Balancing Act News Update - African internet developments

Balancing Act home page

Current issue

Full archive

Submissions

Subscribe

Order publications

About

Contact us

Search site

Amend subscription

En français



The countries below contain a historic archive of information on the state of the internet that is now three years old. For some countries, the information has remained largely the same whereas for others considerable change has occurred. However it can still be used to identify organisations involved in developing the internet and to understand the historic development of the Internet in Africa. For up-to-date (but "pay-for") information click here: There are special rates for students and universities.

DOWNLOADS ZONE
This is an area where you can download longer articles and reports of interest. These will be updated as new material becomes available.

Download 1
(Word format, 875kb)
This IDRC-supported research study looks at how complaints by African consumers in the telecoms and Internet sectors are dealt with and what input consumer organisations are able to make into policy for these sectors. It is based on a survey of 30 African countries and includes detailed case studies of Kenya, Senegal and South Africa.

Download 2 Word document
(255kb)
This chapter from the ITU's Global Trends in Telecommunications Reform 2005 examines the market and regulatory implications of the shift to IP networks and outlines the different types of responses regulators are making to VoIP calling.

Download 3
(pdf format, 310kb)
Leslie Chan, Barbara Kirsop, Subbiah Arunachalam look at the use of Open Access archiving as a way of improving scientific capacity building.

If you have updates or interesting material to add, please send it to info@balancingact-africa.com

ALGERIA ANGOLA BENIN BOTSWANA BURKINA FASO BURUNDI CAMEROON CAPE VERDE CENTRAL AFRICAN REPUBLIC CHAD COMOROS CONGO COTE D'IVOIRE DEMOCRATIC REPUBLIC OF CONGO DJIBOUTI EGYPT EQUATORIAL GUINEA ERITREA ETHIOPIA GABON GAMBIA GHANA GUINEA GUINEA-BISSAU KENYA LESOTHO LIBERIA LIBYAN ARAB JAMAHIRIYA MADAGASCAR MALAWI MALI MAURITANIA MAURITIUS MOROCCO MOZAMBIQUE NAMIBIA NIGER NIGERIA REUNION RWANDA SAO TOME & PRINCIPE SENEGAL SEYCHELLES SIERRA LEONE SOMALIA SOUTH AFRICA SUDAN SWAZILAND TOGO TUNISIA UGANDA UNITED REP OF TANZANIA ZAMBIA ZIMBABWE

Edition en français No 109 juin 2009

L'EDITORIAL DU MOIS

ACTUALITES TELECOM

ACTUALITES INTERNET

CONVERGENCES TECHNOLOGIQUES

CONFERENCES, PEOPLE, OPPORTUNITES

ACTUALITES INFORMATIQUE

ISSUES ARRIERES

POUR S’ABONNER: L’édition mensuelle en français de Balancing Act’s News Update donne des informations sur les derniers développements en matière de Télécoms, Internet et Informatique en Afrique. Si vous voulez vous abonner à News Update, envoyez simplement un message "« Je veux m’abonner a Balancing Act edition francais " » à info@balancingact-africa.com. Si vous voulez annuler votre abonnement, il suffit d'’envoyer un message "« Je ne veux pas m’abonner a Balancing Act edition francais " » à la même adresse email.
Si vous voulez vous abonner à notre édition hebdomadaire en anglais, envoyez un message "« I also want to subscribe the english-language edition" » à info@balancingact-africa.com.

POUR NOUS CONTACTER:
Russell Southwood, Balancing  Act, 71 Crescent Lane, London SW4 9PT
Tél/fax : + 44 20 7720 5993 Mobile :  + 44 7973 561987
Email : info@balancingact-africa.com

DATE LIMITE POUR LA PUBLICATION HEBDOMADAIRE : Dimanche 00:00 GMT
ANNONCES PAYANTES ENVOYEZ-NOUS UN EMAIL POUR DEMANDER LES TARIFS : info@balancingact-africa.com


L'EDITORIAL DU MOIS

INDEX

Quelle stratégie pour des opérateurs historiques en perte de vitesse ? Quitte ou double au Togo, au Gabon et au Congo-Brazaville

Un certain nombre d’opérateurs historiques africains font face à de sérieux problèmes avec la diminution du nombre de leurs abonnés au fixe et la perte de marché sur le segment du mobile dû à la concurrence menée par de grands opérateurs internationaux. Leurs actionnaires principaux - les gouvernements africains - ne semblent pas capables de réagir pour stopper l’hémorragie. Russell Southwood analyse la situation de trois opérateurs - Togo Telecom, Gabon Telecom et la Sotelco au Congo- Brazaville, cette dernière illustrant parfaitement ce qui est entrain de se profiler.

La semaine dernière, la banque chinoise Exim Bank a accordé un prêt de 31 millions de dollars US à Togo Telecom. L’opérateur a rapporté que l’argent sera utilisé pour développer son service Illico, un service fixe voix et données basé sur la technologie CDMA qui a permis d’inverser le déclin du nombre des abonnés au fixe dans un certain nombre de pays.

La plupart des abonnés Internet de Togo Telecom utilisent ce produit. Certains bloggs locaux ont toutefois relaté des problèmes de qualité de service du produit de Togo Telecom et le coût élevé pour remplacer des appareils défectueux.

Pire encore, lorsqu’il y aura plein de bande passante avec la construction de quatre nouveaux câbles sous-marins, ces appareils ne supporteront pas de bande passante plus large. La technologie CDMA 2000 n’offre pas de mise à jour pour ces abonnés qui croient probablement que leur appareil leur serait toujours utile dans les trois à cinq prochaines années.

Comme la plupart des opérateurs historiques publics doivent s’assurer d’un financement annuel entre 50 et 200 millions de dollars US, ce financement chinois est un soulagement. Derrière l’idée d’un prêt, il y a cependant la question du remboursement. Les investissements que Togo Telecom pourra faire avec ce prêt de 31 millions de dollars US sont relativement modestes en comparaison avec un prêt de 1.5 milliards de dollars US octroyé à l’opérateur historique éthiopien ETC.

Pour assurer le remboursement des prêts, il faut avoir une direction compétente et honnête qui soit capable de calculer les revenus à générer pour assurer le recouvrement d’un tel endettement. Il serait bon de pouvoir penser que l’endettement rendrait ces opérateurs publics plus efficaces mais malheureusement cela est peu probable. Aucun gouvernement africain ne s’est attelé à la tâche de réduire le sureffectif de l’opérateur historique sauf lorsqu’il s’agissait de vendre leur opérateur à nouvel acheteur.

En février 2007, Maroc Telecom annonçait son intention de dépenser 79 millions de dollars US pour l’achat de Gabon Telecom. Vivendi, la société-mère de Maroc Telecom rapportait qu’elle achetait un opérateur ayant 30,000 abonnés au fixe, 250,000 à son service mobile. Selon un communiqué de presse de Gabon Telecom, sa filiale mobile Libertis générait un chiffre d’affaires annuel de 137 millions d’Euros (189 millions de dollars US). Tous ces chiffres étaient basés sur les informations fournies par le vendeur, le gouvernement gabonais.

Le rapport des commissaires aux comptes du gouvernement gabonais chargés de contrôler les comptes de Gabon Telecom lorsqu’elle était une société publique a cependant dépeint par la suite une image moins reluisante. Ils ont même refusé de ratifier les comptes pour l’année 2006. Ils ont écrit que l’opération de téléphonie fixe avait enregistré une perte de 50 milliards de francs CFA (112 millions de dollars US) et la filiale mobile, Libertis, avait perdu 5 milliards de francs CFA (10 millions de dollars US). Perdre 122 millions de dollars US avec un chiffre d’affaires de 189 millions de dollars US est une sorte de prouesse selon les standards établis parmi les opérateurs historiques les plus incompétents en Afrique. Perdre de l’argent sur la filiale mobile est en soi déjà un record qui suggère un don particulier qui n’existe pas dans beaucoup de pays africains.

Le gouvernement gabonais avait annoncé que Gabon Telecom avait 30,000 abonnés au fixe tandis que les commissaires aux comptes en fait par la suite état de seulement 22,900 abonnés.

Les commissaires aux comptes se sont aussi penchés sur la direction de la société. L’examen des contrats montre que la majorité ont été conclus à des prix plus élevés que ce qui se pratiquait sur le marché. Les clients de Gabon Telecom ont été facturés pour des services non reçus ou des services de moindre qualité. Et comme d’habitude, la direction a dépensé sans compter et sans garder de comptabilité précise en particulier des remboursements des frais des salariés, des voitures et de l’essence.

Tout cela a contribué à ce que le montant total des prêts soit passé de 68.8 milliards de francs CFA à 79.2 milliards de francs CFA et la dette quant à elle a presque doublé passant de 142 milliards de francs CFA à 221 milliards de francs CFA.

