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VINGT PAYS AFRICAINS ONT INTRODUIT DES CONNEXIONS INTERNET A HAUT DEBIT ET D’AUTRES PAYS VONT SUIVRE SELON UN NOUVEAU RAPPORT.Entre 2001 quand les premières connexions internet à haut débit ont vu le jour et aujourd’hui, une variété de technologie de connexion à haut débit de type traditionnel ou sans fil ont été déployées à travers l’Afrique. Les premières connexions ont été déployées à partir de 2001 et la vitesse à laquelle elles sont déployées a augmenté à partir de 2003. Balancing Act a mené une enquête auprès d’une sélection de 100 fournisseurs qui à ce jour ont déployé des connexions internet à haut débit. Les technologies de déploiement ont changé au cours du temps : la tendance la plus récente a vu le déploiement sur des réseaux standards de WIMAX 802.16 permettant de fournir des connexions internet à haut débit jusqu’à une distance de 75 Km. Le rapport intitulé « African Broadband Markets » a été publié par Balancing Act et est disponible en CD-ROM. Le rapport analyse le développement de tous les types d’accès à haut débit en Afrique en s’appuyant sur une enquête menée auprès de 100 opérateurs africains. Au moins 20 opérateurs historiques de télécommunications fixes ont déployé de l’ADSL jusqu’en septembre 2005, quelques-uns incluant Telkom en Afrique du Sud et Telecom Egypte offrant une large gamme de solutions sans fil (WIFI, FWA, CDMA2000, WIMAX). Dans ces pays où les opérateurs historiques ont déployé de l’ADSL, les FAI typiquement revendent des connexions à haut débit fourni par l’opérateur national. Cependant lorsque l’accès à la boucle locale est ouvert, quelques FAI ont installé leur équipement DSLAM dans les échangeurs locaux leur permettant de proposer leur propre réseau DSL. Les technologies choisies par les opérateurs reflètent l’environnement légal, la demande spécifique concernant la couverture et le niveau de concurrence en terme de prix et de qualité de service au sein d’un marché donné. Du point de vue du consommateur les coûts initiaux d’équipement sont aussi très importants pour de l’équipement WIFI les coûts sont relativement bas tandis qu’une antenne en bande C est beaucoup plus cher. Le rapport fournit des informations détaillées par pays avec une accélération de la pénétration d’accès à haut débit dans les pays ou l’internet est le plus développé. En termes de pénétration, l’enquête indique qu’il y a 4 échelons allant d’une dizaine à centaine de milliers d’abonnés dans un pays tandis que dans d’autres le déploiement n’a pas encore démarré. Le rapport analyse les différentes technologies utilisées pour les connexions à haut débit incluant le DSL, sans fil et portable sans fil. Il souligne que les opérateurs qui souhaitent mettre à niveau leur infrastructure pour offrir cette possibilité de transfert de données à haute capacité doivent faire face à des décisions majeures. Le rapport explore les questions économiques liées à la croissance de l’accès à haut débit en Afrique incluant les marchés potentiels ; les coûts dans le cycle de valorisation ; les utilisations les plus fréquentes de connexion à haut débit ; le développement de contenu pour la diffusion digitale ; les questions réglementaires. L’internet à haut débit conduit à des changements plus profonds du marché. Dans beaucoup de cas les FAI grimpent la chaîne de valorisation et deviennent des fournisseurs d’infrastructure et dans les marchés les plus concurrentiels l’accès internet à haut débit est le facteur différenciant les FAI en termes de concurrence. Le déploiement classique de connexion à haut débit par l’opérateur historique de téléphonie fixe concourt à créer un marché avec une structure plus rigide ; dans des cas de figure ou le déploiement est un peu moins orthodoxe lorsqu’il est assuré par les FAI et autres il concourt à créer un marché avec une structure organique comprenant de nombreux fournisseurs offrant une variété de technologie. Une grande partie du déploiement de l’accès internet à haut débit a été sans fil ou « wireless » : l’accès à haut débit en bande bidirectionnelle Ku offert par les fournisseurs VSAT, des points locaux d’accès WIFI proposés en particuliers par les FAI ainsi que l’accès à haut débit FWA proposé par les opérateurs de téléphonie fixe. Les connexions VSAT sont omniprésentes, chaque mètre carré en Afrique est couvert par un faisceau satellitaire capable de fournir un service en bande Ku, les seules limitations à son usage sont d’ordre réglementaires, chaque pays ayant un régime propre. L’accès WIFI en bande à 2.4 Ghz et 5 GHz sous licence souvent gratuite pour le monde industriel, scientifique et médical est très répandu aussi et il est difficile de répertorier l’ensemble des fournisseurs individuels dans cette enquête continentale. La seule limite pour eux aussi concerne le régime de licence en place pour ces fréquences. Le troisième type d’accès à haut débit le plus répandu c’est l’accès fixe sans fil (FWA or fixed wireless access) couramment déployé dans la bande à 3.5 Ghz. Le rapport contient un tableau détaillant plus de 100 déploiements d’accès à haut débit : l’opérateur par pays, le type de déploiement, la couverture géographique, le type de technologie utilisée, les fréquences pour les déploiements sans fil et portable et la date de mise en service.
MADAGASCAR: LA TÉLÉPHONIE MOBILE INTÉRESSE TELMAUn bouleversement à l'horizon. Un troisième opérateur pourrait rejoindre le secteur de la téléphonie mobile à Madagascar. Selon les indiscrétions, Telecom malagasy (Telma) est sollicitée par certains milieux pour y "basculer" prochainement. Dans le cahier de charge établi lors de sa privatisation, la société dispose jusqu'au 1er juin 2007 pour "choisir" son camp. Et les observations faites sur les préparatifs menés jusque-là (CDMA) semblent aller dans ce sens. Pour preuve, le lancement des GSM fixes et des téléphones fixes sans fils. "Effectivement, nous avons souvent été fortement incités, même par nos employés, à prendre la troisième licence en téléphonie mobile. Mais cela implique la résolution de différents problèmes d'ordre technique et surtout institutionnel", explique Eugène Beckers, directeur général de Telma. En fait, le groupe Distacom, le repreneur de Telma, à l'issue de sa privatisation, est face à un véritable dilemme à ce sujet. Également propriétaire de Madacom, un des deux opérateurs en téléphonie mobile du pays, il est obligé de faire un choix. "Il serait impossible que Distacom, pour des raisons techniques et concurrentielles, possède deux sociétés qui travaillent dans le même secteur", affirme Eugène Beckers. La date butoir du 1er juin lui a donc été imposée pour sortir de cette impasse. Deux options s'offrent à lui : vendre Telma et rester dans le mobile ou céder Madacom à un autre groupe. "Je peux vous assurer que cette deuxième option a été la plus envisagée", confie toujours le directeur général de Telma. Pour l'heure, aucune information n'a été annoncée concernant un éventuel repreneur de Madacom. Interrogé sur la question, quelques semaines auparavant, Parwez Jugoo, directeur général de Madacom, a affirmé que la question n'est pas encore à l'ordre du jour. "Pas pour l'instant", a-t-il répondu. Eugène Beckers, quant à lui, a confirmé les intérêts certains opérateurs pour Madacom. "Mais comme vous le savez, acheter ou vendre une société implique de nombreuses études. Ce que je peux dire c'est qu'aucun accord n'a été conclu en ce moment", souligne-t-il. Une éventuelle entrée de Telma dans la téléphonie mobile constituerait un bouleversement dans ce secteur. Avec ses moyens logistiques déjà opérationnels dans plusieurs villes du pays, elle dispose d'atouts certains pour conquérir le marché. "Il est fort probable que Telma dispose de beaucoup d'avantages en termes de coût", remarquent les observateurs. Eugène Beckers, lui, reste réservé. "Cela impliquerait encore d'énormes investissements. Nos clients qui utilisent le GSM fixe, par exemple, doivent-être équipés de nouveaux appareils", explique-t-il. En tout cas, pour une fois, ce sont les usagers qui auront à gagner dans cette situation. (SOURCE; L’express) 4ÈME LICENCE GSM - LE MATÉRIEL D’INVESTCOM ARRIVE EN CACHETTE À CONAKRYRien n’a encore filtré publiquement, de la position finale, du président Lansana Conté, sur le choix entre la compagnie libanaise Investcom et la sénégalaise Sonatel pour l’octroi de la quatrième licence de téléphonie mobile en Guinée. Mais déjà, la compagnie libanaise, supportée par le ministre des PTT, Jean Claude Sultan fait ses avances. A grands pas. Guinéenews© a appris que depuis plus de deux semaines, à l'aéroport International de Conakry Gbessia, du matériel d’équipement de téléphonie mobile est débarqué nuitamment. Ce sont environ 70 tonnes de matériels d'équipements de téléphonie sans fil de la firme Ericsson spécialiste en la matière, qui sont arrivées en deux voyages. Selon des employés de l’aéroport interrogés par Guinéenews©, le matériel est présenté comme étant du matériel destiné à la Sotelgui, l’actuel opérateur de téléphonie sans fil. Et pourtant, depuis le départ des partenaires Malaisiens de la Guinée, la compagnie nationale n’a plus les moyens de commander quoi que ce soit et est condamné à « une mort à petit feu.» Le dernier contrat entre la Sotelgui et Ericsson remonte au temps de leur tout premier central GSM de Boussoura dans les années 90 nous indiquent ces personnes, même si ce fut Alcatel qui fournira le matériel suivant. De plus, soulignent ces informateurs, ce matériel a été livré nuitamment sur la corniche Sud, au niveau de Coléah, où la Sotelgui ne possède aucun bureau. Plus mystérieux est la livraison nocturne de ce matériel derrière l'ambassade du Japon, au bord de la mer, dans un immeuble où le fameux quatrième opérateur, Investcom compte installer ses bureaux. Cette dernière épisode marque une saga qui révèle non seulement les contradictions profondes au sein du gouvernement de Lansana Conté, mais plus révélateur, indique qu’au-delà des clivages idéologiques, ce sont de simples problèmes d’intérêts financiers, qui mobilisent les différents ministres dans la « défense des intérêts » du pays. Ni le Premier Ministre, partisan de Sonatel, ni le ministre des P&TT, qui a « imposé » Investcom, n’ont fait preuve de transparence dans ce dossier qui engage la Guinée pour les prochaines décennies accusent les observateurs. Investcom SA, est une grande compagnie qui ne manque pas de cash. Bien, au contraire. Les libanais ont présentement beaucoup d’argent. En effet, fort d’une entrée dans la toute