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L’introduction de bande passante internationale moins chère en 2009 va mettre de la pression sur les prix des transmissions nationales.Les opérateurs africains disent que la base de calcul du prix des transmissions nationales est la distance. Selon ce principe, plus la distance de transmission est grande, plus le prix sera élevé. Cette logique sera cependant bientôt remise en cause avec l’introduction de bande passante internationale moins chère. Si par exemple cela coûte plus cher d’envoyer du trafic de Johannesbourg à Cape Town ou de Lagos à Abuja que cela coûte d’envoyer du trafic de ces villes vers n’importe quelle destination en Europe, on pourra alors parler du début d’une forme d’arbitrage national. Russell Southwood s’interroge quant aux conséquences de cette nouvelle donne. Les prix de la bande passante internationale sur SAT3 varient à présent entre 1,300-8,200 dollars US par méga par mois. En fonction du volume, le prix en Afrique du Sud se situe dans la partie inférieure de cette fourchette. Les prix ont récemment baissé en Angola aussi laissant le Cameroun et le Gabon en queue de peloton avec des prix élevés. Les responsables des projets SEACOM et TEAMS s’accordent tous les deux à dire que la commercialisation de bande passante internationale par fibre débutera au Kenya au second trimestre 2009 avec des offres de prix de l’ordre de 500-1,000 dollars US par méga par mois à condition que les opérateurs passent les économies aux clients. Le long de la côte Ouest, le projet Main One sera probablement le premier projet à entrer en phase de commercialisation à partir du second trimestre 2010 avec des prix similaires à ceux proposés par les promoteurs des projets sur la côte Est. C’est à ce niveau que se trouve le problème. Près de la moitié des opérateurs africains proposent des capacités de transmission (habituellement sur une distance de 500km) pour 2,000 dollars US ou plus. Seul un petit nombre d’entre eux propose un prix inférieur à 1,000 dollars US tandis que d’autres proposent des prix allant jusqu’à 4,000 dollars US. Ces prix ne tiennent pas compte d’un certain nombre de suppléments comme les frais d’installation poussant le prix total encore plus vers le haut. A ce stade, le consommateur intelligent doit se demander pourquoi les opérateurs sont capables d’offrir des routes sur une distance couvrant la moitié du globe au même qu’un lien entre la capitale et une autre ville du pays ? Un opérateur en Afrique australe qui a un monopole sur la transmission génère 65% de son chiffre d’affaires sur le trafic international. L’impact de prix plus bas risque même d’annihiler une partie du chiffe d’affaires des opérateurs les plus performants. Ce n’est donc pas une surprise d’apprendre que le Ministre zambien des Communications est disposé maintenir le monopole de Zamtel sur la transmission du trafic international. Même avec cet avantage financier, l’opérateur perd de l’argent. Malheureusement on peut pas constamment échapper aux mauvaises nouvelles… Pour les opérateurs, la pression sur les prix des transmissions nationales va aller en s’accroissant avec la perte de la notion de distance. Dans ce cas, que peut faire un opérateur d’avant-garde ? - Selon les présentations d’Huawei et Nokia Siemens lors de la conférence organisé par CRASA, ils devront investir dans des réseaux IP. Un réseau IP est 30-50% moins cher en termes d’investissements et 30% moins cher sur les coûts d’exploitation. Il s’agit bien du type d’argumentaire que l’attend d’un vendeur. Ces chiffres sont cependant corroborés par les opérateurs qui sont passés en IP et avec lesquels nous nous sommes entretenus. Les opérateurs qui ont un réseau à 100% IP (comme Neotel, le second opérateur fixe en Afrique du Sud) ou qui sont en phase de transition disposent d’un avantage sur ceux qui auront besoin de remplacer leur réseau dans les cinq ans à venir. - La plupart des opérateurs historiques ont trop d’employés et la pression politique pour éviter des licenciements a été bien trop grande pour aller au coeur de ce problème. Non seulement, ils ont trop d’employés mais aussi pas assez de personnel qualifié dans la technologie IP pour assurer l’avenir. Aucun d’entre eux ne dispose de stratégie pour ce problème. Pour beaucoup d’entre eux, la technologie IP et analogique sont séparés dans des départements différents et le premier est petit et sans influence sur la stratégie de la société. Une solution possible ? Externaliser la gestion du réseau de la façon dont un certain nombre de petits opérateurs le font déjà (par exemple Kasapa au Ghana). Cela permet une gestion plus pointue avec plus d’expérience professionnelle tout en maintenant un contrôle des coûts. Pour des opérateurs historiques, propriété de l’Etat, cela suppose un sens de la décision et une bonne compréhension que la valeur de vos biens va aller en s’amenuisant si vous ne faites rien. Des sociétés en faillite n’emploient pas des gens pendant longtemps. Pour les consommateurs, l’avenir est plus rose. Une concurrence au niveau des infrastructures de réseau permettra au moyen terme de réaliser des économies. Deux éléments pour soutenir cette affirmation : - Les opérateurs mobiles intégrés verticalement souhaitent se lancer dans la construction d’infrastructure de réseau. Tous ceux avec qui nous avons discuté, c’est-à-dire ceux qui ont des projets en cours et ceux qui opèrent déjà des réseaux, s’accordent à dire que les économies sont de l’ordre de 30-50%. Des pays aussi différents que l’Afrique du Sud, le Nigéria, le Kenya et le Ghana ont déjà des opérateurs offrant des services d’infrastructure. Certains affirment même que les économies peuvent être supérieures en fonction du niveau de protection du monopole de l’opérateur historique. Le challenge pour les consommateurs est de reconnaître l’arbitrage national en question et de demander plus en termes de prix des services. - Le second point en faveur des consommateurs est l’arrivée d’opérateurs alternatifs d’infrastructure. Les compagnies d’électricité possèdent déjà des capacités de transmission en fibre optique posées sur les pylônes électriques et en ajouter plus coûte considérablement moins cher que de creuser des tranchés. Plus d’une demie douzaine de compagnies d’électricité ont soit déjà reçu une licence pour vendre directement la capacité ou se sont vues attribuer une autorisation leur permettant de passer des offres d’appels pour l’exploitation de cette capacité par une société tiers. Un des exemples les plus récents est la société Escom au Malawi qui disposera bientôt de liens en fibre optique vers le Mozambique. Dans les pays où les compagnies d’électricité ne disposent pas d’un tel cadre législatif, les opérateurs historiques se battent pour que cette capacité complémentaire soit mise à leur disposition. Pour eux il est probable qu’il s’agit d’une bataille perdue. Pour pousser à plus de concurrence au niveau des infrastructures nationales, les consommateurs des opérateurs doivent poser deux questions : Combien est-ce que cela vous coûte pour la nouvelle transmission internationale par fibre et est-ce que les économies réalisées sont reflétées dans les prix au détail ? Pourquoi est-ce moins cher d’envoyer du trafic vers l’Europe que dans mon propre pays ? Il vaut mieux commencer à poser ces questions dès maintenant parce que les excuses seront convolutées et longues. « African Telecoms and Internet Markets » : L’Afrique centrale est le second volume d’un rapport en cinq parties couvrant l’ensemble du continent. Si vous n’avez pas encore acheté le premier volume couvrant 16 pays en Afrique de l’Ouest vous pouvez consulter la table des matières en cliquant sur le lien suivant http://www.balancingact-africa.com/publications.html African Telecoms and Internet Markets Volume 3: Afrique de l’Est sera publié en novembre 2008 Les prix du rapport « African Telecoms and Internet Markets Vol. 2: Afrique Centrale sont les suivants : Prix Afrique : 250£/500$US