En dépit de cette situation désastreuse, Maroc Telecom et Vivendi ont annoncé des résultats bien meilleurs pour la fin du premier trimestre 2009. Le chiffre d’affaires au troisième trimestre était de 17 milliards de francs CFA, une augmentation de 15.9% par rapport à l’année précédente.

La filiale mobile compte 471,000 abonnés, une augmentation de 20% par rapport à l’année précédente et presque le double du nombre d’abonnés que la société comptait à son rachat. L’opérateur compte maintenant 35,000 abonnés au fixe, une augmentation de 40% et 19,000 abonnés à l’Internet, une augmentation de 73%. Cet exemple montre que des investissements privés peuvent transformer les sociétés les plus perdantes et chaotiques en une entreprise efficace. Nous disons cela avant que les nouveaux propriétaires de Nitel aient été sélectionnés pour s’atteler au redressement de cet opérateur, une tâche particulièrement ardue.

Entre temps au Congo-Brazaville, la Sotelco, l’opérateur historique public, semble s’avancer vers un futur incertain. Le Ministre des Postes et Télécommunications, Thierry Moungalla, a rendu une visite surprise la semaine dernière pour s’informer des résultats des mesures structurelles mises en place par le gouvernement au cours des dernières années. Il lui a été rappelé les problèmes existants et le disfonctionnement du système central du réseau en raison des nombreuses années de guerres civiles.

Le Ministre a été informé que les ingénieurs de la Sotelco attendaient l’arrivée d’un expert qui serait en mesure de les aider à relancer le système et à obtenir de meilleurs équipements. En parallèles des mesures administratives judicieuses (non-spécifiées) seront mises en place. Les capacités du système restent cependant limitées avec la saturation du réseau. Il semblerait que l’expert en question connaîtra le coût pour remettre le réseau en route.

Ce processus lent de décrépitude qui a déjà duré plus de dix ans est décrit par la presse locale comme « une période difficile ». Au lieu de reconnaître que la société a besoin d’investissements dont le gouvernement ne dispose pas, il semble encourager à aller de l’avant sur la base de « faite avec ce que vous avez et réparez ». Aucun pays ne peut attirer des investissements sérieux si son réseau téléphonique ne fonctionne pas. La solution alternative serait de vendre la société à un prix symbolique mais le gouvernement ne semble pas aller dans cette direction. Quel serait le résultat ? Plus de pertes pour le gouvernement et des capitaux investis pour moderniser le réseau. Pourquoi pas ?

ACTUALITES TELECOM

INDEX

Lancement au Sénégal d’un opérateur virtuel (MVNO) : Les mises en garde du Restic

Le premier opérateur mobile virtuel a l’initiative du Groupe Sonatel et de Kirene Mobile a été lancé le 26 mai à Dakar. Après avoir salué cette innovation, le Rassemblement des entreprises du secteur des technologies de l’information et de la communication (Restic) a émis quelques réserves sur les probables bouleversements que cela pourrait engendrer.

Selon le Restic, les rapports de force concurrentiels entre les trois opérateurs mobiles et l’animation dans le secteur de la téléphonie mobile seront de toute évidence bouleversés par le prochain lancement du premier opérateur mobile virtuel à l’initiative du Groupe Sonatel et de Kirene Mobile.

Le Restic, à travers un communiqué qui nous est parvenu, note que : « un opérateur mobile virtuel (Mvno) ne dispose pas de réseau, mais achète en volume des minutes et des données à un opérateur mobile historique ou de réseau (Opérateur hôte) pour pouvoir commercialiser des services mobiles sous sa propre marque ».

La même source de préciser que « dans tous les pays, l’apparition des Mvno a été précédée par des séries de consultations publiques entre acteurs et parties prenantes du secteur pour réglementer, réguler et encadrer le marché naissant de gros (opérateur ôte) et de détail (opérateurs virtuels) ».

Le Restic estime que : « il n’en est rien dans notre pays, d’ailleurs l’apparition tardive des Mvno dans un marché local du mobile pénétré a plus de 60%, au bord de la saturation, ou tous les segments, niches et poches de clientèles sont déjà adressées par les opérateurs existants ne produira aucune valeur ajoutée dans le secteur, à l’évidence les Mvno ne seront qu’un moyen pour consolider les parts de marchés et préserver les marges ».

Par contre, estime cette organisation, « le lancement de Mvno aurait toute son utilité pour booster l’accessibilité à l’internet pour les ménages et la connectivite moyen et haut débit pour les professionnels, entreprises et institutionnels ». En effet, fait remarquer le Restic, « sur plus 1 200 000 foyers et ménages que compte le Sénégal, selon les statistiques officielles, seules 50 000 a 55 000 foyers ont un abonnement internet ». La même source pense que « si l’opérateur historique leader avait fait montre d’un esprit d’ouverture et d’anticipation à l’endroit de candidats au dégroupage comme c’est le cas aujourd’hui pour les candidats aux réseaux virtuels, le Sénégal aurait un tableau plus reluisant en termes d’accès universel à internet et la connectivite moyen et haut débit serait à foison ».

C’est ainsi qu’il fait savoir que : « Notre Trade Group, le Rassemblement des Entreprises du Secteur des TIC n’acceptera que Kirene mobile soit un quatrième opérateur de fait et compte inviter l’Artp à prendre ses responsabilités conformément à sa mission ».

Cependant, il souligne qu’il reste « très favorable » à l’essor des Mvno à condition qu’ils contribuent à plus de fluidité et de dynamisme dans le secteur des télécoms et réseaux. Pour le Restic, « le tarif low cost, la souplesse organisationnelle, la réactivité commerciale des MVNO doivent contribuer à renforcer la concurrence et contribuer à atteindre partout et satisfaire l’utilisateur final ».

(Source: Sudonline)

L’harmonisation de l’image de l’opérateur mobile Comium sème la confusion en Côte d'Ivoire

Comium SA a présenté le vendredi dernier à l'hôtel Ivotel, sa nouvelle marque. Il s'agit de Comium qui vient s'ajouter à Koz'. Ces deux (02) produits, selon M. François De Sales, Directeur général de cette structure, sont des marques de la même société à savoir Comium Sa. Le conférencier d'ailleurs de préciser "Comium n'est pas un 6ème opérateur. C'est la même société avec deux marques différentes" Celui-ci ne trouve alors aucun inconvénient que des clients de Koz' deviennent de nouveaux abonnés de Comium.

"Nous sommes d'accord . C'est la liberté" a-t-il souligné avant d'ajouter que tous bénéficieront du même service de base. Mais avec un peu plus d'avantages au niveau de la nouvelle marque. La preuve, la tarification est de 65 francs la minute vers tous les réseaux aussi bien en Côte d'Ivoire qu'à l'international. L'office passion permet d'appeler gratuitement et de façon illimitée 5 numéros au choix "Quel est le réseau qui fait ça" s'est interrogé le conférencier qui a annoncé que 65 est le numéro indicateur de Comium .

M. François De Sales N'zé a même promis que l'entreprise n'attend pas s'arrêter à ces seuls privilèges. "Nous allons aller très loin, nous allons mettre des moyens sur le service et le faire progresser tous les jours" a dit le Directeur général. A en croire le premier responsable de ladite structure, en 2008, le groupe a dépensé 30 milliards pour l'investissement technologique, il promet d'injecter 20 milliards en 2009 et 50 autres milliards d'ici 2012. "Notre mission est de rester toujours proche des populations, d'être à l'écoute de leurs besoins, de leurs difficultés, et de leur donner le sourire" a-t-il fait savoir. Comium, selon lui, a aujourd'hui plus de 3000 clients et est présent dans 17 pays des 5 continents.

(Source: Le Nouveau Réveil)

Cameroun: Un géant des télécoms chez le Premier Ministre

La destination Cameroun est décidément de plus en plus prisée par les opérateurs de la téléphonie mobile et des télécommunications en général. Outre les deux opérateurs privés de la téléphonie mobile Orange et Mtn et certains fournisseurs des services internet, d’autres opérateurs se bousculent aux portes de Yaoundé pour vendre les mérites et avantages de leurs structures. C’est le cas de Christophe Pacilly, Directeur des ventes de Seamobile qui a été reçu le 25 mai 2009 par le chef du gouvernement Camerounais Chief Ephraïm Inoni. Prenait également part à cette audience, le Président de KnP Télécoms, Achille Tchékounang. Sa structure opère dans le secteur des télécommunications au Cameroun depuis 2004.C’est en vue d’une synergie avec les pouvoirs publics camerounais dans le développement des télécommunications au Cameroun que les deux responsables d’entreprises ont rencontré le chef du gouvernement Camerounais.

