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FRING, CE NOUVEAU SERVICE VOIP SERA-T-IL UN CAUCHEMAR POUR LES OPERATEURS PORTABLES ?La semaine dernière, un des premiers lecteurs de notre bulletin d’information nous a alerté de l’existence de « Fring ». Est-ce que c’est un oiseau ? Un avion ? Bien sûr que non ! Fring est un logiciel gratuit du même genre que Skype conçu spécialement pour les téléphones portables. Ce lecteur basé en Afrique du Sud utilise ce logiciel pour faire des appels tant privés que professionnels. Si le logiciel de Fring a du succès en particulier dans les pays africains disposant d’une bonne bande passante cela se traduira par une perte de revenue pour les opérateurs portables. Le logiciel offre un service voix et SMS au même prix que les opérateurs portables facturent pour les données et qui est moins cher que leur tarif actuel pour la voix. Russell Southwood analyse le challenge que ce service pose aux opérateurs portables en Afrique. Fring (www.fring.com) est une nouvelle société israélienne qui a développé un logiciel permettant de faire des appels sans coûts supplémentaires en utilisant la connexion UMTS, GPRS ou Wifi sur votre portable. Le logiciel est compatible avec votre compte Skype et vous permet d’appeler vos contacts Skype ou d’utiliser SkypeOut pour vos appels vers des fixes ou des portables. Il vous est possible d’utiliser le Chat via MSN Messenger ou Google Talk. Pour l’instant, le logiciel est seulement disponible sur des portables Nokia mais sous peu sera sans aucun doute disponible pour d’autres marques de portables. L’existence de logiciel pour les portables tel que Fring constitue un réel challenge pour les opérateurs portables. Il est déjà possible d’utiliser des logiciels IP comme Skype pour passer des appels sur des portables en utilisant le réseau pour les données. Selon la capacité du réseau données en question, la qualité d’un appel sera médiocre ou excellente. Les opérateurs portables africains sont vulnérables concernant les problèmes de qualité du réseau dans beaucoup de pays (en particulier pour les appels internationaux) et par conséquent des portables opérant des logiciels VoIP seraient attractifs. Comme les opérateurs portables assurent la transmission de la majorité du trafic voix et opèrent souvent dans un environnement ayant un faible niveau de concurrence, il n’est pas faux de les décrire comme les nouveaux « opérateurs historiques ». Face à la menace que représente la téléphonie sur IP, un certain nombre d’opérateurs ont adopté un comportement digne d’un opérateur historique c’est-à-dire la fermeture de tout ce qui peut nuire à leur chiffre d’affaires. En Afrique du Sud, MTN a déjà annoncé l’interdiction d’utiliser Skype et les contrevenants qui seront attrapés payeront le prix de la transmission de données au tarif voix. Cette position n’est ni logique ni substantivée. Les opérateurs portables européens tels que T-Mobile ont publiquement annoncé l’interdiction d’utiliser Skype sur leur réseau mais à la fin de 2006 la société a annoncé la fin de l’interdiction et la possibilité d’un accord avec Skype. Cette dernière a déjà annoncé un accord avec Hutchinson dans plusieurs pays tandis qu’elle s’engage à rendre son logiciel disponible sur les PC Pocket pour étendre son utilisation. Parmi les accords d’Hutchinson, il est bon de mentionner celui avec l’opérateur portable 3 au Royaume-Uni. Leur politique commerciale suggère une évolution de pensée quant à la possibilité de faire des appels VoIP à partir d’un portable : « Pourquoi devriez-vous payer par minute, par click, par mégabits ? Dans la réalité, vous achetez votre PC et vous vous abonnez à un service à haut débit et c’est tout. Notre principe est simple - les clients utilisant la série X payeront un prix fixe d’accès en supplément de leur abonnement et ensuite ce qui est gratuit sur l’internet sera aussi gratuit sur un portable à haut débit (sous condition d’un usage raisonnable et des coûts de roaming). » Un autre challenge sera constituer par les portables capable d’opérer en mode Wi-Fi. En octobre 2006, Cloud, l’opérateur de hot-spot a rapporté que 10% de son trafic venait du transit de la voix. Ce résultat fait suite à la conclusion d’accords avec des partenaires classiques mais aussi de nouveaux entrants tels que Net2phone, Vonage et Skype. Au Royaume-Uni, son offre de service Wi-Fi permet un usage illimité for 23.36 £ par mois et le réseau comprend 7,500 points d’accès à travers l’Europe. En même temps que la société se développe, elle assure aussi la commercialisation de son service avec les opérateurs portables existants. En 2006, elle a signé un accord de partenariat avec D2, l’opération de té1éphonie portable de Vodafone en Allemagne. Quel sera le comportement des opérateurs portables africains lorsqu’ils auront à faire face à la téléphonie IP sur portable. Rien n’est sur à présent, mais la majeure partie d’entre eux ne semblent pas encore pleinement réaliser les conséquences du challenge qui les attend.
L'ARPT ENCOURAGE OU BLOQUE LA CONCURRENCE EN ALGERIE ?Il est étrange que l'ARPT demande à un opérateur téléphonique d'augmenter les prix en l'accusant de «position dominante» alors que les tarifs sont définis par le marché et par le nombre d'abonnés dont dispose tout opérateur. L'autorité de régulation semble aller à contresens de la politique gouvernementale, de la loi du marché et des règles de la concurrence. Dans une résolution de son conseil, datée du 12 mars dernier, l'autorité publique ordonne à «l'opérateur OTA de retirer, sans délai, son offre tarifaire transmise à l'ARPT en date du 4 février 2007 relative à son produit Allo OTA». Le conseil de l'ARPT ajoute dans la dernière résolution que «la décision annule et remplace la décision du 6 février 2007 portant dispositions transitoires applicables aux tarifs du service de la téléphonie mobile au public de type GSM de l'opérateur Orascom Télécom Algérie». Le directeur général de l'ARPT a averti que «tous les opérateurs sont amenés à respecter les décisions prises par l'autorité. Il n'est pas inutile de rappeler que ses décisions son irréversibles et exécutoires. Au cas où un opérateur ne respecte pas la décision prise à son sujet, comme c'est le cas de Djezzy, il se verra rappeler à l'ordre par une mise en demeure. Dépassé le délai de 3 mois, l'opérateur risque de se voir retirer son autorisation pendant trois mois». La logique du marché est pourtant simple : plus on a de clients, moins est coûteux le produit qu'on vend. OTA est dans cette logique du marché puisque ses clients dépassent les dix millions d'abonnés. L'ARPT ne peut être plus soucieuse des intérêts d'OTA qu'OTA lui-même dans la mesure où il ne décide de baisser les prix de ses offres qu'après étude du marché et des retombées financières favorables et à l'opérateur et au client. On se demande alors pourquoi il y a trois licences de téléphonie mobile et pourquoi envisager le lancement d'une quatrième licence, s'il n'y a pas une réelle concurrence dont bénéficie le consommateur ? On se rappelle, à ce propos, l'arrivée de Wataniya sur le marché et la manière avec laquelle elle a bousculé les habitudes et imposé, à travers ses tarifs, une marche forcée ayant permis une réelle démocratisation et socialisation du téléphone mobile, faisant de l'Algérie un marché porteur de ce produit et faisant passer le nombre des utilisateurs en l'espace de quelques années, de trois millions et demi d'abonnés à plus de 20 millions, alors que l'Algérie était à la traîne des pays maghrébins en la matière. L'ARPT n'est-elle pas l'organe de contrôle des télécoms qui veille au respect des règles commerciales, de l'éthique, de la concurrence loyale ? N'est-ce pas son rôle de veiller à ce que les opérateurs de téléphonie mobile couvrent tout le territoire avec un service de qualité et à la portée de la majorité des citoyens ? (SOURCE : La Tribune) MAROC TELECOM S’ATTAQUE A LA BELGIQUEDans le cadre de la visite du Premier ministre de Belgique au Maroc, Belgacom et Maroc Telecom ont signé le 19 mars 2007 un accord en vue de lancer prochainement Mbisud, un nouvel opérateur dans l'univers belge de la téléphonie mobile Abdeslam Ahizoune, président du Directoire de Maroc Telecom, et Didier Bellens, Président directeur général de Belgacom, ont procédé à la signature d'un protocole de partenariat, en présence des Premiers ministres belge et marocain, Driss Jettou et Guy Verhofstadt, de nombreux ministres et des délégations des deux parties. Ce protocole définit les étapes précédant le lancement de Mobisud et les conditions dans lesquelles ce dernier pourra opérer en Belgique. Mobisud proposera une offre « sur mesure » pour rendre les communications