Reduced price Universities and NGOs GBP125/USD250 Pour acheter le rapport, cliquez sur le lien suivant http://www.balancingact-africa.com/publications.html
L'Etat sénégalais assigne Sentel et Millicom devant le TribunalLe Gouvernement du Sénégal a servi aux sociétés de télécommunication, Sentel et Millicom, une assignation à comparaître devant le Tribunal régional de Dakar, a annoncé à l'APS une source bien informée. Cette assignation a été délivrée le 11 novembre « à 12 heures et 15 heures » par Me Malick Sèye Fall, huissier de Justice à Dakar, précise la même source qui rappelle qu'à « l'avènement de l'alternance, le Gouvernement a constaté que Sentel et Millicom exploitaient une licence de télécommunications, aux termes d'une concession en date du 03 juillet 1998 sans en avoir payé le prix, encore appelé droit d'entrée ». « Aucune trace de paiement au titre de l'attribution de cette licence ne fut trouvée malgré les allégations de Sentel et Millicom affirmant le contraire, c'est-à-dire qu'elles avaient payé le prix de la licence », souligne la source qui rappelle qu' « à la même époque, dans les autres pays d'Afrique, l'attribution de licences donnait lieu au versement de droits d'entrée significatifs fixés selon des normes internationales ». Selon elle, le Gouvernement avait également constaté « des violations graves des clauses de la Convention de Concession pouvant entraîner la résiliation du contrat de concession ». Pour cette même raison, le 29 septembre 2000, l'Etat du Sénégal avait procédé à la résiliation de la concession de Sentel et Millicom, explique la source indiquant : « en dépit de la signification de cette décision, Sentel et Millicom ne se sont pas pourvues valablement de sorte que la décision est devenue définitive ». Cependant, les sociétés (Sentel et Millicom) avaient exprimé le souhait de pouvoir continuer à opérer au Sénégal. Elles ont obtenu l'audience du Président de la République et « à cette occasion, convaincues de l'inanité de leur prétention et de l'inexistence de leur licence, celle-ci ayant été résiliée, les deux sociétés acceptèrent alors de payer un prix et demandèrent des négociations pour en fixer le montant afin de normaliser leur situation au Sénégal », explique encore la source. Selon elle, « sur la demande des deux sociétés, un accord fut, séance tenante, écrit et signé en des termes qui permettraient à Sentel et à Millicom de rassurer leurs banquiers qui s'interrogeaient sur la question de savoir si ces sociétés avaient toujours une licence ». « L'accord étant fait sur le principe du paiement, il fut convenu que Sentel et Millicom continueraient à exercer leurs activités de façon transitoire et que les deux parties se retrouveraient après la vente de la troisième licence dont le prix devait servir de référence pour fixer le prix de la deuxième licence », relève la même source ajoutant : « Elles s'engagèrent à négocier de bonne foi les nouvelles conditions permettant la pérennisation de leurs opérations au Sénégal ». A l'issue de l'attribution à la Société soudanaise des télécommunications (Sudatel) en 2007 de la nouvelle licence globale de télécommunications, dite troisième licence, Sudatel avait payé un droit d'entrée de 200 millions de dollars (90 milliards de FCfa). L'Etat du Sénégal a invité alors Millicom et Sentel à la table des négociations pour la fixation du prix que ces sociétés devaient payer pour continuer l'exploitation de la deuxième licence, rappelle la même source soulignant que « le Chef de l'Etat promit même de leur accorder une décote sur le prix de la troisième licence ». « Pour toute réponse, Sentel et Millicom se mirent à prétendre, contre toute attente, qu'elles étaient titulaires d'une concession encore valable », déplore une source proche du dossier qui note : « Il apparaît clairement que Sentel et Millicom n'ont pas été de bonne foi dans tous leurs rapports avec l'Etat du Sénégal et parce qu'elles avaient pris des engagements sans intention réelle de les respecter. Par la suite, il s'est avéré qu'elles n'avaient pour objectif que de continuer à exploiter une licence de télécommunications sans paiement de prix, ce qui est constitutif d'enrichissement sans cause ». « Sentel et Millicom ont engagé le Sénégal dans des négociations qui, au total, apparaissent comme des dilatoires », regrette la source avant de relever : « c'est dans ces conditions que l'Etat du Sénégal a décidé de saisir la justice pour faire constater que Sentel n'avait plus de licence valable au Sénégal depuis la résiliation de leur concession et, qu'au surplus, les graves violations survenues ultérieurement, fondent à leur tour, une résiliation pure et simple ». « Le Gouvernement, souligne-t-elle, a demandé au Tribunal d'ordonner à SENTEL de cesser immédiatement toute activité d'exploitation d'un réseau GSM au Sénégal sous astreinte comminatoire, en même temps que le paiement de divers dommages-intérêts ». (Source: Agence de Presse Sénégalaise) Les actionnaires de Lacom prononcent la fermeture de ses opérations en AlgérieL’assemblée générale des actionnaires de Lacom a décidé lors de sa réunion du dimanche 9 novembre au Caire, de prononcer la cessation d’activité du second opérateur de téléphonie fixe en Algérie. Lacom, propriété à 50-50 de Orascom Télecom (Egypte) et de Télecom Egypt réunis dans le consortium CAT, détenait depuis 2005 la seconde licence de téléphonie fixe remportée pour 65 millions de dollars. Dès février 2007, fin de sa première année d’activité, l’instance de régulation des télécommunications en Algérie, ARPT, adressait un procès verbal à Lacom pour non respect du cahier des charges, le développement du réseau national s’étant arrêté. Lacom, 50 000 abonnés à ce moment là, perdait trop d’argent et devait revoir ses plans. Ses actionnaires égyptiens se rejetèrent la responsabilité de l’échec : Orascom Télécom ne pouvait pas exploiter seul la licence faute d’expérience dans la téléphonie fixe. Et le reproche était fait à Télécom Egypt chargé de l’exécutif - de s’être trompé de filière technique en choisissant un procédé sans fil WLL bas de gamme avec un équipementier chinois. La campagne de communication pour l’abonnement reposait sur l’accès