Christophe Pacilly a donc profité de cette rencontre pour exposer au PM les atouts de son entreprise, et les avantages que le Cameroun pourrait tirer de l’implantation sur son territoire de Géolink Seamobile. Au terme de l’audience accordée par le Premier ministre à ces hauts responsables des télécoms, l’on apprendra que Seamobile est un opérateur satellitaire basé aux Etats Unis d’Amérique, et présent dans le secteur des services et réseaux internet au niveau terrestre et maritime. La société veut donc développer ses activités au Cameroun pour faire profiter aux Camerounais de son savoir faire. Cette expertise sera ainsi utile aux administrations publiques. Ces opérateurs voudraient donc apporter leur expertise outre à l’Etat, mais aussi aux autres entreprises, en mettant à leur disposition, une véritable connexion internet.

Il s’agira pour eux d’explorer de nouvelles pistes auprès de l’Etat pouvant permettre un partage des services entre les villes ou régions du Cameroun par une interconnexion satellitaire. Les hôtes du chef du gouvernement Camerounais dans leur argumentaire, ont estimé que les différentes ambassades du Cameroun dans le monde, pourraient bénéficier des atouts et des bienfaits de ce nouvel opérateur de télécommunications. Les communications entre les chefs de missions diplomatiques et leurs bases pourraient ainsi être facilitées grâce à ce système.Le Cameroun devient donc au fil du temps la plaque tournante des télécommunications dans la sous région Afrique centrale. Et cette position du pays de Paul Biya ne peut qu’être bénéfique pour de nombreux citoyens qui pourront trouver des emplois directs ou indirects.

Autre avantage, l’implantation d’un nouvel opérateur de télécommunications au Cameroun, pourra également militer en faveur d’une éventuelle baisse des tarifs de connexion internet ou des prix de télécommunications déjà pratiqués par les opérateurs exerçants au Cameroun. Le chef du gouvernement Camerounais dont le Pays est résolument lancé dans la lutte contre le chômage et la pauvreté saura certainement trouver une issue favorable à cet autre dossier. Dans le domaine des télécommunications le Cameroun reste un vaste marché qui pourrait être davantage exploité tant par les nationaux que par les investisseurs étrangers. Déjà en avril 2009, le Premier Ministre avait reçu à l’immeuble étoile, Alexander Y Président Directeur- Général d’Alexander’s Group en compagnie du Président de la Chambre de commerce de l’industrie des mines et de l’artisanat, Christophe Eken.

(Source : Journal du Cameroun)

Le Congo gagnerait 8 milliards de francs CFA avec la maîtrise du trafic des appels internationaux

Le démarrage du centre de commandement et de contrôle des appels entrants, qui va permettre de valoriser la minute entrante à l'internationale à 131 FCFA, est fixé au 1er juin prochain. Dans le cadre de ce projet, le ministre des Postes et Télécommunications chargé des nouvelles technologies, Thierry Moungalla, a visité le 22 mai plusieurs structures relevant de son département, notamment MTN, Zain, Warid et Sotelco. «L'objet de ma tournée chez les opérateurs est de m'assurer de l'état d'avancement des installations de contrôle», a précisé le ministre.

La mise en place de ce système va jouer un rôle important. Jusqu'ici le Congo n'arrivait pas à contrôler les appels téléphoniques entrants venant de l'étranger. Pour des raisons simples : l'État ne disposait pas des équipements nécessaires pour évaluer le nombre de minutes entrantes, et cela générait un manque à gagner financier évident pour tout le monde, les opérateurs et l'État. Mais aussi et surtout, cela occasionnait une grande fraude, car les opérateurs n'étant pas autorisés à faire du trafic international entrant vers le Congo, ils utilisaient des mécanismes frauduleux pour réaliser un profit illicite.

«L'installation d'équipements chez tous les opérateurs et auprès de la direction générale de l'administration centrale des Postes et Télécommunications va permettre de connaître le nombre de minutes qui entrent dans notre pays et d'en apprécier la surface financière, puisque l'État a pris en compte un arrêté signé conjointement par le ministre des Finances et le ministre des Télécommunications fixant la minute entrante à 131 FCFA», a déclaré le ministre des Postes et Télécommunications.

Thierry Moungalla a demandé aux opérateurs de veiller à ce que l'arrêté pris par l'État soit applicable par tous. À cette occasion, il a également lancé un appel pressant à l'attention de certains opérateurs qui resteraient un peu en retrait : «Un opérateur sérieux se doit d'appliquer la loi. Aujourd'hui, même au niveau international, les sociétés basées à l'étranger, qui n'auraient pas de raison d'appliquer un arrêté pris au Congo, ont accepté le nouveau tarif, qu'ils appliquent déjà de fait dans leurs communications vers le Congo», a-t-il déclaré, invitant les opérateurs qui n'ont pas encore fait le nécessaire à le faire. Avant de poursuivre : « MTN est prêt à installer les équipements, les vérifications techniques sont opérationnelles ; Zain est également prêt, les vérificateurs techniques confirment le caractère opérationnel du processus ; Warid à ce jour n'a pas installé les équipements, nous apprenons après notre visite que Warid commencera à les installer à partir d'aujourd'hui. Et enfin, Sotelco a été invité par le ministre de tutelle à installer rapidement les équipements, de manière à ce que nous puissions commencer le 1er juin.»

À la manière dont les choses fonctionnent aujourd'hui, l'État ne gagne rien. Grâce à l'installation de ce système, le nombre de minutes qui entrent au Congo par mois est évalué à 20 millions. La part de l'État sur une année a été chiffrée entre 6 et 8 milliards FCFA, ce qui veut dire que l'application correcte par les opérateurs de ce mécanisme va permettre à l'État d'engranger des recettes fiscales supplémentaires. Les équipements installés chez les opérateurs sont raccordés au système central de ces sociétés. Ils prennent les données, les stockent, les traitent et les envoient à la direction de Global Voice Group pour contrôle. La facturation est faite par l'État une fois qu'il a reçu toutes les données et qu'elles ont été consolidées ; elle est émise par la direction générale de l'administration centrale des Postes et Télécommunications, qui ensuite la transmet aux opérateurs concernés pour la rétrocession du montant de la taxe, conformément au nombre de minutes qui aura été évalué par le système.

Le responsable de MTN a fait savoir : «À MTN, le système est déjà fonctionnel. Les données sont stockées sur nos serveurs, on peut les consulter et déjà commencer à interroger les appels entrants.» Évoquant l'implantation de ce système, le responsable de Zain a déclaré : «On a fait ce qu'il fallait, a priori il n'y a plus d'obstacles majeurs.»

Signalons que cette opération est exécutée par la société Global Voice Group, un partenaire technique du ministère des Postes et Télécommunications spécialisé en équipements de télécommunications. Durée du programme : un an.

(Source: Les dépêches de Brazaville)

EN BREF:

- Depuis le 1er juin, la clientèle fixe et mobile de Tunisie Télécom peut appeler pendant sept jours, et en illimité, tous les fixes sur le territoire tunisien tous les soirs à partir de 20h00 et jusqu’au à 7h00 du matin, et le dimanche toute la journée. Les frais d’activation de cette offre illimitée sont de 5 DT pour 7 jours qui seront déduits du solde de l’abonné prépayé et FIXI, ou enregistrés dans la prochaine facture trimestrielle pour les abonnés du fixe post payé.

- La direction de l'opérateur national de téléphonie, Gabon Télécom et les représentants des syndicats des personnels de cette entreprise de télécommunication se sont retrouvés ce lundi au ministère de la Communication où le ministre Laure Olga Gondjout a entamé des pourparlers en vue d'une sortie de crise. Le personnel qui s'insurge depuis un moment dénonce, en effet, le non respect des engagements du repreneur marocain (Maroc Télécom) qui devait, après reprise, investir dans l'entreprise.

- En Tunisie, le ministère des Technologies de la communication annonce, dans un communiqué rendu public hier, que dans le cadre de l'appel d'offres international pour l'attribution d'une licence à un nouvel opérateur pour l'installation et l'exploitation d'un réseau public de télécommunications en vue de fournir des services de télécommunications fixes et mobiles 2G/3G et dont le dernier délai de dépôt des offres a été fixé au 20 mai 2009, deux offres ont été reçues de consortiums d'opérateurs de télécommunications de renommée mondiale, l'opérateur francais France Télécom et l'opérateur turc Turkcell en partenariat avec des entreprises et investisseurs tunisiens.

