que MTML propose est inférieur à Rs 10 la minute de communication avec l'étranger. En période de pointe, (8 heures à 20 heures en semaine), un appel vers l'Inde coûtera Rs 7,50 la minute, vers la Réunion Rs 8,50 et vers les autres destinations Rs 9,50. En week-end et les jours fériés, il faudra compter, en moyenne, une roupie de moins. "Nous voulons atteindre tous les clients. Et pour y parvenir, il faut un prix abordable", affirme le chief executive officer (CEO) de MTML, Brijesh Kumar Mittal.

La prochaine étape est le lancement du service de téléphonie cellulaire, où deux concurrents, Cellplus et Emtel, opèrent déjà. Il s'agira de capter une part de marché avec plus de services à valeur ajoutée, à commencer par la 3G. Et c'est ce que propose MTML. Selon le CEO, ce sera un mélange de prépayé, d'abonnement et de forfait, comme en Europe. En effet, il s'agit d'offrir le téléphone cellulaire avec le forfait pour une durée déterminée.

Les négociations sont en cours avec les autres opérateurs pour finaliser l'inter-connect agreement process. "Nous voulons offrir aux Mauriciens les fruits de la libéralisation des services de télécommunications", affirme le directeur financier de MTML, Venkatarama Hariharan.

Et le troisième service que MTML proposerait le mois prochain est la téléphonie fixe sans fil, utilisant le système CDMA. A cet effet, Brijesh Kumar Mittal souligne que son entreprise utilisera un système avancé qui permettra à l'utilisateur d'envoyer des données. Le dernier mot revient au directeur financier, qui annonce tout fier : "Nous sommes ici pour rester "

(source: L'Express)

Attribution 4ème licence GSM : le gouvernement manipulé

Depuis quelques semaines, le Gouvernement est secoué par un différend profond qui oppose le Premier ministre et le ministre des postes et télécommunications, au sujet de l’attribution de la quatrième licence GSM. Cellou Dalein, lorsqu’il était ministre de l’équipement avait attribué les trois licences en cours de validité. A ce titre, ajouté à celui de coordonnateur de l’action gouvernementale, il a l’air de se substituer au ministre en charge des télécommunications. Celui-ci lui résiste au point de le braver en privé comme en public. De quoi s’agit-il en réalité ? D’où provient le différend ?

En 1996, le gouvernement, alors dirigé par Sidya Touré, décide de libéraliser le secteur des télécommunications qui était jusque- là sous le régime du monopole étatique. Cellou Dalein qui entre pour la première fois au gouvernement est ministre de l’équipement. Il entreprend des négociations avec des partenaires intéressés et offre le marché de gré à gré, à des taux très bas et sans cahier des charges à trois opérateurs : Sotelgui S.A, Spacetel et Télécel devenue par la suite Intercel. Un quatrième opérateur qui avait acquis la quatrième licence, en l’occurrence Celtel renonce à ses engagements et restitue la licence. Sur les quatre parts égales issues de la répartition de la bande des 900 Mégahertz, une reste inoccupée et les trois autres n’ont pu répondre à la totalité des engagements souscrits : ceux notamment relatifs à l’obligation de couverture d’au moins 90 pour cent du territoire accessible et la qualité du service. Les montants résultants de l’achat de ces licences n’ont jamais été publiés. Face au faible niveau d’investissement réalisé par les trois opérateurs disposant de licence d’exploitation du GSM sur le terrain depuis 1996, et vu l’affluence des opérateurs pour cette quatrième licence, le ministre des postes et télécommunications, quelques temps après la démission de François Lonsény Fall de la Primature, obtient directement du président de la République l’autorisation de lancer un appel à concurrence pour l’attribution de la quatrième licence. Avec des instructions fermes relatives à la fixation de conditionnalités susceptibles d’éviter les erreurs du passé et favoriser des investissements adéquats dans ce secteur où notre pays est en retard, par rapport même à nos voisins.

Ainsi, entre mars et juin 2004, Jean Claude Sultan prépare le dossier d’appel à concurrence, au moment où Cellou Dalein était encore ministre de la Pêche et la Primature vacante. Ensuite l’appel est lancé avec comme date limite de dépôt le 1er octobre 2004. A cette date, les offres techniques sont ouvertes. Elles sont au nombre de cinq : INVESTCOM HOLDING (Luxembourg), GREYTOWN TRADING LIMITED (GTL), GROUPEMENT MILICOM INTERNATIONAL CELLULAR, ETI/SIEMENS, TWO RIVERS COMMUNICATION INC. et SONATEL. Deux autres avaient été ignorées, parce qu’arrivées en retard sur le délai de dépôt de rigueur.

Le 26 octobre 2004, deux soumissionnaires sont pré-qualifiés : SONATEL et ETI SIEMENS. Leurs offres sont perçues comme les moins mauvaises. Deux jours après, les offres financières de ces deux prétendantes sont ouvertes. Et le 15 novembre 2004, suite à l’évaluation financière faite par une commission interministérielle (Ministères P&T, Justice et Contrôle économique et financier), l’appel à la concurrence est jugé «infructueux ». Cette décision est notifiée par la lettre no 343/MPT/CAB/2004 à SONATEL et à ETI.

Moins de deux mois après Cellou Dalein arrive à la Primature, précisément le 9 décembre. Parmi ses priorités figurent en bonne place l’eau, l’électricité et le téléphone. Et dans sa recherche effrénée de devises, le Premier ministre mise sur l’attribution de la quatrième licence. Il prend alors des allures de ministre des télécommunications en décidant unilatéralement l’ouverture d’une offre initialement écartée, celle de «two Rivers Communications ». La commission se plie à la volonté de Cellou Dalein, mais pour des «raisons d’équité », selon un de ses membres, ouvre les offres y compris toutes celles qui avaient été écartées.

Dans un document intitulé « Le recrutement d’un quatrième opérateur GSM », daté du 12 avril 2005, des critères stricts sont édictés, à savoir : le plan de développement, la facilité de croissance, la couverture des radios, l’intégration avec le réseau téléphonie public commuté, les services offerts aux abonnés, l’itinérance nationale et internationale, la création d’emploi, les investissements et l’échéancier des investissements.

Sur le plan du développement par exemple : MILICOM prévoit la couverture de 18 préfectures, 4 sous-préfectures, 2 axes routiers dans une première phase et 17 préfectures dans une seconde phase. SONATEL quant à elle envisage la couverture de Conakry, 7 capitales régionales et 4 préfectures dans une première phase et 22 chefs- lieux de préfectures avec Kamsar et Sangarédi dans la seconde. Tandis que ETI. SA promettait 110.000 abonnés sur 47 sites (Conakry plus Régions) dans la première phase et une extension à 160.000 abonnés et 19 sites supplémentaires pour les deux phases. Two Rivers, à cause de laquelle le Premier ministre a ordonné l’ouverture des plis, compte couvrir pour toute la période 13 chefs- lieux de préfectures, routes et autoroutes entre certaines villes.

Dans une troisième phase, SONATEL prévoit de couvrir 4 chefs- lieux de préfectures et 12 sous-préfectures avec quelque 458 532 abonnés en 2007, alors que ETI comptait atteindre 200.000 abonnés et 28 sites supplémentaires et précise que les trois phases devraient se dérouler sur 17 mois. Two Rivers promettait à terme d’offrir 1.900.000 lignes.

A propos de création d’emploi, seules ETI et SONATEL ont donné des indications : 158 pour la première et 177 dont 4 expatriés à l’horizon 2007 pour la seconde société.

Au titre des investissements, ETI envisage 38 677 562 euros, contre 110 millions d’euros en 5 ans pour Two Rivers et 627 milliards de FCFA sur 10 ans pour SONATEL.

Toutes ces offres se trouvent en deçà des exigences du cahier des charges, jugé contraignant. Le gros avantage que le gouvernement en tire, c’est qu’il peut réviser le cahier des charges.

