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Le Nigéria se prépare à devenir le plus grand marché pour les paiements mobilesIl y a quelques semaines deçà, Orange annonçait le lancement de M-Money au Mali tandis que l’opérateur mobile Zain déclarait qu’il allait bientôt lancer son service de paiements via mobile (Zap) au Kenya pour concurrencer le service M-Pesa offert par Safaricom. Le véritable gros marché pour ce type de services sera le Nigéria aussi longtemps que les opérateurs fassent les choses biens. Bien que les banques du Nigéria soient parmi les plus actives du continent, il reste beaucoup d’opportunités à saisir selon Emmanuel Okoegwale. La possibilité de payer pour des biens et des services sans argent liquide ou une carte est très attractive. En Afrique, cette idée est poussée par le besoin de réduire le risque lié au vol. Le portable est idéal parce qu’il est peu cher et omniprésent. Il peut en plus identifier le payeur et le receveur ainsi qu’enregistrer la transaction. Les services de paiement via mobile vont changer la façon dont les consommateurs font des paiements et réagissent aux services financiers. Ces services financiers via mobile inclueront des informations sur le compte du client, des mises à jour, des alertes, le paiment des factures, des opérations interpersonnelles ainsi que des transferts à l’étranger. Au Nigéria ou l’électricité et les transports sont erratiques, le portable est une force de changement - et pas seulement pour les appels téléphoniques. La téléphonie mobile peut réduire les barrières de prix dans le cycle de la valeur. Le succès de M-pesa au Kenya (avec plus de 2 millions d’utilisateurs) a démontré le besoin indéniable d’une plateforme qui permettrait aux Africains de faire des transactions sans argent liquide et sans se rendre dans une banque. Les débuts plutôt lents des paiements via mobile au Nigéria présentent de vastes opportunités qui peuvent révolutionner le secteur des paiements, créer une nouvelle catégorie d’entrepreneurs mobiles et de nouvelles stratégies commerciales dans un marché comptant 54 millions d’usagers du mobile avec un potentiel de 140 millions d’habitants. Le téléphone portable est un moyen puissant pour développer le commerce. Les banques ont été jusqu’à présent incapables d’attirer la population jeune parce qu’elles essayent de se rapprocher de ce segment en utilisant des moyens traditionnels de communication et pas le téléphone portable. Il est bien possible que les jeunes adoptent plus vite les services de paiements via mobile que les gens plus âgées parce que les jeunes sont toujours les premiers à adopter une nouvelle technologie. La bonne nouvelle, c’est que les jeunes constituent une majorité des abonnés mobiles au Nigéria et ils sont largement sous bancarisés. Un calcul simple à partir de la base d’abonnés au Nigéria montre que 54 millions d’abonnés mobiles représentent deux fois plus que les 24 millions de personnes qui disposent d’un compte bancaire. Incontestablement, il reste 30 millions de personnes avec un mobile mais sans compte bancaire. Les acteurs des services financiers au Nigéria sont toujours à la recherche de solutions technologiques particulièrement élusives et les progrès vers une inter polarité des systèmes pour les paiements via mobile sont lents. Le processus est d’autant plus compliqué à cause du grand nombre d’acteurs dans ce secteur et du challenge que constitue l’intégration dans une seule plateforme de modèles commerciaux différents et d’applicatifs variés. Même le terme de paiements via mobile recoupe des définitions différentes. Certaines banques qui offrent aujourd’hui des services bancaires sur mobile classifient par erreur leur service comme des paiements via mobile en particulier lorsque l’utilisateur est limité à accéder le solde de son compte et peut seulement faire des virements entre ses comptes domiciliés à la même banque. Les opérateurs mobiles ne sont pas très enclins à fournir des moyens de paiements et des services financiers et par conséquent il est nécessaire d’établir une collaboration intersectorielle telle que celle entre Glo et First Bank pour une carte de paiement ou celle entre MTN et la banque UBA. Ce type de collaboration peut être un succès comme l’illustre le partenariat entre l’opérateur mobile sud-africain MTN et Standard Bank. En Afrique du Sud, MTN a lancé une carte SIM sous le label «Y’ello Bank » offrant des services bancaires mobiles avec Standard Bank basé sur une collaboration 50:50. Le service est opéré par une division particulière de Standard Bank et par conséquent est soumis à la réglementation bancaire en vigueur assurant la conformité et l’interpolarité du service avec le reste de l’infrastructure de paiement. Un grand nombre de banques du Nigéria sont entrain d’évaluer des solutions de paiements mobiles venant de l’étranger sans pour autant avoir vraiment compris la douloureuse expérience de l’Afrique avec le « WAP Bancaire ». L’envoi à l’étranger de données bancaires basé sur la technologie WAP a été un désastre parce que la technologie IP a été utilisée avec les portables résultant en une expérience qui était lente, peu fiable, cher pour un consommateur africain habitant un continent pratiquant des prix élevés sur l’Internet mobile, avec une mauvaise couverture, sur des portables avec des fonctionnalités limitées et des consommateurs mal éduqués. Des technologies plus simples auraient eu un meilleur résultat. Cependant il faut noter que telle était la situation avant que les opérateurs mobiles aient déployé des réseaux data. Les messages par SMS continueront à être le support dominant des paiements mobiles alors que les technologies WAP, USSD et la communication en champ proche (Near Field Communication ou NFC) vont aussi se développer. La technologie NFC a attiré l’attention de nombreux acteurs au Nigéria en raison de sa facilité d’utilisation et l’emphase européenne mais pour l’instant elle a négligé d’inclure l’utilisateur final à ce stade précoce. La limitation principale de la technologie NFC est la nécessité pour l’utilisateur de posséder un portable compatible NFC. Cela sera un obstacle majeur dans une économie où le revenu par habitant est faible et la périodicité de remplacement d’un portable est de 4 ans. La communication audio en champ proche développée par Tag Attitude en France se veut clairement être une technologie de transition qui ne nécessite pas l’achat d’un nouveau combiné et est compatible avec la majorité des portables. Au Nigéria, les échanges informels de crédits d’appels représentent plus de 5% de l’ensemble des crédits d’appels achetés. Les banques risquent de perdre des parts de marché si les gens trouvent plus commode de faire circuler l’argent pour payer leur dette, envoyer de petits transferts à leur famille et amis via ce système informel. La question des paiements via le mobile n’est pas un problème d’ordre technologique. C’est la gestion de l’écosystème des acteurs comme les banques qui manquent de technologie, les opérateurs mobiles non coopératifs, la compréhension partielle des questions financières et en dernier lieur une réglementation qui ne tient pas compte de la vitesse en matière d’innovations technologiques, qui enfin compte gênera la croissance de ce secteur qui fleurit déjà de façon informelle.