à Internet, mais le procédé n’arrivait pas à faire passer plus de 50 kb par seconde provoquant une rapide désaffection des clients. Lacom a tenté de négocier, en avril 2007, la transformation de sa licence de fixe en licence internet Wimax. Fin de non recevoir de l’ARPT. Il ne restait plus depuis une année qu’une longue agonie de l’enseigne, avec fermeture du réseau de boutiques dans les six wilayas desservies, non renouvellement des abonnements, et réduction des effectifs. La possibilité d’une reprise des parts d’Orascom Télécom par un nouvel opérateur a été évoquée à de nombreuses reprises. Une dernière réunion des actionnaires au Caire le 6 octobre dernier a pris acte de l’absence de toute offre sérieuse pour poursuivre l’activité de Lacom dans le métier du téléphone fixe. La campagne de communication pour l’abonnement reposait sur l’accès à Internet, mais le procédé n’arrivait pas à faire passer plus de 50 kb par seconde provoquant une rapide désaffection des clients. Dès lors, la porte était ouverte à la décision finale de fermeture, attendue par les quelques 150 membres du personnel de Lacom encore en activité sur deux plates-formes à Alger. Les employés de Lacom n’avaient aucune indication sur leur avenir quelques heures après l’annonce de la fermeture de leur entreprise. Les actionnaires de Lacom devront encore payer des pénalités à l’ARPT en 2007 et en 2008 pour ne pas avoir respecter le déploiement effectif de la licence acquise. (Source: Les Afriques) Bénin: Une autorité de régulation perdue dans le réseauAu Bénin, l'autorité de régulation du secteur des télécoms se perd dans le réseau. Mise en place sous la dénomination 'Autorité de régulation transitoire', celle-ci pose un réel problème de fonctionnalité. Les opérateurs économiques investissant dans le secteur des télécommunications ne manquent pas de lui faire des reproches à l"Autorité de régulation transitoire' du Bénin. En effet, depuis que cette autorité a été créée, sa principale activité se résume à régler le problème des licences en Gsm. Mais depuis que ce problème a connu une solution, on ne sent plus cette autorité de régulation au bout du fil. D'ailleurs, elle ne gère que les affaires courantes actuellement. La preuve, deux membres clés de cette autorité viennent d'être nommés ministres. Bien qu'elle continue d'exister, sa fonctionnalité laisse à désirer. Ce que ne manquent pas de déplorer les opérateurs économiques qui veulent s'implanter au Bénin. Hervé Hountondji, opérateur économique béninois, directeur de l'entreprise H2Com, rencontré lors de l'atelier méthodologique et de lancement du projet 'Libéralisation internationale du commerce des services Tics : enjeux du secteur privé et implications pour la mise en oeuvre de politiques publiques en Afrique de l'Ouest (Licom)', ouvert à Toubab Dialaw, estime que les textes qui régissent le secteur des télécommunications ont été abrogés et les lois devenues caduques. Ainsi, selon lui, 'nous ne disposons pas d'autorité de régulation comme il en existe dans beaucoup de pays de la sous-région. Aussi, il n'y a aucune visibilité dans le secteur. J'en connais des opérateurs dont les investissements sont tombés en carton à cause de ce vide et de cette manière de faire qui n'est pas propice aux affaires', raille le directeur de H2Com. 'Au Bénin, l'investisseur qui arrive et qui a envie de monter un grand cyber avec 400 Pc ou de mettre en place une salle de conférence avec tous les accessoires ne pourra pas le réaliser, car il n'y a rien qui est mis en place pour lui permettre de le réaliser', ajoute Hervé Hountondji. Au Bénin, à part le cellulaire avec cinq opérateurs de téléphonie, rien n'est réalisé dans le service des Tics. Aujourd'hui, la connection à l'intérieur du pays est aussi faible avec 156 méga bites. Une situation, selon les privés, qui ne saurait répondre aux besoins d'un pays qui a des exigences et des envies de communication avec 30 à 40 000 étudiants. 'Une autorité de régulation quasi-inexistante, c'est peut-être trop dire', rectifie toutefois Augustin Chabossou, chercheur au Cefred/Université d'Abomey Calavi Bénin. De son avis, certes des efforts ont été faits par l'actuel régime, mais il faut reconnaître que la marge de progression dans le domaine des Tics est encore béante. Comparé aux différents pays de la sous-région, le Bénin accuse un retard considérable dans le cadre de la promotion des services liés aux Tics, reconnaît. Parmi les réformes à opérer, le chercheur béninois prône en premier que les autorités ressuscitent la politique des Tics qui est un document 'formidable' avec des objectifs et des cibles bien définis. 'Depuis qu'il a été élaboré, ce document n'a jusqu'à ce jour connu un début d'application', déplore-t-il. En outre, M. Chabossou milite pour la mise en place d'une politique de communication. Malheureusement, au Bénin, il n'existe pas une législation claire qui définit les activités de communication. En troisième lieu, il préconise que soit 'ressuscitée l'autorité de régulation et d'en faire véritablement une autorité autonome. Une autorité qui puisse disposer d'un véritable pouvoir de décision et dont les membres seront inamovibles. (Source: Wal Fadjri) Madagascar peaufine son réseau national de transmissionLe réseau national de fibre optique ouvre de nouveaux horizons aux télécommunications. Telma, avec le backbone, compte jouer un rôle prépondérant. Madagascar est prêt à être connecté au monde. Plusieurs projets d'installation de fibre optique sont sur les rails. Le backbone national se trouve le plus en vue. Ce réseau national à fibre optique doit être finalisé ce mois-ci. Cela s'explique par le fait que le réseau ne s'arrête pas à cette configuration du Y initial avec Antananarivo-Toliara, Antananarivo-Toamasina et Antananarivo-Mahajanga. Des bretelles seront aussi mises en places sur des axes stratégiques comme vers Tolagnaro, Manakara et Mananjary, Tsiroanomandidy, Ambatondrazaka et Sainte-Marie. Avec le backbone, Telma confirme son rôle d'opérateur des opérateurs, en fournissant les infrastructures aux différents acteurs économiques du pays. Aujourd'hui, les villes sur les axes connectés peuvent déjà bénéficier des avantages du backbone. Ceci se matérialise par une plus grande fluidité du trafic, une meilleure sécurité des transferts ou encore une certaine pluralité de services mais surtout tout ce qui est lié au très haut débit. «Le backbone est déjà au service des opérateurs et des utilisateurs. Plusieurs villes bénéficient des différents avantages comme l'internet haut débit», explique Patrick Pisal-Hamida, directeur général de Les infrastructures que Telma met en place actuellement suivront les normes de qualité internationales. Les opérateurs économiques pourront exploiter au départ les 2,5 Gbits/s de débit installés par Telma. La capacité peut atteindre 3 800 Gbit/s sur le réseau métropolitain d'Antananarivo et 1 200 Gbit/s sur les autres axes principaux. Mais le projet de Telma fait face à de sérieux concurrent. L'opérateur de téléphonie mobile Orange projette de relier Antananarivo à Toamasina par un réseau à fibre