Le 17 mars 2005, le Premier ministre, par Arrêté met en place un comité interministériel pour réexaminer les offres reçues, mais «légalement rejetées ». Le mandat est tout aussi simple : étudier les offres et en dresser rapport au gouvernement. Jean Claude Sultan se voit éloigné de la sphère de décision. Il le ressent comme une mise à l’écart. Il s’emploie à démontrer que le Premier ministre se mêle de ce qui ne le regarde pas directement. Le différend commence dans les coulisses, puis se répand au grand jour. Le comité est présidé par le Directeur de l’unité de privatisation du ministère de l’économie et des finances, Ibrahima Camara.

Le 12 avril 2005 la commission produit son rapport jugeant l’appel «infructueux », avec une conclusion sans ambages : « de ce qui précède, la commission interministérielle recommande de déclarer infructueux l’appel d’offres actuel et de lancer dans les plus brefs délais un nouveau processus d’adjudication sur la base d’un nouveau cahier des charges mieux élaboré. »

Mais avant de tirer cette conclusion, la commission avait indiqué que son option avait été simple : choisir un candidat et entamer avec lui des négociations directes ou décider de l’issue infructueuse de l’appel d’offres et partant qu’une nouvelle procédure soit lancée.

Pour la commission, la négociation directe avec un soumissionnaire présente comme avantage le fait que cette «option permettrait de gagner un temps considérable, ferait rentrer plus vite le prix de la licence dans les caisses du trésor public qui en a plus que besoin en ce moment. De plus, le déploiement du réseau se ferait plus tôt, offrant ainsi un service très attendu par les populations et les opérateurs économiques du pays ».

Au titre des faiblesses de cette option, la commission relève «les risques d’accusations de parti pris dans le choix du candidat à la négociation, l’interprétation qui peut en être faite par les autres candidats en lice ou par d’autres observateurs».

Quant aux faiblesses liées au lancement d’un nouvel appel à concurrence, la commission reconnaît que «ce choix implique un différé de trois à quatre mois pour l’encaissement du prix de la licence et de plus de douze mois pour la mise à la disposition du public du service recherché ». Cependant, constate la commission, «ces quelques faiblesses peuvent être rapidement compensées par la crédibilité du processus d’attribution et l’image véhiculée dans un secteur aussi convoité».

Donc, c’est en connaissance de cause que la commission a recommandé une nouvelle adjudication du marché.

Mais Cellou Dalein a besoin d’empocher sans délai les 21 millions d’euros proposés par SONATEL, même avec les conditions draconiennes formulées par cette société. Et qui de plus entend négocier après seulement l’obtention de la licence. Les experts des télécommunications y voient plein de pièges.

Les représentants du ministère des P&T quittent la commission, tout en supposant qu’elle n’avait plus leur raison d’être.

Manipulation du gouvernement

Le Premier ministre rejette cette conclusion et ordonne au président de la commission de suggérer des négociations avec les pré-qualifiés et n’en venir à l’appel qu’en cas d’échec des négociations.

La conclusion du rapport de 11 pages change du tout au tout et s’écrit désormais comme suit : «en conclusion, la commission suggère :

a) Si les réserves formulées par SONATEL peuvent être levées et si aucune autre raison ne s’y oppose, d’engager des négociations avec cette société.

b) Le cas échéant, ETI-SA qui ne pose aucune réserve pourrait être approchée si les négociations n’aboutissaient pas positivement avec SONATEL.

c) En dernier ressort, si aucune de ces négociations n’était positive, de relancer un nouvel appel d’offres sur la base d’un cahier des charges mieux élaboré».

C’est justement ce rapport qui a été présenté en conseil interministériel et sur la base duquel celui-ci a instruit l’attribution d’une licence provisoire à un opérateur. Le président de la commission a avoué à des proches avoir reçu des instructions du Premier ministre. Il trouve fondé le fait qu’il ait modifié la conclusion, car d’après lui le rapport était provisoire. Tout comme d’ailleurs celui qui a été rendu public en conseil.

Pourquoi donc attribuer une licence provisoire à un opérateur, alors que ceux qui sont sur le terrain ont brillé par leur manque de fiabilité et d’efficacité ? Jean Claude Sultan dénonce le parti pris du Premier ministre et s’emploie à expliquer à ses collègues les dangers liés à une opération «hasardeuse », pour reprendre in fine les propos d’un des responsables des télécommunications.

Selon des indiscrétions dignes de foi, le Ministre des P et T aurait donc pris l’avis du chef de l’Etat. Avant de lancer un appel à concurrence sur Internet et dans la presse indépendante, les ondes de la RTG lui ayant été refusées sur instruction du Premier ministre. Aux dernières nouvelles, déjà des opérateurs sérieux auraient pris contact avec le Département et certains auraient même commencé à acheter le cahier des charges mis en circulation depuis lundi.

Il reste que le Premier ministre pourrait être bloqué dès lors que le ministère spécialisé demeure celui que gère Sultan et il appartient à ce seul ministère les prérogatives d’attribution de licence. Aucun opérateur ne se hasardera à acquérir une licence signée par une autorité autre que le ministre en charge des télécommunications. D’autant plus que cette licence n’aurait aucune valeur aux yeux des institutions internationales spécialisées. De l’autre côté, Sultan pourrait être bloqué, puisque la constitution d’une commission interministérielle relève de la compétence du Premier ministre. A moins que les décisions ne viennent de la Présidence de la République.

Dans ce cas, Sultan serait obligé d’apposer sa signature sur le document. En attendant, signalons qu’une mission de SONATEL était ici la semaine passée. Rien n’a filtré de ses discussions avec la Primature et l’Unité de privatisation. Son retour à Conakry est annoncé pour le 26 courant. Et puisque dans cette affaire, on ne saurait se satisfaire d’une permanente fuite en avant, le suspens ne va pas durer.

Certes Cellou a besoin d’argent frais pour tenir ses promesses, mais Sultan considère que ce besoin ne doit justifier aucun bradage du patrimoine, car une fréquence s’octroie et ne se vend pas.

La Primature a l’air de trancher en faveur de SONATEL et le Département des P et T a choisi l’appel à concurrence. En coulisses, dans les cabinets ministériels ou bien au grand jour, chacune des deux personnalités cherche à privilégier les règles du jeu qui lui conviennent le mieux. Le gouvernement brille par son silence embarrassé. Comme si chacun attendait la décision finale du chef de l’Etat qui tarde à venir !

A suivre !

Article de Boubacar Yacine Diallo, journaliste, président de l'Association Guinéenne des Editeurs de Presse privée (AGEPI) et fondateur du biemensuel d'information L’Enquêteur. L'édition cette semaine de "L'Enquêteur" en ligne est diponible à l'adresse: enqueteur.boubah.com

(source: www.boubah.com)

ACTUALITES INTERNET

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Groupe d'observation de la Tunisie organisé par l'IFEX demande la fin de de la censure de l'Internet

Le Groupe d'observation de la Tunisie organisé par l'IFEX vient d'inaugurer un nouveau site web qui passe en revue de manière détaillée la situation de la libre expression dans ce pays et qui met le gouvernement au défi de cesser de bloquer l'Internet pendant la période précédant la tenue, en novembre 2005, du Sommet mondial de la société de l'information (SMIS).

Selon le Groupe, constitué d'une coalition de 13 organisations de défense de la libre expression, la Tunisie devrait afficher sa détermination à préserver les principes de la liberté d'expression en mettant fin à la pratique qui consiste à bloquer les sites web de nouvelles et d'informations qui se montrent critiques à l'égard du gouvernement tunisien.

Du 16 au 18 novembre 2005, la Tunisie sera le pays hôte de la deuxième portion du SMSI, un sommet parrainé par les Nations Unies qui vise à combler le fossé numérique séparant les pays pauvres des pays riches.