L’affaire des 65 millions de MTN Côte d’Ivoire se conclut par un verdict sévèreLe tribunal des flagrants délit est allé au delà des douze mois d’emprisonnement requis par le procureur de la République, contre la principale inculpée. Cinq années d’emprisonnement ferme assorties d’une amende de 300.000 F, de dix ans de privation des droits civiques et d’une interdiction de paraître et de séjour pendant cinq ans ! Telle est la peine infligée hier sur le coup de 14 h, par le tribunal des flagrants délits d’Abidjan à Mmes Gomé Gnohité née Bléhon Emilienne, secrétaire particulière du Président de la République et Umviga épse Metté Elise. Si la première a été déclarée coupable d’escroquerie, la seconde a été sa complice dans la commission du délit. Le tribunal qui a fait droit à la requête du Président de la République a aussi condamné les deux femmes à lui payer chacune à titre de dédommagement, le franc symbolique. Au terme du procès qui s’est tenu avant-hier mardi, le parquet d’Abidjan, à travers ses représentants à l’audience, avait requis à l’encontre de Mme Gomé Emilienne la peine de 12 mois de prison ferme et 300.000 F d’amende. Et la relaxe pure et simple pour délit non établi en ce qui concerne Mme Umviga épse Metté Elise. Un réquisitoire particulièrement clément au regard du jugement qui vient d’être rendu. Jugement auquel, les avocats de la défense des deux condamnées entendent relever appel. Ce qui constitue une lueur d’espoir pour non seulement, les deux concernées, mais aussi pour leurs parents, amis et connaissances qui, arrivés massivement hier au tribunal, ont élevé des cris de vive protestation au prononcé du jugement qu’ils estiment injuste et trop sévère. Beaucoup de femmes ont tout simplement fondu en pleurs. Pour rappel, disons que Mmes Gomé Gnohité née Bléhon Emilienne, secrétaire particulière du Président de la République et Umviga épse Metté Elise se disant, « collaboratrice extérieure » du Président ont été traduites devant la justice pour s’être fait remettre par le directeur général de la société de téléphonie mobile Mtn, M. Rwi Yegura Mporé Aimable, la somme de 65.542.610 F. Cette remise de fonds s’est faite autour au nom du Président de la République. La substance des débats à l’audience établit que Mme Gomé a été contactée par Mme Metté Elise, Ivoirienne d’origine rwandaise, pour solliciter pour le compte du DG de Mtn, son compatriote rwandais, une audience auprès du Chef de l’Etat. Une véritable polémique s’est engagée entre les deux femmes à la barre sur l’objet de l’audience demandée. Pour Mme Metté, la demande d’audience répond à la volonté du DG de Mtn, Mporé Aimable, d’aller présenter au Président Laurent Gbagbo un trophée acquis à l’extérieur par sa société. Question pour lui de se faire connaître par le Chef de l’Etat, qu’il dit n’avoir jamais eu l’occasion de rencontrer. Les déclarations de Mme Metté ont été corroborées à l’enquête préliminaire par le DG de Mtn, lequel, expulsé de la Côte d’Ivoire à cause de cette affaire n’était pas présent au procès. Toujours selon dame Metté Elise, l’initiative du don est venue de la secrétaire qui, en acceptant de transmettre la demande d’audience du DG de Mtn, aurait demandé que ce dernier ne vienne pas voir le Président les mains vides. Pour lui permettre de faire don d’une ambulance et la réfection du dispensaire d’un village sinistré. Mme Metté soutient que c’est bien Mme Gomé Gnohité qui a fait parvenir au DG une facture de construction, à partir de laquelle il a procédé à la détermination du montant et à son décaissement de la comptabilité de sa société. Ses déclarations font état de ce que la secrétaire du Président, une fois en possession des fonds qu’elle a reversés sur son compte personnel, aurait oeuvré pour ne pas faire aboutir l’audience demandée. Et donc, c’est face à tous les obstacles constitués, que Mme Metté Elise dit avoir, avec le DG de Mtn, utilisé d’autres voies qui ont permis à Mporé d’être reçu finalement par le Président Gbagbo. Sitôt informé de toutes les manigances faites dans son dos, le Chef de l’Etat, a lui-même actionné les poursuites judiciaires. Sur l’objet de l’audience demandée par le DG de Mtn au Président de la République, l’ex-secrétaire particulière donne une version contraire à celle de sa co-accusée. Elle déclare en effet, que c’est bien pour faire un don au Président de la République que le rendez-vous a été sollicité. Et si elle a offert sa contribution pour faire aboutir le décaissement, c’est pour marquer son soutien à l’action. Raison pour laquelle elle a accepté la garde des fonds. Elle dit n’en avoir pas soufflé mot au Président parce que le donateur voulait que ce soit une surprise. Quel est alors l’objet de l’audience pourtant validée par le Président Gbagbo ? Cette question essentielle est restée hélas, sans réponse précise. Pour le gouvernement, le DG de Mtn, «alors qu’il savait que les fonds dont il s’est défait aussi facilement avaient été virés sur les comptes de la société Emika Entreprises et non à la Présidence de la République, il a fait figurer, gratuitement, dans les livres comptables de la société Mtn Côte d’Ivoire, la mention «Don au chef de l’Etat» correspondant à la remise de ces fonds» (confère communiqué du ministre de l’Intérieur). Il est accusé d’avoir fait preuve d’une «légèreté évidente» et tenté «de jeter le discrédit sur une institution de la République de Côte d’Ivoire, en l’occurrence le Président de la République». Il a été expulsé par arrêté du ministre de l’Intérieur. Et depuis avant-hier, il a quitté le territoire ivoirien. (Source : Fratnernité Matin) Sénégal: Appel à une journée sans téléphone : La population boycotte le mot d'ordre des consuméristesMalgré tous les appels au boycott des services de télécoms, le message semble n'être pas passé. Dans leur écrasante majorité, les Dakarois ont désobéi au mot d'ordre des associations de consommateurs. Il est neuf heures. Des vendeurs de cartes de crédit, trouvés devant l'agence de la Sonatel des Parcelles assainies n'ont cure de la mesure de boycott décrétée par les consuméristes. 'Si l'on se plie à la décision de ne pas vendre de cartes de crédit le matin, comment voulez-vous que l'on assure la dépense quotidienne ? Je viens tout juste d'en vendre et je ne peux éteindre mon portable', avance un vendeur de cartes de recharge. Quant à Babacar qui opère dans la recharge électronique (Seddo, Izi), il pense qu'il faut y réfléchir. 