ACTUALITES INTERNET

INDEX

Extension du cable ACE (Africa Coast to Europe) jusqu’en Afrique du Sud

Le câble sous-marin ACE (Africa Coast to Europe), qui devait initialement relier la France au Gabon, sera prolongé pour atterrir en Afrique du Sud avec l’ambition de connecter la totalité des pays de la côte ouest Africaine depuis le Maroc jusqu’à l’Afrique du Sud. Ce nouveau câble offrira ainsi à plus de vingt-cinq pays d’Afrique et d’Europe de l’ouest l’interconnexion au réseau mondial par des artères à haut débit.

Le consortium ACE est composé aujourd’hui de dix-sept opérateurs de télécommunications. Les quatorze opérateurs (Benin Telecoms SA, Côte d’Ivoire Telecom, France Télécom SA, Gamtel, Maroc Telecom, Orange Bissau, Orange Cameroun, Orange Guinée, Orange Mali, Orange Niger, Orange Spain, Portugal Telecom, Sonatel et Togo Telecom) qui avaient signé le Protocole d’Accord, approuvé à Dakar le 27 novembre 2008, ont été rejoints par trois nouveaux membres : la Mauritano-Tunisienne des Telecomnunications (Mattel), Camtel Cameroun la Companhia Santomense de Telecomunicações (STC) Sao Tomé-et-Principe.

Le système ACE, long de plus de 14,000 km, sera opérationnel en 2011. Il bénéficiera de la technologie la plus performante utilisée actuellement dans le domaine des câbles sous-marins. Avec une capacité d’au moins 1,92Tbit/s, le système offrira la connectivité permettant de satisfaire les besoins de nombreux pays et de sécuriser le trafic.

ACE fonctionnera en parfaite complémentarité avec les systèmes existants (SAT-3/WASC/SAFE, SEA-ME-WE.3, ATLANTIS 2, etc.) et offrira aux pays de la côte ouest africaine une excellente connectivité avec l’Europe, l’Amérique et l’Asie.

(Source: Communiqué de presse Sonatel)

900 000 nouveaux accès ADSL prévus en 2009 en Algérie

Le secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC) en Algérie a besoin d'une immédiate et urgente mise à niveau. C'est l'aveu même de Hamid Bessalah, ministre de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication, qui a annoncé, hier, sur les ondes de la Chaîne III, que le plan d'action du gouvernement, présenté récemment à l'APN par Ahmed Ouyahia, a pris en compte l'introduction des TIC et leur élargissement à l'administration.

Selon le ministre, de nouveaux objectifs ont été fixés et un processus global pour accompagner l'essor des TIC en Algérie a été soigneusement élaboré. «La stratégie e-Algérie 2013 nous permettra d'effectuer un saut qualitatif. 1 000 actions de grande importance seront mises en Å"uvre. Nous ambitionnons d'augmenter notre parc ADSL à 6 millions d'abonnés. Nous allons former 15 000 informaticiens par an pour lesquels nous devons assurer des débouchés. En plus, pour accompagner ce processus, un cadre juridique comprenant trois lois et des textes réglementaires sera mis en place», a-t-il affirmé, tout en révélant qu'un programme Ousratic 2, un PC par foyer, verra prochainement le jour.

Aussi, rien que pour l'année 2009, précise Hamid Bessalah, 900 000 nouveaux accès ADSL seront mis sur le marché national. Ce qui permettra, selon le ministre, d'avoir une connexion à internet à haut débit. Un haut débit que le premier responsable du secteur des TIC compte bien développer en mettant à niveau les infrastructures de télécommunication et le réseau multiservices (RMS). Il faut dire que le vieillissement des câbles, la saturation des canalisations et le goulot d'étranglement qui se situe au niveau du réseau d'accès continuer à freiner le développement du haut débit en Algérie.

Concernant les providers privés dont la situation n'est guère reluisante depuis la division des tarifs de l'ADSL, sur 35 providers 20 ont déclaré faillite causant une perte de 50 milliards de centimes et une suppression de 1 800 emplois, Hamid Bessalah s'est engagé à les aider en reconsidérant les prix auxquels Algérie Télécom revend à ces opérateurs intermédiaires sa bande passante. Une étude sérieuse sur ce sujet est en cours de réalisation par un comité ministériel. D'autre part, le fonds d'appropriation et de développement des TIC, institué par la loi de finances 2009, entrera officiellement en vigueur à partir du mois de juin, après la publication du décret du ministère des Finances au Journal officiel. Doté de 5 milliards de dinars, ce fonds contribuera à la formation de

300 000 fonctionnaires aux TIC et au développement d'une industrie des équipements et des contenus à travers la production de logiciels made in Algéria. Les PME bénéficieront de ce soutien financier, insiste le ministre, qui joueront un rôle incontournable dans l'édification d'une économie numérique. Quant au conflit qui oppose le provider privé EEPAD à Algérie Télécom, Hamid Bessalah a fait savoir qu'il doit se terminer par «un engagement de paiement de l'EEPAD et l'assainissement de la situation concernant les frais liés aux coupures, aux diminutions de 50% des tarifs et des frais liés aux facturations».

Enfin, abordant le cas de l'opérateur de téléphonie fixe Lacom, en cessation d'activité et mis en demeure par l'ARPT, même si sa licence d'exploitation n'est pas encore résiliée, Hamid Bessalah nous apprendra que l'Etat décidera «au moment opportun» de lancer un appel d'offres pour la reprise de cette licence. «Le fixe est toujours ouvert à la concurrence et on aura d'autres opérateurs au moment voulu pour développer et améliorer les qualités de ces services», soulignera-t-il.

(Source: La Tribune)

Zaïn lance l'internet villageois à Madagascar

L'opérateur en téléphonie mobile Zaïn entre dans l'ère de l'internet. Elle annonce la transformation de 10 projets de téléphone villageois ou « village phone » en télécentres. Une décision rendue possible grâce à l'arrivée des clés USB modem Edge permettant d'accèder sur internet dans toutes les zones couvertes par le réseau de Zaïn.

Le premier essai effectué sur le nouveau télécentre d'Arivonimamo a été concluant. Ce nouveau gadget avec un débit de 500 Ko par seconde s'adapte parfaitement à la qualité du réseau même dans les endroits les plus réculés.

« Nous n'avons pas encore de connexion internet actuellement puisqu'aucun des services internet des fournisseurs d'accès que nous avons essayés ne marche. Nous venons d'essayer avec succès la clé USB de Zain et nous espérons pouvoir établir un partenariat », déclare le responsable du nouveau télécentre.

Comme son nom l'indique, les téléphones villageois permettent de connecter des petites localités enclavées au réseau téléphonique. Ils appartiennent et sont gerés par des petits investisseurs locaux.

Zaïn appuie ces derniers pour l'achat d'un pack composé d'une mini-antenne satellite alimentée par l'energie solaire et d'un téléphone avec ces accessoires grâce à un partenariat avec des institutions de microfinance. Les télécentres par contre sont des sortes de cybercafés multiservices implantés dans les endroits éloignés pour faciliter l'accès de la population aux nouvelles technologies.

(Source: L’Express de Madagascar)

EN BREF :

- Le premier portail de veille technologique au Sénégal, www. itmag.sn vient d’être lancé à l’occasion de la Journée mondiale des télécommunications (reporté au Sénégal pour cause de déménagement de l’ARTP).

- Bonne nouvelle pour les internautes. Algérie Télécom Satellite (ATS), une filiale du groupe Algérie Télécom, s'apprête à lancer une nouvelle offre VSAT d'ici l'année prochaine. «En 2010, nous allons offrir aux particuliers un terminal VSAT, dont le prix oscillera entre 200 et 300 euros. L'abonnement pour un débit de 256 KPTS sera de 30 euros seulement», révèle à ce propos Mahiedine Maache, P-DG d'ATS.

- En Angola, le ministre des Télécommunications et des Technologies d'Informations, José Carvalho da Rocha, s'est dit satisfait des progrès réalisés dans l'installation du réseau de fibre optique entre les provinces de Luanda/Kwanza norte et Malanje vendredi, à Lucala, à 36km de Ndalatando, chef-lieu de la province de Kwanza Norte.

ACTUALITES INFORMATIQUE

INDEX

Sénégal: Ncomputing - « Notre technologie est économique et sociale »

Avec une technologie qui permet à partir d'un seul Pc d'alimenter onze ordinateurs, Stephen Drukker pense que cette trouvaille permet de lutter contre la fracture numérique. Il revient dans cet entretien sur le concept, ses avantages et ses opportunités pour les marchés émergents.

Que recouvre le concept « Ncompunting » ?