plus accessibles et faciles pour toutes celles et ceux qui, vivant en Belgique, ont des liens affectifs, familiaux, professionnels, culturels ou économiques avec le Maroc. Il leur permettra de se rapprocher de leurs familles et de leurs amis, qu'ils se trouvent en Belgique ou au Maroc. Mobisud appartient à la catégorie des MVNO (Mobile virtual network operator) ; il s'appuiera sur le réseau radio d'excellente qualité de l'opérateur leader sur le marché de la téléphonie mobile en Belgique, Belgacom Mobile (Proximus) qui dispose de la meilleure offre. A cette occasion, Abdeslam Ahizoune s'est réjoui dece que « la création de Mobisud contribuera à renforcer les relations de coopération déjà étroites entre Belgacom et Maroc Telecom, opérateurs leaders des télécommunications dans leur pays respectif, et permettra d'offrir des services privilégiés, plus particulièrement aux membres de la Communauté marocaine en Belgique et à leurs familles au Maroc ». Mobisud est déjà présent en France depuis le premier décembre 2006 et au Maroc depuis le premier mars 2007. (SOURCE : Libération) TELEPHONE PORTABLE POUR LUTTER CONTRE LE SIDA, UNE HISTOIRE CONTREVERSEE AU RWANDALe Rwanda a lancé en février, dans la ferveur, un projet dénommé 'téléphone pour la santé' (Phone-for-health) visant l'utilisation d'un téléphone portable à des fins médicales, comme un outil de prévention du VIH/SIDA et de la prise en charge des conséquences de la pandémie. Mais un mois après, le gouvernement rwandais et ses partenaires dans la lutte contre le SIDA enregistrent des plaintes dénonçant de nombreuses difficultés auxquelles est toujours confronté ce projet associé à cette technologie de l'information et de la communication (TIC). Malgré l'assurance manifestée par des officiels rwandais pour la réussite de ce projet, les malades du SIDA affirment qu'ils n'ont rien constaté de nouveau dans l'accès aux médicaments. "C'est une technologie qui ne nous a rien apporté comme nouveauté dans la distribution équitable des médicaments qui nous sont destinés", dénonce Marianne Kankindi, une femme séropositive d'une trentaine d'années, originaire de Gicumbi, dans le nord du Rwanda. "C'est toujours la même situation qui prévaut, car on assiste toujours à une distribution arbitraire des anti-rétroviraux (ARV)". Mais les autorités affirment que l'objectif du projet "téléphone pour la santé" a été plutôt mis en place pour acheminer les informations directement au système informatique du ministère de la Santé, dans une base de données centralisée en temps réel. "Cette technologie permettra de faire des interventions rapides dans la distribution de médicaments et la diffusion de programme de sensibilisation pour les malades qui sont à risque", explique à IPS, Dr Anitha Asiimwe, directrice générale du Centre de recherche et de traitement sur le VIH SIDA (TRAC) au Rwanda. Néanmoins, Kankindi, qui est membre de l'association "Tuvuge Ibyayo" (Parlons-en, du VIH, en langue nationale kinyarwanda), regroupant des femmes infectées et affectées par le virus, dénonce un retard notoire dans la prise en charge des malades, malgré l'utilisation d'un nouvel outil technologique comme le téléphone portable. "C'est de la pure démagogie récurrente dans les discours politiques officiels. On s'attendait à ce que cette technologie apporte quelque chose de nouveau pour permettre à tous les malades infectés de bénéficier des ARV", déplore Kankindi dont l'association est une organisation non gouvernementale (ONG) basée à Gicumbi. Les ARV sont les seuls médicaments pouvant prolonger la vie des malades du SIDA. Toutefois, la Commission nationale de lutte contre le SIDA (CNLS) conteste ces allégations, affirmant plutôt que toutes les personnes infectées bénéficient aujourd'hui des médicaments ARV. Selon des statistiques officielles, environ 90 pour cent des malades du VIH/SIDA représentant un effectif de 270.000 personnes bénéficient des ARV. "Certes avec cette innovation technologique, il y a un espoir que le chiffre des bénéficiaires de ce traitement devra augmenter de manière significative dans un proche avenir", affirme Dr Asiimwe. Mais, avant de recevoir un traitement d'ARV, les malades sont obligés d'obtenir une autorisation signée par un comité de cinq personnes représentant divers groupes impliqués dans la lutte contre le SIDA, notamment les représentants du personnel paramédical, des ONG intervenant dans ce domaine, et des personnes vivant avec le VIH. Chaque comité opère dans une structure administrative locale dans les 143 districts sanitaires de ce pays des Grands Lacs. "C'est ce comité qui doit évaluer si telle personne ou une autre infectée se trouve réellement dans une situation de recevoir un traitement ARV, en tenant compte de la gravité de sa maladie", explique à IPS, Dr Agnès Binagwaho, la secrétaire exécutive de la CNLS. Le comité prend la décision après une série d'examens biologiques pouvant indiquer que l'état d'un malade nécessite un traitement aux ARV. Dans sa phase pilote, le projet 'Phone-for-health' a été financé conjointement par le gouvernement rwandais et ses partenaires (ONG, organismes multilatéraux) dans la lutte contre le SIDA, pour opérer dans 134 centres de santé pilotes partout dans le pays. Selon Dr Asiimwe, du TRAC, le projet veut intégrer la téléphonie mobile dans un nouveau plan de lutte contre le SIDA dans 10 pays africains. Soutenu par des fournisseurs de téléphonie mobile et le gouvernement américain à raison de 10 millions de dollars, le projet a comme autre ambition d'aider le continent africain à résoudre le problème des maladies infectieuses, dont le paludisme et la tuberculose. La décision de ce financement a été annoncée lors d'un salon sur les TIC, dénommé '3GSM', qui s'est déroulé à Barcelone, en Espagne, en février. Selon Dr Asiimwe, le projet basé aux Etats-Unis a été lancé au Rwanda et est coordonné par la compagnie américaine 'Voxiva', spécialisée dans ce genre de technologie. Après le Rwanda, le projet s'étendra à une dizaine d'autres pays africains. Etant donné que plus de 60 pour cent des Africains vivent dans une zone de couverture mobile et que ce chiffre devrait monter à 85 pour cent d'ici à 2010, les initiateurs du projet affirment qu'il y a une nécessité, pour le continent, de profiter de la pénétration croissante de la technologie mobile dans de nombreux pays d'Afrique. Dans nombre d'entre eux, le téléphone portable est désormais plus présent que les lignes conventionnelles traditionnelles. "La propagation phénoménale des réseaux de téléphonie mobile dans les pays en développement a créé une opportunité unique de changer significativement la manière dont les pays peuvent affronter les problèmes de santé", a indiqué, pour sa part, Howard Zucker, sous-directeur général de l'Organisation mondiale de la santé, lors de l'annonce du projet à l'inauguration du salon des TIC, à Barcelone. Abondant dans le même sens, Tom Philips, chargé des opérations au sein de la compagnie 'Voxiva', a affirmé également que le téléphone portable restait la seule technologie viable, comme solution au développement à long terme. Selon Philips, "des sommes d'argent, investies sous forme d'aide dans le financement des projets de lutte contre le SIDA en Afrique, ne seront jamais utiles tant qu'il n y aura pas l'utilisation des technologies de l'information et de la communication". "L'utilisation des téléphones portables dans le domaine sanitaire pourrait être l'un des facteurs de changement social, et cela permettra de briser certaines barrières qui bloquent l'épanouissement des entreprises locales", a-t-il ajouté. Le prix unitaire d'un appareil portable de type Motorola a été fixé 30 dollars, et la compagnie a déjà reçu une commande de 12 millions de portables qui seront distribués sur l'ensemble du continent africain, pour la campagne de lutte contre le SIDA d'ici à 2015. L'annonce a été faite au Rwanda par les partenaires de la compagnie 'Voxiva' dans ce pays. (SOURCE : Inter Press Service) DIFFEREND ENTRE SONATEL ET LES AGENTS A LA RETRAITELes avocats de la Sonatel, dans le différend qui oppose cette dernière à ses agents retraités, n'ont pas compris l'attitude de la Cour d'appel de Kaolack en totale contradiction par rapport à l'arrêt de la Cour de cassation. C'est sur la base de ce qu'ils appellent un 'harcèlement procédural' qu'ils comptent mettre la Sonatel hors de cause. Le contentieux relatif à l'indemnité de départ à la retraite qui oppose depuis 2000, la Sonatel et une centaine de ses agents à la retraite est loin de connaître son épilogue. Condamnée par le tribunal régional de Dakar à verser à la partie civile la somme de 779 millions 940 mille franc Cfa qui matérialisé l'indemnisation de départ à la retraite, la Sonatel a interjeté de nouveau appel. Ce qui étonne Me Abdou Gining, un de ses avocats qui, avec quelques-uns de ses confrères, faisait face, hier, à la presse. Pour cause Me Gning rappelle que la Cour de cassation qui est l'instance juridictionnelle suprême avait 'définitivement et irrévocablement clôturé cette question'. Et de renvoyer pour preuve à l'arrêt n° 35 du 07 du 7 janvier 2004 de ladite cour. 