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The countries below contain a historic archive of information on the state of the internet that is now three years old. For some countries, the information has remained largely the same whereas for others considerable change has occurred. However it can still be used to identify organisations involved in developing the internet and to understand the historic development of the Internet in Africa. For up-to-date (but "pay-for") information click here: There are special rates for students and universities.

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This IDRC-supported research study looks at how complaints by African consumers in the telecoms and Internet sectors are dealt with and what input consumer organisations are able to make into policy for these sectors. It is based on a survey of 30 African countries and includes detailed case studies of Kenya, Senegal and South Africa.

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This chapter from the ITU's Global Trends in Telecommunications Reform 2005 examines the market and regulatory implications of the shift to IP networks and outlines the different types of responses regulators are making to VoIP calling.

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Leslie Chan, Barbara Kirsop, Subbiah Arunachalam look at the use of Open Access archiving as a way of improving scientific capacity building.

If you have updates or interesting material to add, please send it to info@balancingact-africa.com

ALGERIA ANGOLA BENIN BOTSWANA BURKINA FASO BURUNDI CAMEROON CAPE VERDE CENTRAL AFRICAN REPUBLIC CHAD COMOROS CONGO COTE D'IVOIRE DEMOCRATIC REPUBLIC OF CONGO DJIBOUTI EGYPT EQUATORIAL GUINEA ERITREA ETHIOPIA GABON GAMBIA GHANA GUINEA GUINEA-BISSAU KENYA LESOTHO LIBERIA LIBYAN ARAB JAMAHIRIYA MADAGASCAR MALAWI MALI MAURITANIA MAURITIUS MOROCCO MOZAMBIQUE NAMIBIA NIGER NIGERIA REUNION RWANDA SAO TOME & PRINCIPE SENEGAL SEYCHELLES SIERRA LEONE SOMALIA SOUTH AFRICA SUDAN SWAZILAND TOGO TUNISIA UGANDA UNITED REP OF TANZANIA ZAMBIA ZIMBABWE

Edition en français No 35 mai 2006

L'EDITORIAL DU MOIS

ACTUALITES TELECOM

ACTUALITES INTERNET

ACTUALITES INFORMATIQUE

ISSUES ARRIERES

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L'EDITORIAL DU MOIS

INDEX

Deux des principaux pays de l’Afrique du Nord se positionnent en pionniers dans le processus de légalisation de la voix sur IP souligne un nouveau rapport.

Bien que le Moyen-Orient soit largement opposé a l’introduction de la voix sur IP, deux pays de l’Afrique du Nord – l’Algérie et l’Egypte – se sont engagés dans la voie de sa légalisation.  Ailleurs où la téléphonie sur IP est légale, son usage n’a pas engendré  le déploiement de nouveaux réseaux tandis qu’en Algérie, la voix sur IP a été un catalyste suscitant  de nouveaux investissements dans des réseaux sans fil explique un nouveau rapport publié ce mois par Balancing Act (http://www.balancingact-africa.com/publications.html).

Les cinq pays nord-africains analysés dans ce rapport  - l’Algérie, l’Egypte, la Libye, le Maroc et la Tunisie regroupent le plus grand marché internet sur le continent avec plus de 7 millions d’utilisateurs. Le Maroc, à lui seul, compte plus de 300,000 abonnés à l’ADSL et ce faisant constitue le plus important marché de connexion a haut débit  sur  le continent africain. Et c’est sans surprise que le Maroc offre aussi la connexion ADSL la moins chère sur le continent avec des prix commençant à 17 dollars US par mois une connexion illimitée à 128/64 kbps. Une section du rapport analyse l’usage grandissant de la voix sur IP dite « légale » et l’internet à haut débit poussera à l’adoption d’une nouvelle génération de réseaux IP.

Selon Russell Southwood, l’un des auteurs du rapport «  la combinaison de la voix sur IP et du haut débit est entrain de créer un nouveau modèle commercial. Cette nouvelle génération d’opérateurs travaille avec des réseaux hybrides avec une composante importante de transmission sans fil s’appuyant sur de nouvelles technologies tel que le WIMAX. Les nouveaux opérateurs (ainsi que les opérateurs existants qui sont entrain de s’adapter) présentent les caractéristiques suivantes : ils entrent sur le marché avec des prix compétitifs tout en offrant des appels gratuits entre leurs abonnés, leur service combine des appels de haute qualité avec une  connexion à haut débit à bas prix. »

L’impact sur les prix a été considérable. Algérie Télécom, l’opérateur historique facture un appel vers les Etats-Unis à 47DA (0.64USD) tandis que les opérateurs VoIP affichent des prix qui varient entre 15-30DA (0.20-0.41USD). Encore plus intéressant, au regard de l’importante diaspora algérienne en France, le prix d’un appel vers un fixe en France est de 34DA (0.46USD) avec Algérie Télécom et entre 15-25DA (0.18-0.34USD) avec les opérateurs VoIP. Des réductions de prix similaires sont offertes sur des appels vers des portables permettant de faire des économies tant sur les appels sortant que sur les appels entrants.  Une société algérienne distribue une cartes prépayée qui propose 60 minutes pour 950DA (13USD) et une autre compagnie offre encore plus de temps d’appel pour 1,000DA( 14USD).

La plupart des opérateurs proposent des cartes prépayées pour les destinations internationales tandis que les deux sociétés suivantes SLC et l’EEPA offrent aussi des services post-payés combinant la voix et la transmission de données.

