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SAT3 : Concurrence à l’horizon avec la société Infinity en phase de finaliser un investissement de 865 millions de dollars USDans les semaines à venir la société Infinity Worldwide Telecom Group of Companies (IWTGC) compte boucler le financement de la première phase du projet de déploiement d’un câble sous-marin de fibre optique entre le Portugal et l’Afrique du Sud longeant la côte Ouest du continent. Une fois posé, il sera le premier câble, géré indépendamment, à concurrencer le monopole du câble SAT3 contrôlé par les opérateurs historiques. Russell Southwood s’interroge sur les conséquences de ce projet. Une banque de l’Afrique de l’Ouest et des organisations de conseils financiers de renom sont dans la phase finale de se mettre d’accord sur un projet d’investissement qui réunira les fonds nécessaires pour réaliser la première phase du projet de la société Infinity. Une fois le projet accepté, les travaux pourront commencer 45 à 60 jours après la signature des accords de financement. Le coût de la première phase du projet est évalué à 865 millions de dollars US dont 750 millions couvriront des dépenses d’investissement tandis que le reste servira aux coûts de maintenance. Ces fonds couvriront le câble sous-marin, l’étude océanographique, les usines d’installation ; les stations d’amerrissage, les licences, la transmission du trafic et les points d’accès dans les centres urbains. Tyco International a été retenu pour la fourniture et l’installation du câble sous-marin et la société Infinity se considère prête à signer une confirmation du projet qui avalisera l’étude océanographique et fixera le calendrier de fabrication du câble et de l’installation du système. Le début des études océanographiques est prévu pour le second trimestre 2008 et le démarrage commercial de la première phase est anticipé pour le dernier trimestre 2010. Durant la première phase du projet, la société Infinity construira une route de fibre optique d’une longueur de 14,000 Km le long de la cote Ouest du continent avec des liens directs vers l’Europe et l’Afrique du Sud. Le réseau reliera Lisbonne au Portugal à Cape Town en Afrique du Sud avec des points d’accès dans les pays d’Afrique subsaharienne incluant le Sénégal, le Ghana, le Nigéria, le Cameroun et l’Angola. Dans la seconde phase, la société Infinity prévoit de construire des points d’accès supplémentaires dans les pays suivants de la région : les îles Canaries, la Mauritanie, la Gambie, la Guinée-Bissau, le Sierra Léone, le Libéria, la Cote d’Ivoire, le Togo, le Bénin, la Guinée Equatoriale, Sao Tomé, le Gabon, le Congo, le Congo RDC, et la Namibie. Il est aussi question d’explorer la faisabilité de routes intérieures avec des liens vers le Niger, le Mali et le Burkina-Faso. Plus important, la société Infinity a déjà signé un accord de principe avec VSNL (qui est propriétaire de Néotel, le second opérateur fixe en Afrique du Sud) pour la fourniture de services d’ingénierie et d’architecture ; son réseau global de services et de maintenance. Le réseau international de VSNL s’étend sur quatre continents et comprend une participation majeure dans un réseau de 206,356 Km de fibre optique terrestre et sous-marine. Le projet de la société Infinity est en concurrence avec trois autres projets (dans l’ordre probable d’arrivée) : le cable Glo de Globacom qui a déjà atteint Dakar, le projet Uhurunet/Infraco piloté par le NEPAD et celui de Mainstreet Technologies. Tous les projets sont grosso modo semblables. En Afrique du Sud, le ministère des Finances a refusé de financer la participation d’Infraco dans le projet de fibre optique le long de la cote Ouest de l’Afrique (souvent décrit avec soit un point d’accès à Fortaleza ou au Portugal) sur la base de l’absence de participation d’acteurs du secteur privé. Par conséquent l’administration sud-africaine cherche à combiner ses forces au projet Uhurunet du NEPAD qui sera en partie financé par la société indienne Biharti. Infraco a prévu l’organisation d’une réunion des parties intéressées le 15 avril prochain. Globacomm est resté très discret concernant ses projets d’utilisation du câble. Après avoir annoncé une longue liste de pays en Afrique de l’Ouest qui disposeront d’un point d’accès, il y a peu de signes sur le terrain que des demandes de licences ont été déposées dans plusieurs des pays figurant sur la liste de Globacomm.
Une croissance de 13% dans le marché de la téléphonie mobile en Algérie5,2 millions de téléphones portables ont été vendus en 2007 en Algérie, soit une progression de +13% par rapport à 2006, selon une récente étude menée par le groupe international GFK. Comparativement aux pays du Maghreb, l’Algérie est en tête, la Tunisie ayant vendu 1,8 million et le Maroc 3,8 millions. Le marché représente un chiffre d’affaires de 600 millions de dollars, sachant que le prix moyen d’un mobile est passé de 109 dollars en 2006 à 115 dollars en 2007. Au Maroc, le prix de vente est subventionné par les opérateurs, alors qu’en Tunisie et en Algérie, les opérateurs se bornent à vendre leur service. Ces résultats confirment la position de l’Algérie comme le plus grand marché de la téléphonie mobile vu la forte consommation de la population. Le marché algérien arrive progressivement à saturation. Au départ, les clients demandaient des modèles entrée de gamme : des téléphones juste pour appeler. En général, le deuxième téléphone n’est plus un téléphone basique, ils cherchent une caméra, de la musique, voire des fonctions supplémentaires. En une dizaine d’années, le téléphone portable est devenu un véritable phénomène de société. Boudjemaâ Haïchour, ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, a affirmé que : «L’Algérie, à la faveur de l’ouverture de son marché de la téléphonie à la concurrence, a réalisé des taux de croissance exceptionnels, aussi bien en termes de développement du réseau qu’en termes d’abonnés». «La téléphonie mobile constitue le segment d’activité qui a connu une profonde métamorphose. Nous enregistrons un taux de pénétration extrêmement important de la téléphonie mobile (de 54 000 abonnés en 2000 à 28 000 000 à fin 2007)», a estimé le ministre. (Source : AAI) Vers l’harmonisation de la politique des télécommunications entre Brazzaville et KinshasaDes experts de la République du Congo et la République démocratique du Congo (RDC) se sont réunis le 27 mars à Brazzaville pour discuter l’application des normes édictées par l’Union internationale des télécommunications (UIT) en