'Dans l'arrêt n° 35 du 07 janvier 2004, la Cour de cassation avait rejeté le pourvoi de Mamadou Cissé et cie relative à l'indemnité de départ à la retraite', a-t-il expliqué. Dans la même veine, Me Gning informe que la Sonatel avait aussi introduit un pourvoi en cassation contre la prime d'ancienneté et dommage et intérêt qui leur a été favorable après examen de la cour de cassation. Toutefois, l'avocat renseigne que les agents à la retraite de la Sonatel se sont pourvus en cassation contre les dispositions de cet arrêt n° 35 du 07 janvier 2004 de la cour de cassation. L'affaire sera renvoyée devant la Cour d'appel de Kaolack. Et ce renvoi s'explique selon Me Gning par le fait que 'la Cour de cassation après avoir cassé un arrêt, renvoi l'affaire devant une autre juridiction de fond parce que ne statuant pas sur des faits'. Seulement, de ce renvoi est intervenue une 'erreur technique', renseigne l'avocat. Car,'à Kaolack, les juges de la Cour d'appel estimant qu'ils devaient reprendre tout le litige ont encore reconduit une condamnation sur l'indemnité de départ, la prime d'ancienneté et de dommage et intérêt, déjà réglée par la Cour de cassation'. Et contre cet arrêt de la Cour d'appel de Kaolack, la Sonatel s'est de nouveau pourvue en cassation. Selon Me Gning, la Cour de cassation qui à donné, une nouvelle fois, raison à la Sonatel indique dans son arrêt du 07 février 2007 que 'la Cour d'appel de Kaolack a eu tort d'exhumer la question de l'indemnité de départ à la retraite qu'elle a définitivement clôturée'. Et citant toujours ledit arrêt, l'avocat de la Sonatel révèle que la Cour de cassation a souligné dans son texte qu'en 'octroyant une indemnité à la retraite, la Cour d'appel de Kaolack a dénaturé les dispositions de l'arrêt de la Cour de cassation du 7 janvier 2007...'. Et de l'avis de Me Gning, il a été fait fi dans la procédure de ces deux arrêts rendus par la Cour de cassation. Sur le délit d'opposition illégale de paiement d'un chèque à tiers dont on accuse la Sonatel, l'avocat indique 'qu'en assignant la Sonatel, en envoyant des huissiers, on a voulu la faire payer. Et c'est dans ce cadre qu'un de ses avocats a assigné les banques devant le juge. Et c'est cette assignation qu'on a qualifiée d'entente frauduleuse'. Selon lui, il s'agit là 'de harcèlement procédural'. (SOURCE : Wal Fadjri) 150.000 LIGNES TELEPHONIQUES EN CENTRAFRIQUELe nombre de lignes téléphoniques est passé de 60.000 à 150.000 en Centrafrique, alors que plus de 20 centres urbains sont raccordées au téléphone dans ce pays enclavé d’Afrique centrale qui compte quatre opérateurs du téléphone, dont trois de téléphonie mobile et un fixe. Un 5ème opérateur assure le transit international, tandis que la télédensité nationale en matière des télécommunications est de 2,5%, dont une télédensité fixe de 0,2% (9000 Abés dont pratiquement 4000 fonctionnent) et une télédensité mobile de 2,4%. 70% des lignes téléphoniques se trouvent à Bangui, la capitale, 14% dans les zones rurales et 19,17% dans les préfectures mais avec une portée moyenne limitée à 7 km. Six des 16 chefs-lieux de préfecture bénéficient d’un accès public à l’Internet grâce au projet d’appui au désenclavement numérique financé par le ministère français des affaires étrangères. La RCA compte 24 VSAT, 4 hubes, dont 1 par opérateur, 4 ASP, 12 ISP, 6000 internautes et 250 télécentres sans Internet. Sur 180 personnes maîtrisant les TIC, 18% sont des femmes, tandis que les 7 installateurs et maintenanciers du pays en TIC sont essentiellement basés à Bangui. La Centrafrique compte 4 journaux en ligne, 8 stations de radio FM et 2 stations de télévision, dont une nationale et une privée turbo satellite qui n’arrose que la capitale. ‘’L’objectif poursuivi est le développement des réseaux et moyens d’accès aux TIC, en vue d’assurer une couverture totale du territoire national’’, a déclaré, vendredi dernier à Bangui, le ministre centrafricain des postes et télécommunications, chargé des nouvelles technologies, M. Fidèle Gouandjika, à l’issue d’un atelier sous-régional. Pour l’heure, moins de dix localités sont desservies par la téléphonie mobile alors que quatre sont connectées au réseau Internet à un coût d’ailleurs très élevé. ‘’A Bangui, il faut débourser environ 60.000 F CFA pour un accès ADSL de 64 Kbps alors qu’à Dakar un accès ADSL de 128 Kbps coûte environ 35.000 F CFA’’, a fait observer M. Gouandjika. Il a indiqué qu’un projet de télécentre communautaire polyvalent était en gestation en Centrafrique pour doter les zones rurales de plus de 250 télécentres communautaires polyvalents à l’horizon 2009. L’objectif poursuivi étant, entre autres, d’offrir des services numériques aux populations rurales, augmenter leurs revenus et contribuer au développement de ces zones, augmenter le taux de couverture téléphonique, lutter contre les coupeurs de routes et sécuriser les transferts d’argent, a-t-il conclu. (SOURCE : APA) EN BREF:- L’autorité de régulation au Nigéria (Nigerian Communications Commission) a repoussé la date limite pour la réception des paiements pour les licences 3G. MTN, Celtel, Globacom et Alheri Engineering Limited ont 14 jours de plus pour réunir la somme totale de 135 millions de dollars US. - Le gouvernement d’Uganda a attribué une licence pour exploiter des services de communications à la société Al-Warid originaire de Dubai. Il s’agit de la seconde licence unifiée, la première ayant été donnée le mois dernier à la société HITS. - Au Malawi, le régulateur est entrain d’examiner cinq propositions pour l’attribution d’une troisième licence d’opérateur portable. Les sociétés qui ont déposé un dossier sont Econet Wireless, Malcom, Globally Advanced Integrated Networks, Megatel Communications et Millennium Global Telecom. - ICASA, l’autorité de régulation des télécoms en Afrique du Sud a alloué une bande de fréquence dans les 800 MHz à Neotel, le second opérateur de téléphonie fixe dans le pays.
DES "INVESTISSEMENTS LIMITES" A L'ORIGINE DE LA PANNE D'ADSL A MAURICE ?À la suite des deux pannes successives de la semaine dernière, des techniciens de Mauritius Telecom affirment que le réseau a été mal conçu et que rien n'est fait pour y remédier. L'un d'eux affirme que la compagnie ne semble pas vouloir faire les investissements nécessaires et qu'elle serait poussée en ce sens par France Télécom. Les abonnés utilisant le "dial up" n'ont, eux, pas eu de problèmes d'accès à Internet. "Une panne de cinq minutes est grave, inadmissible de la part d'un fournisseur d'accès à Internet (FAI). A l'étranger, on respecte une norme qui consiste à n'avoir qu'une minute de panne par mois au grand maximum. Alors, quand vous pensez à Mauritius Telecom et ses jours de panne, vous avez une idée de la confiance que nous inspirons aux étrangers que nous essayons d'attirer ici pour faire de ce pays une cyberîle." Ces propos sont ceux d'un opérateur business process outsourcing (BPO) qui commence à délocaliser une partie de ses activités vers Madagascar où il reçoit et transfère ses données à travers un very small aperture terminal (VSAT). La nouvelle de la panne, dit-il, a fait le tour du monde, laissant perplexes des compagnies intéressées à investir dans des entreprises informatiques - externalisation (BPO). Les opérateurs BPO ne sont pas les seuls à élever la voix en ce moment. Des techniciens de Mauritius Telecom commencent aussi à parler, sous le couvert de l'anonymat. Ces réactions font suite à deux pannes successives de connexion ADSL de Mauritius Telecom qui sont survenues la semaine dernière. La première panne a eu lieu samedi et n'a pu être réparée que lundi alors qu'une deuxième panne a surgi jeudi, privant la moitié du pays de l'ADSL. Celle-ci n'a pu être réparée que dans la nuit de samedi à dimanche. Et à l'heure qu'il est, rien ne dit qu'on est à l'abri d'autres pannes de ce type. Si le serveur ADSL flanche aussi facilement, on a des doutes sur les serveurs des lignes dédiées, ceux du dial up et ceux du Symmetry Digital Speed Lease Line, utilisé par les banques. "Personne n'est à l'abri d'une panne. Mais il faut investir pour que ces pannes ne durent pas des jours. Si elles durent aussi longtemps, c'est que Mauritius Telecom (MT) n'a pas et ne veut pas investir dans des équipements de redondance. France