Le lancement par le régulateur égyptien, NTRA, d’un appel d’offre pour deux passerelles internationales VoIP était escompté pour la fin mars 2005. Il prévoit de réserver une série de numéros spéciaux pour ces nouveaux services. Jusqu’à récemment le régulateur égyptien a seulement légalisé la voix sur IP pour son usage de PC à PC et pour les réseaux privés virtuels (virtual private network – VPN) et cette avancée constitue un grand pas en avant.

A l’heure actuelle la NTRA filtre les transmissions de données pour essayer d’attraper ce marché « gris » tout en reconnaissant que la tache est dure et pas nécessaire et qu’il vaudrait mieux régulariser la voix sur IP. Il est inévitable qu’avec la téléphonie IP internationale à bas prix – toutefois le régulateur n’a pas précisé dans combien de temps – il va y avoir un rééquilibrage des tarifs locaux qui sont à présent très bas.

Le marché « gris » de la téléphonie sur IP représente 100 millions de pounds égyptiens (17.5USD millions) et cela malgré des lois sévères interdisant l’utilisation de la voix sur IP dite « illégale » et qualifiant cette activité de criminelle.

L’agence nationale de régulation des télécommunications du Maroc, l’ANRT, envisage comme son homologue en Egypte une approche mesurée dans le processus de légalisation de la voix sur IP.  Malgré les possibilités légales d’utilisation dont disposent les trois opérateurs marocains aucun d’eux n’a jusqu’à présent lancé un service de téléphonie sur IP à moindre coût.

ACTUALITES TELECOM

INDEX

Téléphonie portable, Un troisième opérateur sur le réseau au cameroun

La concurrence dans le secteur de la téléphonie mobile est relancée au Cameroun, avec l'entrée en scène d'un troisième opérateur, à côté d'Orange Cameroun et de MTN Cameroon. Il s'agit de la société anonyme à capital public dénommée Cameroon Mobile Telecommunications S.A. (C.M.T.S.A.), qui est une filiale de CAMTEL. Son siège social est à Yaoundé. L'acte de naissance de cette entreprise au capital social de 600 millions de F CFA a été signé hier à Yaoundé au cours d'une assemblée générale constitutive tenue au siège de CAMTEL. Tous les souscripteurs et attributaires d'actions d'apport de la société C.M.T. S.A. étaient alors convoqués en assemblée générale constitutive à l'effet de délibérer sur un ordre du jour dense : vérification de la sincérité de la déclaration notariée de souscription et de versement ; approbation des apports en nature consentis à la société ; nomination des premiers administrateurs ; nomination des commissaires aux comptes ; approbation des statuts et de la constatation de la constitution définitive de la société ; divers.

A la fin des travaux qui se sont déroulés à huis clos, le directeur général de CAMTEL, David Nkoto Emane, la voix émue, a déclaré à la presse " très rapidement, nous allons mettre en exploitation la troisième licence du mobile. L'exploitation de cette troisième licence du mobile est attendue par tous les Camerounais. Je tiens à remercier le gouvernement de nous avoir donné l'opportunité de mettre en oeuvre ce produit qui est attendu par tout le monde. Après le CT Phone, il y a maintenant le téléphone mobile. Nous allons permettre aux Camerounais de s'arrimer une fois pour toute aux nouvelles technologies de l'information et de la communication, grâce à la téléphonie mobile et à la téléphonie fixe ". En ce qui concerne le mobile, il a révélé que l'entreprise compte passer à la troisième génération. " Nous irons plus loin avec des services beaucoup plus performants ", a-t-il souligné.

Le patron de CAMTEL a ajouté que beaucoup de personnes ne savent pas ce que cette société, " opérateur historique ", est capable de faire. En dehors de la téléphonie fixe et de l'Internet, a-t-il indiqué, il y aura d'autres produits, notamment la télévision par le câble qui est très attendue.

Bon à savoir, la Société nationale d'investissement (SNI) est partie prenante au projet, puisqu'elle détient 10% du capital de la C.M.T. S.A. Le directeur général de la SNI, Mme Yaou Aïssatou, a d'ailleurs participé à l'assemblée générale constitutive. " Vous savez que les nouvelles technologies de l'information constituent un domaine important, aussi bien au niveau du développement du Cameroun, qu'au niveau des investisseurs qui sont à la recherche des secteurs porteurs. Donc, la SNI devait absolument intégrer ce secteur. Nous sommes très heureux de nous associer à CAMTEL aujourd'hui. CAMTEL est une société de référence en matière de télécommunications et la SNI a vocation d'investir. Je pense que c'est un bon mariage que nous avons scellé ", a-t-elle déclaré hier, à la suite du directeur général de CAMTEL. En outre, elle a fait savoir que " la contribution de la SNI ne se limite pas au capital social. Elle peut être aussi vue sur le plan technique, en matière de gestion fin ancière, puisque nous avons l'habitude de créer et de gérer des sociétés. La SNI a 10% du capital, et CAMTEL le reste. Mais, il n'est pas exclu que la SNI intervienne le moment venu quand il faut mobiliser d'autres financements ".

Avec la nouvelle donne dans le secteur de la téléphonie mobile, la concurrence désormais entre trois opérateurs repart de plus belle. C.M.T. S.A devra faire preuve de professionnalisme pour gagner des parts de marché. D'après les perspectives d'évolution des activités économiques au cours du deuxième trimestre 2006 (direction nationale de la BEAC), le cap de 2 600 000 abonnés devrait être dépassé cette année par MTN Cameroon et Orange Cameroun. C'est dire que le marché camerounais offre encore d'énormes possibilités de croissance.