« La société de l'information de l'avenir doit être fondée sur la libre expression », dit Steve Buckley, de l'Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires (AMARC). « Ce principe a été accepté par les gouvernements du monde en prévision du sommet. Il est intolérable que la Tunisie, le pays hôte, reste un délinquant important au chapitre de la libre expression. »

Les organisations de défense de la libre expression ont documenté la censure systémique de l'Internet par les autorités tunisiennes. Selon le site web du TMG - http://campaigns.ifex.org/tmg/fr - les censeurs du gouvernement bloquent systématiquement l'accès à 20 sites web au moins qui offrent des nouvelles et des analyses indépendantes sur les questions politiques et les droits de la personne en Tunisie. Parmi les sites bloqués, on compte notamment kalimatunisie.com, tunezine.com, tunisnews.net et reveiltunisien.org.

Pour le TMG, la crédibilité du SMSI sera gravement compromise à moins que la Tunisie ne prenne immédiatement des mesures en vue de rehausser les conditions d'exercice de la libre expression.

Le groupe d'Observation de la Tunisie au sein de l'IFEX lance un nouveau site web sur la liberté d'expression en Tunisie ; appel le gouvernement de mettre un terme au blocage de l'Internet

Tout en lançant aujourd'hui un nouveau site web sur la liberté d'expression en Tunisie, des organisations internationales dédiées à la liberté d'expression mettent au défi le gouvernement tunisien de mettre un terme au blocage de l'Internet dans les mois qui précèdent le Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) qui se déroulera à Tunis en novembre 2005.

Le groupe d'observation de la Tunisie (TMG), une coalition de 13 organisations membres de l'Échange international de la liberté d'expression (IFEX), affirme que la Tunisie doit tenir ses engagements en matière de respect de la liberté d'expression en cessant la pratique qui consiste à bloquer les sites web d'information qui n'hésitent pas à se montrer critique envers le gouvernement tunisien.

Steve Buckley, Président de l'Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires (AMARC) à déclaré : "La société de l'information du futur doit être fondée sur le respect de la liberté d'expression. En préparation du SMSI, ce principe a été accepté par tous les gouvernements dans leur ensemble. Il est intolérable que le pays hôte, la Tunisie, demeure un violateur de premier ordre de la liberté d'expression".

Les organisations internationales dédiées à la liberté d'expression ont recensé la censure systématique de l'Internet par les autorités tunisiennes. D'après le site web du TMG - http://campaigns.ifex.org/tmg/fr - le gouvernement censure systématiquement l'accès à pas moins de 20 sites web qui offrent une information indépendante et qui fournissent une analyse des questions politiques et de droits de l'Homme en Tunisie. Parmi ces sites web, on trouve : kalimatunisie.com, tunezine.com, tunisnews.net and reveiltunisien.org.

Mark Bench, Président du World Press Freedom Committee (WPFC) a déclaré : "Le gouvernement tunisien doit démontrer qu'il respecte ses engagements en matière de liberté d'expression en autorisant les citoyens tunisiens à se rendre sur le site web du Groupe d'observation de la Tunisie, ainsi que sur tout autre site web qui parle de politique ou qui aborde la question des droits humains".

Le nouveau site web contient un rapport du TMG intitulé : "Tunisie : liberté d'expression assiégée". Ce rapport recense par ailleurs d'autres violations graves de la liberté d'expression et d'autres droits humains en Tunisie, y compris :

* Le recours à la torture par les forces de sécurité ;

* L'emprisonnement de centaines d'individus ayant exercé leur droit à une libre expression et leur droit d'association ;

* La censure de douzaines de livres et de publications, y compris ceux qui contiennent des informations sur les droits humains ou des écrits en faveur de la démocratie ;

* Le harcèlement des organisations issues de la société civile et des journalistes indépendants.

Le TMG estime que ces abus soulèvent la question du lieu même du SMSI, la Tunisie. Dans une lettre adressée au Président Ben Ali le 25 juin dernier, le groupe a appelé le gouvernement tunisien à mettre un terme aux nombreux abus et à prendre des mesures visant à améliorer les droits humains en Tunisie, y compris :

* La libération immédiate de l'avocat Mohamed Abbou et de Hamadi Jebali, rédacteur-en-chef de l'hebdomadaire interdit Al-Fajr ;

* La fin des sanctions administratives arbitraires et de l'implacable harcèlement policier à l'endroit du journaliste Abdallah Zouari ;

* La libération de tous les livres et toutes les publications interdites - y compris les livres de partisans de la démocratie tels que Mohamed Talbi ou Moncef Marzouki ;

* La fin du harcèlement des groupes issues de la société civile tunisienne, y compris le Conseil national pour les libertés en Tunisie, le Centre pour l'indépendance de la Justice, l'Association pour la lutte contre la torture ou encore l'Association internationale de soutien aux prisonniers politiques.

"La crédibilité même du SMSI sera sérieusement compromise et les autorités tunisiennes assumeront, aux yeux de la communauté internationale dans son ensemble, une large part de responsabilité dans cet état de fait, si des mesures efficaces ne sont pas prises immédiatement pour améliorer les conditions de la liberté d'expression en Tunisie", a déclaré Buckley.

Le site web du TMG est disponible ici : http://campaigns.ifex.org/tmg/fr

RDC: Le PDCI se met aux NTIC - Inauguration de son cyber-café

Le parti de Konan Bédié se met à l'heure des nouvelles technologies de l'information et de la communication

« Cyber le bélier ». C'est le nom du cyber café que le PDCI-RDA vient d'ouvrir à son siège de Cocody. L'inauguration de cet espace de communication a eu lieu, jeudi dernier, à « la maison du parti » en présence d'Alphonse Djédjé Mady, secrétaire général du PDCI. Les objectifs de la création de cette salle informatique ainsi que ses spécificités ont été présentés par Emile Ebrotié, secrétaire général, chargé des NTIC. « Il s'agit de vendre le PDCI et le Président Bédié à l'extérieur », a-t-il déclaré. Pour l'équipement de cette salle qui comprend six ordinateurs, ce sont 20 millions de FCFA qui ont été investis. Un rétroprojecteur et un écran géant sont également attendus. Ce qui élèvera les investissements à 30 millions de FCFA. « Ce cycler café », a indiqué Emile Ebrotié, est ouvert aux militants du PDCI-RDA et à tous les Houphouétistes qui pourront venir y naviguer, faire leurs recherches à moindre coût ».

Avant la visite du local et des matériels, Djédjé Mady a invité tous les militants de son parti « à contribuer pour aider le PDCI à mener son combat, son juste combat ».

Au cours de l'inauguration de ce cyber-café, le site officiel du PDCI-RDA a été présenté à la presse et aux militants présents. Il s'agit de www.pdcirda.org.

Ce site, a indiqué Emile Ebrotié, est lié à celui du RDR. Il a aussi annoncé qu'il attend que l'UDPCI et le MFA créent leur site pour établir une interconnexion avec eux. Le secrétaire général chargé des NTIC du parti de Konan Bédié a invité les militants à distinguer le site du PDCI sur lequel il est marqué « site officiel » d'un autre portant le nom « PDCI », mais qui est alimenté par des personnes mal intentionnées qui vilipendent le PDCI et son Président.

(source: Le Patriote)

Vulgarisation de l'Internet : Arobase Télécom s'appuie sur l'école

Les élèves et étudiants constituent une cible privilégiée pour promouvoir l'outil Internet.

Faire la promotion de l'Internet en passant par l'Ecole. C'est le pari que veut réussir la société de télécommunication Arobase Telecom. Elle a signé à cet effet, hier à Abidjan, une convention de partenariat avec la Conférence des écoles supérieures et universités privées de Côte d'Ivoire (CONFESUP) à travers le projet dénommé "Schoolnet". Selon M. Assié Amani Gervais, PDG de Arobase Telecom, "le développement de l'Internet constitue ( ) un enjeu majeur pour la Côte d'Ivoire dans la société de l'information". Et "à mesure que Internet intègre la vie quotidienne, sa maîtrise s'avère indispensable à l'ensemble des citoyens et plus particulièrement aux élèves et étudiants".

