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Satcom 09 : Les fournisseurs de connectivité satellitaire font face à un futur moins roseSatcom, qui vient de fermer ces portes en Afrique du Sud, est le rendez-vous annuel de l’industrie satellitaire en Afrique. Durant le deuxième jour de la conférence, le projet du « West Africa Cable System » a annoncé la signature de sa levée de capitaux avec un excédent. C’est un projet parmi plus d’une demi-douzaine d’autres projets de construction de câbles internationaux de fibre optique. Durant la conférence, de nouveaux fournisseurs de connexions satellitaires ont présenté des services innovateurs et moins chers. Russell Southwood s’interroge quant aux changements auxquels l’industrie satellitaire régional va devoir faire face sachant qu’ils sont les fournisseurs principaux de connectivité du continent. Cette conférence n’a pas été de tout repos pour les opérateurs et les revendeurs traditionnels de connectivité satellitaire alors qu’ils ont eu à faire face à un tir groupé de questions. Sur un premier front, il s’agit de la question toujours d’actualité de l’arrivée imminente de bande passante internationale par fibre moins chère. Bien qu’il y ait plus de projets de lancement de satellites (le projet New Dawn d’Intelsat par exemple) que durant les années précédentes, l’attention du public s’est constamment refocalisée sur l’impact des nouvelles fibres. Comme si cela n’était pas suffisamment dérangeant pour ceux qui voulaient faire passer leur message, un certain nombre de nouveaux entrants ont présenté des offres combinant innovation avec des prix moins élevés. O3B qui lancera sa constellation de satellites en 2010 offrait de la capacité de transmission à basse latence à des prix en gros proches ou similaires aux prix de la fibre. A une échelle beaucoup plus réduite, la société Asia Broadcast Satellite a offert des capacités de transmission satellitaires à des prix légèrement supérieurs à ceux d’O3B pour 2011. Inspiré du modèle américain « Wild Blue », la société Yahsat faisait la promotion ses services Internet haut débit par satellite, « YahClick » pour la somme de 300 dollars US par site avec un abonnement mensuel pour l’usager démarrant à 30 dollars US. Pour le responsable Afrique des services data de la société Tata, « tout cela est bon signe » conclua-t-il avec un grand sourire. Phil Spector, Vice Président et Conseiller Général Exécutif d’Intelsat peut sans doute rétorqué que ni O3B et ni Yahsat ont des satellites en opération mais cette remarque a quelque peu manqué d’impact. En fait, les opérateurs satellitaires traditionnels semblaient étrangement passifs. Des améliorations dans la modulation ou la compression ? C’est le domaine des fabricants d’équipements (pour être juste, le Vice Président régional d’Intelsat, Flavien Babachi, a mentionné l’installation d’un routeur sur un satellite et nous escomptons les résultats avec intérêt). Quels sont les plans pour une politique des prix plus agressive ? Cela n’interviendra que s’il y a une surcapacité dans le secteur et cela est peu probable. Pourquoi pas de nouveaux services haut-débit par satellite. Nos clients opérateurs n’en ont pas fait la demande. Ce jeu de questions réponses sera intenable durant les cinq prochaines années: quelque chose doit changer. Des prix moins chers pour la fibre et le satellite signifieront que les opérateurs et les revendeurs iront proposer leurs activités au plus offrant. Cette transition, en partie naturelle, est due à l’arrivée de la fibre et la connexion des réseaux nationaux de transmission à celle-ci. 90% de la demande dans la plupart des pays est située dans les zones urbaines et celles-ci seront bientôt connectées à des stations d’atterrissage. Ce processus d’installation permettra de réaliser une série d’interconnexions transfrontalières. Ceux qui vendaient de la capacité satellitaire ou fibre avaient du mal à expliquer leur complémentarité et la magnitude de la transition qui se prépare. Leurs discours remplis de bonnes intentions qui sonnaient faux. Quels sont les impacts positifs de cette transition pour les opérateurs satellitaires ? * Malgré la récession économique, la demande en bande passante continuera à croître à un taux supérieur à la moyenne au moins jusqu’en 2013. Certains des effets de la transition vers la fibre seront donc occultés par chacun voulant un peu plus de tout. * La fibre est une nouveauté pour l’Afrique et certains pays n’ont ni la capacité opérationnelle adéquate ni une bonne sûreté et sécurité de leur fibre. Le lien entre l’Ethiopie et le Soudan est un cas d’école et cela signifie qu’ETC est toujours un important acheteur de capacité satellitaire. L’ouverture d’une nouvelle route via Djibouti va néanmoins améliorer la situation. Un opérateur a rapporté que les nouveaux clients pour la fibre ont cependant acheté jusqu’à 25% de leurs besoins en capacité de transmission par voie satellitaire, une capacité de redondance pour couvrir ce type de problèmes. Greg Wyler d’O3B a bien souligné les pannes de la fibre dans le Canal de Suez. Même ce risque sera partiellement réduit avec la construction de câbles de fibre optique le long des deux cotés du continent africain. * Selon les chiffres de l’association GSM, 66% de la population africaine bénéficie d’une couverture mobile. Ce chiffre cache une série de progrès comme par exemple en Ouganda ou 90% de la population dispose d’une couverture GSM tandis que dans d’autres pays le taux est inférieur à 30-40%. Les transmissions cellulaires satellitaires continueront à pousser la demande mais ces zones auront un ARPU très bas mettant les opérateurs sous pression au niveau des coûts et les poussant à rechercher les meilleurs prix. * En dernier lieu, de nombreux utilisateurs ont de longs contrats (10-15 ans) et par conséquent cela prendra du temps pour que cette transition se fasse sentir. Bien que cela soit une situation confortable au court et au moyen terme, ce n’est pas une position tenable au long terme. Un certain nombre d’opérateurs satellitaires internationaux ont une part significative de leur chiffre d’affaires et de leurs profits qui dérivent du continent africain : la moitié de la flotte de satellites d’Intelsat dessert l’Afrique. La situation va changer et la seule question est de savoir par combien ? Certains extraits de la conférence donnent une idée des changements qui se préparent. * Qu’en est-il des prix : Brian Herlihy, le DG de Seacom annonçait des prix entre 50 et 300 dollars US par mégabit par mois et même s’il faut ajouter 20% de taxes et frais de change, c’est une offre bien plus alléchante que le prix actuel de 4,000 à 6,000 dollars US par mégabit pour de la bande passante satellitaire. Même mieux, Seacom