(source : Cameroon Tribune)

L'Afrique a plus besoin de services adaptés que de la 3G

Les opérateurs de téléphonie mobile devraient s'attacher à lancer en Afrique des services adaptés aux besoins locaux plutôt que d'espérer développer des technologies et des services de dernière génération sur le continent le plus pauvre de la planète, estiment les analystes autant que certains patrons.

L'utilisation du téléphone portable a explosé en Afrique, mais les services de données, dont les messages textes SMS, ne représentent que 6% du chiffre d'affaires des opérateurs.

Les poids lourds sud-africains Vodacom, détenu conjointement par Telkom et Vodafone, et MTN ont en revanche déjà lancé des services de troisième génération (3G) et prévoient de les proposer en Tanzanie et au Nigeria.

Ailleurs, les opérateurs se sont essentiellement intéressés à la technologie EDGE, plus lente mais moins onéreuse quand il s'agit de permettre d'accéder à internet à partir d'un mobile.

Le potentiel de l'internet mobile est important sur un continent aux infrastructures de téléphonie fixe erratiques.

Mais des experts réunis à Nairobi, au Kenya, à l'occasion d'une conférence sur la téléphonie mobile, ont déclaré que les opérateurs africains auraient plus à gagner à développer l'utilisation du SMS ou de services tout simples en phase avec les besoins des Africains plutôt qu'à gaspiller des millions de dollars dans la construction de nouveaux réseaux télécoms.

"Nous avons tendance à rechercher le glamour, les choses qui brillent, et négliger les produits plus simples", a déclaré Norman Moyo, directeur marketing de Celtel Zambia.

"La 3G n'est pas un mauvais produit mais c'est juste que l'Afrique n'est pas prête."

Norman Moyo a expliqué que sa société avait rencontré un vif succès avec son service SMS intitulé Me2You ("De moi vers toi"), qui permet à un client de transférer du temps de communication, ou unités, à une autre personne.

La moitié des clients de Celtel Zambia, qui appartient au koweïtien MTC, ont aujourd'hui recours à ce service qui gonfle les revenus de l'opérateur. Me2You est tellement populaire que de nombreux abonnés utilisent même leurs unités comme monnaie lorsqu'ils doivent régler de petits montants, comme une brique de lait, et qu'ils n'ont pas assez en poche.

"A moins de trouver des services vraiment utiles qui changent la vie des gens, je ne suis pas sûr qu'ils utiliseront des services de données", estime Thecla Mbongue, analyste pour l'institut de recherche Informa Telecoms and Media.

Pour les opérateurs, un service qui permettrait d'envoyer gratuitement un message texte du type "appelle-moi s'il te plaît" serait plus intéressant que des technologies semblables aux terminaux de messagerie électronique de type BlackBerry qu'affectionnent les Occidentaux.

L'opérateur zimbabwéen NetOne a déclaré que son chargeur de téléphone équipé d'un mécanisme à remonter s'était vendu comme des petits pains dans un pays où les coupures de courant sont fréquentes.

Un groupe de petits investisseurs de Soweto, en Afrique du Sud, a expliqué à Reuters que leur service qui a le mieux fonctionné ce mois-ci est le SMS vocal.

Les utilisateurs peuvent enregistrer un petit message vocal qui est ensuite envoyé sous forme de texte, un outil utile quand on sait que le niveau d'alphabétisation en Afrique est inférieur à la moyenne mondiale.

Les analystes ajoutent que les opérateurs devraient stimuler le recours du SMS en en baissant le prix, parce que plus leurs clients utiliseront les messages textes plus ils seront susceptibles de se laisser tenter par les fonctions d'accès à internet d'un téléphone 3G.

"Le SMS est la porte d'entrée pour les services de données", estime Richard Hurst, analyste pour le groupe de recherche sud-africain BMI TechnKnowledge.

"Une fois que les gens utilisent le SMS, ils sont prêts à se mettre au message multimédia, ils ne sont alors qu'à un doigt d'utiliser internet."

(SOURCE : Liberation)

L’IVOIRIEN Demba Traoré EXPLIQUE que "Le monopole existe toujours dans les télécoms"

Senior Web Architect à I2S2, un fournisseur d'accès internet qui a été l'un des premiers à développer les liaisons sans fil, Demba Traoré est un observateur averti des mutations qui s'opèrent dans le secteur des télécoms aussi bien en Côte d'Ivoire qu'aux USA où il a sa résidence principale. De passage à Abidjan, il a bien voulu accepter d'évaluer, pour Notre Voie, le processus de libéralisation des télécoms engagé dans notre pays depuis décembre 2004.

Des années après, vous n'êtes pas, dit-on, satisfait du vent de libéralisation qui a soufflé sur le secteur des télécoms ?

C'est vrai, parce que j'estime que beaucoup d'autres "verrous" auraient dû sauter mais qui, malheureusement, sont encore en place. Pour comprendre la position qui est la mienne, il faut partir de l'historique-même de ce que d'aucuns qualifient de libéralisation des télécoms Ce que l'Ivoirien doit savoir, et qui est fondamental, c'est que nous sommes simplement passés d'un monopole juridique d'un opérateur unique sur le secteur à une libéralisation théorique. Et rien d'autre.