Télécom y est pour quelque chose, car ce partenaire de Mauritius Télécom ne veut pas entendre parler d'investissement, mais de gros profits et de gros dividendes", explique un technicien de Mauritius Telecom. Il explique que Mauritius Telecom utilise des serveurs de la marque RED Back, produits en Amérique. Cette marque a été choisie en dépit du fait que les serveurs CISCO seraient plus stables. "Un tel serveur coûte environ Rs 120 000. Or, pour assurer une continuité de service, Mauritius Telecom aurait dû investir dans d'autres serveurs pour pouvoir tout basculer quand un serveur déconne, mais il ne l'a pas fait", explique notre interlocuteur. Il ajoute que, selon ses renseignements, c'est France Télécom qui bloquerait l'achat de ces équipements, même si les profits de Mauritius Telecom dépassent les Rs 1 milliard. Pour appuyer ses dires, le technicien parle, par exemple, d'un serveur vétuste de la marque NEC qu'il fallait remplacer à Candos. France Télécom aurait, dit-il, mis son veto à ce changement et le serveur serait donc toujours utilisé. Des techniciens affirment, du reste, que tout le réseau ADSL du pays a été mal conçu et que rien n'est fait pour changer la situation. Plusieurs personnes qui se sont abonnées à l'ADSL ou à MyT ont rendu leur abonnement. Notre réseau de cuivre, aérien ou souterrain, est trop vieux. Il faut le remplacer. Et si remplacement il y a, il faudra utiliser les fibres optiques. Or, nous confie encore le technicien, "on est en train de défoncer la plupart des routes du pays pour le système du tout-à-l'égout, et personne à Mauritius Telecom n'a pensé qu'on pouvait en même temps demander la pose de câbles de fibre optique. Ces câbles ne coûtent pas plus cher que le cuivre; le plus cher c'est quand il vous faut fouiller pour les enterrer". Depuis jeudi, l'express a contacté le directeur général de MT, Sarat Lallah. Mais il n'a jamais retourné notre appel. Son responsable de communication, Georges Delphine, nous a déclaré qu'il était dans l'impossibilité de nous donner des renseignements sur France Télécom et les dividendes payés par MT à cette compagnie. Il n'a pas non plus été en mesure de nous donner des détails sr les caractéristiques des serveurs de MT et les raisons de la panne. La panne du serveur n° 1 de MT n'est pas encore entièrement réparée, malgré les assurances données hier par les techniciens de MT. Certains abonnés du Nord ont toujours des problèmes à se connecter. Cette panne avait également posé d'énormes problèmes aux hôtels. "Vous savez que nous avons un service ADSL dans chaque chambre ainsi que des bornes pour des connexions sans fil WIFI à l'ADSL à partir du restaurant et de la plage. Nous avons dû avoir recours à ce type de service en raison du nombre d'hommes d'affaires que nous recevons et en raison des nombreuses conférences que nous tenons. Or, depuis samedi c'est avec beaucoup de gêne que nous disons à ces clients que l'ADSL est en panne dans la région", explique le responsable du système informatique de l'hôtel Le Victoria, à Balaclava. Les responsables de plusieurs groupes d'hôtels indiquent d'ailleurs que de plus en plus, les touristes qui descendent dans les hôtels de plage arrivent avec leur caméra ou caméscope digital et un ordinateur portable. "A la suite des plaintes des clients, nous essayons de réinitialiser les numéros de port et les mots de passe. Dans certains cas, ça marche, dans d'autres ça marche quelques minutes, et il arrive même qu'on n'ait aucun résultat", confiait, hier, un technicien de Mauritius Telecom, "J'espère que ce problème ne se généralisera pas et que les autres serveurs ne seront pas affectés, sinon tout le pays sera dépourvu d'ADSL." Les responsables de Mauritius Telecom et de Telecom Plus font ressortir que ce n'est que l'ADSL, c'est-à-dire l'internet à haut débit, qui est affecté dans la région nord, dans une partie de Port-Louis, Coromandel et une partie de l'Est. En fait l'internet, c'est-à-dire le transfert de données (texte, voix, photo, vidéo, musique, chanson, etc.) sur une ligne téléphonique à partir d'un ordinateur s'est développé en plusieurs technologies aujourd'hui. Ceux qui utilisent le bon vieux système de dial up, ou qui ont des leased lines n'ont en ce moment aucun problème (voir hors texte). Il est conseillé aux abonnés d'ADSL qui n'arrivent pas à se connecter de réinitialiser leur ordinateur, leur modem et leur routers. Si cela ne marche toujours pas, téléphonez à Mauritius Telecom. Il y a une chance que l'ADSL soit rétabli pendant quelques heures. Le pays compte, selon le porte-parole de Mauritius Telecom, environ 20 000 abonnés ADSL, environ 3 500 compagnies utilisant des lignes dédiées et environ 60 000 abonnés qui utilisent le "dial up", soit en package avec Telecom Plus soit à travers des cartes prépayées vendues entre autres par la compagnie DCL. Celle-ci affûte ses armes pour se lancer dans un service ADSL qu'elle offre en ce moment uniquement à des compagnies. Le groupe indien Mahanagar Telephone, qui offre depuis l'année dernière le téléphone fixe sans fil et le téléphone mobile lance son service Internet. Il offre pour commencer un bas débit : 144 kbs, facturé à 29 sous la minute de 7 heures à minuit et de 25 sous entre minuit et 7 heures du matin. Le modem utilisé est en fait un téléphone qui permet de passer des appels à partir de n'importe quelle région du pays et de se connecter à l'internet n'importe où du moment qu'un ordinateur est disponible. Le téléphone en question était disponible en promotion à Rs 1 400 par mois depuis hier avec des frais de Rs 80 pour l'internet. Mahanagar est en fait la deuxième compagnie offrant un service Internet sans fil, la première s'étant lancée dans une telle entreprise étant Nomad. Peu de renseignements ont transpiré jusqu'ici sur la qualité du service Internet de Mahanagar. L'internet, ce n'est pas que l'ADSL. Même l'ADSL est offert en différentes versions : en 256 kb, 512 kb et 1 mg. La différence réside dans le prix, le 256 kb pour les foyers coûte environ Rs 900 et le 512 kb environ Rs 1 400. En sus du prix, c'est la rapidité qui entre en jeu en ce qui concerne le "surfing" et le téléchargement. Mais les compagnies qui travaillent avec l'étranger et qui ont besoin d'une connexion professionnelle sans risque de défaillance ont recours à une technologie, le Frame Relay Leases Line (ligne dédiée). Une connexion de ce type de 512 kb coûte Rs 60 000 mensuellement. Ce prix prohibitif a fait que plusieurs compagnies engagées dans le BPO ont opté pour la colocation des "leased lines" qui leur coûte Rs 30 000 par mois. La connexion reste très rapide et les "call centres" ainsi que les compagnies utilisant cette technologie n'ont pas été affectés par les pannes d'ADSL. Les banques utilisent une autre technologie, le Symmetry Digital Speed Lease Line, un circuit extra-protégé qui relie toutes les succursales des banques à travers le pays ainsi que les distributeurs automatiques de billets de banque. (SOURCE : L'Express) QUEL AVENIR POUR LES CYBERCAFES AU CAMEROUN ?Webtrainer, Fred Alain Enage, connaît la menace qui pèse sur les cybercafés. Le cybercafé est-il passé de mode ? A l'époque, il y avait un effet de mode. C'était un phénomène nouveau. Tout le monde voulait découvrir. Aujourd'hui, bien de ces gens ne sont plus intéressés. Pour un certain nombre, il s'agissait d'un outil de travail, les étudiants par exemple. Pour d'autres, surtout les jeunes, c'était un loisir. Les jeunes filles l'utilisaient pour trouver des compagnons. Un bon nombre a été désillusionné. Par ailleurs, bien des Camerounais, comme à notre habitude, se sont rués dans ce créneau parce qu'il était neuf. Moins de dix ans après, la ruée est finie. Les promoteurs ont-ils tort de continuer d'investir dans ce créneau ? Je pense que chacun devrait faire une étude avant de se lancer dans un projet de cyber. Le cybercafé à lui tout seul n'est pratiquement plus rentable. Dans chaque quartier il y en a, même si les charges obligent un bon nombre d'entre eux à fermer. Toujours est-il que les grands cyber, installés en ville, ne s'en sortent plus. Et pour qu'ils y arrivent, il leur faut absolument greffer une ou plusieurs activités à la principale. Certains, j'exagère à peine, ne reçoivent que cinq clients par jour. Et pourtant, les charges sont bien là qui attendent. Les cybercafés sont-ils aussi victimes de l'accès de plus en plus facile à Internet ? On remarque bien que l'accès au web est plus facile aujourd'hui. Cet accès ne se limite plus à avoir un téléphone fixe, le dial up, et à se rendre chez Camtel. Maintenant, l'on a Internet par ondes radio. On constate qu'il existe du matériel de plus en plus sophistiqué et l'accès est plus