matière d’utilisation des fréquences, d’harmonisation des textes réglementaires sur l’installation et l’exploitation des réseaux des télécommunications. «Nous allons mettre en place un comité mixte qui fera en sorte qu’il n’y ait plus de brouillages en matière de télécommunications entre les deux pays. Vous savez que beaucoup d’opérateurs de Kinshasa utilisent les fréquences de Brazzaville. Nous avons des projets communs liés à la fibre optique (une liaison fibre optique sous fluvial entre Brazzaville et Kinshasa, prévu dans le cadre de la réalisation du projet du câble sous-marin à fibre optique de la côte ouest de l’Afrique (WAFS)), ainsi qu’au passage de l’analogique au numérique d’ici 2015», a déclaré le directeur des télécommunications du Congo-Brazzaville, Jean Makoundou. Les interférences et l’utilisation non conforme des fréquences entraînent des problèmes tels la dégradation de la qualité de services, l’impossibilité pour les opérateurs d’utiliser toutes les fréquences qui leurs sont attribuées par l’autorité de régulation. Les autorités du domaine des télécommunications de la République du Congo et de la RDC ont déjà eu plusieurs rencontres en vue d’arrêter le «désordre» dans l’installation et l’exploitation des fréquences entre les deux pays. Il est question de prendre des mesures et de disposer des équipements appropriés afin d’identifier les sources d’interférences aussi bien pour les réseaux de téléphonie mobile que pour les réseaux Internet, de contrôler la portée des couvertures des réseaux GSM de la RDC à Brazzaville et au niveau des autres zones frontalières, de procéder à un partage équitable des bandes de fréquences GSM aux frontières, ainsi que des fréquences non encore utilisées, etc. (Source : Congo- Site) Orange, un nouveau label qui a du mal à passer à Maurice«Mauritius Telecom» et «Cellplus» ne se prononcent pas. Mais la rumeur persiste. L'opérateur historique et sa filiale de téléphonie mobile s'appelleront Orange sous peu. Ils paieront des centaines de millions chaque année à France Telecom pour porter ce nom. Celui qui parle est un opérateur de téléphonie local. Selon lui, ni Mauritius Telecom ni Cellplus n'a besoin du nom d'Orange pour étendre leurs activités ou réaliser de plus gros profits. «Il ne faut pas être expert en gestion pour savoir qu'un rebranding de Cellplus n'aura aucune incidence sur le service offert. Il n'y aura aucune migration d'Emtel vers Cellplus avec ce changement de nom. Orange n'offrira que son nom et ne donnera aucune expertise ou équipements pour améliorer le service. Et juste pour porter le nom d'Orange, on devra payer des centaines de millions à France Telecom. Et ce sont les consommateurs mauriciens qui paieront la note», ajoute l'opérateur qui a demandé à garder l'anonymat pour des raisons évidentes. Aujourd'hui, c'est en brandissant le i-phone que certains veulent justifier les fortes sommes que Cellplus aura à payer pour porter le nom d'Orange. «Ni Mauritius Telecom, ni Cellplus n'a besoin de France Telecom ou d'Orange pour adopter l'i-Phone. C'est une technologie comme une autre qui s'achète. En fait, c'est France Telecom qui doit payer Cellplus si ce dernier porte le nom d'Orange. En fait, France Telecom va ajouter les abonnés de Cellplus sur sa liste d'abonnées pour faire état de sa croissance et donner un petit plus à ses actions en Bourse» explique un autre opérateur mauricien de téléphonie mobile. Ce sont les utilisateurs de téléphonie mobile et les actionnaires de «Mauritius Telecom» (MT) qui seront les grands perdants dans un éventuel «deal» pour changer le nom de «Cellplus» en celui d'«Orange». Ainsi, un groupe d'actionnaires de MT cherche en ce moment à entrer une pétition en Cour suprême pour contester ce changement de nom accompagné d'un paiement de «royalties». Plusieurs de ces actionnaires cherchent à connaître les détails de ce «deal». Selon des renseignements venant de MT, il est question d'un paiement de 3 % sur le chiffre d'affaires de MT. «C'est une aberration d'accepter un tel «deal». Disons que j'ai une entreprise qui a un chiffre d'affaires de Rs 100. Mon profit est de Rs 3. En prélevant 3 % de mon chiffre d'affaires, vous prenez tout mon profit. Il faut comprendre que payer un pourcentage sur les profits est une chose, payez un pourcentage sur le chiffre d'affaires est inacceptable», explique un actionnaire de MT qui détient quelques actions. «Avec une seule action, on peut contester le «deal» Orange en cour», affirme un légiste. (Source : L'Express) Gabon Télécom : histoire d’une coopération Sud-SudConfronté à une situation sociale difficile depuis le premier semestre 2007, Gabon Télécom nouvelle version peine à tracer sa voie. Le tandem formé par le Marocain Moustapha Larbi et le Gabonais Thomas Souah, à la tête de Gabon Télécom, est à la recherche des ressources nécessaires pour, d’une part, fructifier le potentiel de croissance que représente le secteur télécom dans ce pays de 3 millions d’habitants, situé sur la ligne de l’Equateur, et d’autre part, (et c’est le plus difficile) calmer les mouvements d’humeur d’un personnel qui entend sauvegarder ses intérêts. Il a fallu d’abord, et dès février 2007, nous confie une source proche du dossier, régler le problème des « bilans » présentés lors du rachat de la compagnie. Ces bilans n’étaient pas aussi bien tenus que ceux du Burkinabé Onatel, lesquels avaient forcé l’admiration des experts internationaux. Maroc Télécom, filiale de Vivendi, aurait donc déboursé 61 millions d’euros pour acquérir les 51% de l’opérateur gabonais sur la base de « comptes non certifiés » ? Prise de risque calculée ou précipitation ? Lors de la reprise, l’on a ainsi volé de surprises en surprises, aussi bien au niveau de la masse salariale que des dettes fournisseurs… Côté gabonais, on rappelle que la partie marocaine n’a, pour le moment, versé que 26 millions d’euros. En attendant, le solde au profit d’une ou l’autre partie déclenche des passions d’autant plus vives que le personnel essaye de barrer la route à un plan social destiné à réduire les effectifs de 50%. Une mesure qui comporte un risque à la fois social et politique pour le gouvernement gabonais. Et pour ne rien arranger, une nouvelle taxe d’un montant de 10% a été introduite dans la loi de Finances 2008, qui oblige l’état-major aux commandes à la révision de son business plan. C’est dire si 2008, l’année test de Gabon Télécom, risque d’être, avant tout, une année de négociations tous azimuts. Le premier rendez-vous important de l’année, sur le thème du front