propose ces prix quelque soit la situation du pays, côtier ou enclavé. Paul Edwards, le Président de Starcomms, le plus grand opérateur CDMA au Nigéria, a dit qu’il s’est vu proposé un prix de 100 dollars US pour un mégabit de connectivité sur les câbles de fibre optique le long de la côte ouest. L’offre de prix d’O3B est très proche de ces chiffres. Les opérateurs satellitaires traditionnelles sont coincés : ils devront se contenter des restes ou développer des services utilisant des technologies innovantes pour améliorer leur politique des prix. Se faisant, ils risquent de cannibaliser leur chiffre d ‘affaires existant (selon un article publié par un journal professionnel international, O3B a eu des discussions avec SES New Skies et Intelsat. Vous pouvez interpréter cela comme vous le voulez. Qui fait la cour à qui ?) * L’élasticité des prix apporte des augmentations massives : Steven Van Der Lind du groupe Tata a décrit le processus de transfert des clients du satellite vers la fibre. Il y a trois ans, leur estimation était d’un remplacement 1:1. Lorsque les prix de la fibre sont plus connus, les clients ont commencé à demander un remplacement équivalant à 2:1. Il a récemment signé un contrat ou le taux de remplacement est 10 à 15 fois plus élevé que la capacité d’origine. L’arrivée de la fibre a aussi un impact sur ceux qui s’occupent de la location à court terme de capacité satellitaire. Tom Omariba, le Directeur Général d’UUNet Kenya (qui ont aussi acheté de la capacité fibre) a dit que sa société était technologiquement neutre lorsqu’il s’agit de conseiller le client mais il a constaté une augmentation de location d’équipement pour la transmission satellitaire. * Pousser les limites du marché : Alain Malanda, le responsable des transmissions et de l’optimisation des données à Vodacom RDC, est sans doute parmi les candidats pour la transmission satellitaire du trafic cellulaire dans la mesure ou le Congo a peu de routes. Lors de la conférence, il a cependant dit que 50% de son trafic national était transmis par fibre ou par lien hertzien et 50% par satellite. Tout en soulignant que Vodacom continuait à travailler à l’extension de sa couverture, l’opérateur a réalisé une optimisation de ses connexions satellitaires. Cela lui a permis d’accroître son volume de transmission pour le même débit. L’annonce par le Gouvernement du Congo RDC de la réalisation d’un lien fibre vers la côte et la connexion probable de Lumumbashi va aussi grignoter la part de 100% de trafic international transmis par connexion satellitaire. Calendrier: 2 à trois ans ? * Le bonus de 2010 : Mashilo Boloka, le Directeur de la politique de production au Ministère de la Communication d’Afrique du Sud a fait le point sur les préparations pour la coupe du monde de 2010. Il a rapporté que les liens fibres entre les 10 stades et le centre de diffusion internationale seront prêts pour la coupe de la confédération en juin 2009 et qu’un second téléport était en construction pour les transmissions vers l’extérieur. L’industrie satellitaire a rendu un grand service à ce continent lorsque personne ne pensait encore à réaliser ces immenses projets fibres qui sont en construction maintenant. Quel que soit l’avenir, elle restera la technologie capable de couvrir des populations très dispersées. Il est aussi difficile de croire que les opérateurs ne proposeront pas de solutions innovantes pour renforcer leur position. Il est cependant juste de dire que cette industrie a eu cinq années fastes et qu’elle entre dans une période où la nourriture sera moins abondante.
L’opérateur saoudien Bintel obtient une licence de téléphonie mobileL’opérateur opérateur saoudien Bintel, basé à Bahreïn et qui exploite déjà des réseaux de téléphonie mobile en République Centrafricaine et au Somaliland, lancera au cours du troisième trimestre 2009, ses activités au Gabon. Pour ses débuts au Gabon, Bintel va débloquer 22 milliards de francs CFA d’investissements et envisage 6 à 8% de parts de marché pour sa première année d’activité. Zain est leader du marché local avec 58% des parts, suivi de Gabon Télécom à 34%, et Moov avec 8%. Moov est la marque de l’Atlantique Telecom en Afrique, qui est détenue par les Emirats arabes unis Etisalat’s, tandis que Libertis est sous le contrôle de Gabon Télécom détenu à 51% par Maroc Télécom. Pour sa part, Bintel vise une part de marché de 6 à 8% au Gabon dans sa première année d’activité et table sur 30% des parts du marché dans un délai de 10 ans. Trois opérateurs se partagent déjà le marché gabonais de la téléphonie mobile. Il s’agit de Libertis, Zain, et Moov. Au Gabon, la téléphonie mobile a connu une progression de 16,5% avec 183.000 nouveaux abonnés en 2008, selon les statistiques de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC). L’Agence de régulation des télécommunications (ARTEL) du Gabon annonce un taux de pénétration du marché de la téléphonie mobile de 90%, avec 1,3 millions d’abonnés mobiles. (Source: Infosplusgabon) Engagement du processus de privatisation de Bénin TélécomsDans le cadre de l’ouverture du capital de Bénin Télécom Sa à d’autres investisseurs, un consortium de société dont l’expertise est requise en la matière a été mis en place pour conduire à bon port le processus. Au nombre de celles-ci, il y a la société d’ingénierie financière Africabourse. Votre journal s’est rapproché du Président directeur général de cette société afin de comprendre le role qui est leur et l’étape actuelle du processus. Q: Peut-ont savoie le rôle d’Africabourse dans le consortium? En tant que société d’ingénierie financière, Africabourse participera, aux côtés du gouvernement, à l’analyse des options et des stratégies d’ouverture du capital de Bénin Télécom ainsi qu’à l’analyse des principales attentes des investisseurs potentiels. Q: Pouvez-vous définir pour nos lecteurs le contenu de la mission? La mission s’articule en trois volets : - Un premier volet de diagnostic qui consistera à faire un état des lieux comptable, financier, technique et juridique de Benin Teleocm. - Ce diagnostic mènera au deuxième volet de la mission qui consiste en la formulation de propositions stratégiques au gouvernement béninois en vue de garantir le bon déroulement de l’ouverture du capital de Benin Telecom. - Le troisième volet de la mission est la mise en œuvre proprement dite des options stratégiques retenues par le gouvernement béninois. D’après les termes de référence, la mission est prévue pour s’achever le 31 décembre 2009 au plus tard. Q: Peut-on dire que le Bénin a déjà fait le choix de l’investisseur stratégique ? Non, il est bien trop tôt pour parler de choix de l’investisseur stratégique. Cette étape fait partie du troisième volet de la mission du