libre même s'il est plus coûteux. C'est dire qu'il faut appartenir à une classe sociale nantie pour avoir chez soi l'Internet haut débit et viable. D'ailleurs, aujourd'hui dans les grands cyber, l'on est obligé de prendre des V-Sat pour de meilleures connexions. Le V-Sat, c'est une sorte de parabole qui permet d'accéder à Internet depuis un satellite. Vous avez alors une connexion directe qui n'a pas besoin d'être transformée par qui que ce soit. Et les opérateurs de téléphonie mobile s'y sont mis aussi Ils sont également connectés sur Internet. Et lorsque l'on a un certain bouquet, l'on a accès à plusieurs services. Les cyber pourront disparaître si les Camerounais peuvent plus facilement accéder à Internet. Les opérateurs de téléphonie mobile nourrissent d'ailleurs cette ambition. Le jour où chacun pourra surfer à partir de son portable, je ne suis pas sûr que les cybercafés survivront. C'est la menace la plus sûre qui pèse sur eux. Qu'est-ce que vous irez faire dans un cybercafé si vous avez gratuitement accès à l'Internet à partir de votre téléphone portable ? Les cyber pourraient connaître le sort des cabines téléphoniques qui ont disparu avec le téléphone portable. (SOURCE : Cameroon Tribune) L'ARTISANAT TUNISIEN DANS LE WEB, POUR LES YEUX ET POUR LA POCHEUn, deux, trois clics et vous voilà dans la caverne d'Ali Baba. Plutôt dans ces belles galeries et vitrines de notre artisanat. Quoi de plus heureux, en effet, qu'un mariage réussi entre ce secteur et les technologies de l'information et de la communication (TIC). Une union féconde, puisque ces dernières permettent de multiplier à l'infini les chances d'une meilleure promotion et d'un meilleur écoulement des produits de l'artisanat qui sont, à la fois, des marchandises et des documents retraçant notre patrimoine culturel. A condition, bien sûr, que les produits des TIC utilisés à cette fin soient, eux aussi, d'une qualité irréprochable, technique et esthétique, et offrent toutes les garanties nécessaires de fiabilité, de délais et de sécurité. La toile mondiale est, inutile de le rappeler, la mieux placée parmi toutes les TIC pour jouer ce rôle. A condition, encore une fois, d'y occuper une visibilité sans failles. Plusieurs sites et portails peuvent prétendre, plus ou moins, participer à ce travail délicat qui consiste à donner une image précise de nos ressources artisanales et à offrir aux internautes de tous les pays du monde l'occasion de s'en procurer des copies grâce à l'achat à distance. Nous vous en proposons ici un échantillon tout en formulant un avis, assez prudent, pouvant être résumé ainsi : «Une certaine frilosité». Impossible de ne pas citer, dans ce cas là, le «Portail national de l'artisanat tunisien. Une vitrine complète du secteur avec son catalogue et l'annuaire interactif des artisans (www.artisanat.nat.tn). Avec aussi la liste des magasins recommandés, les show rooms, ainsi que des rubriques à caractère informatif et documentaire. Assuré par l'organisme public de référence qu'est l'Office national de l'artisanat, le portail, par ailleurs incontournable et très bien référencé sur le web, se limite donc à l'aspect promotionnel ce qui est déjà une lourde tâche. De conception claire et d'utilisation ergonomique, il se distingue par sa richesse iconographique, avec cette particularité toute louable de montrer les artisans en pleine action. Le portail accuse, cependant, une certaine carence, côté documentation, à propos des matériaux, des produits et des utilisations traditionnelles. Un savoir pourtant très utile pour mieux mettre en valeur la dimension culturelle du secteur et sa richesse historique et anthropologique. Conçu dès le départ comme galerie marchande, le souk des artisanes, réalisé par le ministère des Affaires de la femme, de la famille, de l'enfance et des personnes âgées, avec le concours du ministère des Technologies de la communication, a été inauguré, le 12 août 2005 par Mme Leïla Ben Ali, épouse du Chef de l'Etat (www.souk-artisane.org.tn). Regroupant quelque 70 artisanes exerçant dans les différentes régions du pays, le site assure la promotion et la vente en ligne d'articles de divers types (tapisserie, verrerie, décoration, broderie, etc.). Chaque artisane référencée possède ainsi sa vitrine (une page) avec ces coordonnées, les produits avec photos et les tarifs. Les achats sont regroupés dans un «couffin» virtuel et les commandes sont effectuées directement grâce à un clic. Très pratique, le site gagnerait à être mieux référencé. Avec un catalogue très varié et dense, et son référencement au top, www.didon.com, il se place en tête des sites commerciaux en ligne dans le secteur de l'artisanat tunisien. En plus d'une touche culturelle, concrétisée par des textes explicatifs, il se distingue par sa charte des conditions de vente, mais pèche, hélas par un design plat, une maquette mal aérée, et beaucoup de fautes d'orthographe. Citons aussi www.poterie-de-tunisie.com, le site pour la vente en ligne des articles cités dans le nom du domaine (plus de 250), avec sa conception sobre et non moins jolie, et aussi ses fautes d'orthographe. Nous clôturons l'échantillon par le site de Raken (www.raken.com) qui consacre l'une de ses rubriques à l'artisanat tunisien. Edité par une entreprise d'origine suisse ayant choisi la Tunisie pour développer ses activités de e-business, le site se distingue dans cette rubrique par son approche culturelle et didactique. (SOURCE : La Presse) LA PRESSE EN LIGNE S’ASSOCIE EN GUINEEDans le souci de s'organiser, les éditeurs et journalistes de la presse en ligne (site internet) se sont retrouvés en assemblée générale ce vendredi 23 mars 2007 pour la mise en place d'une structure dénommée Association Guinéenne de la Presse Electronique, en abrégé, AGUIPEL. La création de cette nouvelle organisation dans le monde de la presse en Guinée vise entre autres à donner une orientation commune aux sites d'informations en vue de leur reconnaissance morale et physique auprès des autorités guinéennes, de l'opinion nationale et internationale. C'est aussi pour regrouper les journalistes et éditeurs de la presse en ligne autour d'un objectif afin de défendre leurs intérêts. Ceci dans le respect strict des lois de la presse en vigueur en Guinée. Cette nouvelle organisation qui a pour ambition de sortir de l'état de semi clandestinité que connaît la presse online est un véritable creuset pour la collecte, le traitement et la diffusion de l'information sur la toile qui relie le monde. Au sortir de cette première réunion, les membres de l'AGUIPEL ont procédé à la mise en place d'un bureau provisoire composé de sept (7) membres. Ce bureau a pour rôle de rédiger les statuts et règlements intérieurs de l'association et de sa vulgarisation auprès d'un public large. Le bureau est composé comme suit: 1 - Président : Amadou Tham Camara 2 - Vice-président : Oumar Kateb Yacine Bah 3 - Secrétaire Général : Diarouga Baldé 4 - Secrétaire aux Relations Extérieures : Mamadou Ciré Savané 5 - Secrétaire à la Communication : Mamoudou Sanassa Camara 6 - Secrétaire à l'Organisation et à la Formation : Lansana Camara 7 - Trésorier : Kerfala Kourouma Les sites webs suivants étaient présents : Aminata.com ; Guineenews.org ; Radio-kankan.com ; Neoleadership guinee.com ; Barkere.net ; Ramatoulaye.com ; Guineeconakry.info ; Justinmoreljunior.net ; Africaguinee.com ; Lejourgn.com ; Kababachir.com ; Observateur-guinee.com ; Lediplomateguinee.info (SOURCE : Aminata.com) EN BREF :- L'Ambassade des Etats-Unis d'Amérique a introduit en Angola un nouveau système "online" de des interviews pour l'acquisition de visas d'entrée de citoyens non immigrés aux Etats-Unis. - Le Conseil national de la communication audiovisuelle (CNCA) en Côte d’Ivoire a lancé son site internet. Plus d’informations sur les activités de la CNCA sont dorénavant sont disponibles à www.lecnca.net. SVP n’oubliez pas de maintenir le site à jour. - Telkom en Afrique du Sud a commencé à tester un service internet à haut-débit basé sur la technologie WiMAX. Ces tests sont faits en collaboration MWEB et Internet Solutions, deux importants FAI de la place. - La Libye a signé un accord avec ICANN relatif à la gestion du nom de domaine .ly - Professeur Turner T. Isoun, ministre des sciences et technologies au Nigeria a annoncé que le lancement du satellite Nigcomsat est prévu pour le 14 mai 2007.