optique après la mise en place effective du câble lion. La filiale de France Telecom se présente comme un nouveau «fournisseur d'accès internet». Elle mettra à la portée des Malgaches la technologie haut débit. L'accélération des procédures de connexion témoigne de l'intérêt des opérateurs de tous horizons. Il s'agit également d'exploiter le potentiel intellectuel déja existant. En outre, le secteur des télécommunications apparaît comme le plus concurrentiel dans le pays. En tout cas, les connexions devront améliorer les échanges entre les îles de l'océan Indien. Ce sera également un moyen de mieux asseoir une politique régionale en matière de développement du commerce. En parallèle, les opérateurs malgaches sollicitent la contribution de l'Etat, notamment dans l'amélioration de l'environnement général du secteur. «La mise en place de la structure de régulation des secteurs des TIC doit être accélérée», confie Gil Razafintsalama. (Source: L'Express de Madagascar) EN BREF :- Un protocole d’accord a été signé à Paris entre le gouvernement de la République Togolaise et France Télécom en présence de S.E. Faure Gnassingbé, Président de la République Togolaise, et Didier Lombard, Président-Directeur Général de France Télécom. Ce protocole ouvre une négociation exclusive pour l’attribution d’une nouvelle licence d’opérateur global au Togo sous la marque Orange. - La numérotation téléphonique au Mali est passée de 7 afin d'augmenter la capacité de desserte du pays en lignes téléphoniques. - Nokia Siemens Networks, l'un des fournisseurs leaders en matière de services de communication, vient d'être choisi par Orascom Télécom Algérie (OTA) pour fournir la solution Home Location Register (HLR) du leader de la téléphonie mobile en Algérie. Selon un communiqué de presse du célèbre opérateur de téléphonie mobile, cette opération vise à développer une base de données unique pour les renseignements liés aux abonnés. - L’opérateur mobile, Zain Gabon, vient de lancer la solution sans fil Blackberry au Gabon, un combiné permettant aux usagers d'accéder en permanence à leur mails depuis leur téléphone portable. - En Algérie, le parc technologique de Sidi Abdellah est entré dans sa phase primaire d’exploitation. A cette occasion, le P-DG d'AT a déclaré aux invités de la journée «portes ouvertes», organisée par l'ANPT, que son groupe accordera 25% de réduction sur tous ses services en faveur des opérateurs activant au sein de l'immeuble multilocataire. - Le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, a reçu le prix « Connect the world » des mains du secrétaire général de l'UIT, Dr Hamadoun I. Touré. Avant de lui remettre cette distinction M. Touré, d'origine malienne, a rappelé que le président burkinabè est un « champion » des Technologies de l'information et de la communication (TIC) dans son pays et en Afrique, tout comme son homologue rwandais, Paul Kagamé, qui a également reçu le même prix de l'UIT. - TSF a dépêché une équipe en République Centre Africaine pour soutenir l'action de l'ONG International Rescue Committee (IRC). Télécoms Sans Frontières va installer des liaisons radios HF afin de relier les bureaux d'IRC de Bangui à ceux de Bocaranga et Kaga-Bandoro situés respectivement à 400 km et 250 km de la capitale pour faciliter la coordination des opérations d'IRC.
Bataille sur le marché de la fourniture d'accès Internet au CamerounDepuis quelques mois, de nombreux opérateurs rivalisent d'offres. Des différents fournisseurs d'accès qui ont cours sur la place camerounaise, Camtel est celle qui propose la plus grande variété. Chez cet opérateur public, pas moins de quatre offres existent en effet. Il y a d'abord Internet par Adsl dont l'accès se fait par le canal d'une ligne téléphonique filaire. Ici, la connexion est illimitée. Pour en disposer, une ligne téléphonique fixe et un modem sont nécessaires, en plus d'un ordinateur, d'une souscription à un abonnement, du payement d'une redevance mensuelle de 35.000 Fcfa et des frais d'installation à la même hauteur. Il y a ensuite Internet par Réseau téléphonique Commuté dont l'accès se fait au travers d'une ligne téléphonique fixe filaire. Pour l'avoir, le candidat doit disposer d'un modem ; souscrire un abonnement ; s'acquitter des frais d'installation (15.000 F), de la redevance (100h à 10.000 F ou un forfait de 15.000 F pour un mois en connexion illimitée) ainsi qu'une redevance mensuelle de 35.000 F. L'avantage ici c'est que l'accès est possible à partir de n'importe quelle ligne téléphonique. La troisième offre c'est Internet par Ctphone, une option Internet sans fil. Pour une connexion, il faut avoir un terminal compatible, un kit de connexion (Data cable avec Cd d'installation); un ordinateur équipé d'un port Usb ; souscrire à un abonnement de 40.000 F. Cfa par mois, ou par option à raison de 300 ou 200 francs l'heure suivant les périodes de la journée ; ou alors à la carte à raison de 10 ou 20 francs la minute selon la période aussi. Il existe cependant des offres périodiques adaptées pour les utilisateurs qui sont de passage au Cameroun. Les coûts varient alors de 5.000 pour cinq jours à 20.000 francs pour 15 jours. Il y a enfin Internet par Wimax ; une technologie de transmission haut débit sans fil. Il permet d'émettre et de recevoir des données dans les bandes de fréquences radio sur une portée de 50 km. En pratique, cela permet d'atteindre 12 mégabits par seconde sur une portée de 20 km. Les frais d'installation sont de 250.000 F. avec équipement terminal ou de 100.000 F.Cfa sans équipement terminal. La redevance Wimax étant de 42.000 et 80.000 F.Cfa pour 128 Kbps. Du côté de l'opérateur Orange, le produit phare c'est la Livebox. Une connexion sans fil allant jusqu'à 2 Mégabits et grâce à la technologie Wi-fi qui permet d'avoir internet partout dans la maison et au bureau. Deux offres existent : celle en direction des professionnels et des entreprises, et une autre pour le grand public. S'agissant de la première, les prix mensuels varient de 200.000 à 1.200.000 F. suivant qu'on passe de "Classic" à "Intensif Premium". Des coûts à débourser après acquisition de la Livebox au prix de 50.000 francs et un modem wimax de 200.000 F. Il Est à noter que les services inclus ici prévoient une adresse Ip fixe et des adresses mail. Pour la seconde, l'abonnement mensuel varie de 35 à 100.000 F. Le prix de la Livebox étant le même. Ici, un contrôle parental est possible. Comme avantages, il y a Le confort parce que sans fil et facile d'installation, une connexion en haut débit stable en permanence et la possibilité de multiplier les postes au bureau ou à la maison sans fil. Chez Ringo, le modem coûte 49.000 francs et s'utilise en le connectant à un ordinateur. L'offre comprend en terme de services un Internet Protocol fixe nomade et mobile ; de la vidéo et aussi un réseau privé virtuel. pour surfer, le client peut, au choix, débourser 25.000 francs pour trente jours de connexion ou alors acheter des cartes prépayées qui permettent de surfer à raison de 10 francs la minute soit 600 francs l'heure. A côté de cela, "Mtn Nomad" est en lice depuis