consortium. Le choix de l’investisseur stratégique n’interviendra qu’au terme d’un processus strict d’appel d’offres international et suite à l’évaluation de la société. Aucun repreneur ne pourrait se prononcer sans une évaluation claire de l’opérateur historique béninois. Nous n’en sommes pas encore là. (Source: La Nouvelle Tribune) Plaidoyer pour une prise en compte des droits des consommateurs en Afrique de l’OuestUne mission de la Ligue pour la défense du consommateur du Bénin (LDCB) en séjour au Burkina a animé une conférence de presse le 11 avril 2009 à Ouagadougou. Au centre de celle-ci, le projet "Les services de télécommunications et les droits des consommateurs en Afrique" pour lequel la LDCB mène un plaidoyer auprès des organisations sous-régionales et régionales. La qualité des produits de consommation n’est pas la seule préoccupation des associations de défense des consommateurs. Celles-ci se préoccupent également de la qualité des services comme les télécommunications. L’illustration de cet engagement est donnée par la Ligue pour la défense du consommateur du Bénin (LDCB) qui a initié, avec le soutien financier de OSIWA (Open Society Initiative for West Africa) et le gouvernement béninois, un projet intitulé "Les services de télécommunications et les droits des consommateurs en Afrique". Les objectifs du projet sont de renforcer les capacités des associations de consommateurs afin qu’elles puissent impulser une nouvelle dynamique au secteur des télécommunications par des actions concertées à travers la prise en compte des préoccupations des consommateurs au niveau de la qualité et du coût des services à l’échelle nationale, sous-régionale et régionale. Et aussi constituer une veille citoyenne permanente autour des services de télécommunications et des droits des consommateurs en Afrique. Un plaidoyer auprès des institutions régionales et sous-régionales figure parmi les activités du projet. C’est dans ce cadre qu’une mission de la LDCB a séjourné au Burkina du 8 au 13 avril 2009. Elle comprenait Romain Abilé Houehou, président de la LDCB, et Etienne Dossou Badou, chargé de programme à la LDCB. Le 11 avril 2009, la mission a animé une conférence de presse à Ouagadougou au siège de la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB). Dans sa déclaration liminaire, Romain Abilé Houehou a fait savoir que la mission a eu une rencontre au siège de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) pour plaider la prise en compte dans les directives de l’organisation communicataire relatives aux télécommunications des droits des consommateurs. M. Houehou a dit avoir été informé de la prise en compte de cette préoccupation dans les directives. Seulement, il existe une lenteur dans leur transposition dans les textes nationaux. Avant la rencontre à l’UEMOA, la mission a été du 4 au 8 avril au siège de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à Abuja au Nigeria. Selon M. Houehou, il a été question là-bas aussi de la prise en compte des 8 droits fondamentaux reconnus par les Nations unies aux consommateurs (voir encadré) dans les textes communautaires sur les télécommunications. Le chef de la mission dit y avoir rencontré une oreille attentive avec l’invitation faite à la LDCB de s’associer avec les experts pour la mise à jour en 2011 des textes additionnels de la CEDEAO sur les télécommunications. A l’issue de ces entretiens, la mission a formulé 2 recommandations. La première est la représentation des associations de consommateurs au sein des autorités de régulation des télécommunications, et la deuxième se rapporte à la nécessité de faire bénéficier les redevances sur les télécommunications aux défenseurs des consommateurs. Romain Abilé Houehou a également informé les journalistes de la création en octobre 2008, dans le cadre de l’exécution du projet, du Réseau des consommateurs africains des technologies de l’information et de la communication (RéCATIC). Les créateurs de ce réseau dont les textes sont en finalisation envisagent de lui trouver un statut consultatif auprès des institutions sous-régionales et régionales oeuvrant à l’amélioration des services de télécommunications et de technologies de l’information et de la communication. Ainsi qu’une accréditation auprès de la CEDEAO, de l’UEMOA, de l’Union internationale des télécommunications (UIT) et de ses bureaux sous-régionaux en Afrique. Dans la partie réponses aux questions, le président de la LDCB a expliqué que l’accent a été mis sur les télécommunications parce qu’elles sont un pôle important du développement que les défenseurs des consommateurs doivent investir. Et ce, pour veiller à la qualité des services. Après Ouagadougou, la mission se rend à Dakar au Sénégal au Bureau régional Afrique de l’Ouest de l’UIT pour le même plaidoyer du 13 au 17 avril 2009. Les 8 droits fondamentaux du consommateur 1 - Droit à la satisfaction des besoins essentiels ; 2 - Droit à une garantie sur le produit ; 3 - Droit à l’information ; 4 - Droit au choix ; 5 - Droit à la représentation ; 6 - Droit de recours ; 7 - Droit à l’éducation ; 8 - Droit à un environnement sain. (Source:Le Pays) Le marché parallèle revient en force: les marques étrangères de téléphonie sur le départ en AlgérieAprès Motorola et Sony Ericsson, les représentations de marques de téléphonie mobile, installées en Algérie dont Nokia, LG et Samsung, risquent aussi de fermer leurs bureaux. Certes la décision n’est pas encore prise officiellement mais une confirmation de cette prévision ne devrait pas tarder. C’est ce que nous a indiqué un des responsables d’une des représentations : “Ça ne saurait tarder si rien n’est fait pour changer la situation dans laquelle se retrouvent tous les acteurs légaux du marché de la téléphonie mobile.” D’ailleurs, pour Sony Ericsson et Motorola, leur départ s’est fait presque en catimini en maquillant la fermeture de leurs bureaux par des restructurations régionales. L’ennemi n’est autre que le marché parallèle. Son existence, et surtout sa prédominance, dépasse de très loin les normes. C’est ce qu’affirment les différents acteurs de la téléphonie mobile que nous avons rencontrés. Représentant entre 40% et 50% des parts du marché (en Angleterre, il ne dépasse pas les 10%), les importateurs illégaux s’imposent comme des acteurs dominants sur la scène. En face, les professionnels semblent ne rien pouvoir faire devant les tentacules de ce marché parallèle de plus en plus puissant surtout qu’il s’agit d’un secteur de plus de 25 millions d’utilisateurs tournant autour d’un marché de 200 millions de dollars. Les spécialistes affirment qu’en 2008, les portables vendus ont été estimés à près de 4 millions d’unités dont près de 1,6 million proviennent du marché parallèle. Pourtant, il