social, s’est tenu ce 4 mars, soit trois jours après l’assemblée générale des syndicats du secteur des postes et télécommunications et du syndicat national des communications. Le ministre de la Communication, le général Assélé, a reçu les représentants de ces importants acteurs du dialogue social pour analyser avec eux la crise qui perdure dans l’entreprise depuis le premier semestre 2007. Les responsables syndicaux ont réitéré leur opposition au licenciement de 700 agents de Gabon Télécom et de sa filiale Libertis et exigé le départ des 15 experts dépêchés par Maroc Télécom dans le cadre de l’assistance technique. Au passage, le même syndicat appelle, sans beaucoup de précisions, au règlement du sureffectif et à la mise en place d’un plan de relance à travers un programme d’investissement important. En homme d’expérience, le général Jean Boniface Assélé a écouté les doléances des syndicats et a conclu que le problème de Gabon Télécom et de sa filiale Libertis est d’ordre social. La question donc est renvoyée désormais « à qui de droit ». La direction générale devrait se prononcer prochainement et ajuster ses solutions sur la durée. Signe de bonne volonté, la mise en place d’une couverture médicale au bénéfice de tous les agents de Gabon Télécom et de sa filiale Libertis et l’apurement des dettes auprès de la CNSS. Deux revendications majeures des syndicalistes qui réclament visiblement plus. Le dossier sera sûrement transféré au Premier ministre, voire au président Omar Bongo Odimba lui-même, si aucune solution n’est trouvée. Le chef de l’Etat, qui était en séjour au Maroc les 21 et 22 février derniers, se serait entretenu de la question avec les responsables de Maroc Télécom. Le général-ministre aura au moins réussi à différer la reprise du mot d’ordre de grève, suspendue depuis décembre 2007 et décidée durant l’assemblée syndicale du 1er mars dernier. Mais pour combien de temps ? (Source : Les Afriques) EN BREF :- Au Maroc, l’ANRT vient d’approuver l’offre technique et tarifaire d’interconnexion forfaitaire au réseau fixe de Maroc Telecom pour l’année 2008. Le modèle d’interconnexion « forfaitaire » permet à un opérateur d’acheter une capacité d’interconnexion pour un tarif fixé forfaitairement indépendamment de l’usage qui en est fait. En d’autres termes Meditel et Wana seront en position de lancer leur propre offre illimitée pour concurrencer l’offre « Phony » de l’opérateur historique. - Afin d’inciter ses clients à régulariser leur lignes et leurs faciliter au mieux les choses, l’opérateur privé Djezzy, lance une campagne d’identification par Internet. Les opérateurs sont en pleine effervescence avec cette opération d’identification, qui, faut-il le rappeler, arrivera à terme fin avril. Selon des sources médiatiques, pas moins d’un million de puces risquent d’être « éradiquées » par l’ARPT, s’il elles ne sont pas régularisées. - Mobinil, le troisième opérateur de téléphonie mobile en Egypte a reporté par 3 mois le lancement de son service 3G et par conséquent le paiement de 138 millions de dollars US pour la licence. - Soucieuse d'enrichir la gamme de ses services, Tunisie Télécom vient de lancer son portail WAP «Ahaya» accessible à tous ses clients de la téléphonie mobile. - Au Congo DRC, le directeur de cabinet de la ministre des Postes, Téléphones et Télécommunications (PTT), Webe Mayo, a rappelé le week-end dernier que le gouvernement entend créer avec le concours des opérateurs du secteur des conditions meilleures d'exploitation pour rentabiliser les télécommunications et les NTIC. Surtout que la RDC s'est engagée dans le projet d'installation d'un réseau téléphonique sous-tendu par la fibre optique. - A l’île Maurice, l’opérateur de télécommunications Emtel a inauguré son nouveau quartier-général à la cybercité. - Selon la patronne de la société de distribution “Alo”et actionnaire dans la société de téléphonie “Areeba”en Guinée, cette dernière compte à ce jour 890 000 abonnés. Un chiffre qui pourrait atteindre le million d'ici au mois de juin 2008. - En Zambie, l’opérateur télécom Zamtel a annoncé l’achèvement de la pose d’un câble de fibre optique dans la capitale Lusaka. Ce projet s’élevant à 48 millions de dollars US permettra aussi à la Zambie de se connecter au reste des pays de la communauté de l’Afrique australe.
Lancement du projet de câble sous-marin en Afrique de l'EstLa construction du réseau optique sous-marin d'Afrique de l'Est connu sous le nom de projet EASSy, a démarré. Ce projet phare reliera 21 pays africains entre eux et avec le reste du monde et il offrira des services d'Internet et de communications internationales de haute qualité. La Société financière internationale (IFC), branche de la Banque mondiale chargée des opérations avec le secteur privé, a informé que le contrat de livraison pour l'installation du réseau était lancé. L'IFC a précisé que les fonds nécessaires avaient été fournis par le consortium de 25 opérateurs de télécommunications dont 19 africains. Le câble sera installé par Alcatel-Lucent le long de la côte est-africaine. Il devrait être opérationnel au premier semestre 2010. "Nous nous réjouissons de travailler avec le consortium EASSy pour tendre ce nouveau câble qui augmentera la capacité de communication et contribuera à réduire le fossé numérique dans la région", a déclaré Etienne Lafougère, président du département Réseaux sous-marins d'Alcatel-Lucent. Le projet EASSy couvrira 21 pays d'Afrique de l'est et australe soit 250 millions de personnes réparties sur 10 000 km dont des zones enclavées. Cinq grandes institutions financières de développement sont partenaires de ce projet qui représente un budget de plus de 300 millions de dollars. Le câble connectera l'Afrique du Sud, le Mozambique, Madagascar, la Tanzanie, le Kenya, la Somalie, Djibouti et le Soudan. Treize autres pays limitrophes bénéficieront du système, des structures terrestres étant prévues dans le cadre d'une initiative de la Banque mondiale. Ces pays sont le Botswana, le Burundi, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, le Tchad, l'Ethiopie, le Lesotho, le Malawi, le Rwanda, le Swaziland, l'Ouganda, la Zambie et le Zimbabwe. (Source : Xinhuanet) Blueline lance la gamme Wide à MadagascarDepuis quelques semaines, Blueline a lancé une vaste campagne commerciale pour se positionner sur le marché. Le fournisseur d'accès à internet redéfinit le positionnement de sa marque commerciale et de ses offres aux entreprises. L'opérateur a présenté à la presse, hier, sa nouvelle gamme dénommée Wide. « Les