quelques jours. Il propose un accès sans fil à internet moyennant un kit dont le montant mensuel est de 25.000 francs. La réclame indique que l'abonnement est possible après contact d'un commercial dans une agence Mtn. Le bénéfice étant le confort de navigation. Une offre valable jusqu'au 31 janvier prochain. Malgré nos multiples sollicitations suivies de relances auprès des responsables de Mtn, Mutations n'a pu obtenir plus d'informations relatives à cette offre. (Source: Mutations) Les services en ligne prennent du galon à l’Ile MauriceLes services disponibles en ligne localement se multiplient et font de plus en plus d'adeptes. Cela va de l'«Internet banking» aux recrutements, en passant par la vente de légumes. Le but étant d'offrir davantage de facilités aux Mauriciens, tout en ayant une entreprise financièrement viable. A ce titre, l'Internet Banking, que proposent certaines banques, dont la Mauritius Commercial Bank ou la Hong Kong and Shanghai Banking Corporation, a conquis nombre d'utilisateurs. Les transactions possibles vont de la vérification de son compte en banque au virement bancaire. Il va sans dire que les informations confidentielles sont hautement sécurisées. Autre créneau : la vente en ligne. Alors que les pays industrialisés ont depuis de longues années adopté l'utilisation au quotidien de sites tels que ebay ou amazon.com, Maurice a connu une évolution plus lente. Mais petit à petit, le Net fait son entrée dans les ménages. Et même si quelques entreprises locales se sont cassé les dents dans ce créneau, celui-ci semble à présent décoller. «Les choses avancent bien», affirme Mehdi Rahimbaccus, directeur de tantebazar.com. Cette société mauricienne est spécialisée dans la vente de légumes sur la Toile. La distribution ne se fait que dans la région de Beau-Bassin, Rose-Hill, Ebène et Quatre-Bornes. Qui se sert donc de cet outil pour faire ses achats de légumes ? «Les clients sont de tous âges, mais j'ai remarqué que les jeunes passent les commandes en ligne pour leur parents», confie le jeune entrepreneur. Pour Mehdi Rahimbaccus, d'autres services du même type sont évidemment envisageables. «Les clients eux-mêmes me conseillent de me lancer dans la distribution d'autres produits», explique-t-il. Selon lui, si la seule barrière est l'accès à Internet, l'existence d'un marché online à Maurice n'est plus à démontrer. «J'aimerais beaucoup voir d'autres personnes tenter cette aventure», confie Mehdi Rahimbaccus. Du côté de tamasa.mu, le bilan est plus mitigé. Depuis deux ans maintenant que ce portail de petites annonces a été lancé, les utilisateurs ne se bousculent pas au portillon. «Pour le moment ça va, même si nous n'avons pas eu le nombre d'utilisateurs que nous espérions», confie-t-il. Lui estime toutefois que le commerce électronique n'est pas encore entré dans les moeurs mauriciennes et que cela prendra encore quelques années avant que cette activité ne devienne vraiment rentable ici. Gaston Clarenc est un des fondateurs de myjob.mu, un site qui met en contact les demandeurs d'emploi et les employeurs. De son point de vue, l'Internet est appelé à prendre de plus en plus de place dans le quotidien des Mauriciens. «Internet offre des moyens plus faciles et plus rapides d'avoir accès à ce que nous recherchons», affirme-t-il. «En quelques clics, on peut postuler pour un emploi.» Et le jeune homme d'expliquer qu'en Europe ou en Amérique, l'Internet a remplacé les moyens traditionnels dans bien des domaines. Et même si Maurice n'en est pas encore là, Gaston Clarenc soutient que le pays va dans la bonne direction. «Les demandeurs d'emploi et les employeurs commencent à voir que le web est une méthode qui marche», explique le cofondateur de myjob.mu. Le secteur privé n'est pas le seul à se mettre à l'heure du web. Pour éviter l'interminable attente légendaire causée par la paperasserie, le gouvernement à mis quelques-uns de ses services online. Pour y accéder, il faut d'abord s'inscrire sur le site www.gov.mu, en donnant nom, adresse et numéro de carte d'identité, entre autres. Une fois cette étape passée, plusieurs services sont accessibles. Entre autres possibilités, prendre un rendez-vous pour la vérification de son véhicule - communément appelé «fitness test». Il est également possible de faire une demande pour obtenir une plaque minéralogique personnalisée (voir aussi en page 4). Ce service est disponible depuis un peu plus d'un an sur le site du gouvernement. Il suffit pour ce faire de remplir un formulaire électronique sur lequel on peut choisir son numéro d'immatriculation dans une liste remise à jour régulièrement. Le paiement se fait à un bureau de la National Transport Authority. L'avantage de cet outil est qu'il n'est plus nécessaire de soumettre une liste de propositions par écrit, les numéros disponibles étant affichés sur le site. Autre service mis en ligne par les autorités, la demande pour un learner's licence auprès de la police. Cette option est disponible depuis trois ans déjà et réduit nettement le temps d'attente. Alors qu'un enregistrement dans un poste de police prend environ six mois, parfois plus, cela ne prendra pas plus d'une semaine sur le Net. C'est là un gain de temps non négligeable pour l'utilisateur. Il reste à espérer que d'autres services suivent l'exemple (Source : L'Express) Opérations de piratage contre les sites tunisiensLa publication électronique indépendante Tunisnews ( http://www.tunisnews.net ) a annoncé que son site a été l'objet, mercredi 5 novembre2008, d'un acte de piratage et que les administrateurs du site ont réussi à rétablir la situation. Le même site avait fait l'objet, en avril dernier, d'une opération similaire qui l'a rendu inaccessible durant plusieurs jours. Le site du Parti Démocratique Progressiste ( PDP, opposition - http://www.pdpinfo.org ) a subi, le même jour, une opération de sabotage qui a détruit entièrement son contenu et ses archives. Les images illustrant les articles ont été remplacées par le crâne d'un pirate. C'est la quatrième fois, cette année, que le site du PDP subit une telle attaque. En octobre dernier, c'est le site d'information en ligne "Kalima" ( http://www.kalimatunisie.com ) qui a été, à son tour, attaqué et détruit entièrement. Le site de l'opposant Moncef Marzouki ( http://www.moncefmarzouki.net ) avait subi le même sort. Les opérations de filtrage et de destruction des boîtes électronique des journalistes et des militants des droits de l'homme se sont intensifiées au cours des derniers mois, particulièrement les usagers des services de Yahoo Mail, et plusieurs blogs ont été censurés. L'Observatoire National de la Liberté de Presse, d'Edition et de Création (OLPEC) note que ces actes de piratage coïncident avec des déclarations faites par la plus haute autorité de l'Etat dans un discours dont lecture a été donnée par le premier ministre, le 3 novembre 2008, à l'ouverture du symposium annuel du parti au pouvoir, le RCD. Dans ces déclarations, le chef de l'Etat a appelé au renforcement du contrôle et de la censure du réseau Internet sous couvert de protection du processus démocratique, de