L'information étant une richesse stratégique et une des conditions de développement et de compétitivité pour nos Etats, la signature de cette convention, pour le PDG de Arobase Telecom, est une opportunité. Puisque tout en développant l'Internet en milieu scolaire, elle va répondre au double objectif suivant : donner la maîtrise des nouveaux outils de communication qui seront indispensables aux futurs citoyens et exploiter l'Internet comme un outil pédagogique. M. Hamed Bakayoko, ministre des Nouvelles Technologies de l'information et des Télécommunications, présent à la cérémonie, a abondé dans le même sens. En saluant ce partenariat qui marque le déploiement de "la machine Arobase Telecom". Pour le Ministre Hamed Bakayoko, Arobase Telecom doit être le moteur qui va entraîner la seconde phase de la libéralisation du secteur des télécommunications. Après la première phase qui a été marquée par le boom de la téléphonie cellulaire. Le partenariat signé avec les écoles, a-t-il fait remarquer, est à saluer. Car, il constitue la meilleure porte d'entrée de l'appropriation des NTIC par les populations. En effet, il pense que "de l'Ecole, les ramifications vont aller dans tous les sens". De sorte à "former des diplômés de la génération NTIC et raccourcir le chemin vers le développement".

Quant à M. Zémogo Fofana, Ministre de l'Enseignement supérieur, il a donné sa caution au projet en invitant ses initiateurs à faire en sorte que son coût ne vienne pas obérer les coûts de formation déjà élevés. Il faut noter que le projet SchoolNet qui démarre à la rentrée prochaine, offrira des salles équipées d'ordinateurs et un accès Internet illimité haut débit aux établissements membres de la CONFESUP. De façon beaucoup plus précise, il s'agit d'équiper 100 salles multimédia, soit une salle de 25 ordinateurs par établissement. Au total, à travers ce partenariat, Arobase Telecom et la CONFESUP veulent contribuer à l'émergence d'une société de l'information qui ouvre de vastes perspectives et qui représente un enjeu économique évident. En ce sens qu'il est actuellement, "un pilier essentiel pour la croissance et un gisement d'emplois".

(source: Le Patriote)

Pour la liberté de « blogger »

Le Marocain Tarik Essaadi primé pour son weblog

Al Jinane, le blog du e-journaliste marocain Tarik Essaadi, a reçu le prix du Meilleur blog africain pour la liberté d’expression, décerné par Reporters sans Frontières. Une belle récompense pour ce pionnier du weblog au Maroc.

Derrière ses fines lunettes, Tarik Essaadi a de la suite dans les idées. Ce journaliste marocain, fondateur du site Emarrakech, le premier magazine Internet indépendant consacré à la ville ocre, fait partie des pionniers du blog au Maroc. C’est un joli papillon qui accueille le visiteur sur Al Jinane, « le jardin » en arabe, son blog francophone qu’il a créé il y a presque un an avec son épouse. Il y parle du Maroc, bien sûr, mais aussi de la liberté de la presse et d’expression dans le monde, des Etats-Unis à la Tunisie, avec notamment un bel hommage au jeune webmaster tunisien Zouhair Yahyaoui disparu cette année. Le but de Tarik : « creuser dans l’interculturel et s’écouter à travers les autres »...

Consécration : ce « blog marocain de la culture collective » a reçu le prix du Meilleur blog africain pour la liberté d’expression, décerné le 15 juin dernier par Reporters sans Frontières. Il a su séduire les internautes qui devaient voter pour leur préféré parmi la soixantaine de blogs retenus. Les critères : le blog devait être géré par un internaute ou un petit groupe d’internautes, ne devait pas appartenir à une organisation gouvernementale ou à une ONG, devait avoir plus de 6 mois d’existence et être mis à jour régulièrement. Al Jinane était le seul blog à représenter le Maroc dans la catégorie « Afrique-Moyen-Orient ».

Le weblog, ou blog, est un site perso qui navigue entre carnet de bord et journal intime électronique. Les propriétaires y postent des messages, des réflexions, des articles, des photos, renvoient à des liens... Ce type de support est en pleine expansion depuis deux ans et, selon certaines statistiques, quelque 12 000 nouveaux blogs seraient créés par jour à travers le monde. Au Maroc, le « blog-band » n’est pas encore arrivé et les bloggers du crû ne sont qu’une dizaine mais, à l’instar de Tarik Essaadi, ils savent se faire remarquer !

Le journaliste marrakchi célèbre l’« auto-spontanéité du rédactionnel, du mot et de la photo » que permet le blog et « l’émergence d’une autre forme d’écriture » qu’il a amené. Dans une interview accordée au journal Assahifa Al-Ousbouia, il explique le succès des weblogs : « Les mécanismes de diffusion sont beaucoup plus développés au niveau des blogs, font épargner à l’utilisateur les complexités techniques et garantissent à tout le monde la possibilité de s’exprimer et de diffuser facilement ». Pour beaucoup d’utilisateurs d’Internet, le blog est une façon de résister à une pensée formatée et agit comme un contre-pouvoir par rapport aux organes officiels de presse. Selon Tarik Essaadi, « les blogs ne constituent pas encore un phénomène susceptible d’influencer le paysage médiatique classique au Maroc ». Mais ça ne saurait tarder. Pour encourager les Marocains à créer leurs blogs, il a ouvert Blog.ma, la première plate-forme gratuite de blogging marocaine... La révolution électronique suit son cours !

(source: afrik.com)

Angola: Installation d'un nouveau service de télécommunications

Le Gouvernement angolais investit actuellement dans l'installation d'un nouveau système de télécommunications qui facilitera l'accès à l'internet et aux services de télécommunications dans tout le pays, a appris mardi l'Angop de source officielle.

Selon le directeur de l'institut angolais des communications (INACOM), João Beirao, a fait remarquer que l'exécution du projet a début il y a deux ans et en ce moment la liaison par terre entre Lubango et Namibe est presque établie et un autre câble sera installé à Santa Clara pour permettre l'interliaison avec les pays voisins.

Joao Beirao a, par ailleurs, indiqué qu'un nouveau service de transmission en fibre optique connu sous l'appellation d'auto-route de l'information va faciliter l'émission des informations avec netteté et rapidité.

Le nouveau système produira des bénéfices parce que les câbles de fibres optiques permettent des millions liaisons simultanées et seront utils pour plusieurs années sans être remplacés. Ce système peut être utilisé par les opérateurs de radio, télévision et de téléphonie.

Actuellement, le pays est interlié presque exclusivement par satéllite.

(source: Angola Press Agency)

Stop-francafrique, un site pour découvrir les dessous des relations franco-africaine

Avec la mort récente de François-Xavier Verschave, la lutte contre l’exploitation économique et politique de l’Afrique par la France a certes perdu son leader, mais un site comme stop-francafrique.com contribue à relayer le message avec une pédagogie indéniable.

Stop-francafrique est incontournable pour celui qui s’intéresse au concept développé par l’œuvre de Verschave. Incontournable parce que c’est le premier des 45 000 sites référencés par Google, leader mondial des moteurs de recherches. Incontournable encore parce que le site, documenté avec l’aide du regretté François-Xavier Verschave reprend les aspects fondamentaux pour la compréhension de la nébuleuse Françafrique.

Dès la page d’accueil, le visiteur est appelé à une immersion instantanée. Sur un sobre fond noir, une carte de l’Afrique colorée distingue en une rapide vue d’ensemble les Etats qui font partie à la « politique souterraine » de la France sur le continent. En cliquant sur chaque pays, un texte, souvent extrait ou résumé des différents écrits de Verschave, présente la situation politique interne et les répercutions présumées du réseau françafrique. Les sept autres rubriques (Multinationales, Histoire et réseaux, Armée et mercenaires...), facilement accessibles, éclairent chacune à leur tour le quidam sur les rouages du système. L’armée française, les groupes français Elf et Bolloré, les paradis fiscaux... Le site nous offre une vision synthétique et claire des dessous de la Françafrique.