Depuis des années, l'industrie de l'informatique essaie de réduire les coûts des ordinateurs. Ils ont vraiment essayé de réduire le prix mais sans succès, alors que la technologie ne cesse de progresser. Et il y a quatre milliards d'utilisateurs dans le monde qui n'ont toujours pas accès à l'ordinateur. La contradiction, c'est qu'on essaie de réduire le coût alors que les ordinateurs sont superpuissants. Même l'ordinateur le moins cher est superpuissant. La véritable question est celle de savoir comment on peut réussir à réduire véritablement le coût d'un ordinateur ? Etant donné que la plupart des usagers utilisent 10 % de la capacité de leur machine, le concept de « Ncomputing », qui fait partie d'une gamme de technologies plus larges dénommées la virtualisation, consiste à prendre la puissance inutilisée d'un Pc et la redistribuer pour permettre à d'autres personnes d'avoir accès à l'informatique, à partir d'une seule unité centrale.

Le concept « Ncomputing » se compose de deux concepts essentiels. Le premier, c'est le logiciel qui permet de partager les ressources inutilisées de la machine et le matériel qui remplace le Pc qui est un terminal. Ce terminal sert à extraire la puissance inutilisée et la redistribuer sur chaque utilisateur. La manufacture de cette technologie coûte 20 % moins chère qu'un Pc.

En dehors du prix compétitif, quels sont les autres avantages de cette technologie ?

Trois autres avantages sont attachés à la technologie. Il y a la réduction du coût à long terme estimé à 75 %, c'est-à-dire le coût d'opération, le coût de maintenance, etc. Il y a également la réduction de la consommation d'électricité. Dans les marchés émergents, l'électricité est soit très chère, soit pas disponible. Et comme ces terminaux ne sont pas des Pc, ils consomment seulement un watt d'électricité. Avec un watt, tous les utilisateurs additionnels sont branchés à l'unité centrale. Ainsi, un Pc permet de donner accès à onze utilisateurs. La consommation de ce système qui est de 250 watts comparé au système traditionnel équivaut à deux utilisateurs, alors qu'avec notre technologie, on en a onze. Le deuxième avantage a trait à la durée. La plupart des Pc sont obsolètes après trois ans surtout lorsqu'ils font l'objet d'une utilisation intense. Et comme les terminaux n'ont pas de mémoire, ils ne deviennent pas obsolètes. La seule chose que l'utilisateur doit remplacer, c'est seulement l'unité centrale. Cela donne 90 % d'économie par rapport à un système traditionnel.

Le troisième point, c'est la maintenance. Etant donné que ces terminaux ne sont pas des Pc, ils sont très simples d'opération, ils sont résistants à la chaleur jusqu'à 44 degré, ils ne se cassent pas. La maintenance va se réduire à un seul Pc. Cela donne une réduction des coûts de maintenance de 80 %. Depuis deux ans et demi que nous avons commencé à commercialiser cette technologie, on a vendu plus de 1,5 million de terminaux dont la moitié dans les marchés émergents. Je dois préciser que cette technologie n'a pas été développée spécifiquement pour les marchés émergents. Au début, nous avions ciblé les pays développés pour maximiser le potentiel des Pc. Mais on s'est vite rendu compte que dans les pays à revenu modeste, restreint, le concept sied vraiment.

A vous entendre, la technologie « Ncompunting » constitue une réponse à la lutte contre la fracture numérique ?

Absolument. D'ailleurs comme le faisait remarquer le président Abdoulaye Wade à l'ouverture, la solution consister à donner des ordinateurs de seconde main parfois même des déchets électroniques et de faire croire au public qu'il s'agit d'une donation. Aujourd'hui, on a une technologie à la pointe accessible à tout le monde. En effet, lorsqu'on a réalisé le potentiel que cette technologie pouvait avoir pour les marchés émergents, on s'est engagé à investir dans la distribution. On est très fier d'avoir pu livrer 1 million d'unités dans 70 % du marché de l'éducation en Afrique. On est également fier que cette technologie ne soit pas seulement intéressante du point de vue affaire mais également du point de vue social. C'est la grande fierté de « Ncomputing ».

Pour ne pas faire des marchés émergents d'éternels consommateurs, envisagez-vous d'opérer un transfert de technologie ?

Nous avons une méthode consistant à travailler avec des partenaires locaux qui vont nous donner les compétences techniques, commerciales et culturelles pour nous permettre d'avancer. La solution totale, c'est-à-dire l'ordinateur, l'unité centrale, l'écran est réalisé par ces partenaires locaux. Pour nous, c'est très important que nos partenaires locaux comprennent la technologie et puissent développer leurs propres affaires.

Le recours à ces partenaires ne risque-t-il pas d'entraîner des surcoûts ?

Le prix auquel nous cédons cette technologie est à volume bas pour l'utilisateur et on y inclut le coût du partenariat. Nous faisons attention au choix de nos partenaires en s'assurant qu'ils vont appliquer des prix adaptés au marché local. Seulement, deux éléments peuvent faire augmenter le coût, c'est le prix du transport et les taxes d'entrée.

(Source: Le Soleil)

La piraterie informatique en baisse en Tunisie

Selon le rapport 2008 de Business Software Alliance, l’alliance des “majors” de l’industrie du logiciel combattant ce phénomène, le taux de piratage informatique en Tunisie a reculé de trois points en 2008, à 73% (contre 76% en 2007, plaçant notre pays à la 23ème position sur un total de 28 pays de la région Afrique-Moyen-Orient. Ce taux baisse pour la cinquième année consécutive, passant de 84% en 2004 à 73%, soit une diminution de 11 points.

Les pertes financières occasionnées par le piratage informatique en Tunisie en 2008 sont, elles aussi, inférieures à leur niveau de 2007 (48 contre 55 millions de dollars), même si elles ont évolué en dents de scie au cours des cinq dernières années, grimpant de 38 millions de dollars en 2004 à 54 millions de dollars l’année suivante, puis à 55 millions de dollars en 2006, avant de baisser en 2007 et 2008. Ce «découplage» entre évolution du taux de piratage et pertes financières s’explique, comme dans le cas de la Tunisie, par le fait qu’un pays peut connaître une telle situation en raison de la croissance du marché du software. Ainsi, un marché du logiciel totalisant 150 millions d’euros en 2007 et ayant un taux de piratage de 45% et des pertes de 123 millions en 2007, peut enregistrer des pertes plus élevées s’établissant à 124,5 millions, lorsque le marché croît de 10% et le taux de piratage baisse de 2%.

(Source : Webmanagercenter)

Le secteur des TIC : Une bénédiction pour le Burkina

Téléphone portable, ordinateur portable, e-mail, que de nouveaux mots dans le vocabulaire des Burkinabè. Le secteur des TIC touche toutes les couches socio-professionnelles du Burkina. Sa croissance se remarque tant au point de vue du nombre d’utilisateurs, que de la qualité des services offerts.

Vente d’ordinateurs par terre, c’est la nouvelle mode commerciale à Ouagadougou. Difficile de parcourir un kilomètre, sans tomber sur du matériel informatique d’occasion en vente. Parmi les clients, des étudiants dans le cadre de leurs études, des commerçants afin de mieux gérer leurs stocks, mais aussi un peu tout le monde, car comme le reconnaissent volontiers certains, il y a en qui s’achète un ordinateur juste pour écouter de la musique avec.

Du coté des téléphones portables, la ferveur est encore plus grande. Des enfants de 10 ans, aux vieux de 80 ans, chacun veut avoir son téléphone personnel et même que de plus en plus de personnes en ont plusieurs. La croissance de 80% du secteur, chiffre officiel, est donc pleinement vérifié sur le terrain et est même en voie d’être dépassée. Et cette croissance se manifeste également dans les exigences des clients.

“Nous sommes obligés parfois de commander spécialement certains matériels pour satisfaire des clients », nous dira le commerçant Guigma Fousséni. “Les gens demandent des “dual core“, qui sont des ordinateurs à double processeurs, alors que parfois ils n’utilisent même pas le 1/10 de la capacité de l’ordinateur“, poursuivra t-il. Au niveau des jeunes, des nouveaux termes de consommables informatiques ont fait leur apparition : I-pod, PSP, et bien d’autres. Les vendeurs de téléphone portables pour leur par se frottent les mains. Les téléphones à “double SIM“, les téléphones capables de prendre des fichiers de musique ou de vidéos, voici ce qui est en vogue. Et tout cela est favorisé par la saine concurrence que se livrent les acteurs du milieu.

“Fournir aux Burkinabè les services les plus innovants en matière de technologie moderne“, c’est notre but nous dira Luc Joseph Traoré. Ce dernier développe des logiciels de gestion qui n’ont rien à envier à ceux des pays occidentaux. Il n’ y a que dans le secteur des TIC qu’une entreprise burkinabè peut remporter des appels d’offres devant de grands groupes européens ; pari réalisé par l’entreprise BAMIG. Et à sa suite, les acteurs des TIC au Burkina réunis dans le réseau RPTIC se sont décidés à n’avoir de repos tant qu’une marge de progression demeure possible. Ces acteurs d’ailleurs contribuent notamment par la baisse des coûts à une meilleure pénétration des TIC.

