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Le téléphone portable au service de la prévention médicale infantile au MaliA Coura, un quartier de Bamako au Mali, l’état de santé des plus petits peut maintenant être suivi à distance et presque en temps réel avec le lancement d’un projet pilote baptisé « Pésinet ». Initié et financé par Alcatel-Lucent, la Fondation Orange Mali, Afrique Initiatives, Médicament Export (Médex) et Kafo Yeredeme, le projet vise à déployer un service de prévention médicale auprès des enfants de 0 à 5 ans de familles à faibles revenus, grâce à un système de diagnostic à distance fondé sur le suivi et la surveillance de leurs courbes de poids. Le service consiste à faire peser les enfants à domicile chaque semaine deux fois par semaine pour les enfants de moins d’un an par des personnes formées et vivant au sein de la communauté. Ces agents de pesé sont pour la plupart des femmes issues du quartier de Coura. Leur appartenance à la communauté locale est un atout majeur pour l’appropriation du projet par les familles qui vivent dans ce quartier. Leur tache principale consiste à enrégistrer le poids de l’enfant sur leurs téléphones portables via à un applicatif Java dédié. Elles envoient ensuite ces données via le réseau GPRS à une base de données conçue pour aider le pédiatre de Pésinet à détecter rapidement les enfants présentant un risque. Selon, Robert Dulery, directeur de Médicament Export « le suivi des variations de poids est un service médical très basique, mais il s’est révélé efficace pour déceler un certain nombre de maladies, de la malnutrition à la malaria, et permet au médecin d’intervenir rapidement. Les « dames pesées » non seulement enrégistrent le poids de l’enfant mais elles vérifient aussi quatre symptomes supplémentaires qui sont la fièvre, la diarrhée, la toux et les vomissements. Toutes ces informations sont autant de signaux d’alerte qui permettent au pédiatre de Pésinet de s’assurer que les enfants sont en bonne santé ou dans le cas contraire d’intervenir rapidement. La démarche du projet Pésinet ne se limite pas au dépistage. Ce service comprend également la consultation médicale et, le cas échéant, l’accès à des médicaments de première nécessité. Robert Dulery constate que « l’accès aux médicaments constitue une réelle valeur ajoutée du service pour la population ». Il y a 300 abonnés à Coura à présent et l’objectif est d’atteindre le chiffre de 1,200 enfants en décembre 2007, date d’évaluation du projet. Les objectifs de réussite sont tant médicaux que financiers. Sur le plan médical, l’équipe locale compte sur une baisse sensible du taux de mortalité infantile. Dans un projet similaire qui s’est déroulé à Saint-Louis au Sénégal, le taux de mortalité infantile a par exemple baissé de 120/1,000 à 8/1,000 au cours d’une année. Dans 90% des cas, les pathologies sont simples. Il suffit que la maladie soit prise à temps et que l’enfant soit soigné rapidement. Du point de vue financier, les responsables du projet Pésinet compte arriver à un équilibre économique lorsqu’ils atteindront le chiffre de 1,200/1,500 enfants. Pour assurer sa pérenité il est impératif que le projet s’auto-finance. A termes les dépenses seront couvertes par les recettes générées par les abonnements au service. A l’heure actuelle l’abonnement est de 500 francs CFA par mois par enfant. Alcatel-Lucent et Afrique Initiatives ont participé au lancement de ce projet pilote en apportant leur soutien financier et leur expertise technique. Médex a contribué au financement du projet, et fourni le stock de médicaments nécessaire pour toute la durée de la phase pilote. La Fondation Orange Mali a également apporté son soutien financier et fourni des équipements (huit pèse-bébés et six téléphones mobiles). L’étude technico-économique a été menée en amont par une équipe d’étudiants des écoles ESSEC et Centrale Paris, dans le cadre du programme conjoint « Création d’un Produit Innovant ». L’association malienne Kafo Yeredeme Ton prend en charge la mise en œuvre opérationnelle du service sur le terrain. Alioune Ndiaye, Directeur Général d’Orange Mali et Président de la Fondation Orange Mali, ajoute : « Soutenir des projets visant à améliorer la santé au Mali est au cœur de nos engagements. En tant qu’opérateur majeur dans cette région, nous sommes heureux de pouvoir contribuer, grâce à nos technologies, à réduire la mortalité infantile dans les communautés où nous vivons et travaillons. »
Bras de fer opérateurs Gsm-Gouvernement:Comment Yayi Boni a été piégéIntoxications, mensonges, incompétence des membres de l’instance de régulation des télécommunications à connaître d’un dossier économique, mauvaise foi, xénophobie… Voici les maux qui minent actuellement le dossier des Gsm. Un dossier qui n’est en fait pas un, si les responsables en charge du dossier côté gouvernement n’avaient pas adopté une approche conflictuelle comme solution. Et si, chose grave, des chiffres n’avaient pas été manipulés à dessein pour vouer aux gémonies ces sociétés de Gsm. ... Aujourd’hui, pour le Béninois moyen, les sociétés Gsm sont des prédateurs de l’économie nationale. Des « « affameurs du peuple », pour utiliser l’expression consacrée. Tous se passe comme si l’intention réelle de certains collaborateurs du chef de l’Etat était de les livrer à la vindicte populaire. Pyromanes, ils ne ratent aucune occasion pour mentir et manipuler l’opinion publique avec des chiffres qui donnent le tournis. Pour le Béninois ordinaire, une fois qu’on parle de milliards, c’est qu’il y a prédation. Et ces différents conseillers et autorités de régulation abusent de la naïveté et de l’analphabétisme des uns et des autres pour étaler leurs inepties qu’ils croient science. Nous ne voulons pour preuve que ce conseiller juridique qui confond à dessein, chiffre d’affaires et résultat d’exploitation. Chiffre d’affaires différent de bénéfice… Nous allons vous donner un extrait d’un article paru dans un quotidien de la place. Extrait : « …Le nombre d’abonnés déclarés par Areeba et Moov qui s’élèvent respectivement à 500.000 et 450.000, l’homme a supposé qu’à chaque fin de mois, chaque abonné achète en moyenne 5.000Fcfa de crédit. Alors mathématiquement, Areeba en ce qui le concerne empochera en moyenne 2 milliards 500 millions de Fcfa alors que Moov se retrouvera avec un gain de 2 milliards 250 millions de Fcfa. En un an, Areeba empochera en moyenne 30 milliards et Moov s’en sortira en moyenne avec 27 milliards de Fcfa. Or, ils devront faire au moins 10 ans au Bénin selon les clauses du cahier de charges. De ce fait, Areeba aura fait en moyenne en dix ans, un bénéfice de 300 milliards de Fcfa et Moov aura empoché au moins 270 milliards de Fcfa ». Fin de citation. Trop beau n’est ce pas ? Tout investisseur rêve d’une telle mine d’or. Présentée comme telle, cette situation est révoltante et peut pousser au soulèvement populaire. Surtout que le quotidien cite un conseiller juridique du chef de l’Etat. Pour l’homme de la rue, c’est donc une vérité d’évangile. Mais ce n’est qu’un tissu de mensonge. Un mirage dont le seul but est de tromper le chef de l’Etat pour avoir ses faveurs. Supposons même que les chiffres avancés soient vrais, ce qui n’est pas le cas. Alors, le conseiller parle de « bénéfice de 300 milliards ». Faux, il est en train de confondre le chiffre d’affaires et le bénéfice. Justement, c’est fait à dessein pour embrouiller. Le chiffre d’affaires, selon le lexique économique, c’est le « montant des ventes des biens et services cumulées entre deux bilans ». En expression ordinaire, c’est tout l’argent qui entre dans une