Le site est né de la seule initiative d’un membre de l’ONG Survie, fondée par F-X Verschave. Atrane (pseudonyme journalistique) a rejoint l’organisation à la suite du procès qui opposait Verschave à trois chefs d’Etats africains (Idriss Déby, Omar Bongo et Denis Sassou Nguesso ) suite à la parution de Noir silence en 2000. Le jeune homme voulait que le résultat des investigations de Verschave soit accessible en version simplifiée au plus grand nombre, il signale toutefois que le but initial n’était pas d’en faire un site d’actualité.

Faute de temps et de moyens Stop-françafrique n’est malheureusement pas remis à jour, Atrane promet toutefois un remaniement pour la fin de la fin 2005, date à laquelle le site pourrait être officiellement rattaché à Survie et donc gagner de l’ampleur. Le domaine d’étude devrait s’étendre aux pays connaissant le même système bien qu’extérieurs au continent noir. Le Cambodge, la Polynésie française, les Antilles et la Birmanie prendront ainsi place au côté de l’Afrique.

(source: www.afrik.com)

Algérie : la fièvre des internautes

Dans l’Est du pays, les cybers poussent comme des champignons

Des cybercafés en plein essor. La ville de Sétif, dans l’Est de l’Algérie en compte plus d’une centaine et, pour faire fructifier les affaires de ce créneau porteur, certains se sont installés à proximité des établissements scolaires et universitaires. Une installation qui a eu des incidences sur la scolarité et le cursus universitaire des nombreux habitués devenus accros du Net... Ces endroits sont-ils devenus des supports éducatifs ou des lieux d’engourdissement intellectuel ?

Pour les initiés, Internet est une fenêtre sur le monde extérieur, une bouffée d’oxygène, un trait d’union entre les peuples. Il est aussi un support pédagogique de premier ordre. D’autres, le considèrent comme l’une des plus importantes victoires de la science, ayant facilité le contact entre les gens de divers horizons, cultures et religions. D’ailleurs, de nombreux parents font de cette occupation un loisir partagé et accompagnent leurs enfants au cyber. « Le PC est un autre moyen pédagogique qui permet à ma fille de se documenter et d’enrichir ses connaissances », nous confie Mourad K. qui apprécie ces moments qui lui permettent, dit-il, d’approfondir ses liens avec son enfant.

Le meilleur des études

Le cyber attire dans sa spirale des milliers d’étudiants faisant du Net un support d’échanges culturels avec l’étranger car il offre des possibilités d’inscription aux grandes universités internationales et contient des sources inépuisables d’informations pour leurs thèses, mémoires et exposés. Le monde des affaires n’est pas en reste, des moyennes et petites entreprises de la région en font un espace de promotion. Ainsi, plusieurs sociétés ont pu vendre divers produits du secteur de l’artisanat en Europe.

L’incontournable tourbillon est d’une grande utilité pour les cadres à la recherche d’opportunités devant les aider à actualiser leurs connaissances. « L’Internet m’a permis de nouer des contacts et de tisser des amitiés avec des gens fabuleux qui m’ont aidé à décrocher un stage de perfectionnement de trois semaines dans un grand hôpital parisien », nous confie Djamel, infirmier, qui considère aussi le Net comme un moyen de décompression. « C’est aussi, dit-il, un accès sans visa à une planète où l’on obtient réponse à toutes sortes de questions. »

Menace psychique où boîte magique ?

Mme Djamila, qui est une fidèle de l’endroit, abonde dans le même sens : « Cette boîte magique réduit les distances et rapproche les gens. Elle me donne l’occasion de discuter avec mon fils qui se trouve au Canada. » Mme Malika H. n’est pas du même avis : « Le cyber est une menace pour le psychique des enfants ». Cette mère de famille, professeur de français, ne peut contenir son désarroi et son impuissance face à la dépendance de son fils. Agé de 13 ans, le garçonnet est devenu un accro du Net. Passionné de tchat et de jeux vidéo, il en est arrivé à sécher ses cours et à prendre de l’argent en cachette pour se rendre dans ces zones « proscrites » par ses parents.

L’accroissement du nombre de cybers à Sétif et dans sa région a engendré une féroce concurrence. Résultat : une guerre des prix qui oscillent à présent entre 20 et 50 DA de l’heure. Cette nouvelle donne n’a pas affecté le chiffre d’affaires des gérants qui répliquent : « Le cyber est avant tout un espace culturel. Il résorbe le déficit en livres qui ne sont ni disponibles ni à la portée de toutes les bourses. Il lutte à sa manière contre la délinquance juvénile. Ce lieu est un support didactique avéré pour les enfants scolarisés et n’est en aucune manière responsable des échecs scolaires. Les parents concernés doivent faire leur propre mea culpa avant de faire porter le chapeau à autrui. » Par ailleurs, les cybers sont confrontés au dilemme du contrôle, car les ordinateurs ne sont pas équipés de logiciels performants susceptibles d’empêcher l’accès à certains sites interdits (pornographiques). Pour combler ce déficit, les gérants qui surveillent de très près le surf de leurs internautes...

L’Internet de l’amour

Pour de nombreux adeptes, le cyber est un lieu de rencontre. Et Internet, un havre d’amour... comme l’atteste l’incroyable histoire du Sétifien Karim et de sa femme Houda, d’origine irakienne. « C’était une rencontre des plus étranges », nous confie notre interlocuteur qui enchaîne : « J’étais en train de tchater avec un groupe d’étudiants français, quand Houda s’est présentée comme étant une Irakienne poursuivant des études supérieures en France. On a vite sympathisé. Sa vision et sa philosophie de la vie m’ont épaté. Une année plus tard, on s’est retrouvés liés pour le meilleur... »

Le romanesque continue avec l’idylle de Ferras et Loubna, digne des contes des Mille et Une Nuits. Le beau Jordanien succombe au charme de sa bien-aimée qui raconte : « J’ai connu Ferras sur un site. Le courant est tellement bien passé entre nous qu’un jour il a débarqué sans prévenir à Sétif pour me voir. De notre mariage est née une petite fée qui a cimenté notre union... »

Melissa Ould Ali

(source: Afrik.com)

ACTUALITES INFORMATIQUE

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Un programme de l'USAID contribue à combler le fossé numérique

La « Digital Freedom Initiative » (Initiative en faveur de la liberté numérique ou DFI) contribue à combler le fossé numérique entre les pays industriels et les pays en développement, a déclaré la directrice de ce programme au Sénégal, Mme Fatimata Seye Sylla, lors de l'interview qu'elle a récemment accordée au « Washington File »..

Financé par l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et par plusieurs sociétés du secteur privé, ce programme vise à stimuler la croissance économique, à intensifier la concurrence dans le domaine des technologies de l'information, à augmenter les bénéfices des petites et moyennes entreprises, à créer des emplois au niveau local et à faciliter la participation des petites et moyennes entreprises à l'économie mondiale.

Ce programme porte sur 20 pays en développement. Le Sénégal a été sélectionné pour accueillir un programme-pilote, et le Pérou, l'Indonésie et la Jordanie ont été invités à y participer.

Au Sénégal, la DFI a démarré le 1er octobre 2003 avec l'objectif d'utiliser les technologies de l'information et de la communication, notamment les ordinateurs et les téléphones portables, ainsi que les connaissances de bénévoles, pour développer les entreprises du secteur privé.

Le programme a des effets immenses, a affirmé Mme Sylla, ajoutant que quatre projets distincts étaient en cours au Sénégal : l'accès au marché, la gestion des petites et moyennes entreprises, la gestion des centres de télétraitement et des cybercafés, et le renforcement de capacités des fournisseurs de services du secteur privé dans le domaine des technologies de l'information.