Il y a bel et bien un monopole de fait. Le monopole existe toujours sur le plan technologique. Vous me direz sans doute que c'est paradoxal, vu le grand nombre d'opérateurs et la convergence de technologies que l'on note chez tous, surtout en matière d'internet, mais c'est la triste réalité. De quoi s'agit-il ? De 1960 à 2004, à la fin supposée du monopole, l'Etat a beaucoup investi dans les infrastructures de base en téléphonie et, aujourd'hui, toutes ces infrastructures appartiennent à un seul opérateur, Côte d'Ivoire Télécoms (CIT). Cela signifie donc que tous les autres opérateurs sont handicapés dès le départ, parce que c'est comme si on leur demandait de refaire le même réseau que CIT a en 2 ou 3 ans pour résister dans un cadre concurrentiel. Ce qui est impossible

Qu'est-ce que l'Etat aurait dû faire et qu'il n'a pas fait ?

La solution aurait été que l'Etat de Côte d'Ivoire oblige CIT à mettre les infrastructures à la disposition de tous les autres opérateurs, moyennant paiement bien sûr. Nous n'inventons rien, cela se fait ailleurs dans les pays avec beaucoup plus d'expérience en régulation que notre pays et ça réussit.

L'interconnexion existe et cette possibilité d'appeler de son réseau un correspondant d'un autre réseau, c'est CIT qui l'offre

CIT n'offre pas l'interconnexion. L'interconnexion est multipartite et si les termes ne sont pas définis avec en tête l'intérêt du consommateur, cela peut justement favoriser les premiers opérateurs par rapport aux nouveaux venus. Pire une oligarchie peut en résulter. Et je pense que nous sommes bel et bien dans un cas d'oligarchie en Côte d'Ivoire avec le couple CIT - Orange et dans une moindre mesure la paire MTN-Orange. Pour revenir à votre question, je dirai que CIT n'a pas le choix. Non seulement la réglementation sur le plan international impose l'interconnexion, mais cet opérateur en a lui-même bénéficié et continue d'en bénéficier. Sans quoi il n'aurait pas été un réseau de téléphonie Il y a aussi, il ne faut pas l'oublier, qu'il en tire profit sur le plan business, en ce sens qu'il y a des paiements qui s'effectuent entre opérateurs après balance

Soit où se situe donc le problème ?

A plusieurs niveaux. Le premier et le plus important à nos yeux, c'est la portabilité de numéros de téléphone. C'est-à-dire qu'un client doit pouvoir changer d'opérateur fixe tout comme d'opérateur cellulaire tout en conservant son numéro de téléphone dans un rayon géographique raisonnable. Ce problème est tellement important que cela nous fait dire qu'un opérateur comme AROBASE a mal négocié son installation aux côtés de CIT En téléphonie, si l'on veut être réellement dans un système concurrentiel, l'abonné doit avoir la possibilité de garder son même numéro de téléphone en changeant d'opérateur. C'est-à-dire que si j'ai un numéro fixe chez CIT et que je veux aller chez AROBASE, j'ai le droit de le faire en gardant mon même numéro de téléphone. Parce que m'obliger à changer de numéro, comme c'est le cas actuellement, c'est me causer un préjudice. Pourquoi devrais-je perdre un numéro sur lequel j'ai communiqué pendant 10 ans et qui est celui que tous mes partenaires co nnaissent ? Non c'est un investissement très important

Mais, n'oublions pas que la ligne appartient à CIT ?

La ligne d'accord, mais pas le numéro. Les numéros n'appartiennent pas à CIT, mais à l'Etat qui les attribue à travers l'ATCI (Agence des Télécommunications de Côte d'Ivoire - NDLR). Et puis, s'agissant des lignes, il ne faut pas oublier que CIT a bénéficié d'un monopole du bien public, c'est-à-dire d'un investissement fait avec l'argent du contribuable ! C'est important, parce que le problème ne se poserait pas s'il n'y avait pas eu ce monopole et les investissements sur fonds publics et que tous les opérateurs étaient appelés à exercer en démarrant leurs activités au même niveau, sur fonds propres

Cette portabilité s'applique aussi aux réseaux mobiles ?

Absolument. Il y a quand même les plate- formes qui sont différentes

Ce n'est qu'un problème de programmation. Ce ne sont quand même pas les ordinateurs qui vont nous dire ce que nous devons faire !

Soyons précis. Est-ce possible techniquement ? Un numéro qui commence par 06, donc identifié comme un numéro MTN, peut-il fonctionner chez Orange ?

Bien sûr. Cela se fait ailleurs, comme aux Etats-Unis par exemple .

Et nous avons cette technologie ici en Côte d'Ivoire ?

Nous l'avons. Pour mettre en place la portabilité, une simple base de données accessible par tous les opérateurs concernés résoudrait plus de 80% du problème et ferait déjà l'affaire. En matière de technologie, c'est en l'honneur du pays, il faut savoir qu'en dehors de quelques fonctionnalités de plus que les autres ont peut-être comme avance sur nous, nous ne sommes pas du tout en retard.

Revenons à la portabilité. C'est le seul élément qui vous fait dire qu'il y a un monopole technologique ?

Non. Dans ce monopole qui subsiste, il y a aussi le problème de l'internet qui permet à tout le monde de sortir vers l'international et qui est donc une porte importante de sortie, et que l'on pourrait qualifier de port d'Abidjan des télécoms. Cette porte est contrôlée par CIT. Accepteriez-vous qu'une structure privée contrôle totalement le Port autonome d'Abidjan ? C'est le SAT3 (South African Telecommunications 3), le réseau de câbles sous-marins, qui désenclave la Côte d'Ivoire sur le plan numérique. Il part des Indes et s'arrête au Portugal en suivant l'ancienne route du poivre découverte par Vasco de Gama, avec onze points de chute en Afrique. C'est un consortium, et la participation de CIT lui a, dit-on, coûté 10,5 milliards FCFA. L'Etat aurait dû faire cet investissement et en confier la gestion à une structure neutre vis-à-vis des autres opérateurs télécoms, cela nous éviterait les diktats actuels de CIT

Où se situe le problème ?