'Si jamais on laisse passer les 2 %, les cartes de mille francs monteraient à 1 100 francs. Ce qui risque d'être encore plus dur pour les consommateurs et pour nous aussi'. A l'intérieur de l'agence, ce n'est pas la grande affluence. Les clients venaient par compte-gouttes soit pour payer leur facture ou procéder à un abonnement. Une jeune fille rencontrée à sa sortie de paiement, pense, tout de même, qu"il faudrait que toute la population adhère à la cause parce que ce n'est pas normal que l'Etat procède à la hausse les taxes sur les télécommunications'. Du côté des étudiants de l'Institut supérieur des sciences de l'information et de la communication (Issic), d'aucuns ont préféré éteindre leur portable, lorsqu'il fut treize heures. Mais, ces étudiants, dans leur grande majorité, n'ont pas tous appliqué le mot d'ordre, estimant qu'ils ont des appels à recevoir ou à émettre. A en croire O. M, une béninoise inscrite en quatrième année, 'la communication au Sénégal est devenue trop chère. Et la population est inerte face à des hausses tout azimut'. Chez leurs camarades de l'Institut privé de gestion (Ipg), le message semble n'avoir pas été entendu. Ici, soit le portable est collé à l'oreille, soit ce sont des Sms que l'on envoie. Ailleurs dans la capitale, que l'on soit dans les bus Tata, ou dans un autre endroit, le sujet n'est pas à l'ordre du jour. Trouvés en train de discuter, des vendeurs de 'café Touba', entourés de clients, avouent ne pas être au courant du boycott. Pendant que certains disent avoir oublié. (Source: Walfadjri) En l'absence d'un régulateur fort, l'anarchie gagne le secteur des télécoms au Congo RDCL'anarchie a fini par gagner le secteur des télécommunications. Dans un environnement de non Etat, les opérateurs du secteur se livrent à tout genre d'aventures. Le tout dernier remonte au week-end dernier, avec une promotion fantaisiste. La régulation - la plus forte- est un impératif pour sauver les consommateurs. La crise financière internationale telle que vécue aujourd'hui est née du fait d'une absence criante de la régulation, et d'un laisser-aller de ceux qui devaient veiller au bon fonctionnement des jeux économiques. Actuellement, les pistes pour s'en sortir passent par le retour imminent à la régulation, une régulation de nature à décourager toutes les forces négatives du marché, notamment les opérateurs qui ne se soucient nullement de la morale dans leurs affaires. En République démocratique du Congo, c'est dans le secteur des télécommunications que se prépare une grande crise interne dans la fragile économie congolaise. A l'absence d'un régulateur, disposant de tous les moyens de ses actions, ce secteur sombre dans une anarchie indescriptible. Pour preuve, samedi et dimanche derniers, les abonnés de deux plus grands réseaux cellulaires du pays envoient un message promotionnel à leurs abonnés. Il s'agit de recharger un nombre donné de crédit de communication pour bénéficier d'une gratuité en appel intraréseau de 24 h. En ce temps de crise où le Congolais moyen vit avec un pouvoir d'achat dérisoire, tout le monde s'accroche à la nouvelle, question de minimiser ces dépenses de communication. Mais, à la fin de la journée, ce qui s'apparentait à une véritable manne se transforma en cauchemar. L'afflux des abonnés est tel que les réseaux de communications de ces deux opérateurs sont saturés. Pas moyen donc de bénéficier de la gratuité, malgré le montant soutiré sur le compte de chaque abonné qui aurait souscrit à l'annonce promotionnelle. Désillusion dans le rang des abonnés des uns et des autres. «Nous avons été dupés», indique un abonné, médusé pour avoir sacrifié ses deux (2) Usd de communication à ce jeu macabre. «Dans des pays qui se respectent où l'on dispose d'un groupe de défense des consommateurs, on ne devait pas arriver à ce genre de situation. Je me suis aligné sur ce système, mais je ne sais même plus appeler, le réseau étant totalement perturbé. C'est purement et simplement de l'escroquerie. Malheureusement, l'on ne peut rien faire parce que l'Etat ne saura pas nous défendre», commente, d'un ton grave et révolté un abonné à qui l'on ne pourra plus jamais rendre ses 300 unités, désormais irrécupérables. Où est passé l'Arptc? Cette expérience - pour laquelle se comptent plusieurs victimes - soulève un certain nombre d'interrogations. Aux termes des dispositions de la loi n°014/2002 du 16 octobre 2002, spécialement en son article 1er, il a été institué, en RDC, un organe indépendant de régulation de la poste et des télécommunication, dénommé : autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (Arptc). Rattachée jusqu'à ce jour à la présidence, l'Arptc n'a jamais véritablement exercé comme véritable structure de régulation dans le dynamique secteur de la poste et des télécommunications, fautes de moyens, estime-t-on dans les milieux spécialisés. Les raisons, selon les mêmes sources, sont à explorer dans le rang de l'Etat congolais, son géniteur. Ces sources renseignent qu'en créant l'Arptc, l'Etat devait doter cette structure des moyens nécessaires pour lui permettre de remplir efficacement sa mission. La solution choisie fut la perception par les services de l'Arptc d'une taxe dite de la régulation, perçue sur tous les appels internationaux de l'extérieur vers la RDC. La mise sur pieds d'un organe de régulation de la poste et des télécommunications en RDC répondait aux exigences du secteur dont l'évolution à travers le monde faisait des postes et des télécommunications un atout majeur pour le développement durable et pour la réduction de la pauvreté dans les pays moins avancés. Il s'agissait d'un courant mondial dont s'inspirent tous les autres secteurs libéralisés (énergie, transport, médias, etc.). Elle répond également à la volonté politique des institutions de tout les pays à économie libérale de promouvoir des investissements dans le secteur, d'assurer aux consommateurs un accès aux services de qualité à des prix abordables Au regard de ses effets positifs, plus de 130 pays à travers le monde, dont 40 en Afrique disposent des organes de régulation du secteur. En RDC, la création d'un organe de régulation de la poste et des télécommunications s'est inscrit dans le cadre des réformes initiées dans le secteur et ce à la suite de la constatation des dysfonctionnements et de l'inadaptation des structures juridiques, administratives et économiques existantes au regard de l'évolution des marchés et des enjeux résultant des progrès Un acte prémédité Avec le temps, une polémique est née autour de cette taxe. Qui devait la percevoir? Un combat s'est déclenché entre l'Arptc, l'Ocpt et la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (Dgrad). Au terme d'une bataille acharnée, la Dgrad aura gain de cause. Désormais, l'Arptc qui a dû bénéficier, à ses débuts, d'une manne financière pour s'équiper en divers matériels de régulation se verra décapiter de sa principale source des recettes. C'est le début de la grande traversée du désert dont l'organe national de régulation dans les télécoms se retrouve jusqu'à ce jour. Décidément, tout se passe comme si l'objectif était d'affaiblir davantage l'Arptc pour faire régner l'anarchie dans le secteur si bien qu'actuellement les opérateurs des télécoms travaillent loin des regards de l'Etat, au