ENTRETIEN AVEC LE DR ADEL BOUHOULA, PRESIDENT DE L'ASSOCIATION TUNISIENNE DE SECURITE NUMERIQUEDr Adel Bouhoula, président de l'Association tunisienne de sécurité numérique et maître de conférences à SUP'COM, "Se défaire de la dépendance technologique vis-à-vis des grands constructeurs de solutions" Dr Adel Bouhoula est maître de conférences à SUP'COM, directeur fondateur de l'unité de recherche "Sécurité numérique" et président de l'Association tunisienne de la sécurité numérique (Atsn). Il est ingénieur en informatique, diplômé de la Faculté des sciences de Tunis, docteur habilité à diriger des recherches en informatique de l'Université Henri-Poincaré de Nancy. Ancien P.-d.g. de l'Irsit, ancien directeur des technologies de l'information et des réseaux à Tunisie Télécom et chargé de recherche à l'Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria) en France, Adel Bouhoula est bien placé pour nous parler de ce domaine si complexe qu'est la sécurité informatique. Dr Adel Bouhoula est maître de conférences à SUP'COM, directeur fondateur de l'unité de recherche "Sécurité numérique" et président de l'Association tunisienne de la sécurité numérique (Atsn). Il est ingénieur en informatique, diplômé de la Faculté des sciences de Tunis, docteur habilité à diriger des recherches en informatique de l'Université Henri-Poincaré de Nancy. Ancien P.-d.g. de l'Irsit, ancien directeur des technologies de l'information et des réseaux à Tunisie Télécom et chargé de recherche à l'Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria) en France, Adel Bouhoula est bien placé pour nous parler de ce domaine si complexe qu'est la sécurité informatique. Comment évaluez-vous l'importance de l'innovation technologique dans le domaine de la sécurité numérique ? Les encouragements et les incitations des autorités visant à développer l'innovation technologique ont pour objectif de se défaire de la dépendance technologique vis-à-vis des grands constructeurs de solutions qui, parfois, fournissent des produits inadaptés aux réalités de nos marchés et de nos besoins. Cette dépendance technologique peut leur conférer d'ailleurs une mainmise sur nos besoins en termes de livraison de telle ou telle technologie. Si l'on considère les produits de sécurité numérique existant sur le marché, il y a lieu de noter que, stratégiquement, ceux-ci ne peuvent être toujours fiables, compte tenu que ces logiciels sont de véritables boîtes noires. L'expérience vécue a démontré que certaines boîtes noires contiennent des programmes pouvant renseigner et transmettre des informations professionnelles et/ou privées à partir de nos PC. De plus, il y a lieu de souligner qu'une certaine dépendance technologique existe vis-à-vis d'éditeurs de logiciels de sécurité et, particulièrement, au niveau de leurs mises à jour. Cette mainmise octroie à ces éditeurs une position dominante de monopole technologique et aux pays les moins développés une position d'infériorité en les limitant dans un rôle de simple consommateur de technologies. Quel est l'apport et quels sont les domaines d'intervention de votre association ? Si possible, une brève évaluation de son bilan depuis sa création. La création de l'Association tunisienne de la sécurité numérique est devenue une nécessité et s'est inscrit dans le cadre des orientations présidentielles relatives au développement des associations permettant la vulgarisation de la culture numérique et l'innovation technologique et visant leur contribution à l'essor de la société de l'information. L'Association tunisienne de la sécurité numérique a organisé la première édition du colloque annuel sur "La sécurité numérique : tendances et défis ", le vendredi 11 novembre 2005 au pôle Elghazala des technologies de la communication, à l'Ariana, avec la participation d'un nombre important d'experts, chercheurs, administrateurs de systèmes et de réseaux, des chefs d'entreprises publiques et privées spécialisées, venant de Tunisie et de l'étranger. La deuxième édition du colloque annuel de l'Atsn a eu lieu le samedi 8 décembre 2006 à Kairouan, sur le thème : " Les réseaux mobiles et la sécurité numérique: les orientations et les défis ". Le président de l'association a été invité à donner plusieurs conférences dont, notamment, une conférence intitulée "E-gov Security : aspects and the tunisian experience " dans le cadre des événements parallèles du Sommet mondial sur la société de l'information le 15 novembre 2005 à Tunis. Un premier brevet européen intitulé "Méthode de cryptographie basée sur des k-cubes particuliers et utilisation de ces k-cubes en cryptographie "déposé par Pr Ahmed Friaâ et Dr Adel Bouhoula, a été publié au bulletin européen des brevets le 2 novembre 2005. Un brevet tunisien intitulé "Détection des anomalies sémantiques dans les règles de filtrage des firewalls" a été déposé le 27 mars 2007 par Dr Adel Bouhoula, Dr Zouheir Trabelsi et Mohamed Anis Benelbahri. Deux autres brevets sont en cours de finalisation : le premier, par Pr Ahmed Friaâ et Dr Adel Bouhoula sur l'utilisation des cubes magiques pour la génération des suites aléatoires et le deuxième, par Dr Adel Bouhoula et Kayssar Ben Hammadi sur le couplage cryptographie-stéganographie. Plusieurs prototypes de ces nouvelles idées ont été réalisés. Les premiers résultats expérimentaux ont mis en évidence l'originalité, la fiabilité et la robustesse des techniques proposées par rapport aux méthodes les plus utilisées au niveau mondial. D'ailleurs, je suis invité au Japon le 5 avril à l'Université de Tsukuba pour donner une conférence intitulée : " An Overview of Proof by Induction Techniques and Their Application in the Verification of Security Protocols " où je présenterai mes derniers travaux de recherches sur la validation des protocoles de sécurité qui sont particulièrement utilisés dans le secteur bancaire. En conclusion, la création de l'Atsn permet la mobilisation du plus grand nombre de compétences nationales dans ce domaine et facilite l'émergence d'un mouvement propice à l'innovation technologique. Nous avons, en effet, plusieurs objectifs dont, notamment, la contribution au développement de la recherche et de l'innovation scientifique et technologique dans le domaine de la sécurité numérique, la promotion des réalisations nationales et internationales dans le domaine de la sécurité numérique et la contribution à la diffusion de la culture numérique et à la sensibilisation, essentiellement auprès des jeunes, de l'importance de la sécurité numérique. Des tables rondes, des séminaires et des expositions seront, par ailleurs, organisés pour permettre la vulgarisation de ce thème stratégique pour la Tunisie. (SOURCE : La Presse) INFORMATISATION, ENTRE DISCOURS ET REALITE AU CAMEROUNMalgré les assurances données, l'informatisation des opérations électorales n'est pas un acquis au Cameroun. Ceux qui suivent de près la communication gouvernementale autour de l'informatisation du fichier électoral ont dû sourire à l'écoute du communiqué du ministre de l'Administration territoriale et de la décentralisation à propos de la découverte des électeurs fictifs sur les listes d'électeurs. Le communiqué du Minadt parle " d'erreurs de saisie " et " d'opérations provisoires " pour tempérer l'ampleur et la grossièreté des incongruités relevées par votre journal sur les listes électorales figurant sur le site de ce ministère. La reconnaissance par le Minadt de ces " erreurs de frappe " a de quoi surprendre. Le gouvernement travaille en effet sur l'informatisation du fichier électoral depuis 1992. Quinze ans de dur et patient labeur qui aboutissent à des " erreurs de saisie " au moment où le corps électoral aurait déjà dû être convoqué. Le 17 février dernier, dans les colonnes de Cameroon Tribune, Marafa Hamidou Yaya s'extasiait : " Le projet de l'informatisation des opérations électorales est mis en oeuvre sur haute instruction du président de la République édictée en 1992. Le projet a démarré en 1996 par la phase des études. Celles-ci ont pris fin en 2005 par la publication d'un schéma-directeur de l'informatisation des opérations électorales. La mise en oeuvre de ce schéma-directeur, censée démarrer en janvier 2006, a connu un retard dû aux questions de financement. Depuis août 2006, des moyens ont été mis à la disposition du Minatd pour le démarrage effectif du projet ". Rien ne saurait donc justifier les " erreurs de saisie " actuelles, vu que tout a été mis en oeuvre pour l'heureux aboutissement du projet. D'ailleurs, le Minadt allait plus loin dans son assurance : " ( ) Tout le matériel du projet a été commandé et livré. A cet effet, un marché a été passé avec l'entreprise Cfao-Technologies suite à un appel à consultations. Le matériel contenu dans le site national visité est le même que celui livré dans les sites provinciaux et les sites départementaux. Un logiciel de gestion des élections a également été acquis. Le personnel d'exécution du projet a été recruté, formé et mis en place. Les opérations de saisie ont commencé et se poursuivent