L'investissement pour le SAT3 a été fait par CIT et, apparemment, la possibilité est donnée à tous les opérateurs de l'exploiter. C'est vrai, mais il faut savoir qu'au terme de la convention avec le consortium, CIT ne peut même pas en refuser l'accès aux autres. Le problème, c'est que CIT le fait selon ses propres termes. Sans oublier qu'il a la possibilité de nuire aux autres opérateurs si ceux-ci se posent en concurrents sérieux

Un peu comme dans le cas de AFRIPA qui a eu plein de démêlés avec CIT ?

Plus ou moins. Revenons à l'accessibilité au SAT3. Où se trouve véritablement le problème ? Le premier problème, c'est que le coût est déterminé de façon unilatérale par CIT qui fait donc la loi parmi les ISP (Internet Service Provider) ou FAI, les fournisseurs d'accès internet, qui pratiquement passent tous par le SAT3, y compris AROBASE.

On pourrait dire que c'est de bonne guerre, puisque CIT a payé

Oui, je dirais même que la faute ne lui incombe pas totalement. Parce que l'Etat aurait dû prendre les choses en main en permettant un accès équilibré à tous au SAT3 dans le cadre de la libéralisation Prenons, par exemple, la politique des prix pratiqués par CIT. Le mégabit est vendu trop cher aux ISP. Il coûte 3 millions FCFA hors taxe par mois. Pour avoir une idée, il faut savoir qu'un mégabit donne 16 fois 64 kilobits, donc si vous, en tant que client, vous souhaitez avoir un débit minimum de 64 kbps garanti, votre fournisseur d'accès l'achetant à 3 000 000 FCFA HT divisé par 16, soit à 187 687 FCFA HT, à combien peut-il vous le revendre en tenant compte de ses charges fixes, de ses investissements et de sa marge bénéficiaire ?

Or ni 64 kbps, ni même 128 kbps, même garantis ou dédiés, ne sauraient être considérés comme le haut débit, encore moins partagés par plusieurs postes en entreprise ou dans les cyabercafés. Mais hélas ! c'est ce à quoi nous assistons. Et donc le World Wide Web se transforme chez nous en World Wide Wait.

On fait une requête pour une page, on attend indéfiniment l'ordinateur, alors que c'est l'ordinateur qui doit nous attendre. On se retrouve au service de l'ordinateur, alors qu'il doit être à notre service. Avez-vous idée des conséquences que cela peut avoir sur la productivité des employés des entreprises qui dépendent du net ? Si vous êtes une banque qui suit la Bourse, vous, avec une telle connexion, vous êtes forcément en différé et non à temps réel sur Wall Street. Chez nous ici, on a redéfini le haut débit à la baisse. Ailleurs, et pas forcément dans les pays développés, c'est à partir de 2 mégabits, voire 20 mégabits, qu'on parle de haut débit Sans oublier qu'ici, les 128 kilobits ou les 2 mbps, que l'on prétend faire avec le fameux ADSL, relèvent de l'arnaque

C'est simple à comprendre. L'opérateur dit : vous avez 128 kilobits. Mais, ce n'est vrai que si vous êtes seul à être connecté dans le même instant. Ce qui est aléatoire ici, parce que les mêmes 128 kilobits, il les vend à d'autres clients en jouant sur la probabilité que les différents clients n'éprouveront pas le besoin de se connecter dans le même temps.

C'est certes admis, même dans les pays développés, mais il y a un quotient à ne pas dépasser. 1 pour 8 est généralement accepté. Et là encore, selon l'usage que vous faites du net ! Or, ici, on utilise un quotient trop élevé, donc incapable de garantir un niveau minimum de débit. De sorte que les gens ayant pratiquement les mêmes habitudes, on se retrouve avec du 28 kilobits pour 128 facturés ou bien on a 80 kbps là où on paye pour 512 kbps, c'est-à-dire dans le premier cas, moins que ce que nous avions avec les modems traditionnels. La nouveauté ici étant que le téléphone ne coûte plus à la minute comme c'était le cas avant

Malgré les liaisons HF sans fil ?

Ici, il faut comprendre qu'il y a deux niveaux de connectivité. Dans un premier temps, le raccordement du client final à la plateforme de son FAI. Cela peut se faire de façon filaire (ligne téléphonique traditionnelle, ADSL, fibre optique, etc.) et par les ondes radio ou laser (le WIFI, le Wimax et même le cellulaire), mais le WIFI et le WiMax étant les plus répandus ici. Le deuxième niveau de connectivité se situe entre votre FAI et le réseau dorsal international de l'internet, c'est à ce niveau qu'intervient le SAT3 ou les VSAT.

Au premier niveau, le filaire étant, avec l'ADSL, un monopole de CIT, les autres opérateurs ont cherché d'autres moyens de connexion autres que la liaison filaire. Tels que le WIFI et le WiMax Mais passé le premier niveau, le monopoliste vous attend à la sortie sur le SAT3.

Il existe quand même les liaisons VSAT en international ?