détriment, malheureusement des consommateurs. Preuve irréfutable d'arnaque: sur les appels entrant internationaux, par exemple, les opérateurs des télécoms (les deux grands de la RDC) les by-passent vers des numéros locaux désaffectés pour échapper à la taxe de régulation. Ce sont généralement de masses d'argent - en devises - qui échappent au Trésor. Or, dans l'hypothèse où existait en RDC un véritable organe de régulation doté des moyens d'action adéquats, les opérateurs des télécoms ne pouvaient pas se soustraire si facilement des mailles de la surveillance publique. Mais, en RDC, c'est l'inverse qui se fait. Dépourvue des moyens, l'Arptc n'est plus que l'ombre d'elle-même. Et, comme le chat n'est pas là, ou encore qu'il n'a pas la force pour agir, les souris font la fête en offrant, par moment, un service impropre aux nombreux abonnés du réseau mobile. La pseudo promotion du week-end dernier en est une parfaite illustration. La crise financière internationale a été une occasion pour le monde entier de se représenter la grande nécessité pour l'Etat de réguler les opérations économiques, tout secteur confondu. En RDC, on fait semblant d'ignorer cette réalité. Pourtant, elle s'impose bel et bien pour un Etat qui veut s'approprier toutes les sources de mobilisation des recettes, surtout en devises à l'heure où s'épuisent en grande vitesse les réserves internationales de la RDC. Au lieu de continuer à vivre de la main tendue, la RDC aura tout intérêt à explorer de l'intérieur des sources de mobilisation des devises. Les mines et les bois ont montré leur limite, il y a donc lieu de piocher ailleurs pour avoir plus des devises. Au-delà de cet aspect, une Arptc forte et réellement opérationnelle sur terrain est une protection pour les consommateurs pour éviter, comme ce fut le cas le week-end dernier, de voir les entreprises de télécommunications embarquer les consommateurs dans un jeu promotionnel fantaisiste au goût d'arnaque. Actuellement, le secteur fait face au problème de la régulation. En effet, il faut un cadre juridique adéquat et un fonctionnement efficient de l'autorité de régulation. La libéralisation du secteur des télécommunications, engagée depuis quelques années en RDC pour répondre aux nouvelles exigences de la mondialisation, mais aussi pour permettre un développement des Technologies de l'information et de la communication et leur accès facile aux populations défavorisées, n'a pas encore apporté les changements attendus. Il y a donc beaucoup de choses à faire et à parfaire dans ce secteur. (Source: Le Potentiel) Djezzy maintient le cap sur l'excellence de ses services en AlgériePour sa première grande sortie médiatique, organisée avant-hier soir à l'hôtel Hilton d'Alger, le nouveau directeur général d'Orascom Telecom Algérie (OTA), Tamer El Mahdi, a tenu à mettre fin aux allégations visant son entreprise. Mettant à profit la présence de l'ensemble des éditeurs de la presse nationale écrite, il lancera en substance que «le hiatus dont fait l'objet ces derniers mois Djezzy relève plus de rumeurs infondées et me pousse à m'interroger sur les raisons de cette campagne de dénigrement». Et de marteler sur un ton des plus rassurés : «Djezzy n'est pas à vendre ! La preuve, c'est que nous allons investir davantage», non sans rappeler que «Naguib Sawiris, Président-directeur général du Groupe Orascom a, à maintes fois, précisé que Djezzy est notre fierté et le restera». Et pour clore ce chapitre des rumeurs qui ont circulé, il signalera que «l'hypothèse qui suppose que nous voulons céder Djezzy est à exclure». Tamer El Mahdi a, aussi, dans sa courte intervention, exprimé ses excuses pour le retard mis, après sa nomination en septembre 2008 à la tête d'OTA, pour l'organisation d'un rendez-vous avec les patrons de presse locaux. «Je me suis permis de différer cette prise de contact pour mieux me consacrer à la principale mission qui m'a été dévolue : la poursuite et la consolidation du développement d'OTA et la contribution active à l'essor du secteur des télécommunications en Algérie», argumentera-t-il. A propos du programme de travail que s'est fixé le DG et son staff, il sera axé essentiellement «sur le maintien de la qualité des services que nous offrons à notre grande famille d'abonnés», a-t-il affirmé. Car, il s'agira pour nous «de continuer à travailler avec les mêmes principes et au même niveau d'excellence». «Notre but c'est de nous mettre au service de nos abonnés. Ce à quoi nous allons nous consacrer. La priorité sera donc consacrée à la mise en place d'une pluralité de services pour satisfaire l'attente de notre clientèle», ajoutera M. Tamer. Dans le cadre des investissements futurs que va consentir l'opérateur leader de la téléphonie mobile en Algérie, Tamer El Mahdi a annoncé «l'installation d'équipements de haute technologie à même d'être à la hauteur de nos engagements : chercher perpétuellement le plus dans la qualité de notre réseau de couverture et les options de services qui puissent répondre aux férus de nouveautés en matière de téléphonie mobile». (Source: La Tribune) EN BREF:- La Sonatel a dégagé un budget de près de neuf milliards de francs CFA pour assurer la couverture téléphonique de l'édition 2009 du grand Magal de Touba (14 février), renforçant encore cette année son dispositif habituellement mis en place pour un bon déroulement de l'événement. - Une opération d'identification des abonnés des sociétés de téléphonie mobile, décidée par l'Agence des télécommunications de Côte d'Ivoire (ATCI), de concert avec les maisons de téléphonie, va de commencer. A long terme, la vente des puces des portables se fera sur présentation de pièce d'identité. Mais, pour l'heure, l'opération consistera à identifier les anciens détenteurs de puces de téléphone fonctionnelles. - La société Tunisie Télécoms a lancé un nouveau système pour la recharge du solde du téléphone portable, le "E-ticket". Le "E-ticket" consiste en une vente directe des codes de recharge à travers un appareil dédié à cet effet. Ces appareils ont été distribués aux points de vente partenaires de Tunisie Télécoms pour l'émission d'un reçu contenant le code de recharge que le client doit introduire dans son téléphone portable pour le réapprovisionnement de son solde. - Rien ne va plus au sein de l'Ecole Nationale des Postes et Télécommunications sise au quartier Kipé, dans la commune de Ratoma. En effet, les 300 étudiants de la terminale de ladite école sont en grève depuis le 19 janvier dernier. Ils ont décidé de boycotter unanimement les cours en guise de protestation contre le manque chronique d'équipements indispensables aux cours pratiques. - La société marocaine Dialy! a remporté le concours Mobile Peer Awards et représentera le Maroc lors de la finale internationale qui se déroulera à Barcelone février prochain en marge du Congrès Mondial de la Téléphonie Mobile.