entreprise entre deux bilans. C’est le montant brut. Lorsqu’on prend ce montant brut pour faire des déductions fantaisistes à la limite grotesque, on se demande si ce conseiller juridique a jamais géré une épicerie. Car, même la prostituée qui vent ses charmes naturels prend le temps de déduire de ses entrées financières, l’argent du savon et des capotes qu’elle met gracieusement à la disposition de ses clients. Sans compter son loyer, ses consultations médicales, son parfum et même sa retraite. Car, plus elle vieillit, plus elle perd sa clientèle. Si une prostituée prend la peine d’introduire tous ces paramètres dans son « entreprise », qu’en serait-il d’une entreprise commerciale ? La vérité est tout autre. L’objectif visé est clair. Les commentaires partisans, vides de contenu, sans bases scientifiques sur les chaînes privées, les articles de presse orientés…tout ceci a un but : servir du mensonge au chef de l’Etat pour étouffer les entreprises de Gsm. A la longue, les priver de licence pour les attribuer injustement à d’autres qui frappent déjà la porte. Un véritable crime économique se prépare à l’ère du changement. Des attaches ont été déjà prises. Des pots de vin coulent. Il faut alors tordre le cou à l’existant. La base déterminée par le conseiller juridique est fausse. Car, il a confondu le chiffre d’affaires au bénéfice. Prenons un opérateur Gsm qui vend sa carte de recharge à 5000 Fcfa. Mais alors, il n’encaisse pas tout comme bénéfice. Il paye déjà 10% aux grossistes. Ce qui le ramène déjà à 4.500 Fcfa. Donc, à cette étape, nos membres de l’instance de régulation ont tout faux. Et le conseiller est tombé sur la tête. Mais ce n’est pas tout. La Tva s’élève à 18%. Les charges de fonctionnement à environ 40%. Les frais d’interconnection et autres 20%. Il faut amortir les licences d’exploitation. Payer les intérêts bancaires… A la fin, sur le bénéfice, il faut payer 38% de Bic. On ne peut même pas encore parler de retour d’investissement puisqu’à cette étape, aucun opérateur ne couvre entièrement le territoire national. Les investissements continuent donc. Nous demandons aux membres de l’instance de régulation de reprendre leur calcul pour déterminer la marge bénéficiaire et voir si un opérateur à l’heure actuelle peut se permettre de se taper 30 milliards de francs. Ils ne le feront pas. Nous les défions même à un débat public sur la question. Là encore, ils ne viendront pas. Parce qu’ils ne cherchent pas la vérité. Sinon, simplement, ils auraient demandé le bilan au niveau des impôts. Tout y est inscrit. En matière financière, on n’invente pas. Ce sont des calculs précis. Basés sur des assiettes prédéterminées. N’importe quel étudiant en sciences économiques vous le dira. Fausses comparaisons… Mais les membres de l’instance de régulation ont une excuse peut-être. Ils sont tous (ou presque) des fonctionnaires. Ceux qui ne le sont pas ont une culture économique approximative. Ils ignorent presque tout du fonctionnement d’une entreprise commerciale. Ils n’ont pas l’humilité nécessaire pour se renseigner. Conséquence : ils veulent induire (sinon qu’ils ont induit) le gouvernement en erreur. Sinon, nos fonctionnaires ne devraient pas se hasarder dans des comparaisons loufoques. Aujourd’hui, on veut comparer le Bénin au Nigéria en matière d’achat de licence. MTN a 21 millions d’abonnés dans ce pays. Environ trois fois la population du Bénin tout entier. Alors qu’ils n’en ont que 500.000 ici. On évite de parler des pays comme le Togo, le Burkina, le Niger. Parce que justement, ça ne les avantage pas. Or, ces pays sont, sur le plan économique, dans une situation aussi identique que celle du Bénin. Encore qu’en matière de population, ils sont plus nombreux. Pour mémoire : La licence coûte 5 milliards au Burkina sur dix ans. Avec 6 ans d’exonération fiscale et 5% de droit de douane. Ce pays a 13 millions d’habitants. La licence au Niger coûte 4 milliards 200 avec une exonération fiscale. Etc…. Un précédent juridique aux conséquences internationales… Août 2004, le gouvernement Kérékou décide de réviser le prix des licences. Evidemment, en ce moment, la société civile avait encore une boussole. Face aux critiques, il décide de renégocier le coût des licences. Des licences qui avaient été vendues à 120 millions de francs. Des broutilles. Des ministres sont ainsi devenus actionnaires des sociétés exploitant le Gsm. La cour du roi Pétaud. En août 2004 donc, les opérateurs ont été invités à revoir à la hausse les coûts. Après des discussions houleuses, un terrain d’entente a été trouvé. Les prix ont été fixés comparativement à ce qui se passait dans la sous-région. Cinq milliards de Francs cfa par opérateur. Deux payables trente jours après la signature et le reste payable en six échéances. Les licences ainsi renégociées sont valables pour cinq ans. Une autre clause accordait 1,5% du chiffre d’affaires à l’Etat par an et par opérateur. Mieux, l’article 4 du cahier des charges disposait : « le droit de la concession est fixé à 5 milliards et ce montant est non révisable pendant toute la durée de la convention ». Et oui, vous avez bien lu que ce montant est non révisable pendant toute la durée de la convention. Convention signée par trois ministres : Grégoire Laourou, Gaston Zossou et Dorothée Sossa. Aujourd’hui, il est encore question de réviser ce droit. En l’espace de dix ans, c’est la troisième fois que cette convention veut être révisée. Cette fois-ci, on veut passer de cinq milliards à 30. La question qui se pose est la suivante : qui dit que l’année prochaine, l’instance de régulation ne décidera pas de passer de 30 milliards à 100 ? La conséquence directe de tels comportements est l’insécurité juridique dans laquelle se trouve l’investisseur privé. Lorsque l’Etat, dans ses actes juridiques n’est plus une continuité, le premier réflexe de l’investisseur privé est de fuir. Car, ne pensons pas que le problème des opérateurs Gsm n’est pas connu des grands cercles financiers du monde entier. Le monde est devenu un gros village ou tout se sait à chaque minute. Il serait dommage que le Bénin soit fiché comme un pays à haut risque pour les investisseurs. Il faut éviter que le Bénin soit sur la liste rouge. En voulant assainir des secteurs, il faut éviter de pousser le bouchon trop loin. Aucun pays ne peut vivre replier sur lui-même. Un pays comme le Bénin a besoin de capitaux étrangers pour son développement économique. Or, dans un univers où les investisseurs s’entendent comme larrons en foire, il faut faire très attention pour éviter tout abus de pouvoir. Des conséquences fâcheuses en vue… De toute façon, la convention est claire sur un point : « le droit de la concession…est non révisable pendant toute la durée de la convention ». Ce qui veut dire que l’Etat étant une continuité, cette convention engage le Bénin. Et toute juridiction internationale saisie n’hésitera pas à condamner l’Etat béninois. Il ne s’agira plus de trente milliards mais de centaines de milliards. Pour un pays dépendant encore de l’aide extérieure, ce sera un suicide pur et simple. Demain, si le gouvernement n’assouplit pas sa position, les deux opérateurs Mtn et Moov seront suspendus. L’organe de régulation a-t-elle pris la mesure de sa décision pour le moins hasardeuse ? Il ne faut pas perdre de vue le côté social. Ce sont quand même 950.000 personnes qui perdront leur carte sim. C’est la première conséquence et la moins grave. Environ 20.000 cabines Moov et Mtn cesseront de fonctionner. Donc 20.000 âmes qui vivaient au seuil de la pauvreté tomberont dans la misère. Car, même si les licences étaient accordées à