nouvelle bourse des valeurs de Dubaï, International Financial Exchange (DIFX) et de la London Stock Exchange (LSE) qui est la troisième du monde, Investcom a réussi l’exploit de lever 741 millions de dollars, lors de sa rentrée en bourse début novembre à Dubai et a présentement une capitalisation boursière de 3,3 milliards de dollars. Investcom est détenu par la famille de Naguib Mikati, un ancien Premier ministre libanais et la compagnie contrôle des sociétés de téléphonie mobile à Chypre, en Syrie, au Yémen, en Afghanistan, en Guinée Bissau, au Ghana, au Bénin et peut être bientôt en Guinée Investcom vient donc de lancer une commande à la société suédoise, Ericsson, leader dans les équipements de la téléphonie cellulaire. Ericsson fournira aux libanais des équipements « clefs en mains.» Commande que les Guinéens auraient pu faire eux mêmes. Interrogée sur la valeur de la transaction par Guinéenews©, Mme Kathy Egan, vice-présidente chargée des communications pour l’Amérique du Nord a refusé de donner le montant de la commande d’Investcom à Ericsson. Selon Mme Kathy Egan, Ericsson ne fera pas de crédit fournisseur à Investcom, qui paiera cash, malgré leur relation clients-fournisseurs au Bénin, en Guinée Bissau et au Ghana. La Vice Présidente des Communications d’Ericsson a quand même déclaré à Guinéenews© que l’équipement serait compatible avec le réseau GSM existant et serait même facilement transférable au tout moderne réseau G3. La technologie de téléphonie mobile est maintenant bien rodée et les fabricants de réseaux de systèmes de téléphonie mobile sont les mêmes derrières tous les réseaux nationaux. Ce sont : Nokia, Ericsson, Alcatel, Audiovox, Fujitsu, Kyocera (anciennement une division of Qualcomm), LG, Motorola, NEC, Nokia, Panasonic (Matsushita Electric), Philips, Sagem, Samsung, Sanyo, Sharp, Siemens, SK Teletech, Sony Ericsson, Nortel, Cisco, Luncent, Toshiba etc... Pour l’installation d’un réseau de téléphonie cellulaire dans un pays comme la Guinée, il faut compter entre 3 et 5 millions de dollars d’investissement nous confie un spécialiste de financement des systèmes de télécommunications. Encore une fois, la Guinée confie aux intermédiaires, des opérations qu’elle aurait due et pu faire elle-même. Une compagnie nationale avec un quasi monopole du réseau aurait pu négocier directement avec les fabricants au lieu de passer par des libanais ou des sénégalais qui ne fabriquent pas du matériel de téléphonie cellulaire critiquent les observateurs. Le permis pour la 4ème licence de réseau de téléphonie mobile d’Investcom est du type de fréquence GSM 900/1800 Mhz en Guinée. Ce permis est valable pour une période de 18 ans c’est-à-dire jusqu’en 2024. Investcom payera un total de 30 millions d’Euros au gouvernement de Guinée pour le permis, avec une avance de 15 millions d’Euros déjà effectuée. En cas de finalisation du dossiers, cinq paiements additionnels de 3 millions d'Euros chacun seront effectués. Montants exemptés d'intérêts annuels. Jean Claude Sultan, semble avoir remporté la première manche de ce combat de gros sous. Mais pour les Guinéens, il vaut mieux attendre avant de célébrer la promesse de régler l’affaire du téléphone en Guinée. En effet, selon plusieurs spécialistes, il n’y a aucune garantie que les libanais, malgré leur intime connaissance de la Guinée et des Guinéens, comme en témoigne l’influent lobby libanais qui gravite autour du président Conté et de ses ministres, réussissent là où les Malais, et les Français ont échoué lamentablement. « Le problème en Guinée, comme partout ailleurs, est que pour faire des profits, ils faut contrôler les coûts » souligne un vétéran homme d’affaire de la place qui ajoute : « les employés volent, trichent, avec des branchements clandestins, tout ce que tu peux faire en tant qu’employeur c’est de les renvoyer. Les clients refusent de payer leurs factures et gare à toi si un proche de Conté se voit couper sa ligne de téléphone. Finalement, il faut ajouter les coûts de courant, des impôts, du sabotage éventuel. Avec la paupérisation du peuple, qui n’a pas d’argent je veux bien voir comment Investcom peut faire de l’argent. Mais ce sont des Libanais et ils connaissent bien nager dans les eaux troubles.» Quand au « clan Cellou » plusieurs sceptiques s’attendent à ce qu’ils continuent la « guérilla » contre Jean Claude Sultan, alors que les Guinéens, eux, ne demandent que des téléphones qui marchent et ne veulent plus entendre le réseau LAGUI, appelé "YAGUI" par les clients désabusés ("Yagui" signifie "la honte" en langue sossokhui) leur dire: « Votre correspondant ne peut être joint en ce moment...» (SOURCE: Boubah) MALI: RENFORCEMENT DE LA TRANSMISSION NUMÉRIQUELA SOTELMA ET SEAQUEST SIGNENT UN CONTRAT DE PRÈS DE 3 MILLIARDS DE FCFA Dans peu de temps, les installations déjà faites par la SOTELMA dans le domaine de la construction du réseau de transmission à fibres optiques se renforceront et seront sécurisées. C'est du moins ce qui ressort des différentes interventions enregistrées, hier jeudi 15 décembre, à l'Hôtel Nord-Sud lors de la signature du contrat entre le Groupe SeaQuest-Infotel et la Société des Télécommunications du Mali. La signature du contrat, qui a eu lieu hier jeudi, consacrait le démarrage effectif des activités relatives à la réalisation du "Projet de réseau de données de Bamako". Il consiste à réaliser un important réseau de transmission de données de câble à fibres optiques à Bamako intégrant et confortant, selon le Président Directeur Général de la SOTELMA, Cheick Sidi Nimaga, les réalisations déjà existantes. Pour cela, l'itinéraire du câble à fibres optiques a été choisi de façon à répondre aux besoins et à optimiser les coûts de pose et de raccordement sur la base d'une étude effectuée en 2003 sur le terrain par les experts de SeaQuest-Infotel en étroite collaboration avec une équipe technique pluridisciplinaire de la SOTELMA. La liaison à fibres optiques projetée sera connectée à celle existante à partir de la station terrienne de Sullymanbougou en direction de la rive droite du fleuve et traversant le Niger, les zones de Faladié, Niamakoro, Kalabankoro, Baco-Djicoroni et aboutissant au central téléphonique de Bamako-Coura. Par ailleurs, il est prévu de raccorder Koulouba et l'aéroport de Bamako-Sénou par des déports à partir respectivement du central téléphonique de Bamako-Coura et de Niamakoro. L'objectif de ce projet, à en croire le PDG de la SOTELMA, est, d'une part, de renforcer, sécuriser et consolider les réalisations déjà faites par la société qu'il dirige dans le domaine de la construction du réseau de transmission à fibres optiques. D'autre part, ces travaux permettront d'augmenter la capacité en bande passante à Bamako et la vitesse de transmission des lignes de transport en vue d'offrir des services de télécommunications fiables à haut débit. Selon toujours Cheick Sidi Nimaga, "la réalisation de ces travaux permettra à la SOTELMA de migrer vers une infrastructure maillée et renforcée par une sécurité tangible avec une exploitation et une gestion optimisées". Signalons que la bande passante, qui sera disponible sur le réseau, ouvrira les portes au développement des services à valeur ajoutée, le renforcement de la couverture de la boucle locale radio, la création de nouvelles unités de raccordement d'abonnés et, enfin, la diversification de Malitel. En outre, les technologies câblées en Internet haut débit (ADSL) et les nouvelles technologies radio large bande Wifi, WimMax pourront être déployées sans souci de manque de bande passante. Le coût total de ce projet est estimé à 2 890 000 000 de Fcfa. Pour accompagner son financement et garantir sa réalisation, la société SeaQuest-Infotel s'est associé les services de Exportation et Development Canada (EDC), une société d'Etat canadienne dont le mandat est d'offrir aux exportateurs canadiens des services de financement, d'assurance et de cautionnement. Dans ce cas, ECOBANK Mali a été sollicitée pour assurer le financement. Les parties ont convenu sur une convention de prêt en cours de finalisation dont le taux d'intérêt prévu est de 7%, toutes suggestions comprises et la durée de remboursement, de cinq ans avec un an de différé. Créé en mars 1990, le Groupe SeaQuest est une entreprise canadienne qui œuvre dans le secteur des nouvelles technologies et qui offre des solutions communément appelées système de gestion intégré dans le secteur manufacturier, maritime, des télécommunications, de la sécurité et de la sûreté. En Afrique, elle est présente au Nigeria, au Mali, au Sénégal, au Niger, au Cameroun. Pour le PDG, Raphaël Nguiaphi Nbogni, l'ambition de SeaQuest-Infotel est de faire du Mali un pays de l'information, ouvert sur le monde moderne. Aide au développement, appui à l'amélioration des systèmes de santé, à l'éducation, à l'administration, à la justice, voilà quelques domaines qui, depuis trois ans, symbolisent la coopération entre le Mali et le Canada. Pour la nouvelle ambassadrice, Isabelle Roy, "c'est une coopération discrète, mais efficace". D'où sa joie de voir aboutir ce projet entre la SOTELMA et SeaQuest-Infotel. Le ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies, Gaoussou Drabo, de réitérer la disponibilité de son département à diligenter ce projet en toute transparence. (SOURCE: L’independant) TÉLÉCEL-GABON BIENTÔT À KOULAMOUTOU ET À LASTOURVILLE DANS LA PROVINCE DE L'OGOOUÉ-LOLOUne délégation de la société de téléphonie mobile Télécel-Gabon, qui a décidé de répondre à la sommation du gouvernement sur la couverture de toutes les régions du pays, séjourne actuellement dans la province de l'Ogooué-Lolo (Sud-est), pour une localisation des sites d'implantation de leurs pylônes à Koulamoutou et Lastourville. L'implantation du réseau Télécel à Koulamoutou et Lastourville (Sud), va porter à 3 le nombre de sociétés de téléphonie mobile couvrant la province de l'Ogooué Lolo (Libertis et Celtel y sont présent depuis). A Koulamoutou, les responsables de Télécel ont souhaité implanter leur pylône sur le château d'eau du quartier "Mandji-château" dans le 2ème arrondissement. La proposition, a été rejetée par la municipalité, estimant que cela pourrait constituer un véritable danger pour les populations dudit quartier. L'opérateur a résolu de chercher un site dans les montagnes environnant la commune de Koulamoutou. Telecel, Libertis (filiale de Gabon-Télécom) et Celtel sont les trois opérateurs qui se partagent le marché de la téléphonie mobile au Gabon, pratiquant des coûts jugés « prohibitifs ». En octobre dernier, le gouvernement avait