Effectivement. Ces liaisons par satellite éliminent CIT, mais le VSAT n'est pas facilement accessible et les terminaux sont onéreux et les procédures réglementaires peuvent être dissuasives et, par conséquent, créer un environnement de monopole, sinon d'oligarchie au mieux. Car, à propos du SAT3, il y a quelque chose d'important que les Ivoiriens doivent savoir. Il y a AROBASE qui a fait un investissement important qui lui permet d'accéder au SAT3 par un autre membre du consortium autre que CIT. Mais, toujours est-il que son accès est sous le contrôle technique de CIT, et je ne suis pas sûr que ces deux opérateurs collaborent nécessairement dans le sens d'une meilleure connectivité de la Côte d'Ivoire. Par exemple, il nous a été donné de constater qu'un serveur hébergé dans le réseau sous contrôle d'AROBASE avant d'être accessible à un client qui utilise l'ADSL, les paquets iront se balader aux Etats-Unis et en France avant de revenir en Côte d'Ivoire et vice-versa. Si ces paquets ne sont pas cryptés, les Français ou les Américains auront eu, par exemple, le temps d'en faire ce qu'ils veulent. Il y a là un vrai problème sécuritaire et je dirai même que la sécurité de l'Etat peut en dépendre. Pour ce faire, permettez qu'on ne s'étende pas trop là-dessus pour le moment

Même si nous insistons ?

On en parlera à une autre occasion. (rires )

Comment se sortir alors de cette situation que vous semblez présenter comme un véritable bourbier ?

Il y a un vrai travail à faire. Que ce soit au niveau de l'Etat, des opérateurs ou du consommateur. Il faut que le régulateur soit plus fort. Pour l'instant, on ne peut que constater que le régulateur, l'ATCI, a la même culture d'entreprise que CIT d'où viennent d'ailleurs la plupart de ses cadres. Cela dit, l'Etat doit, par exemple, imposer la portabilité qui, je l'ai dit, est fondamentale. Il doit aussi instituer l'accès aux infrastructures existantes, le dégroupage qui est une modalité économico-commerciale.

Ce procédé qui, consiste à imposer à l'opérateur traditionnel un niveau d'accès à certaines parties de son réseau moyennant une compensation, sera un coup de pouce non négligeable à un environnement fait de concurrence. Le réseau téléphonique de l'Etat doit être moins dépendant d'un seul opérateur, sinon au mieux ne doit pas dépendre d'un opérateur afin que sa structure de régulation soit suffisamment forte. Devinez que CIT refuse d'exécuter une décision de just ice comme ce fut le cas par le passé dans le cas CIT- Afripa.

Si l'Etat décide de faire fermer CIT tant qu'il ne s'exécute pas, que se passera-t-il ? Le pays sera sans communication et même là encore cette dépendance crée un problème sécuritaire ! Aussi si la justice vis-à-vis de CIT ne peut pas être garantie à cause de la dépendance de l'Etat sur ses infrastructures, cela peut dissuader les investisseurs. Enfin, il faut aussi nécessairement assainir l'environnement des interconnexions avec l'institution d'un plafond

Plusieurs litiges ont permis de constater que le régulateur est sous équipé pour faire respecter la réglementation

C'est vrai et c'est bien dommage. Parce que tous les opérateurs devraient être en dessous du régulateur en terme d'équipements et de qualifications. Et non le contraire. Même sur le plan des ressources humaines, il faut absolument que les experts du régulateur soient les meilleurs. Ce qui suppose évidemment qu'en matière de rénumération, le régulateur est compétitif par rapport aux opérateurs sinon on assistera à une drainée de ses expertises vers les opérateurs. Et, nous pensons que l'ATCI en a les moyens .

Vous avez aussi parlé de l'implication des opérateurs et même du consommateur

Oui. Certains opérateurs pèchent trop par naïveté. Je vous ai donné l'exemple de AROBASE. De notre point de vue, leur plus gros problème n'était vraiment pas au niveau de l'interconnexion, mais au niveau de la portabilité des numéros et du dégroupage. Et c'est là qu'ils auraient dû engager le combat. Autrement dit, ils sont condamnés à n'avoir que de nouveaux clients en résidentiel ou des clients en entreprise qui démarrent. Sinon pourquoi voulez-vous qu'une entreprise qui a investi des dizaines de millions pour faire connaître son numéro de téléphone chez CIT décide un matin de rompre et d'aller chez AROBASE pour reprendre à zéro le marketing de son numéro ?

S'agissant du consommateur, il faut qu'il soit éduqué. Afin qu'il refuse la médiocrité. Je vous donne un exemple : les opérateurs font des promotions sans améliorer la capacité de leurs réseaux, ils taxent excessivement les appels en dehors de leurs réseaux respectifs et le consommateur les accompagne dans cela en achetant deux portables pour éviter les encombrements sur les réseaux ou pour appeler moins cher en intra-réseau. Ce comportement n'est ni plus ni moins qu'une prime à la médiocrité.

(SOURCE : Notre Voix)

Motorola s'installe en Algérie            

«Il y a un travail à faire et il va falloir se battre pour obtenir les 30% de notre part du marché»

Motorola, le leader mondial dans le domaine des communications, qui se veut le premier fournisseur «des solutions innovantes pour un public en mouvement», comme l'affirment ses cadres, continue sa politique de communication offensive pour recouvrer sa place en Algérie. Jeudi dernier, lors d'une journée d'information, les cadres de Motorola ont expliqué la nouvelle stratégie du premier fabricant mondial à produire des téléphones mobiles de 3ème génération.

Ces derniers n'ont pas manqué de préciser que le leader mondial qui cible actuellement les marchés émergents est en train d'améliorer son entrée de gamme et de lancer tout ce qui est moyen et haut de gamme. «Il y a, certes, un positionnement prix mais sans pour autant sacrifier la qualité, ni le service après-vente», a affirmé M. Tadj Mohamed, le directeur régional de Motorola.