90% environ du territoire burkinabè est couvert par la téléphonie mobile. Le nombre de connexions à l’Internet est en nette augmentation et comme le fera remarquer Lamoussa Oualbéogo, le président du comité d’organisation de la Semaine Nationale de l’Internet, derrière chaque connexion il y a toujours plusieurs bénéficiaires. La baisse régulière des tarifs est également pour beaucoup dans cette vulgarisation. Depuis la semaine dernière d’ailleurs les tarifs de communication du fixe ont baissé de plus de 30%. De pareilles baisses sont très rares dans d’autres secteurs d’activité.

Des emplois par milliers, c’est peut être là le bénéfice le plus patent qu’apportent les TIC au Burkina ; entre les compagnies de téléphonie mobile, les commerçants de différents consommables informatiques, les réparateurs, le secteur des technologies modernes de la Communication sont un grand pourvoyeur d’emplois. Cela joint à sa contribution au budget de l’Etat, finit de nous convaincre que sans être la panacée, les TIC sont tout de même une bénédiction pour le Burkina Faso.

(Source: LeFaso.net)

EN BREF :

- Maurice a gagné trois places en terminant à la 51ème place du classement du World Economic Forum mesurant le développement du secteur des technologies de l'information et des communications (Tics). En 2007-2008, Maurice avait terminé 54ème. L'île est le premier pays de l'Afrique australe, juste devant l'Afrique du Sud, la Jamaïque et l'Inde. Sur le continent africain, c'est la Tunisie qui arrive en tête en se classant 38ème.

- Le Sénégal a été retenu pour représenter l'Afrique de l'Ouest au championnat du monde du numérique dénommé Imagine Cup 2009. Cet évènement qui réunit depuis plus de 5 ans des étudiants du monde entier, issus de 100 pays, aura lieu en Egypte. Cette année, le thème retenu est "Imaginer un monde où la technologie nous aide à répondre aux enjeux les plus cruciaux de notre société".

- Des écoliers du village d'Antotorona sur l'île Nosy Komba, sur la côte Nord-Ouest seront bientôt équipés de 100 ordinateurs portables. Il s'agit d'un programme de développement à base communautaire initié par l'association One lap top per child (OLPC). Les ordinateurs sont livrés en anglais de sorte que sa traduction requiert la collaboration d'autres entités. Parmi elles figure l'Association malgache des utilisateurs de logiciels libres (AMUL). Les initiateurs du projet ont commencé à traduire les composants.

- En Algérie, le Centre de recherche sur l'information scientifique et technique (CERIST) a collecté et numérisé près de 9.000 documents scientifiques (thèses de magister et de doctorat et recherches universitaires) réalisés par les universités algériennes depuis 2003, a-t-on appris dimanche auprès d'un responsable du centre. Cette opération de collecte et de numérisation entre dans le cadre du projet d'élaboration d'une base de données bibliographiques nationale sur Internet qui sera finalisée prochainement, a affirmé le président du service de l'information scientifique au CERIST, Noureddine Maftouh, en marge des premières journées d'étude sur les bibliothèques universitaires.

ACTUALITES ECONOMIQUES

INDEX

La BAD octroie un prêt de premier rang de 66 millions $ EU pour financer le projet de câble sous-marin Main One

Le Conseil d'administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un financement d'un montant de 66 millions $ EU en faveur de la société Main One Cable Company pour la mise en place d’un système de connexion de câbles sous-marins en fibre optique le long des côtes de l'Afrique de l’Ouest. Avec cet investissement, la Banque accroît davantage l’appui étendu qu’elle fournit aux projets de TIC en Afrique après l'investissement réalisé dans le Système de câbles sous-marins de l’Afrique de l’Est (EASSy) et dans deux satellites, à savoir RASCOM et New Dawn.

Le projet, dont le montant total s'élève à 240 millions $ EU, porte sur la pose de 7 000 km de câble sous-marin en fibre optique qui relieront Seixal (une banlieue de Lisbonne) au Portugal à Lagos au Nigeria, en passant par Accra au Ghana. Le système reposera sur une topologie de câble principal et de ramifications et comprendra des ramifications vers les Îles Canaries, le Maroc, le Sénégal et la Côte d’Ivoire, tel qu’illustré sur la photo. La bande passante, d'une capacité de 1,92 térabits par seconde (Tps), sera louée en gros opérateurs de télécommunications et aux prestataires de services d’Internet, sur une base d’accès libre, ce qui favorisera la concurrence en matière de prix et l'élargissement de la base de la clientèle. Le projet a déjà suscité beaucoup d’intérêt et MST - promoteur basé au Nigéria - est en passe de conclure des contrats à long terme avec un certain nombre d’opérateurs importants au Nigéria et au Ghana.

Cet investissement arrive à point nommé. Il permet de libérer le marché restreint des télécommunications en Afrique de l'Ouest et le potentiel économique de la région. Des possibilités convaincantes existent pour la réduction du coût des appels internationaux et l’amélioration sensible de l’accès à l’Internet, via les câbles sous-marins. Elles permettront d’être plus efficaces et plus compétitifs sur le marché. Main One constitue un grand pas vers la concrétisation de ces opportunités.

L'augmentation considérable des capacités de la bande passante du câble de Main One offrira aux opérateurs de télécommunications les capacités supplémentaires dont ils ont besoin pour étendre le réseau et déployer une plus large gamme de services. Le système permettra une réduction immédiate du coût de la bande passante de 50 % au Nigéria et au Ghana. Il devrait également entraîner une réduction soutenue des prix au fil du temps :

Selon Tim Turner, Directeur des opérations du secteur privé, «le principal atout du projet est son impact considérable sur le développement de l'infrastructure. En réduisant de manière spectaculaire le coût des services TIC, l'épargne annuelle sur les coûts par les consommateurs d’Afrique de l’Ouest sera de 30 millions $ EU dans les premières années et 160 millions sur 10 ans ».

Le projet cadre parfaitement avec la stratégie de la Banque en matière d'infrastructure et de développement du secteur privé, et en particulier la stratégie TIC de la Banque pour la période 2008-2010. Plus spécifiquement, le projet est conforme aux documents des stratégies pays de la Banque pour le Nigéria et le Ghana, qui mettent tous les deux l'accent sur l'intervention du secteur privé dans le domaine de l'infrastructure. En outre, le projet Main One s'inscrit en droite ligne du rôle de chef de file que joue la Banque dans la mise en œuvre du cadre stratégique à moyen et long termes du Nouveau partenariat pour le développement en Afrique (NEPAD).

Délocalisation des services informatiques (offshoring)-Le Sénégal, 26ème destination la plus attractive

Le Sénégal améliore encore son rang dans le classement 2009 des pays les plus attractifs en matière de délocalisation des services informatiques. L'édition 2009 du rapport « Global Services Location Index » d'AT KEARNEY sur l'offshoring (délocalisation des services informatiques) qui vient d'être publiée, confirme la compétitivité du Sénégal qui gagne 13 places devant des concurrents comme le Maroc, ou encore l'Afrique du Sud.

Sept pays africains figurent parmi les 50 meilleures destinations mondiales pour la délocalisation des services informatiques appelée offshoring. Au 26ème rang devant des concurrents comme le Maroc (30ème), ou encore l'Afrique du Sud (39ème), le Sénégal gagne ainsi 13 places comparativement à l'édition précédente de ce classement établi annuellement par le cabinet américain de conseil en stratégie AT Kearney.

En tête de liste, l'Inde reste le pays le mieux placé pour la délocalisation de services, tandis que l'Europe de l'Est décroche au palmarès et paye un lourd tribut à la crise économique et financière.

L'exemple de l'Inde est édifiant. Sa diaspora vivant aux Etats-Unis et exerçant dans les TI, a été derrière l'externalisation massive des activités des entreprises américaines du secteur au profit des sociétés indiennes. De même pour l'augmentation des investissements de développement. L'Inde détient ainsi 44% du marché de l'outsourcing.

Aussi, le classement du Sénégal est-il d'autant plus intéressant que l'étude du cabinet en question oppose 50 pays émergents et développés, sur des critères liés à la structure financière, l'environnement économique et la qualité de la main d'Ã "uvre. Le cumul de ces critères donne l'index global, correspondant à l'attractivité d'un pays, critère de choix pour l'offshore. L'analyse démontre une réalité toujours présente : la main d'oeuvre des pays développés est trop chère malgré une qualité indiscutable. Ne le nions pas, le Sénégal s'est développé ces dernières années plus que tout autre pays d'Afrique subsaharienne dans le domaine des télécommunications. Le réseau téléphonique sénégalais est l'un des plus développé d'Afrique.