sommé les trois opérateurs à respecter leurs engagements notamment la couverture de tout le pays et la révision à la baisse des coûts des communications, au risque de se voir les licences retirées. Libertis (46 % des parts), Celtel (43%) et Télécel (9%), se partagent un peu plus de 520 000 abonnés sur toute l'étendue du territoire gabonais. (SOURCE: Gabonnews) POSTES ET TÉLÉCOMMUNICATIONS : RENFORCEMENT DES STRUCTURES DE RÉGULATION EN AFRIQUE CENTRALELes organes de régulation et opérateurs postaux et téléphoniques de l'Afrique centrale se sont mis d'accord sur la nécessité de coordonner leur action pour une meilleure gestion de ce secteur. C'est l'une des recommandations sorties du séminaire-atelier organisé du 12 au 14 décembre à Kinshasa sur la régulation et la regulation et la concurrence en matière de telecommunications. Le séminaire-atelier organisé du 12 au 14 décembre au Grand hôtel Kinshasa par l'Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (Arptc), en synergie avec le Comité de pilotage de la réforme des entreprises sur le thème centrale de la « concurrence et la régulation dans le secteur de la poste et des télécommunications » en Afrique centrale a été une occasion pour les délégués de différents pays de la sous-région de convenir de la nécessité pour chaque Etat de disposer d'un organe de régulation « fort, puissant, autonome, objectif, compétent, neutre et financièrement indépendant » pour une meilleure coordination des actions dans ce secteur en pleine expansion. En trois jours d'échanges, les organes régulateurs et opérateurs postaux et téléphoniques de la sous-région ont débattu des questions liées à l'interconnexion, à la concurrence, à la réforme du secteur des Postes, téléphones et télécommunications (Ptt) et au financement des organes de régulation, etc. S'exprimant au nom des participants, Mme Kithima Badjoko de Vodacom-Congo a fait remarquer que la rencontre de Kinshasa a permis aux experts de la sous-région de « comprendre que la réussite dans le secteur des Ptt dépend de l'étroite collaboration entre différents partenaires ». Et de relever que le séminaire a fait valoir le « caractère critique et important » d'un cadre réglementaire sain pour la promotion des investissements dans le secteur des Ptt. De son côté, le secrétaire exécutif adjoint du Copirep en charge des questions juridiques, Alexis Mangala, s'est félicité de la qualité des échanges suscités par ce séminaire ; ce qui, a-t-il déclaré, a « illuminé certaines zones d'ombre qui planaient encore sur le sentier de la régulation du secteur de la poste et des télécommunications ». Selon lui, l'affluence des délégués des pays de l'Afrique centrale aux travaux de Kinshasa était une preuve de l'importance que les acteurs du secteur « accordent à la question capitale de régulation de ce secteur hautement capitalistique et concurrentiel dans notre pays », en particulier et dans la sous-région, en général. C'est dans cette optique, a rappelé Alexis Mangala, que le Copirep continue à appuyer la mise en place des organes de régulation dans les secteurs de transport et de l'énergie en République démocratique du Congo, deux secteurs, pense-t-il, dont « le développement offrirait les facilités essentielles à celui du secteur de la poste et des télécommunications ». Tout en appelant à la capitalisation des recommandations issues de cet atelier, Alexis Mangala a reconnu qu'il aura été une meilleure occasion pour différents organes régulateurs de la sous-région de « constituer leur agenda ou au mieux une partie de leur plan d'action de l'année prochaine où ils s'attelleront sans atermoiements à la résolution des problèmes posés par les opérateurs ». S'exprimant en sa qualité de hôte et initiateur de ces assises, le président de l'Arptc, le professeur Modeste Mutombo Kyamakosa s'est dit honoré du soutien du gouvernement et de la Banque mondiale aux actions initiées par sa structure. Compte tenu de l'ampleur des problèmes de régulation des télécommunications qui se posent entre Brazzaville et Kinshasa, il a fait savoir que l'Arptc est plus que disposée à intégrer le voeu exprimé par les participants pour trouver des « solutions durables ». Devant la nécessité d'apporter les politiques nationales de régulation en Afrique centrale, il a renouvelé l'engagement de l'Arptc à accompagner la mise en place de l'Autorité de régulation des télécommunications en Afrique centrale (Artac) afin de rattraper le retard perdu en cette matière par rapport à d'autres régions de l'Afrique. (SOURCE: Le Potentiel) CAMEROUN: CONSOMMATION DU TELEPHONE, LES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES À L'HEURE DES QUOTASL'Etat veut ramener sa facture annuelle de téléphone de 15 à 3 milliards de Fcfa. "Les services publics ont accumulé vis-à-vis de Camtel, une dette qui se chiffre aujourd'hui à près de 90 milliards de francs Cfa ". Cette révélation a été faite le 1er décembre à la commission des finances et du budget de l'Assemblée nationale, par le ministre d'Etat Bello Bouba en charge des postes et télécommunications. Le Minpostel a alors indiqué aux députés que le gouvernement s'attellera à " mieux maîtriser la consommation du téléphone par les services publics dès 2006. " Dans cette perspective, le chef de l'Etat a signé le 1er novembre dernier un décret fixant les conditions d'installation et de prise en charge des moyens de télécommunication dans les services publics. Ledit décret précise dans son article 3 que " chaque administration devra se doter d'un équipement numérique de contrôle des consommations des moyens des télécommunications " mis à sa disposition. Oracle Business Intelligence Le texte fixe 4 catégories de lignes de téléphone dans les services publics. Les lignes permettant d'établir des communications fixes exclusivement à l'intérieur de la zone urbaine ; les lignes permettant des communications urbaines et nationales fixes ; les lignes établissant des communications urbaines, nationales, fixes et mobiles. La 4ème catégorie permet des communications urbaines nationales et internationales, fixes et mobiles. Chaque ligne de service bénéficiera d'un quota mensuel de consommation fixé selon les positions institutionnelles dans les administrations. Le décret du 1er novembre ajoute que " lorsque le quota est atteint avant la fin de la période correspondante, la ligne est immédiatement restreinte en réception pour la période concernée. Toutefois, les quotas non consommés sur une période sont automatiquement reconduits et pris en compte sur les périodes suivantes, dans le cadre du même exercice budgétaire ". La mise en oeuvre de ces dispositions passe par l'installation préalable dans les administrations d'un Private automatic branch exchange (Pabx). Cet appareil est un auto-commutateur qui assure la concentration des postes téléphoniques et contrôle électroniquement les seuils des communications. Ces appareils sont déjà installés au ministère des Postes et Télécommunications ainsi qu'au ministère de l'Economie et des finances. Ce nouveau dispositif de contrôle de la consommation du téléphone devrait être complété par un noeud intergouvernemental qui leur permettra d'utiliser le téléphone sans passer par le réseau Camtel. Cette volonté de réaliser des économies budgétaires sur la consommation du téléphone ne concerne pas le président de la République, le président de l'Assemblée nationale, le président du Sénat, la Premier ministre, le président du Conseil économique et social, le président du Conseil constitutionnel, le président de la Cour suprême, le procureur général près la Cour suprême, le ministre en charge des Relations extérieures qui disposent tous, de lignes de téléphone sans quota de consommation. Un texte particulier fixe par ailleurs les modalités de prise en charge des moyens de télécommunications des domiciles de ces responsables. S'agissant du téléphone à domicile des autres responsables publics éligibles à la prise en charge, il convient de rappeler que l'indemnité y afférente n'est plus intégrée dans le salaire. Cette indemnité sera désormais mandatée trimestriellement suivant la procédure de bon d'engagement. Les quotas de consommation du téléphone à domicile varient entre 90 000 F Cfa par mois pour les membres du gouvernement et assimilés à 15 000 F Cfa pour les régisseurs de prison secondaires. Un comité interministériel sera mis sur pied pour contrôler les consommations des moyens de télécommunications dans les administrations publiques. Le nouveau cadre réglementaire ainsi défini suscite beaucoup d'espoirs dans le sens des économies que peut réaliser l'Etat dans ce domaine du téléphone. Le train de vie d'une partie des personnels de l'Etat entièrement pris en charge par le contribuable a fini par développer des abus qui coûtent cher au trésor public, au détriment du développement social du pays. Le plaidoyer pour un retour à l'Etat modeste, espère-t-on, s'étendra à l'assainissement dans le secteur de l'attribution des logements administratifs. Mais peut-on oublier que la bataille engagée par Peter Mafany Musonge pour la rationalisation de l'utilisation des véhicules administratifs a produit des résultats plus que mitigés Les privilèges d'Etat ont la peau dure. (SOURCE: Le Messager) MARCHÉ DE LA TÉLÉPHONIE MOBILE : LE DISTRIBUTEUR RING ALGÉRIE DE PLUS EN PLUS PRÉSENTM. Hany K. Mahrez, président-directeur général de Ring Algérie, une filiale appartenant entièrement à Orascom Télécom Egypte, spécialisée dans la distribution de produits GSM et les services connexes, a animé hier une conférence de presse au siège de l'Union générale des commerçants et artisans algériens sis à Alger. Il faut savoir que Ring Algérie, qui fournit une vaste panoplie d'appareils téléphoniques GSM, est entrée en activité en Algérie le 06 mars 2003. Le PDG de Ring Algérie a, d'emblée, résumé aux représentants des médias sur quoi repose la stratégie commerciale de son entreprise, laquelle n'est pas la seule sur le marché algérien du portable, vendant des terminaux du constructeur finlandais Nokia puisqu'on en compte cinq au total. «Nous visons avant tout à répondre dans les délais aux commandes de nos distributeurs, présents aux quatre coins du pays, en tenant compte, bien entendu, des tendances d'achat que nous transmettent nos partenaires plus proches de la clientèle. En d'autres termes, nous restons à l'écoute du comportement du marché, une donne qui nous est nécessaire si l'on veut maintenir nos parts de marché actuelles, qui sont de l'ordre de 30%», a expliqué Hani Mahrez. Ce dernier s'est vu interpeller par un journaliste