clients souhaitent que les produits et services proposés soient packagés et identifiés de manière plus simple », a expliqué Laurent Merly, directeur marketing de Blueline sur ce repositionnement de marque. Ainsi, Widecom,Widesat et Widenet sont les différents services issus de cette gamme de produits. Le premier est dédié à l'accès à internet à haut débit pour les entreprises, le deuxième à un accès par satellite. Enfin, le troisième est plutôt une offre pour les réseaux de télécommunication privés. Ces étendues de services sont toutes destinées aux entreprises. « À la veille de la libéralisation du secteur des télécommunications, le groupe Gulfsat, dont fait partie Blueline, réaffirme son rôle sur le marché. Il propose des accès à internet et des services réseaux privés adaptés à tout type d'entreprise », annonce Damien de Lamberterie. Il a toutefois interpellé les responsables étatiques sur les règles du jeu dans cette démarche. « Nous aimerions avoir plus d'informations concernant le processus de libéralisation du marché », plaide-t-il. Cette offensive de Blueline marque encore une fois la bataille commerciale entre les opérateurs en télécommunication de Madagascar. En termes de marché de l'internet, cette filiale de Gulfsat reste le deuxième opérateur dans la Grande île. « Avec une part de marché estimée à 40%, nous nous situons juste derrière l'opérateur DTS-Moov », confirme Laurent Merly. (Source : L'Express de Madagascar) Les journalistes africains ont leur toileAndré Michel Essougou vient de mettre en place un site sur l'actualité du journaliste. www.journalisteafricain.com, est un portail destiné à ceux que le journalisme intéresse sur le continent africain. Il s'agit des journalistes, étudiants en journalisme et même, de simples citoyens. Le site rassemble des outils et des ressources utiles pour les journalistes dans l'exercice de leur métier au quotidien. C'est un site qui a une forme classique à savoir un découpage en rubrique. On peut entre autre citer : accueil, ressources, bourses, formations, le projet, liens et la revue. Ce site se divise en trois colonnes verticales. La première, intitulée "Le kiosque," est réservée aux articles ou aux magazines qui font l'actualité. Au bas de la colonne, ce sont des informations relatives aux médias et aux hommes des médias dans le monde entier. Ces informations sont pour la plupart rédigées par des correspondants locaux. Il est à noter que cette colonne contient des informations et analyses publiées en français et en anglais. La deuxième colonne baptisée " l'actu du journaliste " donne des informations concernant les journalistes ou à eux destinés. Grâce à cette espace, l'homme des médias peut entre autre être informé des prix, concours et même des livres publiés et avoir des informations telles que les arrestations des journalistes, les difficultés dans l'exercice de leur profession et bien d'autres encore. La troisième colonne, est conçue pour les annonces à l'instar des parutions futures, la newsletter, les offres d'emploi pour les journalistes, les bourses de formation et bien d'autres encore qui alternent en fonction de l'actualité et de la demande sur le marché. www.journalisteafricain.com, est finalement un site qui donne des ressources d'informations documentaires, une bibliothèque virtuelle pour des internautes qui veulent s'informer et se cultiver à travers la grande toile. Conçu par André Michel Essougou, journaliste et actuellement correspondant de Radio France internationale (Rfi) à Genève en Suisse, le jeune Camerounais d'à peine trente ans, veut ainsi créer une plateforme d'échange pour ses confrères, afin que ceux-ci ne soient pas en marge de l'avancée technologique, dont se veut le monde aujourd'hui. Toutefois, bien que se voulant le site des ressources et des informations pour les journalistes africains, il faut tout de même relever qu'il n'est pas dynamique. Simplement par ce que le site n'est pas interactif. Son promoteur n'a pas prévu des liens ou espaces pour la réaction des internautes. Et un forum de discussion serait nettement apprécier, pour davantage mettre ensemble les journalistes du continent ; espace par lequel ils peuvent échanger de façon directe, discuter ensemble, se partager des sujets d'actualité et même, se passer les commandes d'articles les uns les autres. (Source : Le Quotidien Mutations) EN BREF :- L’afrique du Sud vient de passer la barre des 1 million d’abonnés à l’Internet haut-débit. Telkom South Africa compte 420,000 abonnés à l’ADSL tandis que Vodacom et MTN comptent respectivement 370,000 et 120,000 abonnés à leur service, tous les deux basés sur la technologie HSDPA. Le taux de pénétration des connexions haut-débit s’élève à 2% (contre 18% en moyenne dans les pays de l’OCDE) - Célébrer la femme noire et métissée. Telle est la volonté du site noiraufeminin.com, qui lui est entièrement dédié. www.noiraufeminin.com est un produit de Yogam Communications, un éditeur de sites Internet basé à Paris, en France. Pour ce premier site de son réseau, il a souhaité se positionner comme "le premier site Internet féminin et généraliste consacré aux femmes ébène et cannelle modernes", affirme Cyrille Nono, le directeur du projet. - Fouad Mourtada, qui a défrayé les manchettes internationales le mois dernier après avoir été condamné à la prison pour avoir créé sur Facebook une page au nom d'un prince du Maroc, a été libéré, selon ce que rapportent Reporters sans frontières (RSF) et le réseau de blogueurs Global Voices Online, qui lutte contre la censure. - Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Zakalia Koté, a présidé la cérémonie de présentation officielle d'ouvrages de la collection "Précis de droit burkinabè" et de la base de données juridiques informatisées Fasolex. Fasolex est un site Internet comprenant 3 bases de données : la législation, la jurisprudence et la doctrine. Pour accéder aux informations qui y sont contenues, il faut taper l'adresse http : //fasolex.univ-ouaga.bf. - Marrakech abritera le 16 avril, la 31ème Assemblée générale de l'institution arabe de communication par satellite "Arabsat", qui regroupe les ministres en charge du secteur des télécommunications. Le président exécutif d'Arabsat, M. Khalid Belkhaiour, a souligné que son institution s'apprête à mettre en orbite, dans les deux mois à venir, son nouveau satellite "Badr VI", dans le cadre de sa stratégie portant sur le lancement d'un satellite par an, d'ici à 2012. Arabsat compte à son actif trois satellites lancés respectivement en 1984, 1985 et 1992.