d’autres opérateurs, il faut attendre cinq ans au moins pour atteindre le niveau de ces deux opérateurs. Encore qu’aucune banque ne se hasardera dans ce domaine devenu désormais incertain. Que dire des vendeurs ambulants qui ne vivent que de cela ? Que dire des grossistes qui entretiennent des employés ? Que dire des employés directs de ces deux opérateurs ? Tous ces questionnements déboucheront sur une chose : des troubles sociaux en vue. Et ce n’est pas à quelques mois des communales qu’un gouvernement se mettra à dos des électeurs. Qui aujourd’hui au Bénin, d’une manière ou d’une autre ne profite des opérateurs Gsm ? Quand on pense que de simples négociations auraient pu éviter ce chapelet de problèmes, on se demande vraiment si l’instance de régulation n’a pas d’autres soucis en tête. Et surtout, on se demande, pour utiliser l’expression très chère au ministre Dako, pourquoi le gouvernement adopte une « approche conflictuelle » comme solution de sortie de crise ? (SOURCE : Le Matinal) Gabon telecom, une integration plus difficile que prevue pour Maroc TelecomMaroc Telecom qui a considérablement réduit récemment les coûts des appels téléphoniques sur le réseau de téléphone filaire et les tarifs sur Internet, a remporté l'appel d'offres international lancé en 2006 par le gouvernement gabonais. Le nouveau management mis en place dès le 9 février dernier, aurait du mal à concrétiser son partenariat avec Gabon Telecom. Maroc Telecom avait découvert par la suite le véritable état de chaos dans lequel se trouvait Gabon Telecom, a décidé d'assainir et de redresser la situation nécessaire pour une relance de l'activité. Malgré les efforts déployés par les Marocains, Maroc Telecom « fait l'objet d'une véritable campagne de dénigrement... dans la presse locale. Sans compter les tracts mis en circulation par ceux qui tentent de remettre en cause la privatisation ou qui souhaitent revenir à une situation antérieure caractérisée par une gabégie généralisée. Le parc réel de Gabon Telecom comportait 22 900 lignes au lieu de 30 000 lignes comme déclarés. Pour les nouveaux dirigeants de Gabon Telecom, « l'examen des contrats a fait apparaître que la plupart d'entre eux ont été conclus à des prix extrêmement élevés par rapport au marché. De plus, les paiements sont intervenus sans contrepartie ou par des prestations en deçà des niveaux exigés (...) ». Par ailleurs souligne-t-on, "les avantages en nature que s'octroyaient les dirigeants étaient sans commune mesure avec les normes admises dans une entreprise ( dotations téléphoniques illimitées, parc de véhicules pléthorique, allocations de carburant excessives, frais de missions somptuaires etc. ". Ces graves défaillances sont reflétées dans les comptes 2006 de Gabon Telecom, tels qu'arrêtés par les commissaires aux comptes. Ils révèlent que, comparés aux estimations effectuées sur la base des documents fournis par l'ancienne direction générale, les dettes financières de Gabon Telecom se sont élevées à 79,2 milliards de F CFA au lieu de 68,8 milliards de F CFA et que les dettes fournisseurs ont atteint 221 milliards de F CFA au lieu de 142 milliards de F CFA, note-t-on de sources recoupées. La nouvelle direction de Gabon Telecom maintient le cap des réformes pour assainir Gabon Telecom et sa filiale Libertis, malgré les manoeuvres d'intimidation qui visent à empêcher la vérité, sur la précédente gestion, d'éclater. Résolue d'aller de l'avant avec le soutien du gouvernement, Maroc Telecom a fait le pari de moderniser et d'assainir Gabon Telecom, malgré les obstacles rencontrés pour mener à bien cette privatisation dont le pays a bien besoin. La nouvelle grille des tarifs des communications téléphoniques au Gabon apportera un nouveau souffle au développement économique du pays. Les sociétés privées en bénéficieront en premier lieu pour leur expansion. (SOURCE : Infos Plus Gabon) Téléphonie mobile, l'ATCI édicte des règles de comptage des abonnés en Côte d’IvoireEst considéré comme abonné susceptible d'être compté dans le parc d'un opérateur donné de téléphone, le client actif ayant reçu ou émis un appel durant trois mois. Telle est désormais la base de calcul que l'Agence des télécommunications de Côte d'Ivoire (ATCI) met en place pour plus de transparence dans l'estimation du nombre d'abonnés de chacune des compagnies, enjeu important dans la bataille commerciale qui fait rage. L'ATCI est intervenue dans ce qu'il convient d'appeler la guerre des chiffres à la demande des opérateurs de téléphone qui souhaitent que les comptages soient faits sur la base de règles communes. Mars 2007 est le mois de référence pour ce système de comptage. Ainsi au 31 dudit mois, les deux principales compagnies, que sont Orange et MTN, comptaient respectivement 2 001 328 et 1 975 012 abonnés. Sur la même base de comptage, la première société dénombre 2 307 559 abonnés au 29 juin. Toutes ces indications ont été révélées hier par le directeur général d'Orange Côte d'Ivoire, François Brunet, au cours d'une conférence de presse. Bien évidemment celui-ci se réjouit de cette marque de transparence qui va prévaloir désormais. En ce qui concerne sa société il a fait savoir que celle-ci entend maintenir sa position de leader en continuant à proposer de plus en plus d'offres aux consommateurs. C'est d'ailleurs dans cette veine que s'inscrit la nouvelle signature du groupe qui devient désormais «Open». Aux valeurs de l'ancienne signature, il faut dorénavant ajouter «confiance, responsabilité et audace». Les réalités de cette signature pour les clients se conjuguent, selon le directeur général de la société, par des offres multiples de service. Deux d'entre elles sont le kit et le pack Didier Drogba, qui sont sur le marché actuellement, et la promo Cabines. Concernant les cabines de téléphone cellulaire, M. François Brunet a des idées dans le sens d'une formalisation de leur activité comme cela a été fait pour les distributeurs de produits. L'objectif poursuivi est la pérennisation de l'activité. (SOURCE : Fraternité Matin) Création d'un réseau pour les instances francophones de régulation de la communication en afriqueUne vingtaine de présidents d'instances de régulation de la communication de pays francophones d'Afrique et d'Europe, en conclave à Ouagadougou, ont signé l'acte de naissance de leur réseau, annonce, mardi, un communiqué de presse de l'institution. Dénommée "Le Réseau francophone des régulateurs des médias ( REFRAM)", cette structure, selon les initiateurs, devrait permettre "de promouvoir la coopération en matière de régulation de la communication entre les instances membres, de renforcer les capacités des institutions garantes de la démocratie, de soutenir la liberté d'expression et le pluralisme des médias". Le REFRAM devrait également soutenir la diversité culturelle, contribuer au développement d'une culture démocratique, consolider l'autorité du réseau en vue d'en faire une référence en matière de régulation de la communication et élever la qualité de la formation des professionnels francophones de la communication en améliorant le contenu des médias. A l'ouverture des travaux, le ministre burkinabé de la Culture, du Tourisme et de la Communication, Filippe Sawadogo a souhaité que cette rencontre soit "une étape décisive" dans la résolution des instances francophones d'asseoir une culture authentique de la régulation de la communication. Selon M. Sawadogo, elle doit aussi oeuvrer dans la consolidation des bases d'une démocratie véritable, fondée sur une presse plurielle, au service d'un développement harmonieux, garant de la paix sociale. "Le Réseau francophone des