normalement sur le terrain. J'ai prescrit un délai impératif aux autorités administratives pour la fin des opérations ". L'objectif de la campagne médiatique autour de l'informatisation du fichier électoral était de créer la confiance et le consensus populaire autour de la crédibilité du double scrutin municipal et législatif attendu. C'est raté. Depuis 2002, les élections législatives et municipales constituent un test grandeur nature pour les ministres en charge de l'Administration territoriale. Pour avoir été incapable d'organiser dans les délais les élections couplées du 23 juin 2002, Ferdinand Koungou Edima fut remercié Sans ménagement. S'achemine t-on vers le même cas de figure avec Marafa HAmidou Yaya? Rien n'est moins sûr. Mais la prompte réaction du Minadt, suite aux révélations faites par Le Messager à propos des incongruités des listes électorales provisoires, trahit un malaise réel au sein de ce département ministériel. Tout ce qui touche à l'informatisation du fichier électoral fait généralement frémir le Minadt. Le 7 juillet 2004, en réaction aux marches organisées par la Coalition pour la réconciliation et la reconstruction nationale (Crrn) pour revendiquer l'informatisation du fichier électoral, Marafa avait pris un communiqué. Dans lequel on pouvait lire : " le gouvernement, en collaboration avec des partenaires extérieurs, dont notamment les Nations unies, a élaboré un projet d'informatisation non seulement des listes, mais de l'ensemble des opérations électorales. Les négociations se poursuivent avec ces partenaires pour le financement de cet important projet dont le coût est de plus de neuf milliards de francs Cfa ". Trois années sont passées et plus de neuf milliards consommés, et toujours pas de fichier électoral fiable. Le fossé reste grand entre les assurances et les déclarations d'intention et les réalités sur le terrain. (SOURCE : Le Messager) MADAGASCAR A ENGAGE UNE ETUDE DE FAISABILITE POUR UNE TECHNOPOLEDans le cadre du partenariat public-privé, un consortium tunisien, composé de la Société centrale pour l'équipement du territoire (SCET Tunisie), un bureau d'études privé pluridisciplinaire de renommée internationale, 2 CW (conseil communication et web), un cabinet privé d'études et de conseil spécialisé dans les études stratégiques sectorielles et de faisabilité et le Pôle El Ghazala des technologies de la communication, a remporté un appel d'offres international pour la mise en place d'un technopôle à Madagascar. Le projet, qui est financé et suivi par la Banque mondiale, consiste à étudier la faisabilité technique, économique, environnementale et commerciale d'un technopôle à Antananarivo, à Madagascar, dans le cadre du projet de Pôles intégrés de croissance (PIC) rattaché directement à la présidence de la République de Madagascar. Ce projet, qui a démarré le 29 janvier 2007 pour une période de 4 à 6 mois, consiste en : - Etude de marché des TIC à Madagascar et du marché du technopôle - Etude du cadre institutionnel pour intégrer le pôle dans son environnement - Analyse des sites proposés - Proposition d'un PDD (plan directeur de développement) - Etude de la rentabilité du projet - Et la recommandation d'un schéma PPP pour la mise en place et la gestion du pôle. En dépit d'une concurrence rude de la part d'opérateurs internationaux de renom, la candidature du consortium tunisien a été acceptée par le gouvernement malgache et approuvée par la Banque mondiale. Le savoir-faire tunisien en matière de TIC, qu'il soit public ou privé, s'exporte bien. Les expériences, qui se multiplient, illustrent bien le degré de professionnalisme des compétences nationales et les opportunités à l'international. (SOURCE : La Presse) EN BREF :- «Jeunesse et culture numérique» tel est le thème du timbre-poste commémoratif émis tout dernièrement par la Poste tunisienne à l'occasion de la célébration de la fête de la Jeunesse. - La Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) va mettre en place un logiciel dénommé "Country Response Information Système" (CRIS) visant à coordonner les actions de lutte contre le sida en Afrique centrale.
OPPORTUNITE DE FINANCEMENTS EUROPEENS POUR LA RECHERCHE EN TIC EN AFRIQUE SUBSAHARIENNEContribuer au développement de la coopération scientifique et technique, et de la recherche, dans le domaine des technologies de l'information et de la communication entre l'Union Européenne et l'Afrique subsaharienne. Tel est l'objectif du projet Euroafrica-Ict mis en place dans le cadre du 7e programme cadre de recherche et développement (Framework programme 7) de la Commission européenne. A ce titre, un atelier d'information a été organisé par l'Institut Panos Afrique de l'Ouest, en partenariat avec Sigma Consultants/Orionis (France) et Meraka Institute (Afrique du Sud). Près de 10 milliards d'euros sont réservés aux innovations et à la recherche dans le domaine des Tic en Afrique Subsaharienne. Ce montant entre dans le cadre global du financement du projet Euroafrica-Ict qui se chiffre à 52 milliards d'euros. Ce projet, financé par l'Union européenne, permettra d'une part, d'accroître la participation des institutions et organisations africaines, actives ou intéressées par la recherche/développement afin qu'elles puissent mieux tirer profit des opportunités de financement offertes. D'autre part, le projet permettra de rédiger un document cadre pour renforcer la coopération entre l'Union européenne et l'Afrique en matière de Tic. Avec ce projet Euroafrica-Ict, une assistance sera ainsi fournie aux institutions européennes et africaines souhaitant soumettre conjointement des projets dans le cadre du Framework programme 7. La rencontre a réuni une soixantaine de participants, d'acteurs du secteur privé, du monde de la recherche et de la société civile, venant du Sénégal, de l'Afrique de l'Ouest et de l'Europe. Les acteurs africains sur le Fp 7 doivent être informés afin de mieux répondre aux appels à projet et de favoriser l'implication du continent dans ce programme. Ils devront également mieux comprendre les problématiques de la recherche scientifique et technique sur les tics en Afrique. Il s'agira, souligne Karine Valin de Sigma Consultants/Orionis (France), d'explorer les créneaux qui peuvent appliquer les technologies de l'information aux sciences sociales. Par exemple, dit-il, orienter la recherche vers les tics appliquées à l'éducation, à la gestion de l'environnement, à la santé. L'agriculture et le codage des langues surtout nationales constituent également des pistes de recherche que préconise ce Framework programme 7 de l'Union Européenne. Keth Lohento du projet Cipaco (Centre sur les politiques des tics pour l'Afrique centrale et de l'Ouest) a estimé que les Africains doivent s'impliquer davantage dans le cadre de la recherche et des innovations en matière de tic et non d'être une caisse d'application de technologies venues d'ailleurs. Par exemple dans le domaine du codage des langues nationales, une avancée significative a été notée avec la rencontre, au cours de cet atelier, de chercheurs travaillant sur la même problématique, note Keth Lohento. (SOURCE : Wal Fadjri) HUAWEI ETEND SES ACTIVITES A L’ILE MAURICELe géant chinois des télécommunications, Huawei, continue son expansion. Car à partir d'avril, elle va transférer d'Afrique du Sud à Maurice sa tender business unit qui va traiter toutes les questions d'appels d'offres pour la région d'Afrique sub-saharienne. Ce transfert intervient un an après que Maurice est devenue le centre régional de la compagnie pour ses opérations financières dans la région sub-saharienne d'Afrique. Au cours de ces trois dernières années les activités de Huawei Technologies Mauritius Co. Ltd (HTML) a continuellement élargi de gamme. En 2004, elle avait commencé avec l'introduction de services de vente et de marketing. Ensuite, en 2005, le département technique a vu le jour. Jim Zhang a été dépêché à Maurice depuis la semaine dernière pour mettre en place la quatrième phase de développement de HTML. Une dizaine de personnes, d'ingénieurs en télécommunications en particulier, et membres du personnel administratif seront recrutés pour apporter du soutien à ses systèmes. HTML emploie actuellement 122 personnes ; Mauriciens et Chinois confondus. "Nous cherchons à recruter pour des métiers très spécialisés et très pointus. Pour nous, le transfert de technologie dans le cadre de nos activités d'expansion est très important", dit Jim Zhang. "Si nous avons choisi de centraliser nos opérations du département d'appels d'offres à Maurice, c'est pour trois principales raisons. Il y a tout d'abord les facilités pour l'obtention des visas et des permis de travail dans le sillage du Business