y a un peu plus d’une année, le marché parallèle semblait avoir été battu après les opérations coup-de-poing menées contre les revendeurs illégaux. Le premier résultat avait été constaté avec la diminution très sensible des produits du marché parallèle. Mais cette embellie n’a été que de courte durée. Depuis près de deux mois, la remontée du marché parallèle est palpable avec à la clé les effets négatifs de la crise mondiale : “Plus le dollar monte, plus nos ventes diminuent”, nous déclare un des revendeurs, légal, comme il a tenu à nous le préciser. Installé sur les hauteurs d’Alger, ce revendeur ajoutera : “Le marché n’est plus aussi attrayant qu’avant et ce n’est pas faute d’avoir essayé de tout faire pour nous professionnaliser. Nos pertes augmentent de plus en plus à cause de ces importateurs qui coulent le marché avec leurs produits”. Concrètement de quoi s’agit-il ? Un représentant de l’une des marques nous dira : “Ce sont des produits ramenés de l’étranger à des prix moins chers que ceux qu’on vend d’environ 20%. Ils sont acheminés par différents chemins, qu’ils soient aériens, maritimes ou terrestres.” Et de donner un exemple : “À partir de nos frontières de l’Ouest, un grand trafic est en train de se dérouler au vu et au su de tout le monde. C’est surtout à travers la région de Zouia que tout se passe. On fait passer des centaines de milliers d’appareils et d’accessoires presque sans aucun problème. Des réseaux se sont constitués au fil du temps et rien ne semble pouvoir les arrêter. Il s’agit essentiellement des appareils de l’opérateur T-Mobile dont le prix est moins cher du côté du Maroc. Ces marchandises entrent dans le marché algérien et se retrouvent dans les magasins avec des prix de 20% moins chers. C’est une concurrence déloyale dont les répercussions peuvent être très graves sur tous les acteurs de la téléphonie mobile en Algérie. Il ne faut pas oublier que les importateurs ne payent pas de taxe alors que nous nous retrouvons avec les 17% de TVA, 5% de droits douaniers, et 2% de taxe sur l’activité professionnelle en plus des charges sociales et des salaires qu’on doit payer”. Du côté maritime, la filière anglo-espagnole est pointée du doigt. Ainsi les produits sont acheminés du royaume britannique vers l’Algérie via des bateaux en passant par l’Espagne avant d’accoster dans nos ports. Le ciel est aussi un autre canal avec la filière du cabas. “Il faut imaginer qu’une seule personne peut ramener des centaines d’appareils et d’accessoires alors imaginer quand il s’agit de centaines de personnes mensuellement”, nous a affirmé un représentant des distributeurs. Ce dernier n’hésitera pas d’ailleurs à parler de passoire au niveau des frontières et de débandade au niveau des douanes. Pour lui, la meilleure preuve est le fait de trouver les produits importés frauduleusement partout. “C’est comme si aucun contrôle ne se faisait”. Dans ce brouhaha entourant le marché de la téléphonie mobile, le client se retrouve dans une position loin d’être réconfortante. Il est en même temps, comme dans l’un des poèmes de Baudelaire, victime et bourreau. Bourreau puisque souvent, il achète des produits sans garantie avec comme seul argument le prix en croyant gagner aussi la qualité. Il suffit de faire un tour du côté du quartier Belfort d’El-Harrach pour avoir une idée sur les comportements et des vendeurs et des acheteurs. Souvent ces derniers se retrouvent avec un appareil pourtant neuf mais qui ne résiste pas longtemps à l’effet du temps avant que les défauts ne commencent à apparaître en l’espace de quelques semaines. “Ce n’est pas étonnant”, nous explique un ingénieur en indiquant que “ce sont des produits certes moins chers que ceux des représentants officiels des marques mais pour qu’ils puissent être utilisés par les trois opérateurs en Algérie, ils devraient être flashés. Une opération qui est la raison essentielle des problèmes d’écran ou encore des bugs que tous constatent”. Devant ces complications, le client se voit parfois obligé d’aller réparer chez le représentant légal de la marque. “C’est vrai qu’il y a des clients qui viennent dans l’espoir de réparer leur appareil mais devant l’inexistence de garantie, ils se retrouvent obliger de payer et, par exemple, pour un écran, la réparation coûte environ 30% du prix du mobile. S’il avait acheté un produit légal, il n’aurait pas eu de problème en cas d’imprévu puisque la garantie est d’une année. Nous avons aussi un centre de service pour régler les problèmes des clients en 48 heures. Ce qui est la norme internationale. S’il s’agit d’un appareil haut de gamme, on donne au client un autre appareil de dépannage le temps qu’on répare le sien”. Face à cette situation, il est clair que l’émergence d’une véritable culture de consommation est nécessaire pour l’assainissement du secteur. Le grand mal réside essentiellement dans les dysfonctionnements du commerce dans la téléphonie mobile. Dans les autres pays, le marché informel se concentre essentiellement dans les souks et bazars mais en Algérie, il représente près de 50% de l’activité commerciale. (Source: Liberté) EN BREF:- Le conseil du Comité de régulation des télécommunications (CRT) du Mali est enfin opérationnel. La présidente du conseil, Mme Diallo M'Bodji Sène, a assuré de l’engagement des conseillers et promis de mériter la confiance des plus hautes autorités du pays. "Nous sommes conscients de la tâche qui nous attend. L'absence de textes réglementaires constitue le défi majeur auquel nous sommes confrontés. Nous allons nous mettre au travail dès maintenant pour combler cette lacune administrative. Ce sera la première tâche à laquelle nous allons nous atteler. - La ministre des Postes, Téléphones et Télécommunications du Congo-Kinshasa vient d’annoncer que les attributions de fréquences faites par l'Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications sont nulles en l’absence d’avoir été sanctionnées par l’approbation du ministre et la signature des avenants aux titres détenus. - Green-Network, le dernier réseau mobile qui s’est s’installé en Côte d’Ivoire avec un appui financier de la Lybie, vient d’annoncer qu’il compte environ 500,000 abonnés, trois mois après son lancement. - Les malgaches n’auront plus besoin de crédit pour envoyer un message. L'opérateur Zaïn vient de lancer le service « Fôneo » qui permet d'envoyer gratuitement et sans avoir besoin de crédit, le message « veuillez me rappeler », à un interlocuteur. - La Côte d’Ivoire commencera l’identification des détenteurs de numéros de téléphonie cellulaire en juin prochain. - Des stations de téléphonie mobile fonctionnant à l'énergie solaire sont en cours d'installation dans plusieurs zones sahariennes dans la région de Kébili en Tunisie.