régulateurs des médias (REFRAM) est la concrétisation d'un vieux rêve, l'aboutissement d'une idée lancée depuis 2001 et qui a donné lieu à de nombreuses concertations et recommandations", a fait remarquer le président du Conseil supérieur de la communication (CSC) du pays hôte, Luc Adolphe Tiao, porté par ses pairs à la tête de la nouvelle structure. Le délégué à la Paix, à la Démocratie et aux Droits de l'homme de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Hugo Sada a dit que la création du réseau est un événement qui fera date parce que les médias jouent un rôle primordial dans la construction de l'espace public et donc dans l'établissement de conditions propices à l'expression démocratique, au bon fonctionnement des institutions et des organes de la vie politique. Il a souhaité que le REFRAM devienne un des partenaires privilégiés du dispositif francophone d'observation de l'Etat de droit et également un espace privilégié de dialogue, d'échanges et de solidarité. Insistant sur la nécessité d'une régulation autonome, le représentant de l'OIF a souligné que les pouvoirs publics doivent jouer un rôle de médiation entre diffuseurs et récepteurs, un rôle de concertation entre professionnels, un rôle d'adaptation aux évolutions. "Nous sommes disponibles pour construire avec ce nouveau Réseau un partenariat dense et utile", a-t-il annoncé. Le président du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA-France), Michel Boyon a précisé que le réseau peut apporter des réponses pertinentes à la question de la régulation des médias en défendant et illustrant un modèle qui protège la liberté des concitoyens. Il a expliqué que c'est un modèle où les contenus comptent davantage que les considérations techniques et économiques, un modèle où l'audiovisuel devient un levier pour la diversité culturelle, pour la cohésion sociale, pour le pluralisme politique. Citant les défis à relever, le président du CSA-France a insisté sur la révolution numérique et la diversité culturelle, affirmant que le nouveau réseau est une chance pour la création audiovisuelle francophone et le pluralisme des contenus. "Le sens de notre réseau, c'est celui de la diversité, celui de la liberté, celui de la solidarité", a-t-il martelé, soutenant que c'est également une force de créativité et d'innovation, qui doit porter les valeurs de la démocratie. Les instances des pays suivants étaient présentes à la réunion constitutive du REFRAM : Belgique, Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo, Côte d'Ivoire, France, Gabon, Luxembourg, Mali, Maroc, Mauritanie, République démocratique du Congo, Sénégal, Suisse, Tchad et Togo. La prochaine réunion statutaire du REFRAM se tiendra en 2009 au Maroc, dont le président de la Haute Autorité de la communication audiovisuelle, Ahmed Ghazali, a été désigné vice-président du Réseau. (SOURCE : Xinhuanet) STRATEGIE DE DISTRIBUTION DE NEDJMA EN ALGERIEIt Mag : C’est la première sortie de 7Télécom. Parlez-nous-en. M. Khaled Ghermeh : En effet, c’est la première fois que nous allons vers le public. 7Télécom est une entreprise de distribution de téléphones portables en Algérie avec Nedjma comme opérateur télécom mobile. Nous sommes présents aujourd’hui à cette foire aux côtés de Nedjma et ses cadres commerciaux qui ont de l’expérience et une excellente connaissance du marché des télécoms algérien. Quel est votre objectif à travers l’organisation de cette foire du mobile ? D’abord, faire connaître 7Télécom mais aussi se rapprocher de nos clients et de nos futurs clients. Notre deuxième objectif est d’ordre commercial, à savoir vendre le plus possible et élargir par la suite notre horizon. Pourquoi avoir choisi Nedjma ? Wataniya est le troisième opérateur mobile à entrer sur le marché algérien et ne possède pour le moment que près de 3 millions d’abonnés, ce qui implique qu’il y a encore beaucoup à faire. Le marché algérien n’est pas saturé. De plus, Nedjma nous a ouvert les portes et nous a même donné les résultats de l’étude sur les besoins des clients par région. En plus de cela, les commerciaux de Nedjma sont vraiment à l’écoute et nous aident beaucoup. Quels sont vos projets à court terme ? Avant de parler de nos projets à proprement parler, nous sommes en train d’évaluer le projet en cours, qui est la foire du mobile, et comme vous le constatez, il y a un engouement certain. Nous pensons que c’est déjà une réussite. Par ailleurs, nos objectifs consistent à faire connaître nos produits, à savoir les terminaux mobiles, et à vendre le maximum de cartes Sim Nedjma sur le marché algérien. Nous voulons devenir incontournables dans le domaine de la distribution télécom en Algérie. Quels rapports entretenez-vous avec les autres distributeurs de Nedjma ? La concurrence est saine et nous pousse à donner le meilleur de nous-mêmes. De plus, nous respectons tous les distributeurs, même ceux qui ne travaillent pas avec Nedjma. It Mag : Vous êtes passé de neuf à quatre distributeurs depuis votre lancement. Pourquoi avoir pris, aujourd’hui, un cinquième ? M. Faudil Kerkech : Nedjma est présente à travers tout le pays, et nos quatre partenaires ne peuvent pas prendre en charge toute la distribution. Nous avons décidé d’avoir un cinquième distributeur pour couvrir les zones non couvertes par les quatre autres. Ce 5e partenaire WTA est le fruit d’une longue recherche depuis plus d’une année. 7Télécom est un regroupement de plusieurs distributeurs qui connaissent bien le métier. Qu’est-ce qui a motivé votre choix ? Wataniya, opérateur télécom de grande envergure, a réalisé plusieurs études de marché qui ont révélé les vrais acteurs du marché de la distribution. On s’est rendu compte que ce sont les distributeurs qui font entièrement le travail. Aussi, à Wataniya, nous avons décidé de les aider à se regrouper, ce qui sera profitable et pour eux et pour nous, car nous aurons affaire qu’à un seul interlocuteur. Aujourd’hui, nous lançons ce distributeur qui s’appelle 7Télécom. Quel est l’objectif de WTA à travers cette alliance ? Wataniya se devait d’aller vers les régions où les distributeurs ne sont pas présents. Ce partenariat permet l’optimisation du circuit de distribution, afin d’être disponible dans les régions les plus éloignées et de répondre aux besoins de notre clientèle. Que pensez-vous de 7Télécom ? Notre choix s’est porté sur 7Télécom, car nous nous sommes rendu compte que ce distributeur est un professionnel avec une grande expérience. On a beaucoup travaillé avant d’annoncer ce partenariat et on a tracé des objectifs clairs pour cette entente. 