la stabilité politique et de lutte contre le terrorisme. L'OLPEC dénonce ces attaques contre des espaces d'expression libre et considère que le premier bénéficiaire de ce genre d'actes ne peut être que le régime tunisien qui s'acharne à vouloir bâillonner toute voix libre. L'OLPEC exprime sa solidarité avec les administrateurs des deux sites et les exhortent à poursuivre leur mission en informant l'opinion publique sur toutes les questions incommodantes pour le régime tunisien. (Source: International Freedom of Expression Exchange Clearing House) EN BREF :- Le FAI algérien EEPAD lancera à compter du 1er décembre prochain un pack composé d’un laptop, d'un accès à l'Internet à haut débit et de services à valeur ajoutée contre un abonnement mensuel de 2.700 dinars. - Les internautes malgaches auront un large choix de service internet à grande vitesse. Et le prix devient de plus en plus accessible pour toutes les bourses. Avec Ar 20 000 en poche, un utilisateur peut se connecter sur internet pendant 20 heures grâce à l'offre Freedsl de Blueline. Ce service est basé sur la technologie Wimax. Mais pour ceux qui veulent choisir l'option abonnement, il leur suffit de débourser Ar 99 000 pour avoir une connexion illimitée. Selon les informations recueillies auprès de ce fournisseur installé au pays, le débit peut aller jusqu'à 256 kbps. - Tunisie Telecom vient de procéder à l'augmentation de la capacité de sa bande passante internationale de 1,25 Gbps, passant ainsi de 7,5 à 8,75 Gbps. - La Mairie de Luanda en Angola vient de lancer sa page officielle à l'Internet sur l'adresse www.gpl.gv.ao, indique un communiqué de l'institution parvenue vendredi à l'Angop. - L'Association nationale des communes du Bénin (Ancb) est désormais sur la toile. Son site web est le www.ancb-benin.org
Le projet Forcir entre dans sa sixième année au CamerounHébergée par l'Esstic, cette formation à distance permet aux apprenants de s'outiller pour la gestion des documents en entreprise. Depuis quelques jours, les candidats à la formation à distance en management de l'information et des documents dans l'entreprise s'activent au campus de l'Ecole supérieure des sciences et techniques de l'information et de la communication (Esstic). Cela à la faveur du concours de recrutement qui court jusqu'au 30 novembre prochain et qui permettra aux heureux élus de faire partie de la sixième promotion. Car c'est en 2003 que le projet de "formation continue en information informatisée en réseau" (Forciir) a vu le jour à l'Esstic. Une formation "dispensée sous forme d'enseignement, d'apprentissage avec positionnement de l'étudiant en entreprise ". Un positionnement qui fait l'objet d'une convention entre l'apprenant, l'entreprise et l'Esstic. Mais en amont, il est signalé que ce projet rentre dans le cadre du programme de coopération pour la promotion des Ntic, et que c'est au ministère français des Affaires étrangères qu'a échu sa mise en place, lui qui vise à "la formation à distance des médiateurs utilisant les nouvelles technologies et à la modernisation des écoles africaines des sciences de l'information documentaire". Et pour sa matérialisation, c'est l'Université Cheickh Anta Diop de Dakar qui a été choisi comme site de domiciliation du projet même si des partenariats sont développés avec des écoles du Bénin, de Côte d'Ivoire, du Gabon, de France, de Madagascar, du Maroc et bien sûr du Cameroun avec l'Esstic. Avec comme objectif de "mieux positionner les jeunes diplômés à la recherche d'emploi sur le marché du travail avec une formation leur permettant d'être plus compétitifs dans l'entreprise ; de faire prendre conscience de la place de l'information dans la stratégie de l'entreprise comme outil de décision économique et politique". Fort de cet objectif pertinent, l'Esstic a mis en place, selon Monique Mabou qui s'y occupe des affaires administratives, un campus avec un équipement comprenant "une salle informatique avec une douzaine d'ordinateurs connectés à Internet via un serveur". A quoi il faut ajouter "une équipe d'enseignants de niveau universitaire et un vidéo-projecteur". Le souci étant qu'à l'issue de sa formation, l'apprenant soit capable de "gérer l'information interne de son entreprise, d'assurer la veille informative sur internet pour le personnel de l'entreprise, de défendre et de véhiculer l'image de celle-ci auprès du public par une communication active et de créer, administrer et gérer un site web." Une qualification qui s'effectuera après neuf mois de formation "avec six mois en entreprise et deux stages de regroupement de quinze jours chacun à l'école". Pour ce qui est des enseignements, ils vont de l'initiation à l'informatique à l'organisation et la gestion de l'entreprise en passant par la recherche et les sources d'information en ligne ou la gestion de l'information et des documents de l'entreprise. Le tout englobé dans cinq modules. Les évaluations pour leur part relèvent des contrôles continus des connaissances sous forme d'évaluation à distance. Les certifications étant du niveau de Dess (certificat en management de l'information et des documents dans l'entreprise), les postulants doivent être de niveau maîtrise ou avoir eu une expérience professionnelle de trois ans après une licence. Le projet est actuellement placé sous la direction de Louise Balock qui en assure l'intérim après Alexis Eyango Mouen qui pilota son installation en 2003. (source: Le Quotidien Mutations) Le Sénégal instaure la traçabilité pour l’E-commerceLe Sénégal vient de promulguer la loi sur les transactions électroniques dans le but de garantir la traçabilité des transactions et de conférer à l’électronique la valeur du support papier. Pour prémunir les risques de fraude sur la Toile, le Sénégal a adopté une loi, accompagnée de trois décrets encadrant les transactions électroniques. Cette loi nº 2008-08 du 25 janvier 2008 sur les transactions financières vise à introduire un système de traçabilité : elle responsabilise l’hébergeur de site Internet, le fournisseur d’accès et le fournisseur d’édition. Elle impose au prestataire d’informer sur la nature précise des biens et services proposés aux internautes (adresse, prix, existence d’un droit de rétraction, etc). D’autre part, la loi sur les transactions financières consacre l’écrit électronique comme l’équivalent du support papier (facture, signature, etc.), et établit un mécanisme de certification garanti par l’agence de l’informatique de l’Etat, afin de sécuriser les transactions électroniques. Désormais, les informations et échanges électroniques devront être archivés sur une période de dix ans. Pour leur part, les douanes sénégalaises souhaitent adapter le commerce électronique direct aux règles de la fiscalité. Le Dr Alioune Dione, inspecteur des douanes, renseigne à ce sujet que « ces taxes occupent une part très importante pour l’Etat dont 40% du budget ordinaire est assuré par des frais de port, perçus par l’administration des douanes. Le volume du commerce électronique augmente de jour en jour, il est nécessaire de réfléchir sur des mécanismes pour alimenter le budget de