Facilitation Act voté l'année dernière. Il y a aussi le fait que les technologies des télécommunications sont très avancées à Maurice, sans compter que les Mauriciens sont très qualifiés et qu'ils sont bilingues", ajoute-t-il. Dans plusieurs business units de HTML, des Mauriciens occupent des postes importants au sein de cette compagnie, notamment dans les business units des finances, des ventes et du marketing. Dans les autres business units également, le département technique et la tender business unit, les Mauriciens seront appelés à prendre la succession des Chinois à la direction une fois qu'ils auront acquis la formation nécessaire. D'ailleurs la compagnie a déjà envoyé plusieurs employés mauriciens en Chine pour les besoins de formation. "Il y a plus d'un millier d'appels d'offres qui sortent chaque année dans la région d'Afrique sub-saharienne pour le développement du secteur des télécommunications, en particulier l'achat des équipements. Nous voulons que le personnel pour la tender business unit soit d'un niveau mondial pour pouvoir répondre adéquatement à ces appels d'offres, tant aux niveaux technique, commercial et administratif", souligne Jim Zhang. "Nous voulons nous assurer que les technologies que nous proposons puissent toujours satisfaire les exigences de nos clients, et qu'elles soient les plus efficientes possibles par rapport au coût (cost effective). La business tender unit sera le centre nerveux de nos opérations. Nous voulons nous assurer qu'à travers ces recrutements que Huawei maintient son leadership dans la région subsaharienne." La direction de HTML espère pouvoir compléter d'ici juin ses négociations avec ses partenaires locaux et les autorités concernées afin que puisse démarrer la construction de son siège dans la cybercité d'Ebène. Car avec ses projets d'extension, les espaces actuellement occupés dans la cybertour ne sont plus suffisants. (SOURCE : L'Express) MEDITEL ANNONCE DES RESULTATS POSITIFS POUR 2006L'amélioration des parts de marché se poursuit en dépit de la concurrence rude qui marquera ce secteur avec l'arrivée d'un troisième opérateur. Méditel annonce une amélioration de ses principaux indicateurs. Afin décembre 2006, cet opérateur téléphonique aurait réalisé un chiffre d'affaires de plus de 4,7 milliards de dh, soit une progression de 9% par rapport à la même période de l'année précédente. Lors d'une conférence de presse tenue, mercredi à Casablanca, Inigo Serrano, directeur général de cette entreprise a précisé:De plus en plus profitable, Méditel présente, à fin 2006, des ratios de rentabilité en constante progression". Et d'expliquer que le résultat d'exploitation avant amortissement, impôts et charges financières (EBITDA) a dépassé la barre de 2 milliards Dh enregistrant une progression de 18% comparativement à la même période de 2005 et affichant un taux de marge de 44%. Inigo Serrano a, par contre, annoncé que Méditel a enregistré des pertes cumulées de 3 milliards de dirhams, soit le sixième de la valeur totale de ses investissements depuis son arrivée sur le marché marocain. Il a été aussi signalé qu'avec un amortissement enregistrant un niveau similaire à 2005, le résultat d'exploitation s'est élevé à 880 millions de dh à fin 2006, en amélioration de 58% comparativement à l'année d'avant. Les responsables de cette compagnie estiment que "cette croissance de la profitabilité s'est adossée à une politique rigoureuse de maîtrise des coûts. En dépit d'une activité commerciale intense, les charges opérationnelles de Méditel n'ont connu qu'une légère augmentation de 1% en 2006. De même, les fondamentaux de cet opérateur ont été à l'origine d'un résultat net remarquable qui s'est élevé à 458 millions de dh, soit une progression importante. Méditel attribue ces résultats "au dynamisme commercial qui a pu, avec 150 différentes initiatives commerciales lancées en 2006, accroître son parc clients de 27% par rapport à 2005 et totaliser ainsi plus de 5 millions de clients", pour reproduire les termes d'un communiqué distribué à cette occasion. La même source a ajouté :"Essentiellement allouée au renforcement des réseaux mobile et fixe et à l'amélioration constante de la qualité de service, l'enveloppe réservée à l'investissement en 2006 a été de 1,5 milliard de dh représentant 32% du chiffre d'affaires et enregistrant une progression de 46% par rapport à 2005". En cumulé, l'investissement de Méditel a avoisiné près de 20 milliards de dirhams. Actuellement, cet investissement a permis à cet opérateur de densifier son réseau sur tout le territoire du Royaume. Avec plus de 2000 stations radio(BTS), Méditel dispose, en effet, d'un taux de couverture de 96,3%% de la population. Les statistiques communiquées indiquent que le parc clientèle de cette entreprise est passé de 515.000 en 2000 à plus de 5 millions de clients en 2006, soit une multiplication par cinq du nombre de clients d'une période à l'autre. S'agissant des perspectives en 2007, le Directeur général de Méditel a déclaré que son entreprise poursuivra l'amélioration des parts de marché en dépit de la concurrence rude qui marquera ce secteur avec l'arrivée d'un troisième opérateur. Pour réussir cette mission, Méditel va s'adapter pour attaquer les cibles non encore desservies mais aussi de développer des applications à forte valeur ajoutée. Les actions de développement du marché ne seront pas, cependant, faciles d'autant plus que les offres des uns et des autres se succèdent même si aucune réelle baisse des prix de la téléphonie n'est enregistrée au Maroc par rapport aux pays ayant un même niveau de développement économique. (SOURCE : Libération) LA BANQUE DE DEVELOPPEMENT DES ETATS D'AFRIQUE CENTRALE ACCORDE UN FINANCEMENT DE 2,5 MILLIARDS DE FCFA A TELECEL CENTRAFRIQUELe Président de la Banque de développement des Etats d'Afrique centrale (BDEAC), Anicet Georges Dologuelet, a signé le 28 mars à Brazzaville, une convention de financement de 2,5 milliards de Fcfa avec le directeur général de Telecel Centrafrique, Serge Pshimhis. L'accord de prêt vise à financer le programme du renforcement des capacités et l'extension de la couverture du réseau GSM de Telecel Centrafrique sur toute l'étendue du territoire. « Le montant accordé à Telecel Centrafrique s'inscrit dans le cadre de la politique opérationnelle dite Business plan 2005 - 2007 mise en œuvre ces dernières années par la BDEAC », a précisé le président de la BDEAC au terme de cette signature, sans en préciser les conditions de remboursement. Les investissements prévus pour ce financement permettront entre autre, d'accroître la capacité de trafic du cœur de réseau de Telecel à 200 000 abonnés ; d'étendre sa zone de couverture en province, par adjonction d'équipements tels que les BTS et les récepteurs GSM ; d'accroître la capacité de trafic des plates-formes de services. « Pour la seule année 2006, sur un montant de 23,03 milliards de Fcfa de nouveaux engagements pris par la Banque, 65 % des financements ont bénéficié aux investisseurs du secteur privé. Dans le même temps, 63 % de financement ont été consacrés aux infrastructures », a précisé Anicet Georges Dologuelet. Le prêt accordé à Telecel Centrafrique constitue, outre le protocole d'accord portant sur l'apurement des créances de la République centrafricaine (RCA) en juin 2005, la première intervention de la BDEAC en faveur de ce pays en l'espace de quinze ans. Telecel est une entreprise citoyenne dont l'existence remonte à plus d'une dizaine d'années. Leader de la téléphonie mobile en RCA, la société a développé un programme qui intègre à la fois ses intérêts personnels et ceux de la communauté. « Le gros des investissements qui sera fait grâce au concours de ce financement devra permettre de résorber nos plus grosses faiblesses, à savoir l'installation des lignes de provinces », a souligné Serge Pshimhis, voulant rassurer ses interlocuteurs sur la bonne utilisation de ces fonds. La BDEAC est l'institution de financement du développement des pays de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC), dont le siège est basé au Congo-Brazzaville. Elle a pour mission de participer au financement des projets d'intégration, des investissements nationaux ou multinationaux relevant de secteurs d'activités variés, tels que les infrastructures (énergie, télécommunications, ports, aéroports, routes), les industries et agro-industries, les mines, l'agriculture, l'élevage, la pêche, la forêt et le développement rural. La Banque participe également au financement des programmes industriels dans l'hôtellerie et dans les technologies de l'information et de la communication. (SOURCE : Les dépêches de Brazzaville)
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