7Télécom dispose d’une certaine sérénité financière, situation qui permettra à WTA d’atteindre ses objectifs de développement au niveau de chacune des régions. (SOURCE : IT Mag) Télecommunications, renforcement de la coopération technique entre la Chine et le congo RDCLa République populaire de Chine est déterminée à soutenir la RDC dans ses efforts de relancer les activités du secteur des télécommunications à travers tout le pays. Ainsi pour renforcer la coopération technique entre les deux pays, la Chine se dit prête à financer un certain nombre de projets dans ce secteur. Il s'agit du projet «Huawet» qui consiste à déployer un réseau moderne (New Generation Network) de téléphonie sans fil sur toute l'étendue du territoire national de la RDC. Un autre projet, c'est le «Wafs-connesion» qui est un consortium regroupant les pays africains de la côte Atlantique désirant se connecter au système de câble sous-marin à fibre optique «Sat 3». Une façon d'assurer l'ouverture au monde à travers le réseau des câbles sous-marins. L'installation d'un «switch» d'interconnexion est cet autre projet qui va servir de brancher le câble à fibre optique portant du «Sat 3». Il constituera de voie de sortie et d'entrée (Gateway) de toutes les communications internationales de la RDC. Cela dans le cadre de l'installation d'un «Backbone» national et international. Tous ces projets ont été l'objet de la dernière rencontre à Pékin et à Shanghai du ministre des Postes Téléphones et Télécommunications, Kyamusoke Bamusulanga nta-Bote, et ses homologues chinois, respectivement ministre du Commerce et de l'Information et celui de l'Industrie. Le ministre congolais a effectué cette mission de service officielle en Chine à la demande de ses homologues chinois. Le patron des PTT congolais a eu, au cours de son séjour, de séances de travail avec les membres de ces deux ministères concernant les entreprises chinoises du secteur de télécommunications opérant en RDC. Ces entreprises sont : Chine internationale communication compagnie (ITCC), Alcatel Shanghai bell, et autres ZTE. Toutes ces entreprises sont prêtes à signer un accord de partenariat avec la RDC pour relancer les activités de l'Office congolais des Postes et de Télécommunications (Ocpt). Elles ont rassuré le ministre Kyamusoke qu'un financement et un appui technique seront accordés dans les tout prochains jours à l'opérateur public congolais des télécommunications. (SOURCE : Le Potentiel) EN BREF :- Celtel Gabon a annoncé l’introduction d’une nouvelle grille tarifaire sur l'international qui propose l'Afrique centrale et l'Afrique de l'Ouest pour 280 F CFA la minute (au lieu de 350 F CFA) ; la France, la Chine, le Liban, les Emirats Arabe Unis et le reste de l'Afrique pour 290 F CFA la minute (au lieu de 400 F CFA) et le reste du monde 350 F CFA la minute au lieu de 400 F CFA. - Djibouti Telecom a inauguré nouveau réseau de téléphonie mobile Evatis-Edge permettant aux abonnés et opérateurs économiques d'accéder à une gamme diversifiée de services dont le SMS, le MMS, l'Internet, l'envoi et la consultation de mails, ainsi que l'accès aux réseaux intranet des entreprises et au roaming international. La capacité du nouveau systeme serait en mesure de satisfaire la demande de 200000 abonnés, extensible à 1,8 million. Elle a l'avantage d'assurer une couverture nationale quant au trafic des télécommunications. - Telecel Niger vient d’innover encore avec le lancement d ‘‘Imate JAQ’’ permettant possibilité de surfer sur Internet, synchroniser ses emails, écrire ou lire des documents offices, bloquer les appels in-désirables, visualiser des films (à condition d’avoir une carte mémoire de grande capacité). - La multinationale française Orange, filiale pour la téléphonie mobile et l'internet de France Télécom, emménage à la Cybertour II. Le contrat avec Business Parks of Mauritius Ltd (BPML), propriétaire de la Cybercité d'Ebène, a été signé jeudi.
TRES FORTE ADOPTION DE L’ADSL AU MAROC SELON UNE ENQUETE DE L’ANRTLa troisième édition de l’enquête nationale sur les Technologies de l’Information au Maroc initiée par l’ANRT a été réalisée dans la continuité des deux précédentes afin d’assurer une cohérence dans les résultats et les comparaisons qui peuvent en être faites. Le taux de pénétration de l’accès à Internet à domicile était faible en 2004, on estimait que seulement 120 000 ménages disposaient d’une connexion à Internet à domicile, soit un taux de pénétration dans la population totale de 0,4%. En 2005 ce taux est monté à 0,8% de la population totale (ou encore 4,3% des ménages) pour une estimation de 240 000 lignes (tous débits confondus). En 2006 nous atteignons 390 000 lignes (plus exactement à la date de l‘enquête en mars 2007), soit 7,0% des ménages (ou encore 1,3% de la population totale). Notons qu’en 2006, 62% des foyers qui déclarent posséder au moins un ordinateur déclarent également disposer d’un accès internet au domicile. La forte pénétration de l’accès de type ADSL, déjà mis en valeur depuis deux ans, est encore une nouvelle fois confirmée cette année avec une valeur déclarée de 89% des accès à domicile soit 350 000 ménages équipés, ou encore 1,2% de la population totale du Maroc (contre 220 000 en 2005 et 60000 en 2004). Dans les douze prochains mois, près de 28% des ménages qui ne sont pas encore équipés expriment le souhait de se doter d’une connexion Internet à leur domicile, ce qui représente un potentiel de 1 million d’accès supplémentaires, si les anticipations des ménages se concrétisent. La catégorie socioprofessionnelle reste toujours un indéniable facteur de discrimination dans la disposition d’une connexion Internet à domicile. Cependant on note une certaine « démocratisation » par rapport à 2004 où les CSP les plus favorisées (A,B) totalisaient plus de 80% des accès Internet à domicile alors qu’elles ne représentent que 66% des accès environ en 2006. La notion d’internaute est par essence difficile à cerner précisément. Toutefois, l'enquête a retenu les deux définitions suivantes : - Est considérée comme internaute de type 1 toute personne physique qui s’est connectée à Internet au moins une fois au cours du dernier mois, indépendamment du lieu et de la méthode d’accès utilisée. - Est considérée comme internaute de type 2 toute personne physique qui s’est connectée à Internet au moins une fois au cours des douze derniers mois, indépendamment du lieu et de la méthode d’accès utilisés. Le nombre d’internautes (de type 1 ou de type 2) a enregistré une hausse sensible d’une année sur l’autre et se situe aux alentours de 6,1 millions en 2006, contre 4,6 millions en 2005 (soit une augmentation de plus de 30% déjà par apport à 2004). Ce chiffre confirme l’essor remarqué de l’Internet au Maroc et plus particulièrement celui enregistré dans l’ADSL. En 2004, 96% des individus disposant d’une connexion (tous lieux confondus) utilisaient Internet pour rechercher des informations conte 91% en 2005 et 92,5% en 2006 : les loisirs et l’utilisation des différents types de messageries (instantanées ou email) constituent les autres usages déclarés. Le prix est une des principales raisons qui freine l’accès à Internet 53,5% en 2006 (contre 41,3% seulement en 2005). Peu de ménages effectuent des achats en ligne et peu d’entre eux expriment le désir d’effectuer des achats en ligne dans les 12 prochains mois. Parmi les individus qui disposent d’un accès au domicile/ hors domicile, 96% n’ont jamais fait d’achat en ligne durant les 12 derniers mois. Les ménages qui ont exprimé le désir d’effectuer des achats en ligne représentent en 2006 seulement 8% des individus disposant d’un accès au domicile/hors domicile. (SOURCE : ANRT) Les cybertraqueurs du botswanaUne innovation technologique primée génère de nouveaux emplois et permet aux Bochimans de partager leur précieux savoir pour préserver l’environnement. L’assistant numérique personnel (ANP), accessoire électronique de tout jeune cadre dynamique, a été adapté au savoir ancestral des Bochimans du Désert de Kalahari pour donner naissance à une nouvelle profession: le traqueur numérique écologique. Équipés d’un système high-tech, des traqueurs ont servi contre les braconniers, dans l’écotourisme, l’éducation environnementale, la recherche et le suivi. Le logiciel gratuit, qui relie le savoir ancestral à un mappage des données électroniques, a servi différents objectifs à l’échelon mondial (enquêtes sociales, agriculture biologique, gestion intégrée de la lutte antiparasitaire et secours en cas de catastrophe). La nouvelle profession est née du travail de Louis Liebenberg, spécialiste de l’environnement initié au pistage par les chasseurs à l’arc