lui demandant si Nokia était la seule marque vendue par Ring Algérie. Il fera savoir que la marque finlandaise représentait «95% des activités de son entreprise». Selon lui, Ring Algérie a vendu 0,5 million de portables Nokia au premier semestre de l'année en cours et compte atteindre le million d'ici la fin de l'année. A l'inévitable question du marché parallèle et de son impact sur les ventes légales, le DG s'est montré plutôt peu inquiet, arguant que «les nouvelles dispositions de la loi sur le commerce diminueront grandement l'activité informelle». Il en apportera la preuve en soulignant : «Le marché parallèle du portable qui détenait 50% des parts de ventes est passé actuellement à 30%, un net recul qui est aussi dû à l'exigence des clients, très au fait de l'origine des terminaux GSM.» Toujours au sujet du marché parallèle, Hani Mahrez dira : «Ce n'est pas un phénomène propre à l'Algérie, on le rencontre un peu partout dans le monde. Je citerai, par exemple, le cas de l'Italie où j'ai séjourné dernièrement.» En matière de nouveauté, Ring Algérie compte, à partir de 2006, mettre en place un service Call Centre qui aura pour mission principale d'informer, sur le champ, le client qui désirerait savoir le prix de vente réel d'un appareil téléphonique fourni par le distributeur Ring à ses détaillants. Histoire de contrer le trop grand appétit sur la marge de bénéfice. Hany Mahrez annoncera enfin l'ouverture de magasins vendant exclusivement des produits Nokia. (SOURCE: La Tribune) GUINEE - TÉLÉCOMMUNICATIONS : TELECOM MALAISIA PLIE BAGAGE !Enfin, la Telecom Malaisia quitte finalement la Guinée après une dizaine d'années d'exercices. La passation de service a été faite hier entre l'ancien directeur de la Sotelgui, le Malaisien Kansour Kassim et le directeur actuel par intérim de la Sotelgui Thierno Oury Diallo. C'est en 1995 que l'Etat Guinéen et Telecom Malaisia ont signé un partenariat pour l'exploitation de ce secteur. Dix années dont le résultat se résume en un fiasco total. Les abonnés de la Sotelgui n'ont pas encore connu le bonheur après les nombreux problèmes de réseaux et de manque de puces. Ces incommodités ont été d'ailleurs dénoncées lors de la cérémonie de passation de service. Ainsi, la gestion de la Sotelgui revient à la Guinée, ce, à un moment où les cartes de recharges se font rares. L'équipe nouvelle devrait ainsi mettre les bouchées doubles pour enfin soulager la clientèle pour que l'on entende plus ce slogan "le numéro que vous venez de demander ne peut être joint en ce moment, veuillez rappeler ultérieurement". Enfin, la Telecom Malaisia quitte finalement la Guinée après une dizaine d'années d'exercices. La passation de service a été faite hier entre l'ancien directeur de la Sotelgui, le Malaisien Kansour Kassim et le directeur actuel par intérim de la Sotelgui Thierno Oury Diallo. C'est en 1995 que l'Etat Guinéen et Telecom Malaisia ont signé un partenariat pour l'exploitation de ce secteur. Dix années dont le résultat se résume en un fiasco total. Les abonnés de la Sotelgui n'ont pas encore connu le bonheur après les nombreux problèmes de réseaux et de manque de puces. Ces incommodités ont été d'ailleurs dénoncées lors de la cérémonie de passation de service. Ainsi, la gestion de la Sotelgui revient à la Guinée, ce, à un moment où les cartes de recharges se font rares. L'équipe nouvelle devrait ainsi mettre les bouchées doubles pour enfin soulager la clientèle pour que l'on entende plus ce slogan "le numéro que vous venez de demander ne peut être joint en ce moment, veuillez rappeler ultérieurement". (SOURCE: http://www.aminata.com/modules.php?name=News&file=article&sid=2174) MALI - LA SOTELMA INNOVELa Sotelma procédera très prochainement au lancement du CDMA 2000 (Code Division Multiples Accès), un nouveau système de communication en remplacement du système actuel de téléphone filaire. Dans cette perspective, le ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies, Gaoussou Drabo a visité hier au Central téléphonique de Bamako-Coura, les locaux abritant ces installations. Accompagné du directeur général de la Sotelma, Sidi Mohamed Nimaga, et de ses proches collaborateurs, le ministre a attentivement écouté les explications des responsables du centre CDMA sur le fonctionnement de nouveau système. D'après le coordinateur du projet, Boubacar Coulibaly, ce système présente de multiples avantages notamment dans l'amélioration de la capacité et de la qualité vocales, de la couverture et dans l'introduction de services de transmission de données à haut débit. Le système possède une capacité de 6000 lignes extensible à 10.000 et couvrira tout le district de Bamako. La rive gauche abritera ainsi trois stations de base, la première sur le site principal de Bamako-Coura et les deux autres à Sabalibougou et Souleymanebougou. L'innovation permettra aussi à 15 % du nombre total d'abonnés de se connecter à un internet à haut débit et de bénéficier, pour une partie d'entre-eux services inédits. En résumé le projet CDMA va accroître la capacité de raccordement du parc de téléphone fixe de la Sotelma, offrir des possibilités de connexion haut débit à Internet, proposer, entre autres, le service restreint commandé (SRC), le renvoi d'appel, le réveil automatique, la mise en attente, la facturation détaillée etc. L'installation des équipements des différentes composantes du système a pris 3 mois pour un projet qui coûte 828 millions de Fcfa. Les agents vont être formés au fonctionnement de cette nouvelle technologie et la clientèle sera informée de tous les services disponibles et de leur mode d'emploi, assure-t-on à la Sotelma. Ces nouvelles installations ont été implantées dans le cadre d'un partenariat liant la Sotelma à ZTE, une société chinoise de télécommunication. (SOURCE: http://www.malikounda.com/nouvelle_voir.php?idNouvelle=5501) SENEGAL - CHANGEMENT DE LABEL DE LA SONATEL ET D'ALIZÉ : PAS ENCORE DE FIL ORANGELa première tentative de faire changer de label la Sonatel, Alizé et de Sentoo a avorté. Le Conseil d'administration de la Sonatel qui se tenait hier à Dakar n'a pas avalisé un tel changement. Selon des sources proches du dossier, les représentants du gouvernement au Conseil d'administration ont demandé qu'un cabinet international soit commis pour une étude préalable. Ce cabinet étudiera l'opportunité oui ou non de changer de marque qui devrait passer à Orange, la marque internationale de France Télécom, mais également de l'opportunité du paiement du Brand free, qui est la taxe sur la marque. Cette situation conforte dans leur position les travailleurs de la Sonatel qui tenaient hier un sit-in, le matin et l'après-midi, devant les locaux de la direction générale de la boîte pour montrer leur désaccord à ce projet de France Télécom. Sur les banderoles, on pouvait lire entre autres: «France Télécom veut essouffler Alizé comme Air France a essoufflé Air Afrique», «Les colons de France Télécom reviennent par le cheval de troie Orange», «La Chanson du Renard (Mark Renard est le nom du Français président du Conseil d'administration de la Sonatel) pour prendre le fromage du Corbeau Alizé». «Le Sénégal n'est ni la Côte d'Ivoire encore moins le Camerounqui ont viré à l'Orange », a déclaré Kabou Guèye, secrétaire général du Sntpt et membre de l'Intersyndicale de la Sonatel. (SOURCE: Wal Fadjri ) MAROC- L’ANRT STATUE SUR DEUX LITIGES OPPOSANT MAROC TELECOM ET MEDITELECOMLe Comité de Gestion de l’ANRT vient de rendre deux décisions relatives aux litiges ayant opposé ITISSALAT AL MAGHRIB (IAM) à MédiTelecom. Il s’agit de : 1/ le rétablissement intégral de la liaison d’interconnexion permettant l’acheminement du trafic international entrant à destination de Médi Telecom, via le réseau d’IAM ; 2/ l’accès au câble sous marin SEA-ME-WE 3. 1- Concernant le litige relatif au rétablissement intégral de la liaison d’interconnexion permettant l’acheminement du trafic international entrant à destination de Médi Telecom, via le réseau d’IAM IAM avait saisi l’ANRT pour lui demander d’enjoindre à Médi Telecom de rétablir, immédiatement et intégralement, la totalité des capacités ouvertes à l’interconnexion avant la coupure par Médi Telecom, en août 2003, de la liaison permettant d’acheminer le trafic international destiné à ses abonnés, via IAM, et ce conformément à la décision du Comité de Gestion de l’ANRT du 27 décembre 2004. Ces capacités étaient de 36 MIC avant la coupure et ne sont à la date de la saisine que de 27 MIC. IAM avait conclu sa demande en avançant que le refus de Médi Telecom de procéder au rétablissement intégral de ladite liaison lui avait causé une perte de 38% du trafic international envoyé par ses partenaires étrangers, du fait de la congestion de la liaison d’interconnexion litigieuse, ayant entraîné une dégradation de la qualité de service. En réponse, Médi Telecom avait rejeté la demande d’IAM et avait soutenu qu’elle s’était conformée à la décision n°10/04 précitée, en permettant la terminaison dans son réseau du trafic de transit international en provenance d’IAM et qu’elle avait réalisé les extensions demandées par IAM à chaque fois que ces dernières se sont avérées nécessaires. Médi Telecom avait ajouté également que l’analyse du trafic de transit international en provenance d’IAM à destination de Médi Telecom démontrait que la capacité des faisceaux d’acheminement de ce trafic à la date de la saisine, permettait de véhiculer un trafic supérieur de 74 % au trafic véhiculé à la date de la demande d’extension faite par IAM, le 28 mars 2005, ce qui écartait toute possibilité de congestion ou de perte de trafic. La procédure réglementaire de conciliation engagée par l’ANRT entre les deux parties n’a pas abouti. Le Comité de Gestion de l’ANRT a considéré, qu’en l’absence d’éléments suffisamment déterminants pour apprécier la capacité nécessaire à l’écoulement du trafic dans de bonnes conditions de qualité de service, il ne pouvait se fonder que sur les données du marché du trafic international de transit et de la configuration dudit trafic, telle qu’elle se présentait avant août 2003, et qui ont par ailleurs servi à l’élaboration des décisions rendues en juillet, octobre et décembre 2004 concernant le litige relatif à la coupure de la liaison permettant l’acheminement du trafic international entrant à destination de Médi Telecom, via le réseau d’IAM. Aussi, le comité de Gestion a décidé de : - demander à Médi Telecom de porter à trente six (36) MICs, la capacité d’interconnexion mise à la disposition d’IAM, pour lui permettre d’acheminer le trafic international entrant à