l’Etat ». (Source: Les Afriques) Projet pilote de formation TIC pour le personnel électoral au Congo RDCLe président de la Commission Electorale Indépendante (CEI), l'Abbé Apollinaire Malu Malu, a procédé, le 18 novembre 2008 à Kinshasa, au lancement officiel d'un projet pilote destiné à la formation du personnel électoral au moyen des nouvelles technologies en vue de renforcer davantage leurs capacités. Dénommé «SatElections», ce projet est mis en oeuvre grâce au partenariat entre la CEI et l'Agence Spatiale Européenne (ESA), le Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD), la Commission européenne, l'Institut International pour la Démocratie et l'Assistance Electorale (IDEA), le Consortium industriel représenté par l'OPENET Technologies Spa (Italie), SES-ASTRA (Luxembourg) et Newtec (Belgique). Cette formation à distance donnée à l'aide d'une technologie appropriée permettra de faire face aux multiples contraintes logistiques et financières liées au déploiement des personnes et de faciliter la transmission des données électorales, d'enregistrement des candidatures et des résultats électoraux en temps opportun. Selon l'Abbé Malu Malu, le projet vise à produire les tout premiers modules de formation à distance sur l'assistance électorale efficace et sur l'administration électorale; à vérifier la faisabilité d'une large diffusion des modules avec une technologie satellitaire adaptée, rentable et durable et vérifier également la possibilité d'utiliser la même technologie satellitaire pour créer un réseau interne entre le corps de gestion électorale pour la transmission des données électorales. Le président de la CEI estime que grâce à son déroulement dans le cas réel du cycle électoral congolais 2008-2011, le système «SatElections» fournira une solution efficace, durable et évolutive en appui aux cycles électoraux africains. Trois villes de la RDC, Matadi, Kinshasa, Lubumbashi couvertes par le satellite NSS7, recevront des équipements qui fonctionneront en ligne. Les trois autres, à savoir Kikwit, Kananga, Mbuji Mayi seront prochainement couvertes. Cinq autres villes non encore couvertes par NSS7, notamment Bukavu, Goma, Kindu, Kisangani et Mbandaka seront dotées des équipements hors ligne, a précisé l'Abbe Malu Malu. (Source: United Nations Mission in the Democratic Republic of Congo) EN BREF :- Les ministres en charge des télécommunications et nouvelles technologies de la communication de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC), se réuniront à Brazzaville les 20 et 21 décembre, en vue de permettre à la sous-région de disposer de textes appropriés pour une meilleure promotion des TIC. - Le développement d'un système d'informations statistiques sur les entreprises économiques au sein de l'Institut National de la Statistique (INS), constitue le principal point du projet de jumelage tuniso-italien. Le projet qui a démarré début du mois d'avril dernier, et s'achèvera à la fin de l'année 2009, aspire en outre à rapprocher les méthodologies utilisées et l'exploitation des données statistiques en vigueur dans les pays européens.
Chiffre d'affaires en hausse pour Maroc Tel mais Gabon Télécom en baisse de 4,4%Bien le chiffre d'affaires global de Maroc Télécom soit en hausse de 8%, Gabon Télécom a annoncé jeudi à Libreville avoir généré un chiffre d'affaires net de quelque 852 MDH, en baisse de 4,2%. Le groupe "Maroc Telecom" a réalisé, durant les neuf premiers mois de l'année en cours, un chiffre d'affaires consolidé de 22 milliards de dirhams (MMDH) et un résultat opérationnel consolidé de 10,4 MMDH, qui se sont inscrits en hausse par rapport à la période correspondante de 2007, respectivement de 8,4% et 9,6%. Sur une base comparable illustrant les effets de la consolidation de Gabon Telecom, comme si elle s'était effectivement produite au début de l'année 2007 et le maintien d'un taux de change constant Dirham/Ouguiya/Franc CFA/Euro, le chiffre d'affaires du groupe s'est inscrit en hausse de 7,2 %, alors que son résultat opérationnel a progressé de 10,2%, précise "Maroc Telecom" dans un communiqué. Pour le seul 3e trimestre 2008, le chiffre d'affaires consolidé du groupe a progressé de 5,6 % à 7,73 MMDH, alors que le résultat opérationnel consolidé a augmenté de 7 % à 3,75 MMDH. L'ensemble des activités du groupe au Maroc a généré, à fin septembre 2008, un chiffre d'affaires net de 19,3 MMDH en hausse de 7,7 % par rapport à la période correspondante de 2007, avec une amélioration de la marge opérationnelle. Ce résultat est le fruit du bon comportement des activités mobile dont le chiffre d'affaires a progressé de 9,8 % pour atteindre environ 13,86 MMDH, sous l'effet essentiellement de la hausse du parc mobile, qui a atteint 14,6 millions de clients (+14%). A fin septembre dernier, les activités Fixe et Internet au Maroc ont généré un chiffre d'affaires brut de 7,2 MMDH (+1,2%), avec en particulier la performance de la Data et de l'Internet et malgré un léger recul de 2,5% de la facture moyenne voix, lié à la contraction des revenus moyenne des téléboutiques, explique Maroc Telecom. Le parc Fixe au Maroc s'établit à 1,314 million de lignes (-0,8%), alors que le parc Internet s'établit à 482.000 lignes (+7,3%), auxquels sont ajoutés plus de 18.000 abonnés à l'Internet mobile 3G. Maroc Telecom précise, par ailleurs, que l'ensemble des activités du groupe en Mauritanie a généré un chiffre d'affaires net d'environ 799 millions de dirhams (MDH), en baisse de 1,7%. A fin septembre 2008, les parcs de Mauritel ont poursuivi leur rythme de croissance avec +31% pour le Mobile à 1,1 million de clients, +24% pour le Fixe avec plus de 46.500 lignes et +60% pour l'Internet avec plus de 8.000 accès. Au Burkina Faso, les activités de l'Onatel ont généré, durant la période janvier-septembre, un chiffre d'affaires net d'environ 1 MMDH, en hausse de 8,4%, note Maroc Telecom ajoutant que les parcs du groupe Onatel ont enregistré des croissances significatives, avec +91% pour le Mobile à 877.000 clients, +24 % pour le Fixe à 138.000 lignes et +60% pour l'Internet à près de 16.000 accès. Les parcs du groupe Gabon Telecom ont enregistré des croissances significatives avec +42 % pour le Mobile, +35% pour le Fixe et +33% pour l'Internet. Concernant les sociétés Mobisud (France et Belgique), le groupe Maroc Telecom précise que les MVNO (opérateurs mobiles virtuels) ont réalisé, à fin septembre dernier, un chiffre d'affaires global de 130 MDH pour un parc de 141.000 clients. Concernant les perspectives 2008, Maroc Telecom prévoit la réalisation d'un chiffre d'affaires consolidés dépassant 8 % et un résultat opérationnel consolidé de plus de 11%. Opérateur historique des télécommunications du Royaume, Maroc Telecom est coté simultanément à la bourse de Casablanca et celle de Paris depuis décembre 2004. Ses actionnaires de référence sont le groupe Vivendi (53%) et l'Etat marocain (30%). (Source: Infos Plus Gabon) La transaction bancaire par le mobile s'installe au SénégalLes transactions bancaires à partir du téléphone mobile seront possibles dès le deuxième trimestre 2009. La Sonatel et la Bicis