Deal à 600 millions de dollars pour un nouveau câble sous-marin en Afrique de l’OuestLe consortium WACS (West Africa Cable System) regroupant Togo Telecom, Angola Telecom, Broadband Ifraco, Cable & Wireless, MTN, Portugal Telecom, Sotelco, Tata Communications, Telecom Namibia, Telkom et Vodacom, a signé mercredi un contrant de 600 millions de dollars pour déployer un câble sous-marin créant la première liaison directe entre l'Afrique et l'Europe. Ce câble de 14.000 km acheminera les communications classiques et le très haut débit internet (3.8 térabits/s) à des coûts largement inférieurs à ce qu'ils sont aujourd'hui. Urbanisation et Habitat Cela ouvrira la voie à de nouvelles technologies comme le triple play (téléphone, télévision, internet) dont l'opérateur public, Togo Telecom, entend se doter. Le WACS reliera l'Afrique du Sud à la Grande Bretagne avec des points de raccordement au Togo, en Namibie, en RDC, au Congo, au Cameroun, au Nigeria, au Ghana et en Côte d'Ivoire, notamment. La mise en service commerciale est prévue en 2011. (Source: Republic of Togo) Accès à Internet-Easy Net, un terminal simplifié, bientôt fabriqué en TunisieTopnet a saisi l'occasion de sa conférence de presse annuelle, hier, à Tunis, pour annoncer le lancement de sa solution internet pour débutants : Easy Net. L'hébergeur, qui estime avoir dépassé le seuil des 100.000 abonnés ADSL, ce qui lui accorderait une part de marché de 42%, vise, à travers cette solution comportant un terminal simplifié, le marché des familles se situant actuellement dans une fourchette entre 9 et 10% de taux de pénétration. Or, explique-t-on, 80% des citoyens n'ayant pas d'ordinateur se trouvent être des utilisateurs occasionnels de l'internet à raison de deux à trois fois par semaine. Actuellement importée et économique, la console PC simplifiée fournie dans le cadre du réseau Easy Net sera bientôt fabriquée en Tunisie. Elle ne comporte ni disque dur ni graveur, elle se suffit de trois interfaces simplifiées, d'un écran, d'un clavier, d'une souris et d'une webcam. La solution prévoit une formation élémentaire pour l'abonné, un service maintenance et une assistance téléphonique. Un système de contrôle parental est compris dans le package. Topnet informe, par ailleurs, du lancement de son site «Je révise» d'enseignement sur Internet destiné aux élèves de 3e et 4e années du secondaire. Des vidéos-leçons de math, de physique et de sciences naturelles à l'usage des futurs candidats au Baccalauréat qui ouvrent la voie à un forum de discussion avec les professeurs. L'hébergeur s'est ainsi lancé dans le développement des services, dans le but avoué de contribuer à accroître le marché des utilisateurs d'internet, dans la mesure où tout afflux additionnel sur la Toile va étendre les parts de marché lui revenant. Enfin, le prestataire de services internet a présenté le SDSL, nouvelle technologie dédiée aux professionnels, avec des performances comparables aux lignes spécialisées et des taux d'interruption réduits, la fibre optique, plafonnée à 2 méga par câble, le VPN permettant une interconnexion des filiales d'une entreprise et la possibilité de bénéficier des noms de domaine «.tn» valorisant notre pays. (Source: La Presse) Mediatic, un blog pour la promotion des TIC en RDCLes consommateurs des nouvelles technologies de l'information et de la communication (TIC) qui deviennent de plus en plus nombreux - à voir l'affluence dans les cybercafés et les bonnes affaires des fournisseurs d'internet - ont désormais, sur le plan local, un support grâce auquel ils peuvent s'informer sur l'objet de leur passion. Il s'agit de Medi@tic, un blog (adresse http://mediatic.unblog.fr) qui vient de voir le jour et qui se veut une fenêtre ouverte sur le monde des TIC. Pour ceux qui ne le savent pas, le terme «Blog» est une abréviation de weblog, qui peut se traduire par «journal sur Internet». Défini souvent comme un site personnel, il s'agit d'un espace individuel d'expression, créé pour donner la parole à tous les internautes (particuliers, entreprises, artistes, hommes politiques, associations ). L'une des particularités de blog, c'est qu'il est interactif. C'est-à-dire que les lecteurs ont la possibilité de réagir aux écrits du propriétaire du blog, d'émettre des points de vue, de critiquer les informations données ou de les enrichir, etc. Ce qui fait que le blog est devenu l'illustration de ce que deviendra le monde de la communication avec la vulgarisation des TIC : un monde ouvert où chacun a le droit de s'exprimer et où la communication cesse d'être à sens unique. Ce sont toutes ces tendances, appliquées cette fois à la situation de la République démocratique du Congo, que le blog de Medi@tic veut mettre en lumière. Question de montrer que le pays ne pourra pas évoluer en marge de la marche du monde. Les autoroutes de l'information existent déjà sous d'autres cieux pendant que les Congolais roulent encore sous des sentiers, victimes d'une fracture numérique d'une grande ampleur. Selon les statistiques de l'Union Internationale des Télécommunications (UIT), la RDC occupe la 151ème sur 154 pays classés en ce qui concerne le nombre d'ordinateurs et les connexions internet disponibles. Le pays se trouve ainsi loin derrière Haïti (99ème), le Zimbabwe (100ème), le Congo Brazzaville (132ème) ou le Rwanda, 143ème. Derrière elle se trouvent seulement le Bengladesh, l'Ethiopie et la Birmanie. Une situation peu reluisante. Ces statistiques montrent qu'il y avait en RDC 0,4 utilisateurs d'Internet pour 100 habitants en 2007. En comparaison, le chiffre est de 2,1 pour le Rwanda, de 6,6 pour le Sénégal, de 10,1 pour le Zimbabwe et de 81 pour le Danemark. Pour le téléphone mobile, la RDC a 10,1 lignes pour 100 habitants, le Rwanda 6,5, le Sénégal 29,3 et le Danemark 114, 5. Pour ce qui est des foyers disposant d'un ordinateur, le chiffre, pour 2007, est de 0,3 pour la RDC, 0,3 pour le Rwanda, 7,8 pour le Sénégal et 83,0 pour le Danemark. 0,2 foyers disposent d'internet en RDC, 0,1 au Rwanda, 1,0 au Sénégal et 78 au Danemark. Dans le domaine, à considérer les chiffres de l'UIT, il ne s'est pas passé grand-chose en RDC depuis 2002 parce que, cinq ans plus tard, le pays se maintient à sa 151ème place. Au regard de ce triste palmarès, explique Gratien Kitambala, l'initiateur de ce blog, Medi@tic se veut aussi comme une action citoyenne. Avec comme objectif de sensibiliser aussi bien les décideurs politiques que le commun des citoyen sur la nécessité pour le pays à mettre des moyens conséquents pour sortir de cette ornière. La RDC, explique-t-il, ne peut en effet pas continuer à faire marche arrière pendant que le reste du monde -notamment de nombreux pays africains- progressent. «Comme la machine à vapeur préfigure la révolution industrielle, les nouvelles technologies de l'information accélèrent le passage à une société (la société en réseau ou société de l'intelligence) fondée sur l'immatériel, qui s'organise autour de la communication, la production et la consommation de l'information, et dont les nouveaux facteurs de productivité et de compétitivité deviennent la créativité et l'intelligence », écrit François Ossama, un spécialiste du domaine. Il précise que la problématique des nouvelles technologies de l'information se pose en terme de défi majeur pour les pays en développement, une croisée de chemin en ce début du 21e siècle : se positionner sur l'échelle du développement en intégrant de manière efficiente ces technologies dans leur plateforme de développement dans un contexte mondial très évolutif et de plus en plus complexe, ou s'exclure davantage de l'économie mondiale (une économie désormais en réseau), des échanges culturels et rester davantage pauvres. Telle est l'interpellation que l'initiateur de Medi@tic tient à partager avec les lecteurs du blog. Et, visiblement, l'intérêt y est. Depuis un mois, le blog enregistre une moyenne de 50 visiteurs par jour. Ce n'est pas encore énorme au regard de ce qui se passe dans le reste du monde mais c'est tout de même encourageant dans cette blogosphère congolaise qui est encore en train de se chercher. (Source: Le Potentiel) EN BREF :- Un portail médical, www.senmedical.com <http://www.senmedical.com> ayant pour objectif principal de rendre accessible toutes les informations sur le secteur de la santé vient d'être lancé au Sénégal. - Une première au Maroc. Les citoyens marocains peuvent payer dorénavant leurs taxes sur internet. En effet, la Trésorerie Générale du Royaume met à la disposition des internautes un nouveau téléservice; le paiement en ligne des taxes locales (taxe d’habitation, taxe des services communaux et la taxe professionnelle). - Un nouveau journal en ligne vient de lance au Sénégal : www.sununews.com . Ce nouveau site qui vient d'être lancé dans la capitale est formé d'une équipe de journalistes professionnels spécialisés. « Notre crédo sera les faits sans extrapolation » lance l'équipe de sununews.com. - La Sonatel met en service ce mercredi 15 avril 2009 un nouveau lien internet avec Tata Communications, anciennement Téléglobe. Cette connexion fait passer la bande passante internet de l’opérateur historique de 2,9 Gbps à 3,5 Gbps.