Les connexions Adsl passeront à 400.000 en 2009 en TunisieLes investissements consentis dans le secteur des TIC permettront de porter à 400.000 le nombre de lignes Adsl (Internet haut débit) d'ici fin 2009, contre 212 000 abonnés en 2008. A ce jour, la structure des abonnements à l'Internet haut débit montre que 46% des connexions sont à un débit supérieur à 512kb/s, contre seulement 12% durant la même période de l'année dernière. Les tarifs de raccordement ont baissé de 25%. L'Agence de promotion de l'industrie annonce que les investissements déclarés dans le secteur du textile et habillement a enregistré la plus grande baisse avec 26,7% à fin 2008, soit 254,2 MDT contre 346 MDT fin 2007. L'investissement dans le secteur de l'industrie agroalimentaire a régressé de 8,4%. Même tendance pour le secteur des industries mécaniques et électriques qui a, lui aussi, enregistré une régression de 7,3%, passant de 491,4 MDT, fin 2007, à 455,4 MDT, fin 2008. Aussi, l'industrie des matériaux de construction, de la céramique et du verre a enregistré une hausse de 97,8% ; de même pour les industries chimiques (76,4%) et l'industrie du cuir et des chaussures (72,5%). L'investissement total industrie s'est ainsi élevé à 3,278 MDT contre 2,680 MDT, au terme de 2007, soit une évolution de 22,3%. Par ailleurs, l'investissement mixte a augmenté de 88,7%, alors que l'investissement 100% étranger a augmenté de 15,8%. (Source: La Presse) Ringo lance un nouveau modem pour l’Internet au CamerounTrès petit, il allie accessibilité et mobilité. Il vient en même temps qu'une diminution des coûts de connexion. Il s'appelle " Bindi Box ". C'est le dernier produit offert par Ringo, une entreprise qui fait dans les télécommunications. Son nom est inspiré du jargon camerounais " bindi " qui veut dire petit. Le nouveau modem de Ringo, même s'il est très petit, présente les mêmes caractéristiques et avantages que le premier lancé par l'entreprise il y a trois mois. Seulement, c'est un modem Usb mobile. Ringo a ainsi voulu rester fidèle à sa politique de " Internet pour tous et partout ". Car en plus de sa mobilité, son prix est accessible à un bon nombre de camerounais. " En nous installant sur le territoire camerounais, nous avons voulu apporter des valeurs de simplicité et d'accessibilité des solutions Internet à un plus grand nombre ", explique Stéphane Franco, directeur technique et administrateur général adjoint de Ringo. Les dirigeants de l'entreprise espèrent en tout cas remplir la mission qu'ils s'étaient fixés lorsqu'ils avaient démarré leurs activités le 3 novembre 2008. Et au bout de trois mois, les résultats sont de plus en plus encourageants. " Nous avons à ce jour quelque cinq milles abonnés à Douala et à Yaoundé ", annonce Stéphane Franco. Ringo compte accroître le nombre de ces clients avec l'entrée sur le marché du " Bindi Box ". Une campagne devrait commencer dans les prochains jours, pour présenter au public le nouveau produit. Mais, aussi d'autres opportunités offertes par l'entreprise. Le temps de connexion passe par exemple de 10 Fcfa la minute à 5 Fcfa la minute. Selon Cyrille Kemayou, responsable marketing qui accompagnait Stéphane Franco lors de la conférence de vendredi dernier, tout est fait sur le plan technique pour une connexion 100% fiable. " Deux centres techniques existent à Douala et Yaoundé. Nous faisons tout pour que le taux de satisfaction chez nos clients soit d'au moins 99,5 % ", renchérit l'administrateur général adjoint de l'entreprise. Cyrille Kemayou explique que Ringo est la première entreprise à offrir une solution de 4e génération, avec le voeu de couvrir autant les zones urbaines que les rurales. " Actuellement, Yaoundé compte par exemple 13 sites qui ont permis d'accroître notre signal dans la région. Douala et sa périphérie sont aussi entièrement couverts par le réseau Ringo en haut débit ", explique-t-il. Mais, l'entreprise ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. Son plan de déploiement prévoit une couverture de son réseau sur le territoire national d'ici deux ans. " Nous allons nous déployer sur les 10 régions et les 30 départements du Cameroun sur deux ans. Mais nous ne partirons pas de Douala et de Yaoundé tant que le réseau n'est pas optimal ", annonce Cyrille Kemayou. Surtout que Ringo est, pour l'heure, très loin d'être saturé. " Nous sommes pour l'instant à 10% à peine de nos capacités. Les installations actuelles nous permettent d'avoir 50 000 clients sans problèmes ", révèle Stéphane Franco. Selon ses explications et celles de ses collaborateurs, le vrai problème de Ringo n'est pas, en ce moment, l'aspect technique, mais plutôt la familiarisation du grand public (sa principale cible) avec l'outil Internet. Raison pour laquelle Ringo dit s'atteler à rendre ses prix accessibles à tous. Le nouveau modem en est un exemple. (Source: Le Messager) Déclaration des impôts sur Internet à MadagascarDésormais, les entreprises doivent faire toutes leurs déclarations d'impôts directement sur Internet. Le système commence à être assimilé par les usagers. La nouvelle technologie au service de la fiscalité. La déclaration d'impôts sur internet ou télédéclarationse généralise depuis ce début d'année. Toutes les sociétés sous la supervision de la Direction des grandes entreprises (DGE) auprès de la direction générale des impôts (DGI) doivent désormais utiliser ce système. Sont concernés : la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA), l'Impôt sur le bénéfice des sociétés (IBS) et l'Impôt sur le revenu des salariés et assimilés (Irsa). Ce dernier a déjà fait l'objet d'un premier essai vers la fin de l'exercice 2008. « Nous commençons à assimiler l'utilisation de ce système. Ne serait-ce que pour éviter les longues files d'attente auprès de la DGE, la télé déclaration constitue une avancée majeure en matière de réforme fiscale », déclare Lanto, assistant financier au sein d 'une entreprise à Ankorondrano. La télédéclaration entre dans le cadre de la simplification de la procédure fiscale à Madagascar. L'entreprise n'a donc plus à se déplacer auprès des bureaux du fisc, par contre, elle doit respecter le délai imparti, c'est-à-dire avant le 15 de chaque mois. Une pénalité de 200 000 ariary est automatiquement appliquée en cas de manquement à cette date. Cette pénalité peut aller jusqu'à 1 % par mois en fonction du retard . « L'équipe de la DGE peut ensuite faire une vérification à posteriori sur place. Mais l'entreprise peut aussi faire un redressement volontaire si une erreur est constatée », précise Sitrake, comptable dans une société de distribution de carte prépayée. Techniquement,la télé-déclaration consiste à entrer les fichiers électroniques de toutes les déclarations d'impôts dans un logiciel disponible sur le web de la direction générale des impôts. La correction se fait ensuite automatiquement et un moyen pour confirmer l'ordre de paiement par virement du montant dû est déjà prévu. Le seul inconvénient réside dans le manque de performance du réseau Internet à Madagascar et parmi les 630 entreprises sous la responsabilité de la DGE, quelques-unes ne disposent pas encore de connexion. (Source: L’Express de Madagascar) EN BREF :- En Tunisie, M. Béchir Tekkari, ministre de la Justice et des Droits de l'Homme a annoncé la mise en ligne du "Portail de la justice et des droits de l'Homme sur le réseau Internet", au cours du mois de mars prochain, pour permettre aux avocats et aux justiciables de suivre leurs affaires et d'obtenir facilement et le plus rapidement possible l'information judiciaire et juridique. - Aujourd'hui, dans le monde, 50% des réservations des produits touristiques se font via Internet. Ce qui loin d'être le cas de l'Algérie. C’est un retard que Chérif Rahmani, le ministre de l'Aménagement du territoire de l'Environnement et du Tourisme, veut rattraper à travers dans la mise en oeuvre du PQTA, Plan Qualité Tourisme Algérie, composant du schéma directeur d'aménagement touristique (SDAT 2025). Les opérateurs touristiques sont appelés à miser sur l'intégration des nouvelles technologies afin de rattraper les retards accumulés toutes ces années et promouvoir la destination Algérie. - Lors d’une conférence de presse sur le programme e-Algérie-2013, Hamid Bessalah, ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication a rappelé que le nombre d’utilisateurs de l’Internet était de 3,2 millions avec un taux de pénétration de 9,5 % en 2007, alors que l’Algérie dispose de 5000 cybercafés, ce qui est, d’après lui, une « performance insuffisante » au vu des grandes potentialités et des défis globaux.