destination de Médi Telecom et trans itant via IAM ; - maintenir ladite capacité, jusqu’à la conclusion par les deux parties, d’un accord sur les procédures et délais relatifs au dimensionnement, à la planification et à la mise à disposition des capacités d’acheminement du trafic de transit international. - Concernant le litige relatif à l’accès au câble sous marin SEA-ME-WE 3 Ce litige avait fait l’objet d’une décision du Comité de Gestion de l’ANRT sen date du 20 juillet 2005, aux termes de laquelle un délai de deux mois fut accordé à IAM et à Médi Telecom, pour négocier et conclure un accord sur une nouvelle offre d’IAM relative à l’accès de Médi Telecom au câble sous marin SEAME-WE 3. La même décision avait stipulé qu’en l’absence d’accord dans le délai précité, le Comité de Gestion serait saisi d’office du litige. Les deux parties ont alors engagé de nouvelles négociations, sans pour autant parvenir à un accord sur les conditions tarifaires et de délai de réalisation d’une liaison backhaul pour l’accès de Médi Telecom au câble sous marin SEA-ME-WE 3. Le Comité de Gestion de l’ANRT a décidé, d’exiger d’IAM de satisfaire la demande de Médi Telecom, pour l’accès de cette ce câble sous marin SEA-ME-WE 3 via liaison backhaul, à partir du site de Médi Telecom à Casablanca, sur la base des tarifs en vigueur applicables aux Liaisons Louées Opérateurs, majorés de 50%, et ce sous 45 jours, à compter de la date de notification de sa décision. (SOURCE: http://www.itmaroc.com/article.php3?id_article=474) ANGOOLA - EXTENSION DE LA TÉLÉPHONIE MOBILE À PLUS DE 50 MUNICIPALITÉS DU PAYSL'entreprise de téléphonie mobile "Movicel" étendra, à partir de 2006, ses services à plus de cinquante municipalités de l'Angola, apprend l'Angop lundi, à Luanda. Le fait a été annoncé dimanche par le Directeur exécutif adjoint de la "Movicel", Francisco Basílio, lors de l'inauguration du signal dans la province, soulignant que dans cette expansion, trois des quatorze municipalités de Malanje en bénéficieront. Le responsable a souligné qu'au premier semestre de 2006, les municipalités de Cacuso, Kalandula et le barrage hydroélectrique de Capanda seraient les premiers à bénéficier des services de la Movicel. Il a affirmé que la Movicel avait déjà étendu ses services dans les municipalités de Waku Kungo, Gabela et Porto Amboim, province de Kwanza-Sul. Malgré quelques difficultés dans la fourniture de l'energie électrique et le carburant pour les groupes électrogènes qui supportent les antennes, la "Movicel" est en train de tout faire pour surmonter cette situation, a indiqué Basilio. Le signal de la Movicel à Malanje a été inauguré samedi par le gouverneur provincial, Cristóvão da Cunha, et dans cette région du pays, l'opératrice vendra, dans une première phase, près de dix mille numéros, parfaisant ainsi 400 mille au níveau de tout le pays. (SOURCE: Angola Press Agency) CAMEROUN - TÉLÉPHONIE MOBILE : LA VISION LUXCEY D'ORANGELe nouveau patron d'Orange Cameroun dévoile les grands axes de sa vision. Le nouveau directeur général de la société Orange Cameroun a donné sa première conférence de presse le 30 novembre dernier à Yaoundé. Le prétexte de cette sortie médiatique était " la vision Luxcey d'Orange Cameroun après 80 jours de prise de fonctions ". Philippe Luxcey a en effet saisi cette occasion pour préciser les grands axes de sa vision pour Orange Cameroun. Une vision qui s'abreuve à la source des acquis de l'année 2005 pour définir les perspectives de l'année 2006. D'emblée, le nouveau patron présente une entreprise qui a vite grandi. " Ce qui ne va pas sans crise de croissance ", reconnaît-il. L'année 2005 a commencé avec de très gros soucis à Orange Cameroun. Le réseau de couverture de l'entreprise avait bel et bien présenté des signes de fébrilité en janvier dernier, au point d'hypothéquer gravement l'avenir de cette société de téléphonie mobile. Un déficit de couverture à l'origine de sa perte de terrain face à la concurrence impitoyable dans son secteur d'activité. Aussi, confesse la nouvelle direction générale de l'entreprise, l'année en cours aura été celle du renforcement des fondations d'Orange Cameroun. Le réseau a connu une consolidation en termes de stabilité et de capacité. " Orange possède aujourd'hui une très bonne couverture de réseau en termes de superficie et de qualité L'extension réalisée ces derniers temps représente un doublement de la capacité d'accueil des clients prépayés. Orange est prêt à gérer en toute sérénité les sollicitations de la clientèle pendant les fêtes de fin d'année 2005 ". Pour l'année à venir, la filiale camerounaise de la multinationale consacrera 50 % son budget, annonce-t-on, à garantir la qualité du service et une couverture ambitieuse de son réseau. L'enveloppe réservée pour cette opération s'élève à plus de 40 milliards de Fcfa. " En volume, Orange Cameroun investira 40 % de sites supplémentaires. Cela se traduit par un désenclavement de certaines régions du Cameroun et permet de couvrir 3 millions de Camerounais de plus ". Orange Cameroun prévoit par ailleurs pour le premier semestre 2006 le réseau Gprs en couverture nationale avec les services associés tels que Mms et Portail multimédia. Enfin, il y aura un dynamisme visible de l'entreprise en 2006. Orange Cameroun entend passer à l'étape de (re) conquête d'une clientèle jamais fidélisée définitivement. Le jeu des questions-réponses entre le nouveau directeur général et les journalistes aura permis d'obtenir des éclairages sur des sujets tels que la baisse attendue des prix d'appels, le phénomène des fausses cartes Orange, l'arrivée tonitruante de Ct phone, la disparition annoncée des cartes Orange à 1000 Fcfa et la gestion du budget communication par les agences spécialisées. Sans détour, Philippe Luxcey a apporté des réponses précises. Extraits : " la baisse des prix d'appels ne saurait être drastique du fait des coûts d'exploitation ; les fausses cartes Orange sont un problème inconnu ; Ct phone offre un service différent de la téléphonie mobile ; le stock des cartes à 1000 fcfa est plein ; le budget communication Orange sera partagé par les agences Vaudoo (partie création) et Poseidon - branche régie de Nelson- (partie régie). Orange Cameroun, c'est environ 1.000.000 d'abonnés, 180 millions d'Euros de chiffre d'affaires ". (SOURCE: Le Messager) CAMEROUN - LA NOUVELLE GUERRE DU TÉLÉPHONELe dernier sursaut de la société Camtel vient relancer le marché dans un secteur décidément très animé. La surprise en cette fin d'année est bel et bien venue du téléphone fixe. En lançant son nouveau service " CT Phone ", la Cameroon Telecommunications (Camtel) a pris tout le monde de court. D'abord ses clients. Mais dans le bon sens. En tout cas, personne ne se plaint de pouvoir obtenir une ligne de téléphone fixe en moins d'une heure. Alors que jusque-là il fallait parfois attendre des années. Les clients de Camtel ne se plaindront pas non plus des tarifs annoncés par voie de campagne publicitaire depuis hier. On apprend par exemple que les communications du fixe vers les réseaux mobiles coûteront 120 F Cfa la minute, contre les 240 F qu'on paie actuellement quand on appelle d'un portable. Autre exemple : l'appel vers la France coûtera désormais 320 F la minute sur le fixe. Avec en plus des réductions de moitié sur tous les appels pendant les " heures creuses ", c'est-à-dire entre 20h et 7h du matin. Les faits et ces chiffres le montrent à suffisance : l'opérateur de téléphonie fixe vient de prendre un tournant inattendu de son développement. Et un regain de vitalité est naturellement attendu de cette option qui va certainement relancer la concurrence dans le secteur du téléphone tout court. Le téléphone tout court, car il est clair que le " CT Phone " de Camtel vient réduire à sa plus simple expression la frontière entre le fixe et le mobile. En plus des tarifs très concurrentiels, le fait de pouvoir se balader en ville avec son téléphone fixe est incontestablement un argument de supplémentaire conviction. Car même si on ne peut pas se servir de son CT Phone à Garoua pour le moment, le fait d'être joignable et de pouvoir appeler toutes les destinations à moindre coût va incontestablement peser sur la balance. Et sur ce plan-là, on pense évidemment aux concurrents de Camtel, eux aussi surpris par ce sursaut. Au point où nous en sommes, on voit mal les opérateurs de téléphonie mobile Orange et MTN Cameroon maintenir leurs tarifs actuels. La ruée observée en ce moment vers le CT Phone concurrent va permettre de tester la fiabilité de la nouveauté. Mais elle est surtout un indicateur auquel les opérateurs du cellulaire ne sauraient être insensibles. Et en attendant des développements prévisibles de la guerre des prix que vient de déclarer la Cameroon Telecommunications, ce sont les consommateurs qui se frottent les mains. Les premiers clients du CT Phone, bien sûr qui paient déjà moins cher. Mais aussi les abonnés des autres réseaux, qui peuvent être certains que le téléphone ne leur prendra plus autant d'argent qu'en ce moment. (SOURCE: Cameroun Tribune) INTERCONNEXION : CÔTE D'IVOIRE TÉLÉCOM ET AROBASE SE METTENT D'ACCORDLes deux opérateurs ont signé un protocole cette semaine. L'interconnexion entre Côte d'Ivoire Télécom et Arobase Telecom est désormais possible, du moins jusqu'à la fin de l'année 2005. En effet, un protocole d'accord a été signé entre les deux opérateurs lundi à l'immeuble Postel 2001 au Plateau. C'était en présence du Conseil des télécommunications de Côte d'Ivoire conduit par son président, M. Okobé Labalignon. Cet accord va permettre à Arobase Télécom d'acheminer ses communications sur le réseau de Côte d'Ivoire Télécom au coût de 50 francs HT(hors taxe) la minute du 1er Décembre au 31 Décembre . Depuis la mi- novembre, le CTCI mène des négociations avec Côte d'Ivoire Télécom et Arobase Télécom afin de mettre fin au différend qui oppose ces deux opérateurs. C'est suite à ces négociations que la rencontre du lundi a été convoquée. Le directeur général de Côte d'Ivoire Télécom, M. Koné Bruno, a tenu à clarifier que les aspects techniques de l'interconnexion avaient été réglés . Cependant, il a souligné que sa société avait certaines préoccupations relatives aux considérations commerciales, aux obligations contractuelles, à l'égalité du traitement des opérateurs et à la structure du capital de Côte d'Ivoire Télécom .Selon lui, c'est le respect de la réciprocité tarifaire qui doit conditionner cet accord. Ainsi, le coût d'accès au réseau d'Arobase Télécom sera aussi de 50 F HT la minute pour sa compagnie. Proposition