et à la flèche du Botswana, qui a admis l’intérêt de leurs compétences et de leur savoir pour la protection et le manque d’attention des autorités responsables, en partie motivé par l’illettrisme des Bochimans. Justin Steventon, ancien informaticien de l’Université de Cape Town, et M. Liebenberg ont développé un ordinateur de poche et un logiciel d'enregistrement des observations, qu’ils ont appelé CyberTracker. L’ordinateur propose diverses icônes représentant plus de 40 espèces et sous-espèces d'animaux et de plantes ainsi que des activités: boire, manger, courir, se battre, s’accoupler et dormir. Presser une icône revient à enregistrer une observation ou une information. Chaque écran permet à l’utilisateur de consigner des données très précises. En moyenne, chaque pisteur peut entrer jusqu’à 300 observations par jour. Connecté à un système de navigation par satellite en 1996, l’ordinateur portable enregistre automatiquement les observations, l’heure, la date et la localisation. L’ordinateur central traite l’information puis dresse les cartes et plans des mouvements et des habitudes alimentaires des animaux. Actuellement, la collecte de données peut se faire sur un ANP et le traitement sur un ordinateur personnel. Le logiciel gratuit, qui fait du pisteur un traqueur électronique, a été chargé plus de 25 000 fois dans plus de 50 pays. Le CyberTracker a valu à M. Liebenberg le prix Rolex Award des entreprises puis un financement par l’Union européenne de ses activités; il a pu créer une organisation non gouvernementale pour développer et distribuer le logiciel en vue de créer un réseau mondial de suivi écologique (http://www.cybertracker.org). M. Liebenberg souhaitait se départir de la gestion pour se consacrer uniquement à la recherche; cet objectif n’est toujours pas atteint sans compter qu’il doit aussi évaluer les traqueurs à des fins de certification. Dès le départ, ses travaux étaient axés sur le développement social. «J’ai entrepris de montrer qu’il y a une alternative à la pauvreté et l’oppression des Bochimans, qui connaissent la nature et son rythme comme personne,» déclare-t-il. Avec l’aide de MM. Liebenberg et Steventon, les pisteurs illettrés qui ont participé au premier projet, consacré au rhinocéros noir, ont vu leurs résultats publiés dans une revue scientifique reconnue. Les traqueurs certifiés sont désormais très nombreux. M. Liebenberg dirige des programmes de certification en Afrique du Sud dans le Parc national de Kalahari Gemsbok et la réserve naturelle privée de Thorny Bush, près du parc national Kruger. D’autres programmes sont aussi organisés aux États-Unis. (SOURCE : International Trade Centre) L'internet mobile se vulgarise A MADAGASCARUne révolution dans les télécommunications. Telma mobile vient de lancer un nouveau produit, l'Internet mobile. Cette nouveauté repose sur une autre innovation technologique, le Gprs Edge ou le Gsm 2.5 G. Ceci dans le but d'offrir une meilleure qualité de service aux clients. 14 localités vont, dès aujourd'hui, en bénéficier, dont Antananarivo, Ambohidratrimo, Arivonimamo, Ambatofotsy, Fenoarivo, Moramanga, Morarano Chrome, Antsirabe et Andranomanelatra. Les autres villes couvertes par le réseau Telma mobile vont bientôt les rejoindre. Un période d'essai d'un mois sera offert aux clients de cet opérateur. Le principe est simple, les consommateurs pourront désormais accèder directement aux services Internet par le biais de leur mobile. Tous les utilisateurs, aussi bien du mode prépayé que postpayé, en bénéficieront. (SOURCE : L'Express de Madagascar) EN BREF :- En Tunisie, Président Ben Ali a ordonné la réduction du coût de la connexion à l'Internet à haut débit (ADSL) assurée par l'Agence tunisienne de l'Internet (ATI), de manière à renforcer la compétitivité des entreprises économiques et à contribuer au développement des offres commerciales.
Marche de l'informatique au Senegal, le potentiel est encore énormeAvec plus de 300 sociétés informatiques recensées au Sénégal, au niveau du secteur privé, sur un échantillon de 275 entreprises et organisations implantées au Sénégal, 270 d'entre elles seraient informatisées soit 98%. Ce qui témoigne de l'informatisation rapide des entreprises sénégalaises. En forte progression avec des taux d'accroissement annuel compris entre 15% et 20%, le marché sénégalais de l'informatique est estimé à quelques dizaines de milliards de Fcfa, selon une note de la Mission économique française (MEE). Si l'on en croît les chiffres de ladite Mission, le parc sénégalais s'élevait ainsi en 2005 à plus de 240 000 PC soit une croissance de 10% par rapport à l'année 2004. Si l'on considère que le ratio du nombre d'ordinateurs en 2005, selon des statistiques disponibles auprès de l'UIT (Union Internationale des Télécommunications) et citées par la note, était de 234 machines pour cent habitants plaçant le pays légèrement devant l'Egypte le Gabon et le Maroc, on comprend mieux le développement affiché par le secteur. Aussi, le Sénégal compterait plus de 300 sociétés d'informatique dont la quasi-totalité seraient dirigées par des nationaux, même si l'on retrouve quelques expatriés dans les filiales des multinationales. Par ailleurs, si les professionnels du secteur se sont organisés en diverses associations (OPTIC, SITSA, UNETTS, FOCYS), l'Etat n'a pas été en reste avec la création de l'Agence de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) et de l'Agence de l'informatique de l'Etat (ADIE) chargée entre autre de l'intranet gouvernemental. Pour donner une autre idée de l'informatisation galopante, il apparaît qu'au niveau du secteur privé, selon une étude de mars 2001 citée par la note de la MEE, sur un échantillon de 275 entreprises et organisations implantées au Sénégal, 98% d'entre elles sont informatisées (au moins un poste) et 72% de ces dernières fonctionnent en réseau ( de 2 à 5 postes en moyenne). L'informatisation rapide des entreprises sénégalaises les amènerait à porter leur choix sur des produits de plus en plus spécialisés dans un souci d"optimisation de leur parc. Près d'une dizaine de sociétés informatiques au Sénégal verraient leurs chiffres d'affaires dépasser le milliard de FCfa parmi lesquelles figurent : Buhan et Teisseire (vente de matériel services High Tech) ATI (matériel logiciels etc.) Bull Sénégal (fournisseur e systèmes) CFAO Technologies-ABM (services équipements).... Pour le reste les chiffres d'affaires seraient compris dans la fourchette de 70 - 400 millions de FCfa. En amont, l'appropriation de la technologie semble motiver un certain intérêt des investisseurs comme Technology Corporation S, une filiale de droit local de l'entreprise canadienne Infoserv et qui, depuis janvier 2002, a été la première entreprise à se lancer dans la production d'ordinateurs « à la carte » au Sénégal. Un an et demi après le début de son activité, la société aurait fabriqué environ 1 500 ordinateurs et serveurs, suite à des commandes locales. La fabrication de PC a été reprise dernièrement par la société CATI (Compagnie africaine de technologies informatiques), qui devient ainsi la seconde entreprise sénégalaise productrice d'ordinateurs, pour une production de 1 000 ordinateurs par an, employant plus de 200 personnes. C'est ce qu'on appelle un marché d'avenir. On peut tout de même se poser la question à savoir : pourquoi les 2% restants des entreprises et organisations implantées au Sénégal ne sont pas informatisées ? Tandis que, parallèlement, en termes de Tic(Technologies de l'information et de la communication), le taux e pénétration Internet reste faible à 0 3% de la population en 2006. (SOURCE : Sud Quotidien) Des PC à 20 000 DA (295 $us) pour l’algerieUne trentaine d’exposants s’était installés au palais des expositions d’Oran pour faire connaître leurs produits, élargir leur cadre de travail et toucher le consommateur oranais qui a soif de technologie et informatique. C’est du moins ce que nous a déclaré un exposant d’une grande entreprise spécialisée dans la vente de matériel informatique. A travers notre visite des différents stands, nous avons essayé de recenser les nouveautés de ce premier salon. La société Kourty Informatique, un partenaire officiel du projet Ousratic, en a profité pour lancer une nouvelle formule consistant à prolonger la durée du crédit qui passe ainsi de 24 à 36 mois. Des prix défiant toute concurrence étaient proposés aux visiteurs : des claviers à 350 DA ou encore des PC à 20 000 DA ! L’entreprise High Tech nous a fait savoir que sa stratégie consiste à importer les pièces électroniques qui composent un micro-ordinateur PC et à les monter ici en Algérie, ce qui revient nettement moins cher. C’est le cas également pour les micro-portables qui s’affichent à 60 000 DA. La société SVP ISO, quant à elle, spécialisée dans l’installation de matériel de surveillance et de sécurité a exposé une caméra qui dispose de 164 positions. La Visiocam, avec sa télécommande infrarouge, son interface RS 232 tête mobile, un câble AV et alimentation, est une caméra vidéo très performante choisie pour des utilisations fixes. M. Touati, gérant, dira que sa société importe cette caméra haut de gamme de la maison Teridas ; ce modèle existe également sous la marque Sony. Il est à noter que SVP ISO fait de la distribution en Algérie à travers ses bureaux à Tlemcen, Oran et Alger. Est-ce par manque de culture informatique ou par manque de publicité consacrée à cet événement que la foire n’a pas accueilli beaucoup de visiteurs ? M. Zoubir Ouali, directeur général de l’entreprise Sogexpo, organisateur du salon, indique que malgré toutes les dépenses pour l’organisation et le manque d’affluence, le meilleur reste à venir. Il nous informera que le 2e salon de l’informatique aura lieu la 1re quinzaine du mois de mai 2008.- (SOURCE : IT Mag) Jrews Informatika lance la « formation embauche » a madagascarRude concurrence dans le domaine de l'informatique tourné vers la profession. Raison pour laquelle les entreprises spécialisées en la matière rivalisent de créativité. Jrews Informatika figure apparemment parmi les entreprises qui ont trouvé la bonne solution en mettant en place la formule « Formation embauche ». Il s'agit, en fait d'un système qui consiste à offrir aux entreprises un panel d'informaticiens hautement qualifiés et immédiatement opérationnels. Service gratuit pour les entreprises qui désirent recruter des techniciens qualifiés, la formule « Formation embauche » propose aux entreprises le choix entre 10 informaticiens qui ont bénéficié d'une formation de la part de Jrews Informatika. Une formation de haut niveau couvrant notamment 6 modules essentiels : base de données, programmation Java, programmation web, gestion de projet, réseau. Et ce, sur une durée de 2 mois et demi. Une formation qui permet, par ailleurs, de sortir des informaticiens hautement qualifiés maîtrisant rapidement les nouvelles technologies non apprises dans le cursus. Les personnes formées à travers ce système ont, par ailleurs, l'avantage d'être jeunes et dynamiques. L'entreprise qui s'intéresse à ces techniciens peuvent d'ailleurs vérifier leurs compétences puisque ce nouveau système de recrutement leur donne la possibilité de faire effectuer un test et un entretien d'embauche. Une possibilité, en somme, pour les entreprises de recruter sans engager des frais de recrutement. Cette nouvelle formule constitue en tout cas une nouvelle démarche qui facilite considérablement le recrutement du personnel des entreprises. (SOURCE : Midi Madagasikara) Webhelp ouvre un nouveau centre d'appels à RabatGgroupe de centre d'appel au Maroc, devient webhelp, avec l'ouverture de son 6ème site à Rabat. Le Premier ministre Driss Jettou s'est personnellement déplacé pour inaugurer le nouveau bâtiment qui accueille 700 employés. Avec ce nouveau site, Webhelp s'affirme au premier rang des employeurs privés de Rabat. L'essor de l'entreprise a été fulgurant : en 2002, elle débute avec 40 salariés, aujourd'hui elle en emploie 3 500 répartis en 6 sites à Rabat et 2 à Fès. A peine après avoir inauguré son site de l'Agdal qui fonctionne déjà depuis 6 mois, Webhelp annonce déjà l'ouverture d'un 9ème site, le 7ème à Rabat, qui sera opérationnel dès septembre. Cette croissance singulière fait de l'entreprise le 20ème employeur privé du Maroc. Le site flambant neuf, a été conçu pour lutter contre le taux de roulement très élevé constaté dans les centres d'appel en général. Les conditions de travail, la promiscuité, les difficiles cadences à tenir sont en effet durement vécues par les salariés. Soucieuse de ses résultats l'entreprise a donc mis en place un complexe qui se veut lieu de vie autant que de travail. Les 4 étages sont consacrés au travail : les trois premiers accueillent les plateaux dédiés à la production tandis que le 4ème est le lieu de formation initiale et continue des salariés en fonction de leur affectation. En revanche, le rez de chaussée est consacré à la détente avec un espace de restauration, une salle de repos. Une crèche d'entreprise et même à la disposition des jeunes parents qui le souhaitent, le sous-sol quant à lui a été aménnagé en salle de sport pour permettre à ceux qui en ressentent le besoin de se défouler ou tout simplement de se maintenir en bonne forme physique. Ahmed Chiddadi, qui a été embauché quasiment depuis la mise en fonctionnement du 6ème site le confirme : ce cadre est un argument efficace pour fidéliser les salariés. Comme tous les employés de l'entreprise il a reçu une formation de 3 semaines avant de prendre place dans le cadre de l'assistance technique en Internet et téléphonie fournie par Webhelp à ses clients. (SOURCE : Libération) EN BREF :- Dakar a été choisi pour héberger l’institut des villes numériques africaines (Institut Europe Afrique des villes numériques) en coopération entre le groupe Iseg/Cesmi et le Réseau européen des villes numériques.
Les télécommunications obtiennent un investissement important EN ZAMBIELa Banque de développement d Afrique australe (DBSA) accordera un prêt de 13,5 millions de dollars américains pour soutenir le projet de développement des infrastructures du réseaux de téléphone mobile Celtel en Zambie. Le chef des finances internationales de la DBSA , Solomon Asamoah a indiqué que le secteur des télécommunications de Zambie croissait rapidement , propulsé dans une large mesure par la demande croissante de services de téléphonie mobile. Celtel Zambia, une succursale de Celtel International , un fournisseur de téléphonie mobile panafricain , a entrepris une campagne visant à élargir son réseau de couverture , augmenter le nombre de ses clients , contenir les coûts et introduire de nouveaux produits. Le projet qui doit se dérouler sur cinq ans vise à augmenter l'accès aux services de téléphone mobile en Zambie en élargissant les réseaux de Celtel Zambia à plus de 100 villes . Environ 105 millions de dollars seront investis pour la phase 1 de ce projet. (SOURCE : Le Potentiel) Unir les efforts de l’Afrique en vue de sa souveraineté technologiqueLe lancement du BlackBerry au Sénégal, loin de venir s’ajouter à la longue liste des activités promotionnelles organisées en ce genre d’occasion, a pris une allure toute particulière du fait qu’il ait