L’Inde s’invite dans le marché de NTIC au GabonUne délégation d’experts indiens de la société United Telecom Limited (UTL) a été reçue le 15 avril dernier à Libreville par la ministre de la Communication. La société indienne s’intéresse au marché de Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) au Gabon. Les discussions ont notamment tourné autour de la mise en place de la fibre optique sur le territoire national. En séjour dans la capitale gabonaise depuis quelques jours, la délégation d’experts indiens du groupe United Télécom Limited a été reçue le 15 avril dernier au cabinet du ministre de la Communication, Laure Olga Gondjout, pour faire le point sur l’implication de la société au renforcement des capacités des nouvelles technologies au Gabon. Menée par le vice-président de la firme indienne, Richard Raja, la séance de travail a également vu la présence du directeur Afrique de UTL, Prash Rampers. «La société UTL a lancé la révolution de la télécommunication et de la technologie en Inde et c’est cette technologie que l’on veut partager avec le Gabon», a expliqué le vice-président de la société, Richard Raja. «L’Inde était une économie d’agriculture et aujourd’hui on est une économie de services et on exporte plus de 50 milliards de dollars de haute technologie. C’est la même chose que l’on veut faire au niveau du Gabon, surtout dans le domaine de la formation des cadres gabonais», a-t-il ajouté. «La coopération entre l’Inde et le Gabon est en train d’avancer. Ce n’est certainement pas encore la vitesse de croisière, mais l’arrivée du groupe UTL donne un coup de fouet à cette relation qu’est en train de se construire entre le Gabon et l’Inde, particulièrement en ce qui concerne le ministère de la Communication», a salué le Coordonateur général adjoint des affaires politiques de la présidence de la République, Thierry d’Argendieu Kombila. «Notre pays va abriter la Coupe d’Afrique des nations (CAN) en 2010 et madame la ministre a plaidé pour le financement en faveur du projet de la fibre optique afin de favoriser la mise en place des inforoutes de l’information et de la communication et que tout le pays soit irrigué avec cette nouvelle technologie de l’information et de la communication», a-t-il précisé. «La question de la formation des cadres du secteur de la communication a été proposée parce que vous avez ici un groupe qui est très avancé dans le monde sur le plan de la gouvernance électronique. Ce projet a retenu l’attention de madame la ministre et il est question de regarder la formalisation et le montage financier», a enfin annoncé monsieur d’Argendieu Kombila. Le rapprochement entre le département gabonais de la Communication et la société indienne de NTIC devraient permettre aux autorités locales d’accélérer la mise en œuvre des projets d’envergure qui doivent permettre aux opérateurs économiques et aux populations de bénéficier des outils de standards internationaux dans le domaine ce domaine (Source: Gabon Eco) Madagascar: 300 millions d'Ariary pour reprendre l'activité dans le Secteur informatiqueLes centres commerciaux CITIC et SUPREME CENTER, spécialisés dans la vente des matériels informatiques et de la téléphonie, et qui ont été victimes des actes de pillage et de vandalisme le 26 janvier dernier, vont bientôt rouvrir leurs portes au public. Mais seulement une partie des commerçants ont pour l'heure pu réinstaller leurs stands pour accueillir les visiteurs. En effet, il faut réinvestir au moins 300 millions d'Ariary pour reprendre cette activité, explique un opérateur travaillant dans le secteur. L'aménagement de la boutique qui a été totalement détruite lors du pillage constitue les travaux les plus importants. Il a également fallu attendre quelques mois pour pouvoir reconstituer les stocks. De plus, les procédures d'importation ne sont pas faciles, surtout en cette période de crise. Mais force est de constater que ce ne sont pas tous les commerçants qui ont pu redémarrer leurs activités car certains d'entre eux ont même besoin d'un fonds de roulement, ne serait-ce que pour reconstituer leurs stocks de matériels informatiques. Il y a ceux qui détiennent des stands dans un autre endroit comme à Behoririka et à Analakely leur permettant de poursuivre leur commerce en attendant la réouverture de ces centres commerciaux, qui faisaient partie des joyaux de la Capitale. Néanmoins, les opérateurs victimes des actes de pillage attendent toujours l'appui de l'Etat afin qu'ils puissent relancer leurs activités à la normale. « Nous demandons soit le remboursement de nos biens mis à sac soit l'exonération des taxes sur les marchandises à importer jusqu'à concurrence de la valeur des biens pillés et détruits », réclament-ils. D'autant plus que le président de la HAT le leur avait promis. (Source: Midi Madagascar) Softway Tunisie » signe un contrat en MauritanieSelon une responsable de « Softway Tunisie », une entreprise tunisienne créée en 1994, spécialisée dans l’informatique et les nouvelles technologies et qui propose des formations techniques à forte valeur ajoutée, la société a réussi, suite à sa participation au Salon Internationale des Services Pétroliers, à signer un contrat avec une entreprise pétrolière mauritanienne pour la commercialisation de son « Logiciel de Gestion de Forage ». Selon la responsable de « Softway Tunisie », le logiciel en question est un outil qui permet de faire des simulations pour la détermination du procédé le plus approprié pour l’exécution d’un forage tant sur le plan technique que sur le plan de rentabilité économique en offrant un coût financier optimum ainsi que d’aider les techniciens à parfaire leur maîtrise des aspects techniques de l’activité de forage. Aucune information n’est cependant disponible sur le coût de l’opération. (Source: Tunisia IT) EN BREF :- Eastern Software System (ESS), une compagnie d'informatique indienne, a obtenu un contrat de 10 ans d'une valeur de 0.5 million US dollars du gouvernement mauricien pour l'implémentation d'un système back office pour le ministère des Administrations locales et régionales. - Un plateau technique multifonctionnel vient d'être installé au coeur du campus universitaire Aline Sitoé Diatta au Sénégal. Ce joyau comprend en son sein un salon de thé, un centre de reproduction, une salle de formation et une salle multimédia, a pour vocation d'assurer une meilleure intégration des étudiants dans le milieu professionnel, en leur permettant d'accéder facilement aux produits et services liés aux métiers de l'informatique et de la communication et le tout se traduit par la formation alternée institut/entreprise. - Le groupe «Meninx Holding» de l’homme d’affaires tunisien Béchir Tamarzist, s’est lancé dans les services informatiques, avec la création d’une société spécialisée dans l’hébergement, la sauvegarde externalisée de données informatiques pour le compte d’autrui, et l’info-gérance.