Ce responsable soulignera encore que la politique de Motorola pour la pénétration du marché algérien ne se résume pas uniquement à l'inondation du ma rché de produits Motorola. «Nous organisons, certes, un réseau de distribution mais nous entamons également des discussions avec les trois opérateurs de téléphonie mobile existant en Algérie.» M. Tadj reconnaît que la partie est loin d'être gagnée : «Il y a un travail à faire et il va falloir se battre pour obtenir les 30% de notre part du marché.» Pour atteindre ces objectifs, la firme mondiale a recruté une personne «qui pense Algérie», comme le dira M. Tadj.

Il s'agit de M. Abdelghani El Kani, nommé DG de Motorola Algérie, qui est toujours en prospection pour son nouveau siège à Alger. De même, le programme Marketing pour l'Algérie a démarré et les nouveaux téléphones mobiles et accessoires Motorola sont déjà sur le marché.

Avec un chiffre de ventes de 70 millions de dollars dans le Maghreb (la majorité des ventes réalisées au Maghreb et en Egypte), Motorola qui occupe la deuxième position en ce qui concerne le volume des produits en Algérie, aspire très prochainement à a ccaparer 40% du marché en entrée de gamme et de 30% pour le moyen de gamme. Pour revenir à la journée d'information de jeudi dernier, il est à préciser que le leader mondial dans le domaine des télécommunications a déjà une vision très claire pour mieux faciliter l'utilisation sans interruption de la haute technologie.

La «seamless mobility» ou «la mobilité sans interruption» est, grâce aux réseaux mobiles, l'accès large bande et les systèmes embarqués, la nouvelle façon de communiquer de manière plus flexible, plus rapide, plus économique et «donc plus intelligente», comme l'explique M. Tadj. Le nouveau défi de Motorola est donc d'accompagner les utilisateurs et de leur fournir des services intégrés et novateurs pour qu'ils restent toujours connectés : à la maison, au bureau, en voiture ou dans toute situation de déplacement.

Pour la réalisation de la mobilité sans interruption, 3 éléments se révèlent indispensables. D'abord, un terminal personnel, rendant capable l'accès s ans faille aux données et à la voix (la maison connectée). Puis un réseau permettant la convergence fixe-mobile performante et, enfin, des services combinés, capables de s'adapter à des dispositifs multiples, greffés sur des environnements complexes et configurables par l'utilisateur. «Il s'agit-là de quelque chose qui prend de l'ampleur et qui commence déjà à se réaliser», conclut M. Tadj.

(SOURCE : La Tribune)

Le Gateway unique international fait problème en Republique Centrafrique

Le Ministre des Postes et Télécommunications, chargé des nouvelles technologies, M. Fidèle Gouandjika a reconnu mercredi 3 mai 2006 au cours d’un point de presse que le raccordement des opérateurs de téléphonie mobile sur le Gateway unique international n’est pas « encore au point ».

M. Gouandjika a rejeté ce « désagrément » sur les opérateurs privés et aussi la Société Centrafricaine de télécommunications (Socatel) qui n’ont pas fourni à temps le volume de leur trafic nécessaire au redimensionnement de la bande passante.

« Si les opérateurs avaient donné des chiffres réels sur les appels entrant et sortant, on n’aurait pas connu ce désagrément », a justifié le ministre.

Depuis le 27 avril 2006, date du lancement du Gateway unique international, les opérateurs de téléphonie mobile tels que Nation Link et Atlantique Cellulaire (a-cell) ont connu des problèmes de communication à l’international sur leurs réseaux.

Dans un communiqué de presse, la société Nation Link s’est « désolidarisée » de la Gateway unique international, tandis que A-cell a saisi l’Agence de Régulation des télécommunications (ART), « pour qu’elle prenne ses responsabilités vis-à-vis des préjudices causés à (ses) abonnés ».

Par contre, la société Telecel Centrafrique, le plus ancien et le plus grand opérateur privé, « a opposé un refus catégorique », selon le ministre Gouandjika pour se basculer sur la passerelle internationale unique.

M. Gouandjika a expliqué que la société Telecel Centrafrique lui a officiellement notifié dans un courrier qu’elle ne pouvait pas baisser son antenne parce qu’elle n’avait pas encore de faisceaux et « a promis l’acheter d’ici le 15 mai. »

Le contrat d’exploitation du Gateway unique international a été signé entre le gouvernement Centrafricain et une société norvégienne, Telenor pour une durée de trois ans.

Un décret présidentiel daté du 15 novembre 2005 dont l’Arrêté d’application a été signé le 18 avril dernier par le ministre des Télécommunications oblige tous les opérateurs des réseaux et des services autorisés de télécommunications, les fournisseurs d’accès à l’Internet et aux réseaux indépendants présents en Centrafrique à emprunter la passerelle unique de la Socatel.

(SOURCE : Centrafrique)

Réaction de Jean Claude Sultan sur la vente d’Investcom « On est fier d’appartenir à MTN »

Jean Claude Sultan, ministre des postes et télécommunications est décidément un homme heureux. Sorti vainqueur des atermoiements sur l’attribution de la 4ème licence GSM, et surtout titillé par le vrai faux décret du 04 avril dernier, le limogeant de son poste de ministre des Postes et Télécommunications, Guinéenews© s’attendait, ce lundi après midi, à un homme affaibli par toutes ces épreuves. Que nenni !