été organisé dans les locaux de la représentation canadienne au Sénégal. A notre connaissance, c’est bien la première fois qu’une ambassade étrangère au Sénégal transforme ses locaux diplomatiques en locaux commerciaux pour faire la promotion d’un produit fabriqué par une de ses entreprises. Certes depuis bien longtemps déjà, les grands pays industrialisés nous ont habitué à ce qu’il est convenu d’appeler la diplomatie consistant à poursuivre des objectifs économiques en usant des voies diplomatiques. Il est ainsi de plus en plus fréquent que les chefs d’Etat des grandes puissances se déplacent entourés d’une garde rapprochée composée de patrons de grands groupes industriels désireux de signer des contrats de vente d’armements, d’avions de transport, etc. lorsqu’il ne s’agit pas de construire des centrales électriques, des voies de chemin de fer, des ports, des routes, etc. Il est par contre moins courant de voir des états intervenir pour promouvoir la vente de produits de consommation courante comme des téléphones portables fussent-ils aussi sophistiqués que le BlackBerry ! Faut-il voir alors dans l’opération organisée par l’Ambassade du Canada un coup de pouce donné à la firme Research in Motion (RIM) après que le quotidien français Le Monde ait publié dans son édition du 19 juin 2007 un article mentionnant le fait que le BlackBerry était désormais interdit à l’Elysée, à Matignon et dans les cabinets ministériels au motif qu’il présenterait des risques d’interception des données transmises ? Toujours est-il que les représentants de Tigo n’ont pas manqué d’insister sur le fait que l’utilisation de cet outil ne présentait aucun risque pour ses utilisateurs, les communications étant cryptées du début à la fin. De son côté RIM avait déjà répondu aux craintes françaises en indiquant que son système de cryptage utilisait une clé de type Advanced Encryption Standard (AES) de 256 bits soit « le chiffrement commercial le plus puissant disponible dans le monde ». S’il est évident qu’un tel niveau de sécurité est largement suffisant pour les particuliers voire les entreprises n’évoluant pas dans les secteurs stratégiques, il est évident que de tels systèmes ne peuvent pas être satisfaisants pour les états dans la mesure où ils doivent être obligatoirement homologués par les services de sécurité avant de pouvoir être commercialisés. D’ailleurs la cryptographie figure sur la liste des biens et technologies dits « à double usage » qui sont soumis au régime international de contrôle à l’exportation établi par l’accord de Wassenaar. Cet accord visant à contrôler l’exportation des procédés ayant à la fois des applications civiles et militaires a été signé par une trentaine de pays parmi lesquels le seul pays africains est l’Afrique du Sud. Au-delà de la question de la fiabilité du BlackBerry, le problème qui se pose à l’Afrique est celui de sa souveraineté technologique qui devrait pousser les états africains à unir leur effort en vue de promouvoir une science comme la cryptologie afin de ne plus dépendre de l’extérieur pour l’acquisition et l’utilisation de technologies critiques. A l’heure où l’on parle de créer un gouvernement africain, voilà le type de question concrète et essentielle qu’il devrait être capable de prendre en charge dans les plus brefs délais. En effet, à quoi bon vouloir positionner l’Afrique sur l’échiquier des relations internationales si par exemple ses responsables de premier plan sont incapables de communiquer entre eux dans le plus grand secret afin de coordonner leurs positions sur les sujets d’intérêt stratégique dont dépend l’avenir des hommes et des femmes qui vivent sur le Continent. C’est donc le moment et le lieu de rappeler qu’il ne saurait y avoir de souveraineté économique et politique de l’Afrique sans souveraineté technologique, la science et la technologie conditionnant plus que jamais le présent et le futur des ensembles politiques et des peuples qui les composent. (SOURCE : Osiris) Quand la Chine pénètre le marché africain des télécommunicationsLe 14 juin 2007, la Chine a placé en orbite un satellite de télécommunications de sa propre fabrication pour le compte du Nigeria. Le lancement de ce satellite géo-stationniaire couvre toute l'Afrique, une partie du Proche-Orient et le Sud de l'Europe. Cet événement s'inscrit dans le cadre de la pénétration chinoise en Afrique d'une manière générale et plus particulièrement dans les télécommunications, secteur dans lequel la Chine était jusque-là peu présente. Auparavant, elle n'avait livré des équipements, déployé des infrastructures de téléphonie mobile et fourni une assistance qu'à travers des prises de participation dans des opérateurs en voie de privatisation, voire en acquerrant des licences d'exploitation de réseaux cellulaires à travers des sociétés comme Bell Shanghaï, Huawei et ZTE. Avec cette opération, Pékin se positionne en Afrique comme une puissance capable de procéder au lancement commercial de satellites mais également comme un fabricant de satellites de télécommunications, deux secteurs qui étaient jusqu'alors la chasse gardée des pays occidentaux sur le continent africain. Loin d'être un événement isolé, le lancement de ce satellite s'inscrit dans une stratégie mûrie de pénétration du marché africain des télécommunications dont le premier jalon a été l'organisation en décembre 2004 du premier atelier ministériel Chine - Afrique pour les télécommunications qui avait réuni des représentants industriels chinois et des officiels africains venus d'Afrique du Sud, d'Algérie, d'Egypte, d'Ethiopie, de Mauritanie, du Niger, du Soudan, de Tanzanie, du Togo, de Tunisie et du Zimbabwe. Cette rencontre a servi de levier à de nombreux accords commerciaux entre des sociétés chinoises et des Etats africains comme le Bénin, le Congo, le Ghana, le Kenya, le Lesotho, la Mauritanie, le Niger, le Togo... Sur un autre plan, la mise en orbite du satellite nigérian place au premier plan la question du lancement du satellite régional panafricain de télécommunications RASCOM, régulièrement annoncé mais plusieurs fois reporté pour des raisons multiples et variées. Cette situation est préoccupante, car l'Afrique est la seule partie du monde à ne pas disposer d'un satellite régional de télécommunications avec toutes les conséquences qui en découlent en matière d'interconnexion entre les pays africains d'une part, entre les pays africains et les reste du monde d'autre part, tant sur les plans technique, économique et financier qu'en matière de souveraineté. C'est également le lieu de s'interroger sur la sincérité de l'adhésion des acteurs économiques africains aux objectifs d'intégration africaine dans le domaine crucial des infrastructures de télécommunications lorsqu'on voit le Nigeria, pourtant co-initiateur du NEPAD, faire cavalier seul alors qu'il existe depuis deux décennies un projet panafricain qui peine à se matérialiser. Les difficultés rencontrées dans la mise en place du consortium devant réaliser le câble sous-marin en fibre optique d'Afrique de l'Est (EASY) nous amènent également à nous poser le même type de questions. A l'heure où la Chine pénètre de plus en plus le marché africain des télécommunications, il est peut-être grand temps que les décideurs africains opèrent une révolution culturelle et entament, dans l'unité, une marche vers le développement régional pour faire de l'Afrique une puissance - rêvons un peu - géostratégique et géoéconomique capable de s'autogérer, voire de faire jeu égal avec les grandes puissances. (SOURCE : Les Dépêches de Brazaville)
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