Vente des actions Sonatel - France Télécom ne versera que 137 milliards au lieu des 200 annoncésLa vente des actions de la Sonatel par l'Etat à France Télécom continue d'alimenter les prises de position des experts. Pour l'économiste Moubarak Lô, cette décision prise par l'Etat sénégalais est inopportune et précipitée. D'autant que, explique-t-il, France Télécom ne va verser que 137 milliards au lieu des 200 annoncés. Sans compter la nébuleuse qui entoure les procédures et les opérations de transaction. La formule qui s'annonçait être la plus adéquate pour l'Etat du Sénégal dans le but de se refaire une bonne santé financière, c'était de réduire ses dépenses. C'est du moins l'avis de l'économiste Moubarak Lô qui ne trouve pas du tout pertinente cette transaction qui n'enrichit en rien l'Etat du Sénégal. Car, selon lui, c'est uniquement de la naïveté dont la partie sénégalaise a fait montre, en cédant ses 9 % à France Télécom. Surtout qu'en réalité, poursuit-il, il ne s'agit que de 137 milliards de francs Cfa versés par ce groupe si l'on inclut les dividendes et autres. Une procédure qui, selon le journaliste Abdou Latif Coulibaly, fait que le groupe français de télécommunication s'est arrogé l'essentiel des actions de la Sonatel, sans débourser presque de l'argent. Selon lui, ce sont ces dividendes en réserve qui auraient servi en partie de montant permettant à l'Etat du Sénégal d'encaisser de l'argent dans cette transaction. Mieux, poursuit Moubarak Lô, il aurait même été plus judicieux et rentable de s'adonner à un endettement à hauteur de 137 milliards de francs Cfa ou augmenter les recettes fiscales. Cela, non sans préciser que, même l'endettement allait être un choix difficile, compte tenu des sommes déjà dues par l'Etat du Sénégal à ses partenaires. Pourtant, c'est moins l'acte de vente que la procédure qui semble décriée par l'économiste. Pour lui, quoi qu'il en soit, le retrait de l'Etat du capital de la Sonatel s'impose à long terme, car sa vraie position demeure celle consistant à définir des politiques et stratégies visant à améliorer l'espace des télécommunications au Sénégal. Car, en définitive, ce retrait suppose l'existence d'un secteur privé capable d'assurer le relais. Mais, au-delà de la vente 'inopportune et précipitée', il convient de revisiter le mode de fonctionnement et de taxe d'une société comme la Sonatel. Une mission que compte déjà se fixer l'expert économique qui projette de mettre bientôt en place un observatoire citoyen des télécommunications au Sénégal. 'Cet outil technique va beaucoup veiller sur les tarifs et la qualité des services avec des études et des publications périodiques', fait-il remarquer avec une ferme volonté d'alléger les charges des populations. En effet, 'les sociétés de télécommunication, de la même manière qu'elles participent à la croissance du Pib et des richesses, maintiennent en retour la quasi totalité de la population dans la pauvreté, compromettant même le premier objectif du millénaire fixé pour 2015 dans la lutte contre la faim', soutient-il. (Source: Walfadjri) Trois pôles autonomes seront créés: Algérie Télécom se restructureDans un entretien accordé à l'APS, le président-directeur général du groupe Algérie Télécom (AT), Moussa Benhamadi, a annoncé que le conseil d'administration de l'entreprise doit statuer, d'ici la fin du mois, sur la mise en place d'un nouvel organigramme pour permettre à l'entreprise «d'atteindre d'autres performances». Basé sur une «organisation beaucoup plus opérationnelle» qui «s'appuie sur trois pôles autonomes», le nouvel organigramme vise à transformer l'opérateur historique en un «opérateur d'intégration de produits de service et également de fournisseur de services à valeur ajoutée», explique Benhamadi. Selon lui, le premier pôle «prendra en charge l'aspect commercial et sera chapeauté par Jaweb service». «Il devra regrouper toutes les prestations de service fournies à AT, au grand public et aux professionnels», a-t-il précisé. C'est «la seule activité commerciale (qui sera gérée) par AT». Le deuxième pôle s'occupera, quant à lui, du «segment des technologies et réseaux», dont l'activité développement et maintenance des réseaux. Le 3ème pôle est en fait «une nouvelle structure chargée du soutien». Chaque pôle sera une «entité autonome» qui permettra à AT «de mettre en place une comptabilité analytique». La mise en place d'une nouvelle organisation nécessitera la mise en place d'un plan formation pour le personnel de l'entreprise. «Nous sommes en train de signer des conventions de partenariat avec des universités et des écoles algériennes qui vont nous assister dans la formation de nos cadres», a indiqué Benhamadi. Interrogé sur les nouvelles offres de la compagnie, le PDG d'AT a révélé un projet de la «télévision sur Internet» ainsi qu'un «système prépayé» pour l'ADSL. «Nous travaillons avec des partenaires des secteurs économique et financier (banques et assurances) pour arriver à leur développer un secteur spécifique», a-t-il ajouté. Pour ce qui est de l'opération de recouvrement des créances, lancée en septembre 2008, Benhamadi affirme qu'elle «commence à donner ses fruits», et qu'à ce jour «20% des créances» ont été récupérées. Il note également que l'explosion de la téléphonie mobile aux dépens du fixe a fait perdre «plus de 10 milliards de dinars durant les trois dernières années». (Source: Le Quotidien d'Oran) EN BREF:- Dans un communiqué, Discovery Datasoft Group nous informe que Trium Technology vient de se joindre à son groupe.Un rapprochement qui lui permet de consolider sa position en métier ERP et de mettre en oeuvre toute une stratégie de développement orientée vers la croissance de ses 400 Références implantées au Maghreb, en Afrique et en Europe. - Le premier bureau de "Cisco", leader mondial en matière de mise en réseau, a été inauguré à Tunis. M.Hadj Gley, ministre des technologies de la communication a souligné que cette présence témoigne encore une fois que la Tunisie est une destination technologique dans la région.