Les centres d'appels, les entreprises de télé-services, de télémarketing et de télé-saisie se développent rapidement, offrant de nouvelles perspectives au monde des affaires. Ainsi naissent, depuis quelques années, des entreprises de télé-services spécialisées dans : Le télémarketing : PCCI (700 postes de travail), Call-Me (50 postes de travail), AFRICATEL AVS (50 postes de travail), etc. ; La télé-saisie : SESI (société initialement installée à Madagascar) avec 70 postes de travail.

D'après une étude comparative menée par Audinet, le Maroc, le Sénégal et la Tunisie seraient les pays les plus performants en matière de centres d'appels. Le nombre de télé-salariés marocains a été multiplié par 10 en 4 ans. En Tunisie, les centres d'appels sont considérés parmi les plus importants pôles d'emploi.

Le Sénégal, lui joue l'outsider en s'appuyant sur son coût de main-d'oeuvre inférieur à celui du Maghreb. Selon une étude de l'Apix, le salaire moyen annuel d'un téléacteur est de 3700 euros (près de 308 euros/mois) au Sénégal contre 4200 (près de 350 euros/mois) en Ãéle Maurice, 5200 (près de 433 euros/mois) en Tunisie et 5500 (près de 458 euros/mois) au Maroc où il existe une quarantaine de centres d'appels . Par rapport à ces pays le Sénégal dispose d'une main d'oeuvre nettement plus abondante avec un taux de chômage de 40% contre 10% pour Maurice, 15% pour la Tunisie et 20% pour le Maroc.

Certes, derrière cet avantage comparatif, se cache une réalité bien moins idyllique au niveau des centres d'appels au Sénégal, notamment. Bien que le Sénégal ait un atout certain aussi bien en matière de ressources humaines et d'infrastructures de télécommunications, les professionnels du secteur estiment qu'il y a lieu de renforcer ces atouts avec notamment une forte implication de l'Etat. Par ailleurs, pour travailler sur des marchés étrangers, il vaut mieux ne pas avoir à expliquer à son donneur d'ordres que la matinée de travail a été perdue à cause d'une panne d'électricité. Les délestages sont donc la hantise des centres d'appels.

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, la législation du travail en vigueur ne semble pas être perçue comme un obstacle majeur par les patrons de centres d'appels. Et si elle est en train d'être adaptée pour plus de souplesse, pour les employés, cette flexibilité est synonyme d'angoisse permanente de se faire remercier.

En effet, avec la convention Etat-employeurs, les call centers (centres d'appels) qui sont agréés au régime de l'entreprise franche d'exportation, qui leur assure des exonérations fiscales conséquentes, peuvent embaucher sous le régime de contrats à durée déterminée, renouvelables indéfiniment sur une période de cinq ans. Les Cdd sont presque la règle dans le secteur. Les pratiques de débauchage entre centres d'appels ne les incitent pas pour autant à offrir des conditions de travail plus stables pour éviter les mouvements de vases communicants. La concurrence a d'ailleurs obligé bien des centres d'appels à fermer boutique, c'est le cas de Center value,

Dans ce contexte de précarité où le stress permanent rythme le quotidien des téléacteurs qui égrènent plus de sept heures d'horloge au téléphone, ces derniers vivent rien moins que de l'esclavage des temps modernes. Tout le monde est sur écoute et gare à celui ou celle qui n'atteint pas ses objectifs de production. A force d'être quotidiennement et constamment mis en compétition, en plus d'être « écrasé » comme des cacahuettes en papier, les téléacteurs sont souvent l'objet de crises de nerfs, d'évanouissements, entre autres.

Et lorsque qu'on a des patrons comme à Quality center qui interprètent le moindre regard de travers pour vous virer séance tenante, alors que vous ne pouvez pas compter sur des inspecteurs du travail complaisants, le goulag apparaît comme un havre de paix. Mais, dans un pays comme le Sénégal où le marché de l'emploi accueille quelque 100 000 nouveaux arrivants chaque année, la frilosité apparaît comme un luxe que les candidats qui ne manquent pas hésitent à s'offrir, comme en témoigne la course à l'embauche dans ses tours de verres. Dis-moi... Offshoring

Derrière le terme Offshore se cache un éventail très large de prestations, dont le dénominateur commun est : la réalisation d'un service externalisé pour un client dans un pays donné par un prestataire dans un autre pays que celui du client. L'offshoring désigne ainsi la délocalisation des activités de service ou de production de certaines entreprises vers des pays à bas salaire.

Dans le domaine informatique, l'offshore revêt différentes appellations. On peut le nommer externalisation, délocalisation, sous-traitance à l'étranger... Dans tous les cas, l'offshore consiste à confier tout ou partie de la production d'une entreprise à une autre, à l'étranger. Le terme « offshore » sous-entend de plus en plus une sous-traitance dans un pays éloigné et on parle de « nearshore » lorsque cette sous-traitance s'opère dans un pays géographiquement proche de l'entreprise donneuse d'ordres.

Ainsi, on a tendance à qualifier de « nearshore » les activités transférées en Afrique de l'Ouest, du Nord ou dans les pays d'Europe Centrale et Orientale. L'offshore permet à l'entreprise qui y a recours : de se libérer de la maîtrise d'ouvrage, de la réalisation, de la mise en production et du suivi de l'avancement du projet ; de se défaire de la gestion d'une équipe de production (recrutement, management, congés, maladie, etc.) ; d'optimiser les coûts.

Pour qu'un projet réalisé en offshore atteigne ses objectifs, les critères à prendre en compte sont, en plus du coût, la formation initiale reçue par les ingénieurs, la proximité géographique et la qualité des prestataires (qui sont autant de moyens indirects pour réduire les coûts de réalisation).

Ce phénomène a commencé dans les années 70 par des entreprises américaines. Après s'être longtemps tenues à l'écart de ce mouvement, les entreprises européennes se sont progressivement rendu compte qu'elles pouvaient elles aussi réduire leurs coûts en délocalisant.

Les entreprises peuvent trouver les compétences nécessaires à leur développement en faisant appel à des sous-traitants spécialisés d'autres pays : dans ce cas, on parlera d'outsourcing offshore. Si ces entreprises sont des filiales de l'entreprise, on parlera d'investissement direct à l'étranger (IDE).

Le marché des services offshore connaît depuis le début de la décennie une accélération de sa croissance : estimé à quelques 20 milliards de dollars en 2005 par IDC (groupe mondial de conseil et d'étude sur les marchés des technologies de l'information), il ne s'élevait qu'à 6,6 milliards de dollars en 2001.

C'est l'Inde qui arrive en tête des pays prestataires offshore, les Etats-Unis étant de leur côté et de très loin le principal donneur d'ordres (pour plus des deux tiers du marché mondial !).

(Source: Sud Quotidien)

EN BREF:

- Le régulateur du marché des télécoms en Egypte a décidé de retarder la prise de décision concernant l'offre de France Télécom pour le rachat d'une partie du capital de l'opérateur Mobinil, estimant qu'il fallait davantage de documents de la société française. France Télécom, par la voix de son responsable des finances, Gervais Pellissier, a déclaré avoir fait une offre de 1,5 milliard d'euros pour acheter le restant du capital de Mobinil, y compris les 20% détenus directement par Orascom.

- Un nouveau né parmi les sociétés d’investissement à capital risque en Tunisie, il s’agit de « DIVA-Sicar : la Sicar pour le Développement, l’Innovation et la Valeur Ajoutée » sous forme d’une société anonyme avec un capital de 20 millions de Dinars. DIVA-Sicar se veut être un nouveau instrument pour la mise en œuvre de la politique du Président de la République en matière de promotion des investissements dans les nouvelles technologies de l’information et de la communication.

CONVERGENCES TECHNOLOGIQUES

INDEX

Meilleurs sites web récompensés au Burkina Faso

Les Gambré sont aux sites web ce que les Galian (2) sont à la presse : une reconnaissance de l'excellence. Ces trophées ont été décernés, le 29 mai 2009 à Ouagadougou, aux meilleurs sites web burkinabè lors de la Nuit du web qui consacre la clôture de la Semaine nationale de l'internet (SNI) et des autres Technologies de l'information et de la communication (TIC). Sur 179 sites en compétition dans 10 catégories, une trentaine a été primée.

Selon Noell Kaboré, le ministre des Postes et de technologies de l'information et de la communication (MPTIC), ce concours vise à stimuler et encourager les acteurs qui se sont engagés dans l'utilisation des TIC à travers la mise en ligne de leurs services et en particulier pour cette édition, ceux qui oeuvrent à promouvoir le genre : « Tous les domaines de la vie sont touchés par l'évolution des TIC qui sont de nos jours au coeur des stratégies de développement et de la promotion du genre qui est un moteur de développement ».