Estimations des superficies agricoles - L'informatique impulse la modernisation du secteur au SénégalUne étude, réalisée par Manobi et ses partenaires sur l'analyse d'estimations des superficies agricoles et leurs impacts pour le secteur, présentée hier, au cours d'une conférence de presse, a révélé que les agriculteurs surestiment la taille de leur exploitation agricole en moyenne de plus de la moitié d'un hectare. L'absence de statistiques fiables sur les superficies agricoles constitue-t-elle un obstacle à la prévision de récoltes pour toute campagne agricole ? C'est en tout cas l'avis de Manobi, dont le directeur général, Daniel Annerose, précise : « cette surestimation, qui concerne près de 65% des agriculteurs se trouve principalement chez les petits agriculteurs exploitant 2 ha ou moins. De manière générale, l'erreur ainsi commise sur l'ensemble de la production des agriculteurs est de l'ordre de 40% supérieure à la superficie globale mesurée ». Or, cette surestimation a un impact sur l'endettement excessif du producteur, sur le coût exagéré de la production dû à la surestimation des besoins en intrants, sur le faible niveau des rendements, sur la santé avec des produits sur-dosés en intrants et en produits phytosanitaires, sur l'environnement avec les excès d'intrants utilisés dans ces conditions. Par ailleurs, Manobi a décidé d'apporter son expertise aux petits agriculteurs et exportateurs désireux de moderniser leurs pratiques afin de maîtriser leurs espaces à travers son passeport Fft. « Ce service informatique innovant vient compéter l'offre déjà riche de Manobi pour le secteur dont l'élément le plus connu est son système d'information sur les marchés qui permet aux agriculteurs de recevoir les prix des marchés agricoles sur leur téléphone mobile ", a fait savoir M. Annerose. Et ajoute-t-il, " en deux mois de test, près de 500 producteurs sont déjà enregistrés dans le passeport Fft et le développement du partenariat de Manobi avec les opérateurs, les associations d'agriculteurs, les partenaires de l'aide au développement et des organismes de financement permet d'envisager une évolution rapide de la maîtrise des superficies agricoles par l'agriculteur lui-même ". (Source: Le Soleil) Microsoft courtise le CamerounSon président Afrique signe une série d'accords avec des administrations nationales. La seule présence au Cameroun de Chick Modibo Diarra la semaine dernière a suscité un certain intérêt. Jadis en service à la Nasa (service aéronautique américain) avec laquelle il a participé au projet Pathfinder pour la conquête de l'univers, l'astrophysicien malien est aujourd'hui le président de Microsoft Afrique. C'est dans ce cadre qu'il a signé une série d'accords avec des administrations publiques et des organisations non gouvernementales (Ong) pendant son séjour, au cours duquel il a rencontré quelques décideurs. Ainsi, mardi 3 février, Cheick Modibo Diarra a passé un accord avec l'Ong Synergies africaines dont la première dame, Chantal Biya est la promotrice. Ledit accord prévoit le renforcement des capacités institutionnelles de cette Ong, les échanges d'informations sur les applications innovantes des technologies de l'information et de la communication (Tic) et leur intégration dans les stratégies de prévention et de prise en charge du Vih/Sida et des principales maladies endémiques en Afrique ainsi que l'amélioration de l'accessibilité des communautés aux solutions informatiques adaptés à leurs besoins. Le président de Microsoft Afrique a promis aux responsables de Synergies africaines de mettre leur disposition les logiciels les plus récents. En ce qui concerne le ministère de l'Education de base, les deux parties comptent réfléchir pour réussir l'intégration de l'informatique à l'école primaire. Un projet qui entre en droite ligne du rêve de Cheick Modibo Diarra de pouvoir, former 45.000.000 d'Africains aux Tic. Les autres hôtes du président de Microsoft Afrique ont été le ministre d'Etat en charge des Postes et Télécommunication Maïgari Bello Bouba et l'agence nationale des Tic (Antic) avec lequel il a également signé un accord. " La mission de Microsoft, à travers le monde, est de permettre aux hommes et au business d'atteindre leur plein potentiel, en mettant la technologie au service du développement. Nous croyons que notre mission, bien qu'ambitieuse, est réalisable; mais nous savons aussi que nous ne pouvons pas la faire seul ", a expliqué Cheick Modibo Diarra pour qui cette visite vient encore confirmer l'implication de Microsoft dans la vie des communautés où elle exerce et " montrer son souci permanent de maintenir des relations étroites avec les partenaires, les clients et les gouvernements d'Afrique et particulièrement du Cameroun ". Le Cameroun qui est le point focal de Microsoft en Afrique central. Si Microsoft offre gracieusement des ordinateurs et autre matériel informatique, il attend que les consommateurs paient les droits d'utilisation de ses logiciels. Lors d'une séance de travail avec la société civile des droits d'auteur de la littérature et des arts dramatiques (Sociladra), le Malien s'est montré courroucé de savoir que les logiciels de Microsoft sont très piratés. " Imaginez une nation qui un jour, constate que toutes ses données bancaires, de l'état civil ou de la nation sont saisies ou détruites, simplement parce que les gens piratent ", fait remarquer Cheick Modibo Diarra pour qui " 90% des gouvernements africains utilisent des logiciels piratés ". Pour résoudre ce problème, le responsable de Microsoft dit avoir, à la marge des prix pratiqués, arrêté un tarif D pour l'Afrique, afin que " les gens puissent avoir accès à la clé ". Selon Cheick Modibo Diarra, la clé mieux, le compact disque, coûterait un quart du dollar. Soit 100 Fcfa. (Source: Mutations) Tunisie: Commission technique pour la formation accréditée - Renforcer la formation certifiée en ingénierieUne filière hautement sollicitée par les entreprises des TIC. M. Lazhar Bououni, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Technologie, a présidé hier à Tunis, en présence de M. El Hadj Gley, ministre des Technologies de la communication, la réunion du conseil des universités composé de directeurs d'établissements universitaires et de recherche. La réunion a focalisé ses travaux sur la formation certifiée en ingénierie. Cette filière scientifique est hautement sollicitée par les entreprises des technologies de la communication et de l'information. L'accent a été mis, également, sur l'importance de renforcer la formation certifiée des ingénieurs en langues et contenus informatiques, entretien du réseau, logiciels téléchargés et sécurité informatique. Les deux ministres se sont prononcés en faveur de l'impulsion de la coopération entre les deux départements, pour tirer le meilleur profit des