La révolution numérique dope le cinéma africain au Festival Vues d’Afrique de MontréalLe cinéma africain offre grâce à la révolution numérique un nouveau visage à l’occasion de la 25ème édition du Festival Vues d’Afrique qui a démarré jeudi dernier à Montréal, mégapole québécoise du Canada. Du long métrage au court métrage en passant par les documentaires, les fictions à petit budget, les thématiques, l’Afrique propose un large éventail de productions qui pousse les acteurs du 7eme art à créditer le continent d’une bonne note. « La tendance est si forte que le festival consacre depuis quelques années un chapitre entier de sa programmation au cinéma numérique africain, dans la section Africa numérique précisément", note M. Damien Chalaud, membre de la programmation du Festival cité par la presse canadienne. . Les films n’ont peut-être pas la facture professionnelle des grosses productions maghrébines ou sud-africaines, mais ils sont le reflet direct de ce qui se passe sur le terrain », ajoute M. Chalaud. En Afrique de l’Ouest où le numérique est devenu un atout important pour doper le cinéma africain, l’industrie cinématographique est en ébullition, a-t-il tenu à observer. Le Nigeria surnommé Nollywood s’illustre avec sa stupéfiante production de 700 à 800 films en moyenne par an. D’autres pays, comme le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Burkina Faso tirent leur épingle du jeu, grâce aux nouvelles possibilités du cinéma numérique, médium plus léger et autrement moins coûteux que le cinéma traditionnel. « Cette nouvelle génération de cinéastes a zappé l’étape du 35 mm, d’ordinaire réservée à l’élite, pour sauter directement à ce qui était plus pratique pour s’exprimer. C’est comme s’ils n’avaient jamais eu de téléphone fixe et qu’ils passaient directement au cellulaire ! », ajoute Damien Chalaud Selon lui, malgré des acquis énormes, le continent pour des raisons financières, est encore loin d’une industrie hollywoodienne prospère. Toutefois, certaines parties du continent se détachent du lot que ce soit pour la qualité ou la quantité de leurs productions, indique Damien Chalaud qui a volontiers confié à la Presse que le Maghreb et l’Afrique du Sud « mènent le peloton de tête ». Le film franco-algérien Mascarades en projection le 25 avril qui a remporté un Étalon de bronze à l’avant-dernier Fespaco illustre cette nouvelle effervescence. Il en, est de même des films sud-africains Nothing but the Truth, Étalon d’argent au dernier Fespaco en projection ce week end et en début de semaine prochaine et aussi Triomf, sordide portrait d’une famille afrikaner « white trash » et incestueuse samedi et lundi. Il ne faut cependant pas réduire le cinéma africain à ces deux pôles géographiques indique M. Chalaud à la presse canadienne qui souligne que le cinéma africain est aussi confronté à l’équation de la circulation à grande échelle. L’Afrique souffre aujourd’hui de la disparition des salles de cinéma. Certains spécialistes se sont d’ailleurs demandé à Montréal si les Africains auront la chance de voir sur les écrans de leurs pays les films projetés à Montréal. Pourtant des productions de bonne facture comme le film de Mathieu Kassovitz sur les enfants-soldats qui a déjà gagné des lauriers à Cannes et à Sundance méritent d’être vus en Afrique. (Source: Sud Quotidien) EN BREF :- Les internautes peuvent dorénavant consulter une version optimisée de www.maroc-it.ma sur leurs l’Iphones. L’affichage des news du site a été adapté pour une lecture aisée sur les smartphones
CONFERENCES & SEMINAIRES* Med-IT ALGER 18-20 Mai 2009, Alger, Algérie MED-IT est un Salon International sur les Technologies de l’Information (Informatique, Internet, Télécoms) réservé aux professionnels du secteur IT. Il se tient chaque année à Alger depuis 2004 sous l’égide du Ministère en charge des NTIC. Le Salon Med-IT est aussi labellisé par le Ministère Délégué au Commerce Extérieur français. Pour de plus amples informations visitez http://www.med-it.com/index.php?cat=alger * e-LEARNING AFRICA 2009 27-29 Mai 2009, le Méridien, Dakar, Sénégal Répondant aux besoins de mise en réseau du secteur pan-africain du eLearning et de l'éducation à distance, la conférence annuelle eLearning Africa est le lieu de rendez-vous principal pour les praticiens et professionnels d'Afrique et du monde entier. Pour de plus amples informations, visitez http://www.elearning-africa.com/fra/conference.php * COM AFRIQUE OCCIDENTALE ET CENTRALE 17-18 juin 2009 Abuja, Nigeria Ce 6ième congrès annuel a étendu sa portée et sa couverture géographique pour rassembler plus de 900 professionnels de l’ensemble du secteur des télécommunications des 20 pays de la région. Approfondissez vos connaissances et faites des affaires avec plus de 100 opérateurs grâce à cette conférence de deux jours à sessions multiples, accompagnée d’une exposition de 60 stands. Des réductions sont disponibles en s’inscrivant en avance. Réservez votre place dès aujourd’hui à www.comworldseries.com/wcafrica * PAN AFRICAN TECHNOLOGIES TRADE FAIR 2009 2 -6 novembre 2009, Abuja, Nigeria Salon africain des nouvelles technologies. En particulier, les technologies de l'information et des télécommunications, le secteur de l'énergie, le développement durable. Pour de plus amples informations cliquez sur le lien suivant PEOPLE* Demba Traoré a été nommé à la direction de la zone franche de la Biotechnologie et des nouvelles technologies de l’information et de communication de Grand Bassam en Côte d’Ivoire. EMPLOIS & OPPORTUNITES* CHARGE DES ETUDES - ORANGE NIGER Le candidat à ce poste doit avoir: -Un BAC+4 ou BAC+5 (grandes écoles d'ingénieurs ou de gestion,maitrise spécialisée en statistiques/économétrie ou études marketing. - Au moins 2ans d'expérience dans l'activité d'étude marketing.(une connaissance du secteur des télécommunications serait un plus) - Un fort savoir-faire dans le traitement et l'analyse des données. - Une grande capacité de reflexion, d'analyse et de synthèse: aisance dans la rédaction et la présentation des document sous différent format (Word et Powerpoint, etc...) - Une bonne aisance relationnelle et dans la communication. - Une bonne ouverture d'esprit et grande capacité d'innovation. Pour plus d’informations cliquez sur le lien suivant http://www.offre-emploi-afrique.com/offre_emploi.php?id_offre=81 * AVIS D’APPEL D’OFFRES INTERNATIONAL RELATIF A LA FOURNITURE ET MISE EN PLACE D'UN PROGICIEL DE GESTION INTEGRE - NIGER Le présent avis d’appel d’offres est adressé aux sociétés ou entreprises spécialisées dans la mise en oeuvre de solutions basées sur les Progiciels de Gestion Intégrés dans le secteur de la commercialisation des produits pétroliers. Les travaux sont prévus pour être réalisés pendant le second semestre 2009. Les offres présentées devront parvenir au plus tard à la date du 4 mai 2009. Pour de plus amples informations cliquez sur le lien suivant http://www.jeuneafrique.com/UPfichiers/SONIDEP_01.pdf * AVIS D’APPEL D’OFFRES INTERNATIONAL POUR LA FOURNITURE ET LA POSE D’UNE FIBRE OPTIQUE - CONGO Le Gouvernement de la République du Congo a obtenu un Don de l’Association Internationale de Développement (IDA) pour financer le coût du Projet de Renforcement des capacités de Transparence et de Gouvernance (PRCTG), et a l’intention d’utiliser une partie du montant de ce Don pour effectuer les paiements au titre du marché de fourniture et de pose d’une fibre optique devant relier le MEFB avec un backbone inter administrations en deux lots libellés comme suit : Lot n° 1 : Infrastructure optique ; Lot n° 2 : Travaux de génie civil. Les offres doivent être déposées contre récépissé au secrétariat de l’Unité d’Exécution du PRCTG au plus tard le lundi 04 Mai 2009 Pour de plus amples informations cliquez sur le lien suivant http://www.jeuneafrique.com/UPfichiers/PRCTG_01.pdf
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