Quel avenir pour les Télécentres communautaires camerounais ?Le séminaire national d'appropriation des télécentres communautaires polyvalents (Tcp), organisé du 18 au 20 mars dernier à Yaoundé, a permis de remettre d'importantes questions au goût du jour. Dont celle-ci : comment les populations peuvent-elles tirer le meilleur profit des opportunités qu'offrent les Tcp et ainsi réduire la fracture numérique ? Au terme des travaux, il a notamment été résolu la mise en place d'un cadre technique, économique et juridique de rétrocession des Tcp aux communautés. Ainsi que l'implication plus en avant dans le projet des autorités administratives et traditionnelles, tout comme de la société civile. Il est en outre question d'intéresser davantage les femmes à l'affaire. En attendant les résultats à long terme, le ministre d'Etat, ministre des Postes et Télécommunications, Maïgari Bello Bouba, dresse le bilan des assises de Yaoundé. Bello Bouba Maïgari : « Dans les villages, l'ordinateur n'est plus un mystère ». Bello Bouba Maïgari, ministre d'Etat ministre des Postes et Télécommunications se félicite des avancées. Q : Monsieur le ministre d'Etat, à ce jour, à combien de télécentres communautaires compte le Cameroun ? A ce jour, le Cameroun compte une trentaine de télécentres communautaires polyvalents déjà opérationnels et une centaine en cours de construction. Il faut dire que ces structures n'ont pas été toutes financées par l'Etat. C'est ainsi que 05 l'ont été par la Cameroon Télécommunications qui est par ailleurs notre partenaire technique dans la mise en place de ce projet. A ceux là, il faut ajouter les télécentres réalisés par des privés. Je pense à l'initiative ADEN de l'Union Européenne. Je voudrais dire à ce propos, qu'il n y a pas que l'Etat qui est chargé de construire un télécentre. Notre rôle est de démontrer l'importance de cette infrastructure dans le développement économique des zones rurales et amener le secteur privé à s'y intéresser et propager cette expérience à travers le pays. Q : Comment sont réparties ces structures sur l'ensemble du territoire ? Parmi les télécentres opérationnels ou en cours de construction sur les deux types de financement, la répartition provinciale donne une moyenne de quinze par province. Q : Quels sont vos critères de répartition ? Il n'y a pas de zones plus loties que d'autres. Toutes les zones rurales du territoire camerounais seront quadrillées par ces infrastructures. Toutefois, la priorité est accordée aux zones enclavées ou reculées, aux zones frontalières et enfin aux zones récemment rétrocédées au Cameroun. C'est dans ce cadre que les télécentres ont été mis en place à Fotokol, Goulfey, Darak, Blangoua et Bourrah dans la province de l'Extrême nord ; Akwaya, Idabato dans la province du Sud ouest ; Furu Awa dans la province du Nord Ouest ; Kye-Ossi dans la province du Sud ; Touboro dans la province du Nord, et enfin Garoua Boulaï, Kentzou, Colomine dans la province de l'Est. Tout cela participe, comme vous le savez, de la sécurité de nos frontières. Q : Comment s'assure-t-on que les populations bénéficiaires en font le meilleur usage possible ? Il serait encore prématuré d'essayer de dégager l'impact des TCP. Mais d'ores et déjà, l'engouement et la mobilisation des communautés autour du projet ont des effets positifs perceptibles. Mais du point de vue économique, les résultats sont réels et positifs. Je prends le cas de la localité de Bangang. Avant la mise en place du télécentre, les populations, pour consulter leur mail, et même saisir un document, étaient obligées d'aller jusqu'à Mbouda ou à Dschang. Aujourd'hui, cette époque est révolue. La mise en place de ces télécentres nous a permis aussi de constater des changements au sein des populations. Dans les villages, l'ordinateur a cessé d'être un mystère. Le TCP fait la promotion des guides touristiques et des artisans des localités ; enfin, et le plus important d'ailleurs, le TCP a assure et assure encore la formation des communautés en informatique. Q : Qu'est-ce qui est fait en matière de maintenance ? Les dix provinces de notre pays sont suivies par cinq ingénieurs de projets de mon département ministériel. Ces derniers de manière permanente sont à l'écoute des télécentres. L'objectif étant de s'enquérir non seulement du bon fonctionnement des équipements, mais également du niveau d'appropriation des services offerts par les populations. Mon département s'emploie également à favoriser la mise en place, en relation avec CAMTEL et l'ENSPT, des unités de maintenance de proximité pour des interventions rapides dans les télécentres. Il est proposé à cet effet aux collectivités de signer des contrats de maintenance avec les PME ou PMI locales spécialisées dans les différents domaines d'activités. (Source : Cameroon Tribune) La facture du E-Commerce tunisienLors d’une journée consacrée au commerce électronique, des conférenciers sont venus présenter les différents aspects de la problématique en Tunisie, comme notamment l’utilisation du e-dinar, et autres modes de paiement par le biais de l’internet. Les intervenants de différentes administrations concernées, sont aussi venus présenter leur point de vue, quant au stade de développement atteint par le commerce électronique dans notre pays. Des sites web tunisiens se livrant au e-commerce ont même été cités en exemple, comme notamment le portail de l’artisanat, ou celui de Tunis Air, ou même MoncefBay.com. Soit quelques modèles relativement réussis, que l’on aimerait voir se multiplier. Selon Monétique Tunisie, les transactions internationales ont enregistré un chiffre d'affaires de 11 MDT soit 76% du chiffre d'affaires global (15,2 MDT). Ce sont donc les étrangers qui traitent avec des sites de e-commerce tunisiens qui représentent l’essentiel du des transactions sur le net. Pour plus de précision, 8,3 MDT ont été réalisés par les cartes internationales VISA et 2,8 MDT par les cartes internationales MasterCard. Mais la progression est tout de même perceptible puisque de 2006 à 2007, on est passé de 63.700 transactions à 115.993. Soit une croissance de 83%. Au niveau national, ce sont les transactions à destination d’institutions étatiques comme la Sonede ou la Steg, qui se taillent la part du lion. Le service e-fatoura, et surtout les inscriptions universitaires en ligne constituent ainsi de très loin la plus grande part du e-commerce dans notre pays. Et ces transactions font en général recours à la solution de la Poste, et donc à notre e-dinar. Les commerçants eux, ne se bousculent pas au portillon pour présenter leurs marchandises sur le net tunisien. (Source : Webmanagercenter) Pièces de recharge pour ordinateur portable, un casse-tête pour les réparateurs au Cameroun ?Rares et onéreuses, les pièces de rechange de ces machines se monnayent à prix d'or. Ça tombe plutôt mal. Adresses, bons de commandes, correspondances..., presque toute la documentation qui sert de socle à l'activité de sa Pme de transit, est concentrée dans cet ordinateur portable. D'où l'extrême embarras de Christophe Hubert Dinga de ne plus pouvoir rallumer sa machine. Le technicien appelé à la rescousse délivre son diagnostic après avoir examiné la machine. « C'est la fiche d'alimentation. Il faut la changer ». Mais l'opération est moins évidente qu'il n'y paraît. Il faudra presque trois semaines, et presque 50.000 Fcfa à débourser, pour une nouvelle fiche d'alimentation. D'occasion : Problème presque similaire pour la famille de William M. à Bonamoussadi, dont le portatif traîne sur une table du salon depuis plusieurs semaines, inutil Le Quotidien Mutations isé. Ici, c'est la batterie qui serait hors d'usage. « Et pratiquement tous les informaticiens qui sont venus ont reconnu que c'était impossible à dépanner », explique le maître des céans. Et malheureusement, une batterie de recharge pour le même modèle d'appareil est jusque-là introuvable. « D'après ce que m'ont expliqué dans les différentes boutiques où je me suis renseigné, ça me coûterait presque la moitié de ce que j'ai investi pour acheter le PC lui-même. Autant attendre d'avoir un peu plus de sous pour en acquérir un neuf », conclut William. Webmaster et ingénieur informatique de formation, Joël Ambama connaît bien ce problème auquel sont confrontés tôt ou tard tous les propriétaires d'ordinateurs, et particulièrement d'ordinateurs portables. « La plupart des grandes marques ne fabriquent pas d'accessoires de rechanges, c'est pour cela qu'on ne les trouve pas sur le marché. Et malheureusement, chaque modèle, voire chaque ordinateur est presque unique, tout comme ses pièces. Ce qui fait qu'on ne peut pas prendre un accessoire sur une machine pour le transposer sur un autre, parce qu'on est même pas sûr que ce sera compatible », explique l'ingénieur. Généralement, l'unique solution est de saisir la maison éditrice et de commander une nouvelle pièce en précisant les références. « Mais ça prend trop de temps et c'est très coûteux, surtout que ces sociétés n'ont pas toujours de représentants ici », poursuit Joël Ambama. En compensation, une espèce de marché informel s'est développé, florissant sur la récupération des accessoires de machines abandonnés par des particuliers ou des sociétés. Une solution de substitution très sollicitée, mais sans grande garanti quant au fonctionnement de la greffe ainsi opérée. (Source : Cameroon Tribune) EN BREF :- La Tunisie a démarré des journées commerciales de l'ordinateur familial. Cette manifestation, qui se poursuit jusqu'au 27 mars, est organisée par le ministère des Technologies de la communication, en collaboration avec la Banque tunisienne de solidarité (BTS). Ces journées commerciales s'inscrivent dans le cadre de la concrétisation du programme présidentiel visant à atteindre 1 million d'ordinateurs à l'orée de 2009 et à faire rapprocher les services des fournisseurs d'ordinateurs et d'Internet des citoyens. - Le format de document Office Open XML certifié par l’Ecma est approuvé Les idées provenant de 87 organisations nationales ont contribué à améliorer la spécification.