ont signé le protocole qui officialise leur partenariat et leur engagement à développer ce nouveau service. Le Directeur général de la Sonatel, Cheikh Tidiane Mbaye, et l'Administrateur Directeur Général de la Bicis, Gérard D'Hérè, ont signé hier un protocole officialisant leur partenariat pour le développement d'un nouveau produit assez révolutionnaire. Il s'appelle « Orange Money » et va permettre, à partir de son téléphone portable, d'accéder, au choix, à une gamme de services allant du paiement des factures, à l'achat de biens et services et au transfert d'argent. En plus de la banque, des partenaires agréés à travers le pays seront gestionnaires des comptes ouverts par les particuliers. Les sommes d'argent notifiées en usant d'un code personnel pourront ainsi être transférées d'un point à l'autre de la ville ou du pays. Les transactions bancaires hors de nos frontières seront possibles dans les phases ultérieures du développement du projet. Le directeur général de Canal Sat Horizons, Bénédicte Chenuet, ainsi que Samba Dia, le directeur adjoint de Pamecas, ont tenu à apporter leur agrément à ce nouveau service qui sera d'ailleurs ouvert à toute société travaillant avec une clientèle et qui désire y adhérer. Avant l'Egypte et le Kenya qui sont dans le plan de déploiement d'Orange et après la Côte-d'Ivoire, il y a quelques mois, le Sénégal se met donc au diapason de cette technologie innovante. Elle sera fonctionnelle dans notre pays après les pré-requis réglementaires et techniques que les partenaires sont en train d'éprouver en vue de donner au système l'ensemble des garanties de sécurité et de fiabilité. La phase test démarre dans le premier trimestre de 2009 et sera suivie du démarrage effectif du produit dès le trimestre suivant. Ce nouveau produit, plutôt révolutionnaire, place de plus en plus le téléphone portable au centre de nos activités quotidiennes. Il est une résultante des dernières innovations technologiques en matière de transactions bancaires et de services de téléphonie mobile. Dans le cas d'espèce, c'est un service supplémentaire qui permet aux usagers de gagner du temps et ... de l'argent, puisqu'il sera pratique d'éviter certains déplacements. Il y aura également moins de risque à transporter de l'argent sur soi et la traçabilité des opérations est effective. Orange money creuse en fait son sillon dans le grand lot des personnes possédant un téléphone mobile au Sénégal (quelque 5 millions de personnes), mais qui ne possèdent pas de compte bancaire. (Source: Le Soleil) EN BREF :- «Sur les 70 milliards de dinars de créances que détient Algérie Télécom auprès de ses clients, 8 milliards de dinars, soit près de 12%, ont été réglés en l'espace de deux mois.» C'est ce qu'a indiqué hier à la presse le P-DG du groupe, M. Moussa Benhamadi. «Nous avons des engagements écrits de la part de ministères, des administrations et des entreprises économiques, mais il leur faut un certain temps pour qu'ils paient leurs dettes. L'opération suit son cours avec une tendance positive», a-t-il ajouté. - Dans l'objectif d'assouplir les procédures administratives, améliorer l'environnement des affaires et renforcer encore plus l'investissement en matière de TIC, la Tunisie vient de lancer le guichet unique et la "Cellule TIC-promotion". Il s'agit là d'un centre de prestations administratives qui héberge en un même espace les différents interlocuteurs intervenant dans les opérations d'importation et de commercialisation des équipements, matériels et systèmes électroniques.
La presse en ligne propose un comité internet et média numérique en Côte d'IvoireLe président du REPPRELCI, M. Barthélemy Kouamé (2è à partir de la droite)a déploré l'absence de textes relatifs au traitement de l'information par la presse en ligne en période électorale. Les professionnels de la presse en ligne souhaitent la mise en place d'un Comité Internet et Média numérique de Côte d'Ivoire (CIMCI) en vue d'une presse en ligne de qualité pour les élections. Ce réseau a fait cette proposition ce samedi 8 novembre à Abidjan-Plateau. C'était à l'occasion du séminaire organisé par la Commission électorale indépendante (CEI) et le Réseau des Professionnels de la presse en ligne (REPPRELCI) sur les élections. Le président du REPPRELCI, M. Barthélemy Kouamé a, dans son adresse, déploré l'absence de textes relatifs au traitement de l'information par la presse en ligne en période électorale. Cependant, il souhaite que le CIMCI bénéficie du soutien des autorités étatique afin de mener à bien sa mission. Il s'agissait à travers ce séminaire d'impliquer le Réseau des Professionnels de la Presse en Ligne dans le processus électoral et de le solliciter comme relais de sensibilisation de la population pour la phase de l'enrôlement. Ainsi, quatre (4) sessions ont été animées par des personnalités ressources. Ce sont entre autres, la présentation de la CEI, d'un exposé sur le processus d'enrôlement, d'un commentaire de la circulaire effectué par la Vice Présidente de la CEI, Dr Fatoumata Traoré-Diop. La gouvernance d'Internet et évolution des TIC (Technologie de l'Information et de la Communication): quelles réalités présentée par M. Demba Traoré, expert en TIC. Notons que la CEI et l'Union des Radios de proximité de Côte d'Ivoire (URPCI) ont également échangé sur la contribution de ladite Union dans le processus électoral. (Source : Fraternité Matin)
CONFERENCES & SEMINAIRES- ICT 4 ALL, TUNIS+3 27-28 novembre 2008, Hammamet, Tunisie La nouvelle rencontre des professionnels du secteur des technologies de l’information ICT 4 ALL vise, essentiellement, à traiter du développement des activités liées aux technologies de l’information et de la communication. Organisée en collaboration avec la CNUCED, l’Union Internationale des Télécommunications, la CEA, la BAD, la Banque Mondiale et aussi l’UTICA. Cette manifestation annuelle, portera sur le thème de « le haut débit, industrie du contenu et développement ». Pour plus d’infos, visitez http://www.ict4allforum.tn/index.php?id=4 - MED-IT@DAKAR 1-2 décembre 2008, Dakar, Sénégal Salon professionnel d'affaires sur les Technologies de l'information. Profitez de cet évènement et de l'essor du marché Tunisien pour trouver en 2 jours des partenaires locaux, des clients et développer votre activité en Tunisie. Principales thématiques : Decisionnel, BPM, Business Intelligence, Dématérialisation, Geide,ERP, Sécurité, Formation, E-Learning. Pour plus d’infos visitez http://www.medit.eu.org/2008/senegal/presentation.htm PEOPLE* Phoday Sisay prend la direction générale de Gamtel et de Gamcel en Gambie. * Abdelkader Lalmi a été nommé directeur général de l'entreprise nationale de la Télévision (ENTV) en Algérie. EMPLOIS & OPPORTUNITES* Ingénieur Alcatel Rnc/Bsc -Gabon La société recherche un ingénieur Alcatel Rnc/Bsc pour son opération au Gabon. Le candidat idéal doit avoir une bonne expérience en matière d’installation d’équipement radio et Alcatel pour régler des problèmes au sein du BSC. Pour plus d’infos contactez advertising@balancingact-africa.com
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