acceptée par M. Amani Assié Gervais, PDG de Arobase Télécom. Mais ce dernier a souhaité que la liberté lui soit laissée pour fixer ses tarifs, précisant que les tarifs appliqués à Côte d'Ivoire Télécom sont internes à ladite société. Selon le président du CTCI, M. Okobé Labalignon, cet accord marque la fin du monopole de Côte d'Ivoire Télécom sur le marché de la téléphonie fixe. Mais il lie exclusivement les opérateurs du téléphone fixe car ceux du mobile ne sont pas concernés. Le tarif d'interconnexion étant valable pour l'année 2005, des négociations sont en cours pour l'année 2006 sous les auspices de l'ATCI. Dans le cas où ce nouveau tarif ne serait pas connu le 31 Décembre 2005, les circuits resteront ouverts et le tarif sera ultérieurement convenu. TRADE NET. M. Touré Vamé, directeur de cabinet adjoint représentant le ministre du Commerce, a présidé, hier, à l'hôtel Tiama le lancement des activités du World Trade Net (WTN) en Côte d'Ivoire. La cérémonie a été organisée par l'APEX-CI (Association pour la promotion des exportations de Côte d'Ivoire) en partenariat avec le Centre de commerce international de Genève et la Confédération générale des entreprises de Côte d'Ivoire. (SOURCE: Fraternite Matin) BURKINA FASO - LA TÉLÉPHONIE RURALE, BIENTÔT UNE RÉALITÉM. Maturin Bako, directeur général de ARTEL : «Avec les experts, nous allons échanger sur l'accès au service universel». Il se tient à Ouagadougou les 28 et 29 novembre 2005, un séminaire conjointement organisé par l'Autorité de régulation des télécommunications (ARTEL) et l'institut de la Banque mondiale, sur «l'évolution du coût de l'accès universel» «Bientôt, le téléphone sera disponible dans les zones rurales du Burkina Faso», a déclaré M. Maturin Bako, directeur général de l'ARTEL, car ajoute-t-il, «dans les grandes villes, nous disposons de toutes les facilités pour communiquer, mais dès que vous vous rendez en zone rurale, vous êtes confronté à des difficultés». La réforme du secteur des télécommunications entreprise depuis 1998 au Burkina Faso, appuyée et accompagnée par la Banque mondiale, a permis d'améliorer considérablement le taux d'accès au téléphone. Mais, a dit M. Paul Noumba, représentant de l'institution, couvrir les zones rurales en est une priorité. Les fondements de la réforme des télécommunications sont : l'accessibilité, la non discrimination et la disponibilité. Or, cela n'est pas effectif sur le terrain. Le gouvernement a adopté en mars 2003, la stratégie de développement du service universel, en matière de télécommunication. L'accès universel ou le service universel a pour objet de rapprocher les services de télécommunication, des zones défavorisées. Les participants au séminaire : «Ils ont 48 h pour déterminer les modèles et les instruments de régulation». M. Arsène Jacques Louari (micro), secrétaire général du ministère des Postes et Télécommunications : «Le ministère des postes et Télécommunications attache une grande importance à cette question et s'intéresse particulièrement aux conclusions de vos travaux». La stratégie nationale consiste, selon M. Arsène Jacques Louari, secrétaire général du ministère des Postes et Télécommunications, à «attribuer des licences à des opérateurs de service universel pour assurer la couverture des zones rurales aussi bien en services locaux classiques que pour l'accès à Internet». «En favorisant leur accès à l'information, les populations seront en mesure de réussir leur intégration économique à l'échelle nationale et auront une couverture sur le reste du monde par une meilleure connaissance des marchés nationaux et internationaux», a-t-il ajouté. Conscients que le non accès au TIC est un frein au développement et à l'épanouissement des populations rurales, les télécommunicateurs ont fait de la maîtrise du coût des services universels une priorité. Il s'agit donc pour cette présente rencontre d'évaluer les coûts et de déterminer les modèles et instruments de régulation. Bientôt des appels d'offres seront lancés et la région du Sud-Ouest sera la première bénéficiaire, a déclaré M. Maturin Bako. (SOURCE: Sidwaya ) 8ÈME ANNIVERSAIRE DE MADACOM : LA PREMIÈRE SOCIÉTÉ DE TÉLÉPHONIE MOBILE DE MADAGASCAR OPÉRE DANS LA PERFORMANCE5 millions de dollars d'investissements et 35 nouvelles villes desservies Pour se maintenir à sa place de leader dans le domaine de la téléphonie mobile, Madacom ne lésine pas sur les moyens. La première société de téléphonie mobile de Madagascar qui vient de fêter son 8ème anniversaire montre sa compétitivité et son efficacité en investissant beaucoup. « Nous avons investi près de 5 millions de dollars US pour renforcer nos infrastructures et rien que pour l'année 2005, nous nous sommes implantés dans 35 nouvelles villes », a déclaré hier au Hilton le Directeur Général de Madacom, Pawez Jugoo, lors d'une sympathique réception qui a vu la présence du tout Tana du milieu des affaires. On peut citer, entre autres, Mananara Nord, Vohipeno, Ankify, Sainte Marie, Miarinarivo, Arivonimamo, Katsepy, Sakaraha, Amparafaravola, Carion, Imady/ Voilà côté couverture. En ce qui concerne les offres de services, les clients de Madacom ont été bien servis et continueront de l'être. En mai, Madacom avait lancé le produit à tarif unique vers tous les opérateurs Punchy, avec beaucoup de succès. Il y a eu également la baise des tarifs de 20% vers les autres opérateurs en juin, puis la baisse des tarifs internationaux entre 10% et 45% en juillet. Enfin, comme Madacom est aussi une citoyenne, la baisse de la TVA a été immédiatement répercutée sur les tarifs dès le mois de septembre. Des actions qui étaient évidemment appréciées par la clientèle qui continue de faire confiance à Madacom, en tant que leader dans la téléphonie mobile. « L'objectif de Madacom est toujours de faire bénéficier ses clients de ce qui se fait de mieux en terme de qualité de services et surtout de prix », a précisé Parwez Jugoo. Madacom qui s'est également impliqué dans le domaine des valeurs culturelles. En soutenant directement une vingtaine d'artistes malgaches de tous les genres et de tous les âges, Madacom a montré aussi qu'elle sait mettre en avant la musique et la culture malgache. « Au-delà d'une simple campagne de notoriété, nous voulions renforcer l'idée que tout le monde sait déjà : Madacom est l'opérateur proche des Malgaches, à l'écoute de ses clients, qui travaille avec tous ceux qui veulent participer au développement du pays, et qui valorise ce qui se fait de mieux dans le pays ». Pour 2006, Madacom promet de très bonnes surprises à sa clientèle. (SOURCE: Midi Madagasikara )
LES PIRATES MAROCAINS RISQUENT GROSLa « carrière » des pirates marocains prendra fin dans les prochaines semaines en vertu de la loi sur la propriété intellectuelle qui vient d’être approuvée à l’unanimité par la Chambre des Conseillers en attendant de l’être par la Chambre des Représentants. Ce texte prévoit des sanctions assez sévères vis-à-vis des contrevenants. Désormais, le juge des affaires liées aux droits d’auteur et droits voisins ne statuera plus selon le code pénal. En effet, pour une première infraction, la peine sera de 2 à 6 mois d’emprisonnement, en plus d’une amende de 10 000 à 100 000 dh. En cas de récidive, la peine sera de 1 à 4 ans avec une amende de 60 000 à 600 000 dhs. Avec l’entrée en vigueur de ladite loi, les pirates devraient s’attendre à des jours plus durs. Le renforcement du rôle du Bureau Marocain du Droit d’Auteur (BMDA) que ladite loi lui accorde placera sans aucun doute dans une mauvaise posture les pirates existants au Maroc qui risquent de payer très cher ce vol pur et simple. La latitude de ce bureau vise à intervenir efficacement pour lutter contre le piratage et la contrefaçon, afin d’assurer la protection des œuvres, quelle que soit leur nature. Cependant, la réglementation existant auparavant se limitait à la seule protection de quelques métiers d’arts comme les paroliers et les musiciens, le texte qui vient d’être approuvé introduit une notion plus large du droit d’auteur et des dispositions nouvelles en ce qui concerne la réglementation d’Internet et qui inclut aussi d’autres métiers tels les chansonniers, les producteurs, etc... Autres avantages adoptés par ladite loi, il s’agit des droits exclusifs des artistes et auteurs qui seront plus protégés. La nouveauté concerne la prolongation de la durée des droits patrimoniaux. Avant, les productions culturelles et intellectuelles étaient protégées jusqu’à 50 ans après la mort de l’auteur ; aujourd’hui, cette durée s’élève à 70 ans. Aussi, cette loi prévoit un contrôle sévère auprès des marchandises franchissant les frontières des pays. L’administration de la douane est habilitée à contrôler les œuvres protégées mais enregistrées illicitement. Ceci ne peut résoudre qu’une partie du problème, les choses sont de plus en plus compliquées, les jeunes internautes, grâce aux graveurs de disques, peuvent réaliser plusieurs copies des chansons et des films à peine sortis dans les grandes surfaces. Comment le BMDA arrivera-t-il à contrôler ces jeunes chez eux, dans les cybers... ? Le contrôle avec l’avancée de la technologie demeure très difficile. Il faut surtout œuvrer en parallèle pour changer les mentalités. (SOURCE: L’Opinion) CAMEROUN: INTERNET /INTRANET HAUT DÉBIT : LA FIBRE OPTIQUE ENFIN COMMERCIALISÉEOne world Connect propose, à travers la fibre optique, une solution à la faiblesse des technologies en usage au Cameroun. Jeudi 8 décembre, entre 8h30 et 12h dans la salle de conférence de l'hôtel Akwa palace, One world connect (Owc) a présenté au public ses ambitions dans le champ des télécommunications. La grande innovation ici, c'est le système qui utilise la connexion à la fibre optique. Si on se fie aux dires de l'américain John Diem, spécialiste des Ntic à la Fox Valley, venu des Usa pour le rodage des équipements de One world connect, le Cameroun vient de faire un grand bond en avant en matière connexion Internet à haut débit. Présentant le système Wireless broadband wimax ready qui associe " le sans fil " à la fibre optique, John Diem a affirmé que l'un des plus grands avantages est de permettre la circulation de l'information à la vitesse de la lumière. Sur le champ, il a effectué une démonstration en communiquant par voix et en partageant l'écran de l'ordinateur de l'un de ses collaborateurs opérant depuis leur base située dans un immeuble au niveau de la poste d'Akwa. Ainsi, depuis la salle de conférence de l'hôtel où l'on se trouvait, John Diem voyait à travers son propre ordinateur, le travail effectué par son collaborateur