Le téléphone, nouvelle machine à coudre des TunisiensA Ksar Helal, haut lieu du textile tunisien, dans le centre du pays, malgré l’optimisme apparent, l’inquiétude règne. Le cliquetis des machines à coudre rythme depuis un peu plus de 30 ans le quotidien tranquille de cette ville sans visage. A cause de sa dépendance viscérale au textile, l’avenir de l’économie locale ne tient qu’un fil. Pour pouvoir s’adapter à la nouvelle donne et se maintenir sur un marché de plus en plus concurrentiel, suite à la montée en puissance de la Chine sur les marchés européens, Claude Mouret a investi, entre 2005 et 2007, 2 millions d’euros dans le renouvellement et la mise à niveau de son usine de textile. « Il faut anticiper, et faire preuve de réactivité », explique cet homme, présent en Tunisie depuis 15 ans. D’autres sont plus pessimistes sur la santé du secteur. Avec prés de 40% des exportations tunisiennes, le secteur du textile constitue l’épine dorsale de l’économie nationale et représente le deuxième pourvoyeur du pays en devise après le tourisme. Prés de 2000 entreprises forment le tissu économique du secteur qui emploie prés de 200 000 personnes. Malgré les appréhensions des opérateurs du secteur, celui-ci a bien résisté aux défis de la mondialisation. Après une légère récession en 2005 la reprise a été de nouveau au rendez-vous en 2006 et 2007. Mais même si le secteur a perdu en compétitivité globale (26,7% en 2007 contre 28,7% en 2006), quelques niches ont pu maintenir leur part de marché comme celui de la lingerie fine, où la Tunisie est toujours le deuxième fournisseur de l’espace européen. Le secteur des pulls et des T-shirt, confronté à une concurrence féroce, a moins bien résisté (respectivement -1,3% et -3 % en 2007). La guerre est perdue d’avance : l’heure de travail est de 0,7 euros en Tunisie contre seulement 0,4 en Chine. Le coût de revient d’un jean est 8 euros en Tunisie contre seulement 6 euros en Asie. Malgré ces résultats plutôt satisfaisants, aucune chance, toutefois, de battre les Chinois au niveau des coûts de production. La guerre est perdue d’avance : l’heure de travail est de 0,7 euros en Tunisie contre seulement 0,4 en Chine. Le coût de revient d’un jean est 8 euros en Tunisie contre seulement 6 euros en Asie. Le redéploiement devait passer nécessairement par une monté en gamme. « Actuellement, les Chinois sont désarmés face à nous dans le haut de gamme », confie Samir Ben Abdallah, patron des patrons de la branche de la lingerie fine. Les opérateurs cherchent aussi à tisser des liens avec de nouveaux marchés et, surtout, à s’engouffrer dans des niches comme le textile technique qui désigne des fibres utilisés dans des applications bien déterminées et présentent des caractéristiques spécifiques (inflammable, isolants, électro-conductifs, etc.). Ces textiles dits intelligents sont utilisés dans l’aéronautique, les gilets pare-balles ou les équipements de sport. Dans la zone de la Charguia, dans la périphérie de la capitale, c’est un autre secteur qui est appelé à absorber le déficit budgétaire causé par récession du textile : les centres d’appels. Depuis quelques années, la Tunisie a commencé a susciter l’intérêts des investisseurs du secteur de la téléphonie off shore. Après 7 ans d’activité, les centres d’appels ont atteint 130 unités en 2007 et emploient plus de 9000 téléopérateurs, diplômés du supérieur pour la plupart. La France vient en tête des pays d’origine de ces nouveaux centres, avant l’Italie et l’Allemagne. Couvrant divers segments d'activité, dont la recherche marketing, la télévente, la confirmation de dossiers et l’assistance technique, la délocalisation des centres d’appels en Tunisie permet au sociétés étrangères d’économiser jusqu’à 35% des coûts, surtout au niveau de la masse salariale. Ceci, indépendamment des mesures prises par l’Etat afin d’encourager l’implantation des centres d’appels en leur appliquant, à titre d’exemple, des tarifs de communication réduits ou identiques à ceux pratiqués dans leurs pays d’origine. « Ce qui distingue la Tunisie, ce sont les avantages fiscaux que l’Etat octroie à toute société totalement exportatrice. La compétence de la main d’œuvre tunisienne est également un atout indéniable », explique Ali Kadi, président directeur général de Solution Project Call Center. « La population tunisienne est très chaleureuse et conviviale et elle est assez occidentalisée pour que le client ne se sente pas dépaysé.» ajoute-t-il. A l’image de cet investisseur, beaucoup ont traversé la Méditerranée pour lancer leurs projets et s’installer en Tunisie. « On a la chance d’avoir des compétences qui ont la maîtrise de la langue française et celle de l’outil informatique, deux critères de base d’un bon téléopérateur», affirme Hedi Tabbene, Président directeur général du centre d’appel One to One. Autre avantage compétitif pour la Tunisie, le niveau relativement bas des salaires des cadres employés dans les centres d'appels, 4 fois inférieur à celui d’un employé opérant en France, à titre d’exemple. Après 7 ans d’activité, les centres d’appels ont atteint 130 unités en 2007 et emploient plus de 9000 téléopérateurs, diplômés du supérieur pour la plupart. A la faveur de la dynamique que connaît ce secteur, des sous activités commencent aussi à germer pour accompagner son développement, comme les sociétés spécialisées dans la fourniture bureautique et logistique des centres d’appels ou dans les solutions marketing ou encore les centres de formation des téléacteurs. « Le marché s’est développé au point qu’il commence à avoir des exigences. Prochainement, les services de recrutement n’auront plus à former les recrues, ils vont exiger des ressources humaines toutes prêtes », indique Ines Gabteni, responsable de production dans un centre d’appels, qui projette de lancer son propre centre de formation dans les métiers de la téléphonie offshore. (Source : Les Afriques) Publicité, parrainage, autopromotion et téléachat sur les chaînes de télévision sénégalaises : A quand la mise en place d’un cadre légal et réglementaire ?Tous les économistes vous le diront, le modèle économique le plus courant des chaînes de télévision repose sur le financement issu de la publicité. Le secteur sénégalais de l’audiovisuel ne déroge pas à la règle, la plupart des chaînes de télévision, qu’elles soient publiques ou privées obéissent à cette donne. Une très grande partie de leur chiffre