Au sujet de l'accès au marché, Mme Sylla a expliqué que la DFI apportait un soutien à une association de femmes qui pratiquaient la teinture par noeuds. « Nous avons formé 45 formatrices à la gestion, au marketing et aux techniques de teinture et avons créé un site Internet qui leur permet de mieux commercialiser leurs produits et d'accéder à un plus vaste marché, sur le plan tant local qu'international. »

A propos des techniques de gestion, Mme Sylla a dit que de grands progrès avaient été réalisés dans le domaine de la santé. La DFI aide des cliniques et des médecins à mieux gérer leurs activités, sur le plan tant médical que financier, grâce à des ordinateurs. Mme Sylla a précisé que la DFI s'apprêtait à coopérer avec la société américaine Voxiva afin de créer un système de gestion de l'information sur le sida au Sénégal.

La DFI aide en outre l'université du Sahel par le biais de la création d'un site Internet pour les étudiants qui ont ainsi accès à une bibliothèque virtuelle locale, à un cybersalon pour les professeurs et les étudiants, et à une plate-forme d'étude à distance. Tout ceci sera imité dans d'autres universités publiques et privées à travers le monde.

Du fait de la forte demande d'accès à des informations éducatives sur l'Internet, la création de cybercafés est le principal objet du programme. « Le principal obstacle auquel nous nous heurtons ici au Sénégal en ce qui concerne les centres de télétraitement et les cybercafés, c'est la gestion. » Elle a précisé que de nombreuses entreprises de ce type faisaient faillite au Sénégal, non pas du fait d'une demande insuffisante, mais d'une mauvaise gestion.

Après des consultations et une formation obtenues grâce à la DFI, la propriétaire d'un cybercafé initialement doté de 4 ordinateurs en a maintenant 12. A l'heure actuelle, elle embauche du personnel et fait des bénéfices.

La DFI a formé, à ce jour, près de 200 administrateurs de centres de télétraitement et de cybercafés à Dakar et dans 6 régions du Sénégal. Les documents utilisés à cet effet sont en cours de traduction aux fins d'utilisation dans d'autres pays.

Pour le quatrième projet, à savoir le renforcement des capacités des fournisseurs locaux d'accès à l'Internet, des bénévoles du secteur privé des États-Unis et des bénévoles locaux ont travaillé pendant une durée allant de un à trois mois avec des fournisseurs de services afin de renforcer les compétences locales.

L'un de ces bénévoles, M. Matthew Berg, récemment diplômé d'une prestigieuse école de commerce international de l'Arizona, a déclaré qu'il était en train de créer un système informatique de comptabilité pour des commerçants et des associations féminines de Dakar afin qu'ils puissent faire eux-mêmes leur comptabilité.

Le système est en ligne, a-t-il précisé, ce qui fait qu'il suffit d'une connexion à l'Internet pour profiter du système multilingue et pour trouver des renseignements sur la gestion des stocks et des entreprises et sur la comptabilité.

M. Berg a indiqué que son séjour au Sénégal lui permettait de mettre en pratique certaines des idées qu'il avait conçues à l'université et qui pouvaient avoir un effet positif et durable sur le continent africain.

(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)

Algerie: L'opération «un PC pour chaque famille» dans son ultime phase

Ce qui n'était qu'un vague projet est devenu une réalité. Un PC pour chaque famille, une opération qui va débuter, selon son initiateur, le ministère de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication, au mois de septembre prochain.

Le coup d'envoi de ce processus a été donné hier par M. Boudjemaa Haïchour, ministre du secteur, qui s'est rendu à l'adresse de la famille Zellagui (El Madania-Alger) pour remettre un pack composé d'un PC et d'un abonnement ADSL). A l'occasion du lancement de cette formule, une réception a été organisée au siège du ministère.

Elle a regroupé l'ensemble des acteurs de cette formule, à savoir les fournisseurs de personnel computer, les représentants des établissements financiers, les assurances ainsi que les PDG d'Algérie Télécom, de Mobilis et de l'EEPAD. Le ministre a, dans son discours d'intervention, expliqué les objectifs visés à travers cette opération. Cette initiative qui portera désormais le nom de «OUSRA-TIC 1 PC par foyer» permettra d'édifier la société algérienne de l'information. Une action arrêtée par la e-commission présidée par le chef du gouvernement.

M. Haïchour précisera, dans son allocution, que «grâce à cette initiative, l'Algérie améliorera son taux de pénétration en ordinateurs personnels et augmentera sensiblement son taux de connexion au réseau Internet». Le côté pratique de cette formule s'adresse à chaque personne ou chef de famille désirant acquérir un PC ou un micro-portable à crédit. Il suffira d'avoir un compte bancaire ou un CCP. Le postulant aura le libre choix pour le type et la durée de remboursement qui lui convient, laquelle s'étale de 12 à 36 mois.

En clair et compte tenu des prix pratiqués sur le marché, grâce à cette formule, on peut avoir un PC avec seulement 1 350 DA. Toujours selon le premier responsable du MPTIC, il faut s'attendre à un écoulement de 6 millions de PC d'ici à 2010. Les fournisseurs tels que Microsoft, Alfatron, Sacomi, KLC, Kourty et Samsung se disent prêts à répondre à la demande. Nous le saurons à la fin de l'année, quatre mois après le lancement de l'opération.

(source: La Tribune)

Gide Loyrette Nouel conseille le Gouvernement du Mozambique sur un Projet de Commerce Electronique

Le Bureau de Paris de Gide Loyrette Nouel a été choisi par le Gouvernement du Mozambique pour rédiger et mettre en place le nouveau cadre légal et réglementaire applicable au commerce électronique au Mozambique.

Rémy Fekete, associé du Cabinet Gide, qui dirigera le projet, a fait le commentaire suivant : "Notre équipe télécommunications internationales est ravie de collaborer avec le Gouvernement du Mozambique sur ce projet majeur."

Il ajoute : "Ce projet revêt une importance majeure pour le Mozambique à une époque où le monde connaît des changements technologiques incessants. Il présente des aspects stratégiques pour le pays, en termes juridiques et économiques, qui nous imposent d’avoir une connaissance parfaite de l’industrie, et d’être réactifs, adaptables et créatifs. C’est le type de défis auxquels nous avons déjà été confrontés par le passé dans une trentaine d’autres pays à travers le monde et notamment en Afrique. En un mot, c’est un grand défi et une grande responsabilité. »

Le Gouvernement du Mozambique a identifié le commerce électronique, l’administration électronique et les services publics en ligne comme autant de domaines prioritaires de sa Politique TIC : il est prévu que le travail qui sera accompli par l’équipe de Rémy Fekete apporte les moyens d'assurer la sécurité juridique requise aux opérations de commerce électronique et d’administration électronique, encourage le développement du secteur privé et permette à terme d'accroître la compétitivité du secteur privé et l'efficacité du secteur public.

Gide Loyrette Nouel est intervenu dans un grand nombre de programmes législatifs et de réforme de vaste envergure intéressant le secteur des télécommunications en Afrique. Le Cabinet a récemment travaillé en Algérie, en République Démocratique du Congo, en Mauritanie, au Niger, au Rwanda, au Sénégal, en Tanzanie, en Tunisie et en Zambie. L’équipe télécommunications internationales du Cabinet a également assisté de nombreux clients dans d'autres régions du monde et sur des opérations de privatisation, de restructuration d'opérateurs ou d'arbitrage dans le domaine de l'audiovisuel et des télécommunications.

Senegal: Système de paiement églectronique - la BST lance la carte « kalpé »

La Banque sénégalo-tunisienne (Bst) a annoncé jeudi le lancement de la première carte bancaire « porte-monnaie électronique » au Sénégal, dénommée « Kalpé ».