Sur les 179 sites en compétition, un jury technique a présélectionné cinq oeuvres par catégories au nombre de dix : Administration publique, Entreprise, Services en ligne, Culture, Presse, Portail, Education et jeunesse, Organisations de la société civile, Santé et protection sociale et Genre. Le jury officiel, présidé par Aline Koala (députée à l'Assemblée nationale), a ensuite statué et primé au total une trentaine de sites (voir encadré).

Au dire de la présidente du jury, les critères d'appréciation ont été : le contenu éditorial du site (40%), l'ergonomie du site (20%), les techniques web employés (20%), la qualité artistique du site (10%) et l'interactivité (10%). Le jury s'est félicité de l'augmentation constante du nombre de sites en compétition. Dans chaque catégorie, les Gambré d'or, d'argent et de bronze ont été décernés.

Dans la catégorie Organes de presse, Fasozine a décroché le Gambré d'or et L'Observateur Paalga celui d'argent. Quant au Gambré de bronze, il est revenu au site de Canal 3. A côté des prix officiels, le jury a attribué des Gambré spéciaux à des partenaires de la SNI.

Le palmarès de la 5e Nuit du web

Prix officiels

Catégorie : Administration publique : · Gambré de bronze : Direction Générale des Marchés publics ;· Gambré d'argent : Conseil Supérieur de la Communication ;· Gambré d'or : Ambassade du Burkina à Taïpei, http://www.ambaburkinataipei.org.tw

Catégorie : Entreprise :· Gambré de bronze : Secure ;· Gambré d'argent : Réseau des caisses Populaires ;· Gambré d'or : AGF Burkina, http://www.agfburkinavie.com

Un prix spécial est accordé au site web du garage 2000, vu que c'est une première dans le domaine. Un Gambré d'argent lui est accordé.

Catégorie : Service en ligne :· Gambré de bronze : Zamana ;· Gambré d'argent : Positable ;· Gambré d'or : G'Informus, http://www.dutoutpourtous.com

Catégorie : Culture :· Gambré de bronze : Artiste BF ;· Gambré d'argent : Nuit Atipyque de Koudougou ;· Gambré d'or : Yirisuma, http://www.yirisuma.com

Catégorie : Organe de presse :· Gambré de bronze : Canal 3 Burkina Faso ;· Gambré d'argent : L'Observateur Paalga ; Gambré d'or : Fasozine, http://www.fasozine.com

Catégorie : Portail :· Gambré de bronze : Africa Burkina ;· Gambré d'argent : La Direction Générale de la Promotion de l'Economie Rurale (DGPER) ;· Gambré d'or : Diyansys, http://www.jobetudes.net

Catégorie : Education et jeunesse :· Gambré de bronze : Lycée Professionnel du Kadiogo ;· Gambré d'argent : Collège Saint Jean-Baptiste De La Salle de Ouagadougou ;· Gambré d'or : Institut International d'Ingénierie de l'Eau et de l'environnement (2iE), http://foad-2ie-edu.org

Un prix d'encouragement est accordé à l'Association BurkinaGlisse

Catégorie : Organisation de la Société Civile :· Gambré de bronze : Union Fraternelle et de la Solidarité Islamique du Burkina Faso ;· Gambré d'argent : Union Nationale des Producteurs de Coton du Burkina Faso ;· Gambré d'or : Club des Hommes d'Affaires Franco Burkinabè (CHAFB), http://www.chafb.com

Catégorie : Santé et protection sociale : Gambré de bronze : Santé Coeur ; Gambré d'argent : Lafia.Info ;· Gambré d'or : Fasosante.net, http://www.fasosante.net

(Source: L’Observateur Paalga)

EN BREF :

- Le 4e Festival des animations Numériques, « FAN 2009 », s’est tenu à Nabeul en Tunisie sur le thème «La 3D et la réalité augmentée». Il a offert l’occasion de présenter les nouvelles technologies de l’imagerie numérique et leurs applications. Un nombre important d’étudiants et de spécialistes ont participé à la manifestation organisée à l’initiative de l’Association tunisienne de la solidarité numérique du Cap Bon.

CONFERENCES, PEOPLE, RECRUTEMENT ET OPPORTUNITES...

INDEX

CONFERENCES & SEMINAIRES

* COLLOQUE INTERNATIONAL ET ASSISES REGIONALES DU NUMERIQUE

8-11 juin 2009, Saint-Louis, Sénégal

Géographes, aménageurs et urbanistes ainsi que des chercheurs de différentes spécialités des sciences humaines et sociales, provenant de divers horizons (Nord et Sud) se retrouvent à Saint Louis pour faire un état des lieux des dix années d’existence de la société de l’information en revisitant les concepts de distance, de proximité, de mobilité ou encore du territoire. Ces assises régionales du numérique permettront de comprendre les mécanismes de développement des TIC et en rétroaction leur impact sur le milieu physique des territoires et de la société dans son ensemble. Constitué de sessions et d’ateliers sur des thèmes aussi intéressants les uns que les autres, voici le programme assez riche de cet événement qui s’étend sur trois jours.

Pour de plus amples informations cliquez sur le lien suivant

http://web2solidarite.ning.com/profiles/blogs/modeles-dici-et-dailleurs-la

* COM AFRIQUE OCCIDENTALE ET CENTRALE

17-18 juin 2009 Abuja, Nigeria

Ce 6ième congrès annuel a étendu sa portée et sa couverture géographique pour rassembler plus de 900 professionnels de l’ensemble du secteur des télécommunications des 20 pays de la région. Approfondissez vos connaissances et faites des affaires avec plus de 100 opérateurs grâce à cette conférence de deux jours à sessions multiples, accompagnée d’une exposition de 60 stands.

Des réductions sont disponibles en s’inscrivant en avance. Réservez votre place dès aujourd’hui à www.comworldseries.com/wcafrica

* PAN AFRICAN TECHNOLOGIES TRADE FAIR 2009

2 -6 novembre 2009, Abuja, Nigeria

Salon africain des nouvelles technologies. En particulier, les technologies de l'information et des télécommunications, le secteur de l'énergie, le développement durable.

Pour de plus amples informations cliquez sur le lien suivant

http://www.panafritec.com/

PEOPLE

- Adiel A. Akplogan, ingénieur informatique a été récompensé par AfNOG (African Network Operators Group) pour sa contribution à l’établissement d’un régistre africain de l’Internet (African Internet Numbers Registry, AfriNIC)

EMPLOIS & OPPORTUNITES

AVIS D’APPEL D’OFFRE POUR CONNEXION INTERNET ET INTERCONNEXION DES SITES DU PNMLS PAR VPN - CONGO RDC

Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo a reçu un don de l’Association Internationale pour le Développement pour financer la connexion internet et l’interconnexion des sites du PNMLS par VPN, et a l’intention d’utiliser une partie de ce don pour effectuer des paiements au titre du Marché de Connexion internet et d’interconnexion des sites du PNMLS par VPN.

Le Programme National Multisectoriel de Lutte contre le SIDA sollicite des offres fermées de la part de soumissionnaires éligibles et répondant aux qualifications requises pour fournir les équipements et services de connexion internet et d’interconnexion des sites du PNMLS par VPN. Le présent marché est identifié en deux (2) lots.

Lot 1 : Fourniture des équipements pour la connexion internet.

Lot 2 : Fourniture de la bande passante.

Les offres devront être soumises au plus tard le 22 juin 2009.

Pour consulter l’intégralité de l’appel d’offre, cliquez sur ce lien

(http://www.jeuneafrique.com/UPfichiers/p123%20pnmls1.pdf)

INDEX

NUMEROS PRECEDENTS - RECHERCHE D'’INFORMATIONS
Si vous souhaitez rechercher des informations dans nos numéros précédents (en anglais), vous avez deux possibilités. Cliquez sur le lien ci-après pour accéder à nos archives complètes : http://www.balancingact-africa.com/news/backindex.html ou utilisez Google pour rechercher notre site en cliquant sur le lien ci-dessous : http://www.balancingact-africa.com/search.html

LA NOUVELLE LISTE DE TARIFS 2004 EST DISPONIBLE
Pour recevoir la liste de nos tarifs, envoyez une demande par courrier électronique à : (info@balancingact-africa.com)

Toutes les informations publiées dans Balancing Act'’s News Update sont protégées par copyright. Toute reproduction entière ou partielle sans l'’autorisation écrite de l'’éditeur est interdite.

ipods ad


Cape Town Hotels


This page last updated on June 15 2009.

balancing act home page