tout en donnant des directives à ce dernier. Concluant cette démonstration, John Diem a expliqué qu'avec le système Wbwr aucune maintenance n'est nécessaire au niveau du client, puisque le matériel pourra à l'occasion être mis à jour à distance à partir du centre de contrôle de One world connect. Face à la vingtaine des invités venus assister au lancement de leurs activités, Bertrand Fondjo ingénieur spécialiste des liaisons wireless chez Motorola et promoteur de One world connect, s'est lancé dans un exposé où il a passé en revue toutes les solutions proposées jusqu'ici pour une meilleure connexion Internet pour conclure que le Wireless broadband wimax ready (Wbwr) est tout ce qu'il y a de mieux : " Ce système miniaturisé combine performance, sécurité, facilité d'utilisation et coût réduit. Il est à coup sûr une révolution dans le domaine des télécommunications et donne ainsi aux organisations camerounaises, une occasion inespérée de faire un bond dans le futur ", déclare-t-il très enthousiaste. Parlant des systèmes Vsat (Very small aperture terminal) présenté jusqu'ici comme le must dans ce domaine, M. Fondjo estime que cette technologie qui se caractérise par le déploiement d'engins lourds et encombrants pour un temps de résolution relativement long et pas toujours fiable, a fait son temps ! Avec la liaison Wbwr, le débit oscille entre 64K à 2048 kb/s et la connexion se fait par antenne à partir du pylône central connecté par fibre optique au noeud de Camtel. Chaque client a une antenne miniaturisée reliée à la base de Owc par wireless. Les ondes hertziennes ainsi diffusées donnent la possibilité de connexion à tout le monde et ce, quelle que soit la zone géographique. Au-delà de l'efficacité présumée de ce système, la grande question reste le coût de la connexion. Sous-traitant la fibre optique à Camtel, One world connect n'est pas totalement maître de ses tarifs clients. Dans un environnement financièrement sinistré comme celui du Cameroun, l'élément coût sera très déterminant dans l'appropriation ou non de cette nouvelle technologie. (SOURCE: Le Messager) TUNISIE: CRÉATION DE 120.000 LIGNES INTERNET À HAUT DÉBIT AVANT JUIN PROCHAINDans sa réponse aux demandes d'éclairages des conseillers, M. Montasser Ouaïli, ministre des Technologies de la communication, a évoqué le succès éclatant du Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) et a indiqué que ce succès est le fruit des efforts colossaux déployés par tous les départements de l'Etat et de l'efficacité des préparatifs et de la coordination entre les interventions des diverses parties concernées. Il a ajouté que l'organisation de la deuxième phase du SMSI constitue une contribution significative de la Tunisie à la mise en place d'une plateforme idoine pour l'édification, à l'échelle mondiale, d'une société de l'information équitable et équilibrée, relevant, dans ce contexte, que le programme présidentiel «Pour la Tunisie de demain» reflète le souci du Chef de l'Etat d'édifier sur le plan national une économie du savoir. Répondant aux demandes d'éclaircissements des conseillers sur la stratégie arrêtée pour généraliser l'Internet à haut dépit (Adsl), le ministre a annoncé que le nombre des abonnés à ce réseau s'élève actuellement à 12.000 et que celui des lignes disponibles sur tout le territoire du pays s'élève à 30.000, notant que l'écart existant en matière d'utilisation de ces lignes selon les zones a amené le ministère à les redistribuer afin d'en faire bénéficier les régions où la demande de cette technologie est forte. M. Ouaïli a affirmé que 120.000 nouvelles lignes seront créées durant le premier trimestre 2006, évoquant l'intérêt accordé aux handicapés en vue de leur faciliter l'accès aux technologies de l'information. Il a rappelé les décisions présidentielles prises dans ce domaine notamment la création de centres informatiques destinés aux handicapés. Concernant les activités de la Poste, le ministre a affirmé que des services financiers ont été intégrés dans ce domaine indiquant que le ministère prépare un nouveau cahier des charges afin de promouvoir de nouveaux services dans les bureaux de poste. S'agissant des publinets, M. Ouaïli a fait remarquer que leur nombre n'a pas baissé et qu'il s'élève actuellement à 300 centres dans les différentes régions du pays, outre les 80 cyberparcs créés dans les maisons des jeunes. Il a noté que Tunisie Télécom a conclu 244 accords avec des opérateurs étrangers pour le transfert de communications internationales (roaming) au niveau des lignes facturées et 18 accords au niveau des lignes prépayées, évoquant l'ouverture du capital de cette compagnie aux privés en vue de renforcer sa compétitivité. (SOURCE: La Presse) TIC EN AFRIQUE : LE DÉFI DE L'ACCÈS DU PLUS GRAND NOMBREDeux semaines après les passionnants débats sur la fracture numérique au Sommet sur la société de l'information (Smsi), à Tunis, la fondation Osiwa (Open society initiative for West Africa) a lancé au Sénégal un non moins brûlant débat sur les enjeux de l'accès des populations d'Afrique occidentale et centrale aux Technologies de l'information et de la communication (Tic). Du 29 novembre au 2 décembre dernier, des représentants d'Ong, de la société civile, ministres en charge de la vulgarisation de Tic, fournisseurs d'accès Internet, opérateurs de Télécoms, régulateurs ont planché sur un modus vivendi d'environnement favorable et de coûts abordables pour des Tic véritablement au service du développement économique et de la bonne gouvernance. A l'origine de l'atelier du Sénégal, Osiwa est parti du constat selon lequel les coûts élevés d'accès aux services constituent un facteur limitatif de l'accès des populations, surtout les plus pauvres, aux Tic. Or, si rien ne se fait, si les différents acteurs ne se concertent pas, il est difficile de lever cet obstacle. C'est pourquoi, la fondation a initié un débat de trois jours pour décortiquer les obstacles à l'avènement d'une bande passante abordable pour les populations, analyser les problèmes qui empêchent la réalisation de cet objectif vital afin d'arriver à un modus .vivendi pour changer la situation. «Convaincue que la meilleure manière de rendre son action efficace est d'appuyer les initiatives porteuses et novatrices, susceptibles de valoriser les activités de la société civile en Afrique de l'Ouest», Osiwa met ainsi sur la table les questions du monopole des opérateurs historiques de télécommunications, la transparence dans la fixation des prix, la régulation des activités des opérateurs, le financement des infrastructures. Poursuivant le même objectif, l'Institut Panos a convié six journalistes du Burkina Faso, du Bénin, du Mali, du Togo et du Sénégal à cette rencontre en vue de leur permettre de s'impregner de la problématique en débat et de renforcer leurs capacités dans le traitement de l'information relative aux enjeux des Tic dans leurs pays respectifs. A terme, Osiwa ambitionne d'amener les gouvernements et les opérateurs de régulation à mieux intégrer la nécessité vitale de permettre aux populations de ce service des Tic pour leur développement, les opérateurs à faire les meilleurs investissements, aux acteurs de la société civile de se professionnaliser en vue de hâter l'avènement de la société africaine de l'information permanente et totale où les Tic ne sont pas seulement perçues comme une affaire des élites. (SOURCE: Wal Fadjri) ILE MAURICE - PATRIMOINE : L'AAPRAVASI GHAT EN LIGNEDu site historique au site web, l'Aapravasi Ghat a franchi le pas. Un espace virtuel placé sous le signe du drapeau national. Autant de couleurs pour retracer l'histoire du lieu de débarquement des travailleurs engagés. Ainsi, les visiteurs connectés à l'adresse www.aapravasighat.com auront accès à une mine d'informations sur ce premier lieu de transit des travailleurs engagés, construit en 1849, agrandi l'année suivante et plaque tournante de l'engagisme jusqu'à 1910. Des pages d'histoire à lire et relire sur le site web de l'Aapravasi Ghat Trust Fund (AGTF), lancé hier, en présence du ministre des Arts et de la Culture, Mahendra Gowreesoo. "En très peu de temps, l'AGTF s'est forgé une stature d'institution culturelle majeure au sein du ministère", a-t-il affirmé. Un statut que le site Internet défend au gré des liens qui l'étoffent. L'historique du site égrène avec brièveté et clarté les fonctions de l'Aapravasi Ghat. Contrôle sanitaire, délivrance des laissez-passer et des certificats de mariage aux immigrants, registre de leurs acquisitions de terrains, entre autres. Le site web contient aussi l'incontournable galerie de photos. Elle nous montre à la fois une vue d'ensemble des restes de ce qui fut un hôpital et des cuisines, tout en nous prenant par la main pour faire le tour des vestiges découverts lors des fouilles archéologiques. Une bibliographie extensive est mise à la disposition des visiteurs. En somme, tous ces efforts ont pour objectif d'"être plus près du public, y compris celui qui vit hors de Maurice. De faire passer le message de l'AGTF sans intermédiaire", affirme Vijaya Teelock, présidente du conseil d'administration de l'AGTF. "Le site sera mis à jour tous les mois", ajoute-t-elle, en précisant que les parties en construction sur le site web, devraient être complétées d'ici le début de l'an prochain. Il s'agit notamment du Children's Corner, qui cherche à sensibiliser le public scolaire aux efforts de préservation de l'AGTF. Pendant ce temps, les travaux se poursuivent. Entrés dans la troisième phase, ils se concentrent sur la réfection du toit, le remplacement de la tôle par le bois, "tel que c'était en 1866", précise Vijaya Teelock. Des travaux supervisés par Munish Pandit, Restoration Architect du Conseil international des monuments et des sites, organe consultatif de l'Unesco. Il aidera également l'AGTF à finaliser son Management Plan. L'Unesco a en effet donné un délai d'un an à l'AGTF pour soumettre, dans le détail, sa stratégie pour préserver le site à long terme. Le document devrait être soumis en février 2006. "Nous avons aussi des réunions une fois le mois sur le sujet de la buffer zone." La dernière a eu lieu hier. (SOURCE; L’Express) LE PATRIMOINE CULTUREL AFRICAIN FACE À LA DÉFERLANTE GOOGLEEn quelques années, l’entreprise américaine Google s’est imposée sur le Net. Elle projette, dans un futur proche, de procéder à la numérisation de 15 millions de livres appartenant au patrimoine culturel mondial. Quelles seront les conséquences de cette initiative américaine pour l’Afrique ? L’avis de Jean-Noël Jeanneney, président de la Bibliothèque