C'est une carte à puce utilisée pour le paiement des factures, le retrait d'espèces et l'achat de divers biens et services. Mais dans une première phase, elle est destinée aux abonnés de la Senelec. Ã- terme, elle permettra d'honorer les factures des autres fournisseurs. « Kalpé » est pour l'instant disponible au niveau du réseau des agences de la Bst. Mais, elle est accessible à toute personne, client ou non de la Bst. La carte est personnalisée au nom du client qui va charger le montant désiré à partir des points agréés : les agences Bts dans une première phase et plus tard les points de recharge décentralisés. « C'est un nouveau produit simple, utile et même presque gratuit que la Bst lance, avec des partenaires comme Bytech et pour lequel, la Senelec a accepté de nous accompagner », a souligné M. Souleymane Soumaré, directeur de la production de la Banque sénégalo-tunisienne.

M Abdoulaye Guèye secrétaire général de la Senelec a expliqué que sa société s'est jointe à ce projet pour mieux répondre aux exigences de sa clientèle. « Parce que c'est un outil qui nous permettra de réduire les files et temps d'attente des clients devant nos guichets. Il va contribuer également à améliorer le confort de nos usagers ». Il a également assuré que la carte « Kalpé » est un moyen de paiement qui est sécurisé et rapide. Le directeur général de Bytech M. Baba Wone a pour sa part explicité les innovations technologiques de la carte « Kalpé » qui font, dit-il, « qu'on peut l'acquérir sans avoir un compte bancaire à la Bst et faire des transactions avec, sans le courant ni le téléphone ».

(source: Le Soleil)

Réglement des factures d'électricité: La Banque sénégalo-tunisienne lance Kalpé

Les usagers d'électricité peuvent, dès aujourd'hui, payer leurs factures par le biais d'un porte-monnaie électronique. Ce nouveau produit est mis sur le marché par la Banque sénégalo-tunisienne.

Pour mieux coller à son image d'établissement bancaire innovant, la Banque sénégalo-tunisienne (Bst) a lancé, depuis hier, la première carte bancaire porte-monnaie électronique au Sénégal, en partenariat avec la Société nationale d'électricité (Senelec). D'après Souleymane Soumaré, directeur de la Production de ladite banque, cette carte à puce dénommée Kalpé, même à distance et sans connexion, peut être utilisée par ses usagers pour le paiement de leurs factures d'électricité. Elle leur permettra aussi de faire des retraits d'espèces, mais aussi des achats de divers biens et services au Sénégal.

Souleymane Soumaré, qui avait à ses côtés Mamadou Mbaye Dia, directeur commercial de la Senelec et Abdoulaye Guèye, secrétaire général de la société d'électricité, affirme que ce nouveau produit constitue un moyen de paiement électronique, fiable et sécurisé. A l'en croire, le produit Kalpé permet aussi à ses utilisateurs de payer leurs factures d'électricité auprès de commerçants agréés à cet effet et disposant d'un terminal de paiement électronique (Tpe). Les promoteurs de Kalpé comptent étendre leur nouveau produit à d'autres facturiers comme la Sonatel, la Sde, etc., chez qui les usagers pourront honorer leurs factures.

Autre innovation annoncée par les promoteurs de la carte à puce Kalpé, son utilisation n'est pas adossée à l'ouverture d'un compte à la Banque sénégalo-tunisienne (Bst). C'est dire qu'elle est aussi accessible au public non client de l'établisement bancaire.

Pour le directeur de la production de la banque, cette carte à puce s'avère très pratique en ce qu'elle présente de réels avantages de confort et de facilités de paiement pour ses utilisateurs. Et Souleymane Soumaré d'ajouter que ses usagers en tirent un double avantage du fait qu'elle permet de minimiser les risques de perte d'argent et de temps. Pour ce faire, les promoteurs révèlent que la carte est personnalisée au nom du client. A ce niveau, poursuivent-ils, les informations sur sa police d'abonnement seront enregistrées dans la base de données du système Kalpé.

La direction de l'établissement bancaire précise aussi que dans sa première phase, c'est-à-dire celle du lancement qui a démarré hier, la carte porte-monnaie bancaire Kalpé reste gratuite.

(source: Wal Fadjri)

Djibouti: Un système informatique douanier performant  

Le président de la République M. Ismaïl Omar Guelleh a inauguré le nouveau système informatique douanier samedi dernier. Ce système électronique moderne et performant qui a fait ses preuves à Dubaï permettra de gagner du temps, de l’efficacité et une plus large transparence. Adapté au contexte djiboutien, ce nouveau système entrainera le développement des activités commerciales tout en attirant les investisseurs et les commerçants des pays voisins. Afin d’en savoir plus, nous nous sommes entretenus avec le sous-directeur des Recettes Indirectes M.Elmi Osman Yonis.  

“ La Nation ” : Rappeler nous d'abord sur quels volets porte l'accord de coopération douanière signé entre Djibouti et Dubaï en janvier dernier ?

M. Elmi Osman Yonis : L'accord de coopération  douanière signé entre Djibouti et Dubaï au mois de janvier 2005 préconise que  les douanes de Dubaï assistent les douanes de Djibouti dans leur développement et dans leur modernisation. Nous avons déterminé dès  le  départ, plusieurs domaines sur lesquels devaient être axés la coopération avec Dubaï. Le premier domaine  que nous avons retenu est celui de l'informatique. Nous avons souhaité que notre partenaire nous fournisse  un système informatique qui gère les procédures douanières dans leur intégralité.

Le second domaine retenu est celui de la lutte contre la contrebande. Ainsi notre partenaire s'est engagé à nous assister pour lutter efficacement contre la contrebande. Nous avons également spécifié tous les autres domaines tels que  la gestion des Free zones. Vous savez bien que Dubaï est réputée avoir une zone franche très développée et que les douanes de Dubaï ont des procédures spéciales pour gérer cette  zone franche. Cependant, il y a une  spécificité dont Djibouti ne dispose pas. A Dubaï, les autorités portuaires, douanières et celles de la  zone franche sont  rassemblées sous la même tutelle à savoir : l'Autorité des Ports des Douanes et des Zones Franches. Le fait d'être dirigé par la même autorité favorise le rapprochement entre les différents services qui travaillent la main dans la main. Nous avons demandé à nos  partenaires de Dubaï de promouvoir également la même initiative à Djibouti.  

Présentez- nous  le nouveau système informatique ?

 Ce nouveau système se divise  en deux branches. La première se rapporte à la gestion informatique des affaires maritimes.  C'est-à-dire qu'il s'agit ici d'un système qui gère les manifestes. Nous allons procéder à l'installation d'un logiciel dans les différentes sociétés maritimes chargé de transmettre directement le manifeste des cargaisons des bateaux aux douanes. Ce logiciel nous permettra donc d'avoir une liaison directe avec les opérateurs.

Le second volet de ce nouveau système informatique  porte à son tour sur la gestion des déclarations douanières. Ce système permet ainsi au déclarant de fournir les documents commerciaux - comme  les factures, les bons de livraison, le connaissement, etc.  Bref, tous les documents  nécessaires pour déclarer les marchandises. 

Et le système se chargera lui-même d'établir la déclaration. Ce système va entraîner la dématérialisation des déclarations douanières, tout en permettant un gain de temps et une économie d'efforts, d'argent et de papier. Le système calcule  automatiquement  des droits et des taxes. Pour que ce nouveau système réussisse, il faudra prendre en compte certaines recommandations comme l'amélioration des traitements des agents des douanes. Ainsi, l'on pourra combattre la corruption et dans le même temps soutenir le nouveau système. Il faut éviter le  risque de sabotage des agents des douanes. 

Le nouveau système informatique est-il- opérationnel ? 

Oui, il est opérationnel mais il est en période de test. En attendant la  généralisation de ce système à tous les points d'entrée et de sortie de marchandises sur le territoire djiboutien, le système classique  continuera à servir Nous attendrons également que tous les usagers  passent dans le  nouveau système. De plus, il nous faudra adapter ce système au contexte et à l'environnement djiboutiens.  Nous avons sur ce point  réalisé  la traduction  en français des déclarations. 