d’affaires est générée par les recettes publicitaires. Cependant, la législation sénégalaise actuelle ne permet pas de dire de manière précise comment doit se faire cette activité qui consiste à permettre une bonne visibilité des produits des annonceurs. En parcourant le texte de loi portant création du Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA), nous ne retrouvons pas une seule fois le terme « publicité ». Ce silence des textes fait que les chaînes privées comme publiques font un amalgame entre publicité, autopromotion, parrainage, et qui sait peut être un jour le téléachat. La publicité télévisuelle se définit comme toute forme de communication, ayant comme but, direct ou indirect, de promouvoir la vente de produits ou de services en utilisant le support audiovisuel. Elle se présente sous forme de spots ou messages qui peuvent être considérés comme son élément unitaire. Ces spots sont généralement réunis pour constituer ce que l’on appelle un écran publicitaire qui doit être encadré à son début et à sa fin par un jingle visuel et sonore. Dans les pays où il existe une réglementation sectorielle, la durée de cet écran publicitaire est limitée dans une heure donnée et son mode d’insertion entre les œuvres audiovisuelles et sa fréquence sont bien définis. Au Sénégal, la majorité des chaînes nationales respectent l’encadrement de l’écran publicitaire, cependant il n’existe aucunes règles qui déterminent la durée de cet écran et les modalités d’interruption des émissions pour insertion publicitaire. Cette situation n’est pas surprenante lorsqu’on sait par ailleurs qu’il n’existe pas de procédure officielle, transparente et non discriminatoire d’attribution des fréquences télévisuelle, l’autorisation d’émettre étant sous entendue. Normalement, dans les écrans publicitaires, nous ne devrions en aucun cas trouver ce qu’on appelle « l’autopromotion » qui peut être définie comme étant de la publicité d’une chaîne elle-même. Elle consiste en tout ce qui est promotion de sa notoriété, tout ce qui se rapporte au fonctionnement et à la grille de programme de la chaîne. Cette autopromotion n’est pas comptabilisée par les instances de contrôle comme de la publicité, raison pour laquelle les chaînes de télévision ont intérêt à la mettre hors écran publicitaire pour optimiser leur temps d’annonces. Malheureusement au Sénégal, cette règle n’est respectée que par quelques rares chaînes de télévision. Compte tenu de ce flou artistique en matière de réglementation de la publicité, nous assistons de plus en plus à des parrainages de programmes télévisés qui ressemble de plus en plus à de la publicité. Les puristes vous diront que le parrainage se différencie de la publicité par le fait que dans le cadre de celui-ci, l’incitation à l’achat ne doit pas être manifeste, seul la marque devant être mise en avant. Le parrainage se définit également comme toute contribution d'une entreprise ou d'une personne morale publique ou privée, n'exerçant pas d'activité de radiodiffusion ou de production d’oeuvres audiovisuelles, au financement d'émissions télévisées, afin de promouvoir son nom, sa marque, son image, ses activités ou ses réalisations. Il existe cependant des restrictions en ce qui concerne l’utilisation du parrainage, n’importe quelle œuvre télévisuelle ne pouvant être parrainée. C’est notamment le cas des journaux télévisés et des émissions politiques qui n’ont pas vocation à bénéficier du soutien du parrainage. Il revient donc au législateur sénégalais de décider de la nature des émissions qui pourront recevoir ce mode de financement audiovisuel. Le contenu des grilles de programmes des chaînes de télévisions sénégalaises ne comporte pas encore de programmes communément appelés Téléachat. Il s’agit d’émissions exclusivement dédiées à la promotion et à la vente en direct, souvent par téléphone, de produits et services dont les mérites sont ventés par le ou les présentateurs. Des tests et démonstration de la qualité du produit sont souvent faits en direct, ce qui a essentiellement pour but de susciter le besoin et in fine l’acquisition. Ces émissions sont souvent programmées aux heures où la « ménagère de moins de 50 ans » est à l’écoute, vue que les décisions d’achat sont souvent prises par elle. La seule restriction apportée à ce genre de programme concerne la protection de l’enfance afin de préserver les enfants et les adolescents contre la tentation d’acheter certains produits ou services. De ce fait, les émissions de téléachat relatives à certains produits et services ne peuvent être programmées qu’a une heure où cette catégorie de téléspectateurs population cible n’est pas susceptible d’être devant le petit écran. Mis à part l’aspect forme, le contenu des spots publicitaires devrait aussi être validé à priori par une instance de vérification qui pourrait être un démembrement du CNRA ou alors une entité indépendante . Cette précaution en amont de la diffusion est importante car elle permet de s’assurer du respect de certaines règles déontologiques tels que la protection de l’enfance, le respect des minorités et aussi le caractère probant du message véhiculé. Au Sénégal, l’utilisation de ces différents moyens de promotion télévisuels n’est pas régit par des textes claires et structurants d’où la situation qui prévaut actuellement et dans laquelle il est impossible de faire le distinguo entre publicité, parrainage et autopromotion. Il est cependant urgent de légiférer en la matière car le paysage audiovisuel sénégalais a besoin, plus que jamais, d’un socle légal et réglementaire lui permettant de se développer dans un milieu sain, seule garantie d’une croissance et d’une diversification durable. (Source : Amadou Makhtar Fall, Expert en règlementation des communications électroniques et de l’audiovisuel) EN BREF :- Après des délais causés par la situation politque, le gouvernement du Kenya vient de lancer l’offre publique pour l’achat d’actions dans Safaricom, le premier opérateur mobile du pays. - Les fondateurs du groupe Connecteo, fournisseur de services satellite, data et Internet aux entreprises et opérateurs mobiles en Afrique, présent au Bénin, au Burkina Faso, au Cameroun, en Guinée, au Niger et au Sénégal, ont cédé 49% de leurs participations à l'opérateur Monaco Telecom, filiale de Cable & Wireless. - Telkom South Africa a refusé de vendre un part de son capital à la société Oger Telecom des Emirats Arabes.