opportunités disponibles et assurer une formation certifiée aux étudiants des écoles d'ingénieurs. Ils ont, également, évoqué la formation des formateurs pour mieux répondre aux besoins des entreprises nationales et internationales employant les ingénieurs. Ils ont rappelé l'importance que le Président de la République attache au développement de la formation des ingénieurs, conformément aux normes internationales. Les deux ministres ont mis l'accent sur le souci d'assurer l'emploi des jeunes compétences tunisiennes dans les marchés internationaux du travail. Ils ont évoqué le programme ambitieux, ordonné par le Chef de l'Etat, et qui consiste à former chaque année 7.000 ingénieurs, jusqu'à 2011-2012. Ils ont convenu de former une commission technique entre les deux départements, en charge de concevoir de nouvelles idées pour la concrétisation de la stratégie relative à la formation certifiée en Tunisie. Le programme de la formation certifiée a déjà démarré dans quelques établissements universitaires spécialisés dans la formation des ingénieurs en informatique et télécommunications, avec le concours des institutions internationales spécialisées. (Source : La Presse) EN BREF :- Le ministère tunisien du Commerce et de l’Artisanat a lancé une consultation en vue de sélectionner un consultant pour le développement d’une application informatique pour la gestion du contrôle technique à l’importation. Cette action entre dans le cadre du projet de développement des exportations PIDE II, financé par la Banque mondiale. Les SSII peuvent manifester leur intérêt jusqu’au 13 mars 2009. - Desprotocoles d'accords ont été signés à Dakar entre Microsoft et le Ministère de l'Education chargé de l'Enseignement secondaire des Cur (Collèges universitaires régionaux) et des universités. Ces actes entrent dans le cadre de l'exécution de la deuxième session du programme « Parteners in learning » (Pil) vise à fournir aux écoles, au gouvernement et aux partenaires des ressources, une formation, une expertise et des technologies.
La Bidc apporte un financement de 5 milliards de francs Cfa à la Côte d'IvoireLe projet de zone franche de la biotechnologie, des technologies de l'information et de la communication (Zbtic) de Grand-Bassam entre réellement dans sa phase d'exécution avec le démarrage, d'ici à fin mars prochain, des travaux. C'est Kragbé Gadou Vincent, président du Village des technologies de l'information et de la communication de Grand-Bassam (Vitib), qui a fait cette révélation, hier, à la presse. Et ce, à l'occasion de la cérémonie de signature, par le ministre ivoirien de l'Economie et des Finances, Charles Koffi Diby, et le président de la Banque d'investissement et de développement de la Cedeao (Bidc), Christian Adovelande, d'un accord de prêt d'un montant de 5 milliards de francs Cfa (7,2 millions d'unités de compte) pour le financement partiel du projet sus indiqué. Pour Christian Adovelande, la Bidc entend, par ce prêt, contribuer à la concrétisation de l'initiative ivoirienne dont l'objectif majeur est d'aider la sous-région à réduire la « fracture numérique » qui est préjudiciable au développement des pays africains. «Le développement des Tic, depuis quelques décennies, offre aux pays africains d'immenses opportunités de développement dans tous les domaines. Cependant, force est de reconnaître qu'à l'ère du numérique, le retard de ce continent en termes d'accès technologique et de production des biens et services est toujours au grand », a-t-il indiqué En favorisant les conditions du transfert de technologie et la délocalisation d'unités de production de biens et services de pointe, la zone franche s'offre comme une chance pour la Côte d'Ivoire et partant pour toute l'Afrique de l'Ouest. Ce d'autant qu'elle va, en plus, être génératrice d'emplois, promotrice de la formation et de la recherche, et catalyseuse d'une base industrielle renforcée au sein de la Cedeao. Cet engagement de la Bidc auprès de la Côte d'Ivoire a été salué par le ministre Diby, par ailleurs administrateur de la Bidc pour la Côte d'Ivoire. Lequel apprécie également que les financements de cet important projet d'avenir aient commencé à se mettre en place dès que son département et les responsables de la gestion dudit projet ont commencé à travailler ensemble sur le dossier. Il n'a pas manqué de souligner avec force conviction la viabilité d'une telle zone franche, apporteuse de plus-value en Côte d'Ivoire et dans la sous-région. Concernant le prêt de 5 milliards de francs Cfa, l'argentier du gouvernement ivoirien a assuré le responsable de la Bidc de son utilisation optimale pour atteindre les objectifs à lui assignés. Il convient de noter que la première phase de la Zbtic dont le démarrage à la fin de ce premier trimestre 2009 va coûter plus de 31,8 milliards de Fcfa et consister en la réalisation sur 120 ha des Vrd, du siège, du premier hôtel d'entreprise, des installations téléphoniques, de fibres optiques et en la rénovation du Vitib. Les financements seront assurés à hauteur de 9 milliards par l'Inde (convention de prêt déjà signée en juillet 2008), 5 milliards par la Bidc, 13 milliards par une banque de développement sous-régionale et le reste (5 milliards) par l'Etat de Côte d'Ivoire. Ce dernier a déjà procédé à des décaissements en vue de purger les droits coutumiers. (Source: Fraternité Matin) Le marché des SSII en Tunisie«La Tunisie a fait des Technologies de l'information (TI), et plus particulièrement de l'industrie du logiciel, des services et du multimédia, l'un des principaux axes de sa stratégie de développement. Elle met les bouchées doubles pour pousser ses entreprises high-tech à se développer à l'export, notamment en Europe. Notre pays n'est pas disposé à rater le train de l'off-shore high-tech, comme cela a été le cas pour l'industrie manufacturière depuis très longtemps déjà. D'autant plus que notre pays offre des ingénieurs hautement qualifiés et des prestations à des coûts plus bas qu'en Europe occidentale. Le pays offre également une proximité géographique et sa deuxième langue, l'anglais, attire de nouveaux clients. D'ailleurs, ce n'est pas un hasard si la Tunisie commence à se distinguer en matière de prestations de développement et d'ingénierie informatiques. Le pays formerait près d'un millier d'ingénieurs de différentes disciplines par an, avec une douzaine d'instituts supérieurs d'études technologiques», soutient M . Moez Souabni, président de l'Association tunisienne d'Internet, et professionnel. Les SSII essaient de trouver de nouveaux segments de marchés pour se développer, compte tenu de la petite taille du marché tunisien. M.Souabni assure que le marché se limite au développement des applications au profit des banques, des assurances , un savoir-faire que la Tunisie développe pour exporter vers