nationale de France. Google, le géant américain de la Toile, souhaite numériser 15 millions de livres du patrimoine culturel mondial disponibles dans des bibliothèques en majorité américaines. Dans un récent ouvrage, Quand Google défie l’Europe, Jean-Noël Jeanneney, le président de la Bibliothèque nationale de France (BNF), met en garde sur le risque d’un monopole culturel américain. Si les pays européens, l’Inde ou encore la Chine peuvent faire face à cette menace, le continent africain est plus démuni. Dans cet entretien, l’historien, patron d’un des lieux phare de la culture française, revient sur les conséquences d’une telle entreprise pour l’Afrique. Quelles sont les conséquences pour l’Afrique du projet de Google ? Jean-Noël Jeanneney : Il y a deux conséquences et la première est positive. Le projet de Google, tout comme Gallica, celui de la Bibliothèque nationale de France qui a déjà permis la numérisation de 80 000 livres numérisés, est un moyen de réduire la fracture numérique. Entre ceux qui ont un accès aisé aux bibliothèques et les autres qui y accèdent plus difficilement. C’est le cas entre le Nord et le Sud. Dans les années 70, Sean Mac Bride, alors président d’une commission internationale d’étude des problèmes de la communication à l’Unesco (l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture), avait déjà réfléchi à cette problématique, mais en termes d’accès à l’information. Aujourd’hui, il s’agit de la culture dans son acception la plus large. Le passage par Internet permettra de diminuer cette inégalité d’accès à la culture grâce aux livres. Mais qu’en sera-t-il de l’organisation de l’offre ? C’est là le problème. Quels livres seront numérisés ? Comment s’effectuera leur classification ? C’est à cause de toutes ces interrogations que j’ai lancé un appel. Car Google risque de rechercher un quasi - monopole dans ce domaine. Le choix des livres, appartenant à des bibliothèques américaines pour l’essentiel, leur organisation et leur offre présentent deux caractéristiques fondamentales. D’une part, c’est une vision anglo-saxone, même si elle se prétend universelle. Et d’autre part, c’est une entreprise commerciale qui sera fortement influencée par la publicité. C’est pour cela que vous avez publié Quand Google défie l’Europe... Jean-Noël Jeanneney : Il m’est apparu qu’il fallait que les autres continents et d’abord l’Europe, parce que je suis Européen, proposent une numérisation massive et organisée de manière différente. Nous n’avons pas attendu Google pour cela. Gallica le prouve même si les livres concernés sont loin du million, l’objectif à atteindre dans quelques années. Ce que j’ai proposé, et qui a touché les esprits et les cœurs, c’est une bibliothèque européenne avec des choix européens et un algorithme européen. Dans l’intérêt, naturellement, de l’Europe. Car il y a une vision européenne. L’Europe a déjà exprimé sa spécificité dans plusieurs domaines : l’écologie, la peine de mort, l’équilibre entre l’état et le marché... Mais c’est aussi dans l’intérêt des autres continents qui auront la possibilité d’accéder à différentes sources, gage de liberté. Notamment l’Afrique, avant qu’elle ne soit en mesure de numériser sa littérature. Avez-vous été sollicité par des pays africains ? Jean-Noël Jeanneney : Oui, l’Egypte en l’occurrence. Pour ce qui est de la partie arabe de l’Afrique, la bibliothèque d’Alexandrie a marqué un vif intérêt pour mon livre qui a déjà été traduit en arabe. Cela montre qu’elle a envie que les livres de la civilisation arabe, plus largement l’Islam, soient représentés en bonne place sur la Toile. A l’instar de la Chine et de l’Inde. Il est important que les grandes civilisations de la planète puissent proposer leur propre regard sur leur héritage. Il y a une grande marque d’intérêt pour mon projet de la part d’anciennes colonies françaises comme l’Algérie et le Maroc qui sont effectivement limités dans leurs moyens. Leur souci est avant tout de constituer des bibliothèques matérielles qui fonctionnent et qui soient entretenues. Ils suivent de très près les événements liés à la numérisation et je souhaite les tenir au courant. Peut-on parler des conséquences de l’initiative de Google sans faire la différence entre l’Afrique francophone et anglophone ? Jean-Noël Jeanneney : L’Union européenne doit numériser pour éviter que l’anglais, peu à peu, ne vienne chasser les autres langues quand on sort du cercle familial ou national. L’Afrique est riche de la diversité des langues importées et de ses propres langues. L’Afrique francophone, si elle le souhaite, peut travailler avec la France : nous sommes des amis. Des liens technologiques permettront une interopérabilité, une homogénéité des critères de choix des livres et de la présentation des documents numérisés. Il sera indispensable d’en parler avec les Africains le jour où ils pourront le faire. Un jour ou l’autre, ils auront à affronter ce défi comme nous l’affrontons aujourd’hui. Cependant, l’Afrique francophone et l’Afrique anglophone doivent travailler ensemble pour proposer une vision africaine du monde. Quelles sont les garanties pour que le projet de numérisation européen soit moins impérialiste que le projet américain ? Jean-Noël Jeanneney : Je considère que l’héritage des Lumières est un bien universel. Je pense que l’Afrique a tout intérêt à ce que plusieurs sources existent, en attendant (je n’y verrais évidemment que des avantages) que le continent ait son propre regard. L’Union africaine pourrait contribuer à son émergence. La culture n’est-elle pas un moyen pour les Américains de réaliser à terme le rêve de Francis Fukuyama ? Jean-Noël Jeanneney :Peut-être. Mais je pense que la thèse de Francis Fukuyama, qui promet l’avènement d’une démocratie libérale de type américaine qui s’étendrait forcément à toute la planète, dans laquelle tout le monde serait heureux, sans guerre ni affrontement, est absurde. Le monde est riche de sa diversité culturelle et celle-ci n’engendrera pas, en soi, de choc des civilisations. Elle n’implique pas la guerre, mais au contraire la compréhension et l’écoute. Il est plus sûr et sage d’avoir différents pôles d’influence culturelle qu’un seul qui serait américain. On parle de projet européen mais les Anglais sont-ils sur la même ligne de conduite que les Français ? Jean-Noël Jeanneney : Ils désirent faire partie de la bibliothèque européenne, surtout si ça marche. Mais en même temps, ils viennent de conclure un accord avec Microsoft, grand rival de Google, pour numériser une centaine de milliers d’ouvrages. Au total, la position anglaise est encore floue. Y- a t-il un projet de mobilisation à l’échelle continentale en Afrique ? Jean-Noël Jeanneney : Non. Il n’y en a pas encore mais je pense que si on lance une bibliothèque européenne, ça va aller assez vite. Une prise de conscience naîtra sur le continent africain. J’espère par ailleurs, qu’avec l’aide technologique et matérielle d’autres continents, on arrivera à dégager les moyens nécessaires pour concrétiser un tel projet, en dépit des difficultés que rencontrent ces pays. (SOURCE: http://www.afrik.com/article9156.html) INAUGURATION : LA MEF ET LA MCCI À LA CYBERCITÉLa cybercité d'Ebène ne laisse pas indifférentes les institutions du secteur privé. Certaines s'y installent déjà. Le bâtiment abritant le centre administratif de la Mauritius Employers Federation (MEF) et le Centre d'études supérieures de la Chambre de commerce et de l'industrie de Maurice (MCCI) a été inauguré hier à Ebène par le Premier ministre suppléant, Rashid Beebeejaun. Le centre de formation, qui existe depuis une vingtaine d'années, a formé jusqu'ici plus de 600 cadres du secteur informatique à travers différents programmes d'études, dont le Brevet de technicien supérieur en informatique, diplôme délivré par le ministère français de l'Education nationale. «La formation reste au coeur de notre développement. A un moment où l'avenir du sucre est menacé, je suis heureux de constater que des institutions comme la MEF et la MCCI prennent des initiatives qui vont promouvoir le knowlegde hub», commente Rashid Beebeejaun. Le président de la MCCI, Lloyd Coombes abonde dans le même sens. Il évoque le rôle de la chambre dans la promotion de l'enseignement des Tic et des sciences de l'entreprise. Il a expliqué que les programmes de formation évoluent constamment pour tenir compte des réalités de l'entreprise et de l'économie. L'institution offre également des cours menant à la Maîtrise de sciences de gestion, au Master en administration des entreprises et à la Licence professionnelle de commerce électronique. Pour Gérard Garrioch, président de la MEF, la construction des nouveaux locaux est preuve que « le secteur privé ne se contente pas de parler de formation et de l'économie des services que dans les discours.» Il rappelle lui aussi l'engagement de l'organisation patronale dans l'éducation continue des cadres d'entreprise. La MEF Management School a jusqu'ici formé plus de 5 000 étudiants à différents niveaux. La cérémonie d'hier a aussi été marquée par la remise de diplômes aux étudiants reçus aux derniers examens du Centre d'études supérieures de la MCCI. (SOURCE: L’express) CAMEROUN - LE RÉSEAU DES RÉSEAUX MAFIEUXL'Internet est devenu le champ par excellence des petites et grosses escroqueries. L'énorme volume de transactions sur l'Internet, par les sites commerciaux ou par " eBay " (site spécialisé à cet effet), attire des nuages d'escrocs qui trouvent à portée de main une multitude de naïfs appâtés par l'espoir d'acheter un objet convoité au dixième de sa valeur. Que ce soit des ventes aux enchères, ou l'obtention des " Green Card " nationalité américaine, les plus crédules se font avoir. Alain Fogang, opérateur économique en a été victime. Un vendeur l'a contacté directement et après une dizaine de courriers électriques, il lui a envoyé des photos montrant le pseudo matériel : appareils photos, ordinateurs portables, (après enquête, les photos avaient été récupérées ailleurs sur une autre site). " Nous convenons du prix final comprenant le port, payable moitié d'avance, moitié à réception. Mais je n'ai malheureusement pas pu obtenir malgré une longue discussion, la copie de la facture que j'exigeais. Mais il était habile, semblait honnête et j'ai naïvement fini par accepter. J'ai perdu 885 euros environ 582.950 Fcfa ", explique Alain Fogang. Le modus operandi est déjà connu : les pirates utilisent des robots pour détecter des adresses e-mail sur le site d'eBay. Ils contactent ensuite leurs proprié | ||||||||||||||||||||||||||||||||