L'autre avantage de ce système lorsqu'il sera généralisé à tous les points de sorties et d'entrées de marchandises sur le territoire djiboutien, le déclarant aura la possibilité de se rendre au bureau le plus proche pour déclarer ses marchandises arrivées au port. Il n'aura plus à se déplacer. C'est un gain de temps et un avantage  énorme.  

Ce système permet de déclarer les marchandises  avant que les documents ne soient produits par exemple  pour les importateurs qui remplissent  un certain nombre de conditions et qui sont détenteurs d' une caution bancaire agrée  par les douanes ou le trésor.   Ces importateurs peuvent  déclarer automatiquement leurs marchandises et les retirer puis  régulariser leur situation deux ou trois jours après. Ainsi  la fluidité des marchandises  du  port sera assurée.

Autres conditions recommandées pour que le nouveau système  réussisse  est  de sceller voire bâcher les véhicules éthiopiens à leur sortie au port et ensuite vérifier à Galafi, à la frontière éthiopienne,  qu'il n'a pas eu une interruption du  plombage. Ainsi nous saurons si telles ou telles marchandises a effectivement quitté   ou pas le pays. Pour les marchandises sensibles, il y  a aura une escorte.  

Quelle est  la prochaine étape que permettra le nouveau  système informatique qui  vient d'entrer en vigueur ?

La prochaine étape que le système informatique implique est celle du système de l'import - ré export qui a servi au développement de Dubaï. 

Ce système permet un développement rapide et général des activités commerciales. L'importateur pourra importer des marchandises  directement dans son magasin puis  lorsque l'acheteur arrive, l'importateur justifie la sortie des marchandises. Il n'aura pas de taxes à payer. Une caution et un déposit auprès des douanes pour consigner les droits et taxes à l'entrée et une fois que les marchandises sont sorties,  il récupère  ses droits et taxes  Ce système va attirer tous les commerçants des pays voisins.  Ainsi les activités  commerciales se développeront rapidement et la république de Djibouti  deviendra effectivement une terre d'échanges et de rencontres. Nous avons le  grand marché du Comesa dont certains pays membres sont enclavés lesquels  aimeraient bien faire transiter leurs marchandises par Djibouti.  

Est-ce que la communauté d'affaires a été  associée dans l'installation du nouveau système informatique douanier ?

Sans l'implication de la communauté d'affaires aucun système ne peut marcher surtout un système destiné à dédouaner les marchandises qu'elle importe. 

C'est la raison pour laquelle nous avons associé la communauté d'affaires dans les différentes étapes de la mise en place du nouveau système qui lui a été d'ailleurs présenté…le nouveau système est destiné à faciliter et à soutenir les commerçants dans  leurs activités. La communauté d'affaires y adhère totalement.  

Je  vous signale également  la création d'un comité regroupant les représentants de la chambre de commerce et ceux des  douanes dans l'objectif de discuter des éventuels  problèmes qui risquent  de surgir.  

Nous avons également mis en place un bureau d'assistance aux opérateurs. Tout importateur qui a un problème pourra saisir ce bureau directement afin qu'il soit résolu…en outre nous mettrons en place une boite de suggestions.  

Est ce que pour Djibouti ce nouveau système informatique a un coût ? 

Certainement ! Le coût pour Djibouti  se limite à l'achat du matériel informatique et l'accommodation des experts durant leur séjour à  Djibouti… Dubaï a pris en charge la formation et nous a fournit gratuitement le logiciel informatique.

(source: Djibnet/La Nation)

Cinéma - Avènement des nouvelles technologies : la révolution numérique du 7e art africain

Un soulagement pour les cinéastes du continent. Le numérique amenuise, considérablement, les budgets de production des films.

Ouagadougou, capitale du Burkina Faso. Dany Kouyaté réalise les prises de vues de « Ouaga Saga », son nouveau long métrage. Sur le plateau de tournage, il attire la curiosité de quelques techniciens en expérimentant la caméra Sony 750 HD CAM, qui permet de fournir des images en haute définition, autrement dit, d'une qualité presque parfaite. Une véritable révolution pour le cinéma africain dont la moitié de la production clairsemée, était jusque-là produite en super 16. Déjà, au Nigeria, avec le boom du "home cinemae, les réalisateurs avaient troqué la pellicule et la caméra analogique (BETA SP) contre les moyens vidéos. La révolution numérique a véritablement débuté avec les caméras DV (Digital Vidéo) à moindre coût, légères et maniables.

Pas de doute, contrairement au BETA SP, le format analogique de référence, le numérique présente de nombreux avantages. D'abord, il permet, techniquement, de faire des copies sans perte de qualité. Et offre une meilleure séparation des couleurs. Plus question de voir une couleur déteindre sur les autres. Autre atout, le DV présente un mode d'enregistrement dit progressif où toutes les lignes d'une image sont enregistrées en même temps. Ce qui garantit une meilleure définition en cas de kinescopage (transfert du film sur pellicule). Le numérique présente, également, un certain avantage financier, d'autant qu'il permet d'amoindrir les coûts de production des films. Une aubaine pour les cinéastes africains, sans cesse étranglés par les sempiternels problèmes de recherche de financement. «Effectivement, ça allège considérablement les coûts. Avant, il fallait au moins 1 milliard de francs CFA pour faire un long métrage mais aujourd'hui avec le numérique, on peut le faire avec 500 millions FCFA », révélait Kitia Touré, au cours de la clôture de la quatrième édition du concours panafricain de court métrage dénommé «Clap Ivoire».

On comprend, donc, aisément l'enthousiasme de quelques cinéastes africains, entre autres, le Sénégalais Moussa Touré, le Congolais Zéka Laplaine, Le Tchadien Mahamat Saleh Herculano, le Camerounais Jean-Marie Téno à « épouser » le numérique, qui présente, par ailleurs, un autre grand intérêt : le montage, où sa souplesse facilite la post-production, en offrant la possibilité de mélanger aisément des documents de sources différentes. Plusieurs films ont, par exemple, été réalisés avec des scènes intérieures en HD, et des scènes extérieures sur pellicule, histoire de tirer le meilleur parti des deux techniques. Pour beaucoup de professionnels, le numérique, en dépit de ses avantages, n'est pas un adversaire de la pellicule. Selon Dominique Gentil, directeur de la photo sur « Moolaade », le dernier film de Sembène Ousmane, le digital vidéo (DV) est un nouvel outil de communication, qui peut convenir en cas d'urgence d'une création. Les techniques numériques, plus légères, donnent davantage d'autonomie du tournage jusqu'à la post production. Mais, la richesse du résultat vient davantage des propos que de la force esthétique ».

Il estime que le monde du cinéma africain doit faire une utilisation intelligente des nouvelles technologies numériques. S'il est vrai qu'en Afrique, on est attiré par le numérique à cause des problèmes de coûts, l'Afrique, pense Dominique Gentil, « doit investir dans des outils fiables, sur une base solide ». En clair, une nouvelle dynamique doit être soutenue par une politique économique viable et une redistribution des revenus. Ce qui, semble-t-il, apparaît visiblement difficile avec l'agonie de nombreuses salles de cinéma. Dans cette atmosphère tristournette, le numérique, dont le HD est l' « arme », est un signe d'espoir. D'autant qu'avec sa nouvelle génération d'outils technologies, il favorise déjà l'émergence d'un nouveau type de salles africaines avec vidéo projecteur, moins onéreuses (en terme de coût d'exploitation) et peut-être plus rentable.

(source: Le Patriote)

Algérie: Un PC portable par famille à l'horizon 2010

En 2004, on comptait en Algérie quelque 5 000 cybercafés, 100 000 abonnés à Internet et 1,5 million d'internautes.

«En août 2004, la direction commerciale du fournisseur Internet privé EEPAD a lancé une enquête téléphonique restreinte sur la consommation ADSL auprès des ménages du Grand Alger. 65%