les pays d'Europe. Il ajoute, d'autre part, que des SSII étrangères opèrent également sur le marché tunisien, et font également travailler une main-d'oeuvre tunisienne. M.Souabni met, par ailleurs, en évidence les efforts de l'Etat pour appuyer ce tissu et développer davantage l'exportation du savoir-faire tunisien et aussi le partenariat public et privé (PPP). Il assure que l'enseignement supérieur suit parfaitement le mouvement et fait ressortir chaque année un bon nombre d'ingénieurs qualifiés. Il ajoute qu'il serait important, dans un prochain avenir, de développer des consortiums entre les différents intervenants des secteurs afin, entre autres, de faire face à la crise mondiale, «car il est vrai que ce secteur est fragile». Il est à noter que les technologies de l'information et de la communication se développent d'une manière régulière et sûre. En effet, la part des technologies de l'information dans le PIB est passée de 0,27% en 2002 à 1,5% en 2006. Pour ce faire, une attention particulière a été portée sur l'environnement, l'infrastructure et le cadre législatif. Un ensemble d'incitations et d'encouragements des plus attractifs a été mis en place. Selon les dernières données disponibles qui nous ont été fournies par M. Souabni, les exportations tunisiennes en logiciels et services informatiques ont doublé entre 1999 et 2000, profitant d'une demande internationale pressante en services informatiques pour assurer la passage à l'an 2000. L'activité à l'export est naissante (1997) et se caractérise par une forte valeur ajoutée technologique ne se limitant pas à la simple sous-traitance qui ne représente que 18,5% des exportations, alors que la part des logiciels et services bundles est de 72,5% . Les plus grands clients de la Tunisie en Europe sont la France, la Grande-Bretagne, l'Espagne, l'Italie... En Afrique, nous comptons l'Algérie, le Maroc, la Libye, la Mauritanie, le Mali, le Rwanda, le Cameroun, l'Afrique du Sud, et au Moyen-Orient les Emirats Arabes Unis, Oman... (Source: La Presse) EN BREF :- Gabon Télécom a annoncé avoir réalisé en 2008 un chiffre d'affaires en hausse de 18,6% par rapport à 2007, soit 69,7 milliards de francs CFA à une croissance de 15,8% de son parc mobile constitué en décembre 2008 de 447 000 clients. Au cours de la même période, les activités de téléphonie fixe et d'internet a permis d'atteindre 36,1 milliards de francs CFA de chiffre d'affaires brut, soit une augmentation de 19,4% par rapport à 2007. D'après Gabon Télécom, le parc de téléphonie fixe, estimé à 35 000 lignes a augmenté de 37,5 pour cent. Quant au parc Internet il est constitué de 14 000 accès correspondant à 40% d'augmentation par rapport à 2007. - Au Maroc, STMicroelectronics va licencier 1300 personnes. Sur 4500 postes qu’il va supprimer dans le monde, le fabricant de semi-conducteurs STMicroelectronics va licencier 1300 postes au Maroc. La décision rentre dans un plan de réduction des coûts de plus de 700 millions $ en 2009.
Tunisie - Topnet lance un projet de e-Learning pour les lycéensLe site s’appelle http://jerevise.topnet.tn/ et est destiné aux lycéens en 3ème et en 4ème année inscrits dans les branches scientifiques, afin de mieux les aider à préparer les examens et réussir l’année scolaire. Il existe aussi un forum sur lequel les élèves peuvent s’inscrire où ils auront l’occasion de débattre avec des professeurs ainsi qu’avec d’autres lycéens, sur des sujets en relation avec les cours. Cet espace éducatif cible en priorité les élèves, mais il s’adresse également aux parents, qui pourront l’utiliser comme outil de suivi de la scolarité de leurs enfants ainsi qu’aux professeurs, pour lesquels les vidéos leçons feront office de support de révision pour leurs élèves. Le portail, qui sera mis à jour et enrichi quotidiennement, proposera pour sa phase de lancement, les cours de mathématiques, physique, chimie et sciences de la vie et de la terre pour les classes de 3ème et 4ème année secondaire des filières scientifiques ; les cours seront progressivement étendus vers d’autres filières et d’autres niveaux. Par ailleurs, un programme de révision spécial pour les élèves du Bac 2009 sera mis en ligne vers la fin du mois de mai. (Source : Webmanager Center)
CONFERENCES & SEMINAIRES* Med-IT ALGER 18-20 Mai 2009, Alger, Algérie MED-IT est un Salon International sur les Technologies de l’Information (Informatique, Internet, Télécoms) réservé aux professionnels du secteur IT. Il se tient chaque année à Alger depuis 2004 sous l’égide du Ministère en charge des NTIC. Le Salon Med-IT est aussi labellisé par le Ministère Délégué au Commerce Extérieur français. Pour de plus amples informations visitez http://www.med-it.com/index.php?cat=alger * e-LEARNING AFRICA 2009 27-29 Mai 2009, le Méridien, Dakar, Sénégal Répondant aux besoins de mise en réseau du secteur pan-africain du eLearning et de l'éducation à distance, la conférence annuelle eLearning Africa est le lieu de rendez-vous principal pour les praticiens et professionnels d'Afrique et du monde entier. Pour de plus amples informations, visitez http://www.elearning-africa.com/fra/conference.php * COM AFRIQUE OCCIDENTALE ET CENTRALE 17-18 juin 2009 Abuja, Nigeria Ce 6ième congrès annuel a étendu sa portée et sa couverture géographique pour rassembler plus de 900 professionnels de l’ensemble du secteur des télécommunications des 20 pays de la région. Approfondissez vos connaissances et faites des affaires avec plus de 100 opérateurs grâce à cette conférence de deux jours à sessions multiples, accompagnée d’une exposition de 60 stands. Des réductions sont disponibles en s’inscrivant en avance. Réservez votre place dès aujourd’hui à www.comworldseries.com/wcafrica PEOPLE* Mr Haruna Iddrisu a été confirmé comme Ministre des Communications au Ghana. * Mporé Aimable, DG de MTN Côte d’Ivoire a été expulsé du pays (voir les infos Télécoms pour plus de détails) EMPLOIS & OPPORTUNITES* Recherce de conférenciers ou de témoignages sur l'utilisation des logiciels libres Le Campus numérique francophone de Niamey (Niger) organise les 27 et 28 février 2009 un ensemble d’activités sur le thème : "Les logiciels libres : une réponse aux besoins des entreprises" La cible principale de cet événement est le collège d’entreprises privées, publiques et parapubliques de la ville de Niamey à qui sera présenté le concept de Logiciels Libres, ainsi que des éléments pertinents en réponses à leurs besoins internes au quotidien. Les activités s’articuleront autour d’une conférence/débat, d’un salon démo et d’une journée portes ouvertes (JPO). Pour contacter les organisateurs envoyez un mail à linux@refer.ne et pour suivre l’actualité sur cette manifestation consultez http://www.refer.ne ou http://apresmidicnfny.blogspot.com/
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