La télévision low cost se développe en AfriqueLe continent africain est encore peu concerné par la révolution du satellite. Les low cost y ouvrent toutefois de nouvelles perspectives.Par Aliou Diongue, Dakar La télévision numérique payante est aujourd’hui en pleine croissance. Une croissance due au satellite. Selon la nouvelle édition d’une étude publiée par Euroconsult Satellite TV Platforms, World Survey & Prospects to 2017, le monde assiste à une véritable révolution de la télévision par satellite qui devient, aujourd’hui, l’un des moteurs principaux de la croissance de la télévision numérique payante. Le marché de la télévision payante par satellite est en plein essor dans le monde. Fort de 92 bouquets en service à travers la planète, il a généré 59 milliards de dollars américains de revenus en 2007. Bouquets low cost L’Afrique est faiblement présente sur ce marché lucratif. Sur les 92 bouquets en service dans le monde, six seulement sont destinés au continent africain. Ils sont portés par deux satellites, NSS 7 qu’utilise le bouquet Canal Satellite Horizons et Eutelsat Sesat & W4, qui héberge les bouquets de DStv, Premium (English, Français et Indian) et ceux de Multichoice Africa (en portugais et en espagnol). La tendance la plus récente dans le marché de la TV payante par satellite est le lancement d’un nombre croissant de bouquets dit low cost. La forte baisse des coûts d’équipement et de contenu a permis le développement des bouquets low-cost. Toutefois, ces bouquets génèrent des revenus par abonné cinq à dix fois inférieurs à ceux des bouquets historiques, il leur faut donc atteindre très rapidement un nombre élevé d’abonnés pour amortir les coûts fixes opérationnels et d’investissement. C’est surtout dans les marchés numériques les plus avancés que les low cost se sont développés. Le nombre de bouquets pour ces marchés a atteint 63 en 2007 contre 30 en 2000, avec le lancement de nouveaux bouquets en Colombie, Brésil, Serbie, Croatie, Russie, Roumanie, Afrique sub-saharienne et Inde. Le nombre d’abonnés à la TV par satellite dans ces marchés est passé de 6 millions en 2000 à près de 28 millions à fin 2007. On évalue à 180 millions le nombre d’abonnés à l’horizon de 2017. La forte baisse des coûts d’équipement et de contenu a permis le développement des bouquets low-cost. Toutefois, ces bouquets génèrent des revenus par abonné cinq à dix fois inférieurs à ceux des bouquets historiques. Piratages L’Afrique, encore timide, devrait toutefois profiter de la forte baisse du prix des équipements de réception qui permet à des bouquets de se développer en proposant des offres de base à des prix attractifs. Le low cost s’avère très adapté à des consommateurs très téléphiles, mais aux ressources financières limitées. Il s’est ainsi développé, en Afrique, un système plus ou moins clandestin de piratage qui donne lieu, parfois, à des poursuites judiciaires. (Source : Les Afriques)
CONFERENCES & SEMINAIRESMISE EN OEUVRE DES PROTOCOLES BGP ET IPV6 DANS DES RESEAUX DE CAMPUS 7-11 avril 2008, Yaoundé, Cameroun L’Association des Universités Africaines (AUA), AfNOG, AfriNIC, l’Ecole Nationale Supérieure Polytechnique de Yaoundé (ENSPY) et RENATER organisent un atelier régional de formation sur les protocoles BGP et Ipv6. Date limite de soumission des dossiers de candidature : 29 février 2008 Notification d’acceptation aux candidats : 10 mars 2008 (seuls les candidats sélectionnés seront contactés). Pour plus d’infos contactez Boubakar Barry à barry@aau.org ou visitez Web : http://www.aau.org/ * MED-IT@ALGER 2008 22 et 23 avril 2008, Alger, Algérie Salon professionnel d'affaires sur les Technologies de l'information Profitez de cet événement et de l'essor important du marché algérien pour trouver en 2 jours des partenaires locaux, des clients et développer votre activité en Algérie. Principales thématiques : nouveaux services mobiles, solutions et équipements pour les call center, ToIP /VoIP, Télécoms, sécurité informatique, logiciels bancaires, CRM, ERP, GED, archivage, Stockage. Pour plus d'infos : http://www.medit.eu.org/2008/algerie/presentation.htm * 2EME SALON DE L’OFFSHORE INFORMATIQUE AU MAROC 15-17 mai 2008, Hôtel Novotel, Casa City Center, Maroc Nouveaux enjeux de l’informatique off-shore. Pour plus d’infos visitez http://www.item-expo.com/ * COM AFRIQUE OCCIDENTALE ET CENTRALE 18-19 juin 2008, Abuja, Nigeria Précédemment intitulé GSM>3G Afrique de l’Ouest, ce 5e congrès annuel a étendu sa portée et sa couverture géographique pour rassembler plus de 900 professionnels de l’ensemble du secteur des télécommunications des 20 pays de la région. Approfondissez vos connaissances et faites des affaires avec plus de 100 opérateurs grâce à cette conférence de deux jours à sessions multiples, accompagnée d’une exposition de 60 stands. Des réductions sont disponibles en s’inscrivant en avance. Réservez votre place dès aujourd’hui à www.comworldseries.com/wcafrica * MED-IT@CASABLANCA 2008 18 et 19 Juin 2008, Casablanca, Maroc Salon professionnel d'affaires sur les Technologies de l'information. Profitez de cet évènement et de l'essor du marché marocain pour trouver en 2 jours des partenaires locaux, des clients et développer votre activité au Maroc. Principales thématiques : Collaborative Business Solutions, Decisionnel, BPM, Business Intelligence, Dématérialisation, Geide, ERP, Sécurité, Formation, E-Learning. Pour en savoir plus : http://www.med-it.com/2008/maroc/presentation.htm PEOPLE* Mohaman Sani Tanimou a été nommé président du Conseil d'administration de l'Agence de régulation des télécommunications (ART) du Cameroun en remplacement de Robert Mbella Mbappe. * Le Directeur Général de Wataniya Télécom Algérie (WTA) Nedjma, Joseph GED, vient d’être désigné par le très sérieux bulletin économique Middle East Business Intelligence parmi les 6 meilleurs dirigeants d’opérateurs de téléphonie mobile de la région Moyen Orient dans son édition 2007-2008. EMPLOIS & OPPORTUNITESINGENIEUR ERICSSON 3G AFRIQUE DU NORD Une société cherche à recruter un ingénieur 3G pour son centre de contrôle. Les tâches couvrent la supervision incluant des Nodes B, RNC, MGW et RXI, 3G MSC, SGSN et GGSN avec OSS RC. Minimum d’expérience de trois ans avec les systèmes Ericsson. Pour plus d’infos contacter advertising@balancingact-africa.com
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