C’est un Sultan resplendissant qui nous a reçus, à la sortie d’une session à l’Assemblée, engoncé dans un Bazin gris, amidonné à souhait.

À la question quels sont ses sentiments sur la transaction entre Investcom et MTN, le ministre précise : « il ne s’agit pas d’un rachat mais d’une fusion entre deux grandes structures cotées en bourse. Et il n’y a aucun problème à partir du moment où nos conventions sont respectées. Et l’État guinéen a fait un bon choix de prendre un partenaire qui devient un géant. On est fier d’appartenir à un groupe qui couvre 21 pays, soit une population totale de près de 500 millions d’habitants et avec déjà près de 30 millions d’abonnés. C’est comme un peu la Compagnie Air France et KLM dans Sky Team »

Entre deux coups de fil, le ministre renchérit « vous savez, Investcom, bien qu’ayant des actionnaires de nationalités différentes, avait une connotation libanaise dans l’imaginaire du guinéen. Chose qui n’est pas forcement raciste; c’est surtout péjoratif dans ce pays. »

Sur la libéralisation des ondes, Sultan se défend de ne pas être le goulot d’étranglement. « À ce jour, je n’ai reçu aucun dossier, aucun ! », fredonne-t- il, avant d’ajouter « de toutes les façons, au moment où cette décision sur la libéralisation des ondes se prenait, on n’était ni techniquement ni légalement prêts pour attribuer des fréquences numériques aux radios et chaînes de télévisions qui auraient fait la demande. Mais depuis 3 mois, c’est chose faite. Nous avons pu normaliser nos rapports avec l’UIT (Union Internationale de Télécommunications), en nous acquittant des 5 années d’arriérés de paiement. En retour, l’UIT nous a donnés une trentaine de fréquences numériques prêtes à être données. »

Optimiste, le ministre s’insurge « Mon 2ème combat est qu’il y ait des cadres guinéens dans cette institution. Cela pourra faciliter beaucoup de choses. »

Lui qui est en train de réussir le pari du téléphone, avec Areeba et dans quelques jours avec les nouvelles puces de Sotelgui, caresse déjà d’autres rêves : l’installation à Conakry d’un réseau à fibre optique long de 90 Km avec son corollaire d’Internet haut débit ADSL (Asymetric Digital Subscriber Line), de téléphonie, d’échanges de données (Data), et de télévision numérique câblées. « Le projet est bouclé. Tout est presque acquis », lâche lapidairement le ministre.

La Guinée ayant lamentablement raté le coche du 1er câble sous marin à fibre optique nommé Africa One, long de 39 000 Kms et reliant le Portugal à l’Afrique du Sud, et surtout baignant dans l’océan atlantique à quelques encablures de Conakry, le 2ème rêve de Sultan est l’interconnexion du réseau de 90 Km de Conakry au 2ème projet de câble sous-marin à fibre optique devant, dans un futur poche, longer la côte ouest africaine.

Perspectives plutôt ambitieuses dans un pays où tout manque sauf l’oxygène.

(SOURCE : Boubah)

EN BREF:

- Dans le cadre de la poursuite de la mise en œuvre des orientations  générales de libéralisation du secteur des télécommunications pour la période  2004 – 2008, le Gouvernement du Royaume du Maroc lance un appel à la concurrence pour l’établissement et l’exploitation de réseaux publics de télécommunications au Maroc utilisant les technologies 3G. A cet effet, les opérateurs de télécommunications et autres parties intéressées sont invités à retirer, contre le paiement de quarante milles (40.000) dirhams, le dossier de l’appel à concurrence à l’ANRT.

- La Commission des Communications au Kenya a annoncé le lancement d’un appel d’offre pour une licence de communications incluant la téléphonie fixe et portable et la transmission de données. Le gouvernement du Kenya entend approfondir la libéralisation du secteur des télécommunications en ouvrant le marché à un second opérateur pour concurrencer Telkom Kenya.  Le capital de la nouvelle entité devra être détenu à 30%  par des sociétés du Kenya et les  compagnies souhaitant faire une proposition doivent disposer d’un réseau télécom existant comptant au moins 500,000 abonnés.

- Telecom Egypte  a signé un contrat avec Alcatel pour  la mise à niveau d’une partie  de son réseau en vue du lancement d’un service de téléphonie sur IP. Dans le cadre de cet accord, Alcatel aidera Telecom Egypt à transformer son actuel réseau TDM en un réseau intelligent orienté vers les services et basé sur une technologie innovante de prochaine génération. Alcatel fournira les principaux composants de sa solution IMS (IP Multimedia Subsystem), dont l'Alcatel 5020 Softswitch et les passerelles médias Alcatel 7510 et 7515 MG pour permettre au réseau TDM existant et au nouveau réseau IP de communiquer. Telecom Egypt déploiera également le routeur de services Alcatel 7750 SR et le gestionnaire de services Alcatel 5620 SAM sur plusieurs sites.

- L’Autorité de régulation multisectorielle (ARM)  a présenté le nouveau plan de numérotation du Niger. A compter du 1er juillet 2006, le Niger adopte un plan de numérotation à 8chiffres (plus de détails concernant cette nouvelle numérotation dans notre prochaine édition).

ACTUALITES INTERNET

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Le Cameroun explore le haut-débit

Sur des banderoles à Douala et Yaoundé, la société Iccnet, société d'ingénierie informatique et fournisseur de services Internet annonce l'arrivée de l'Adsl et du Wimax. La timidité avec laquelle cette campagne est menée est trompeuse, puisqu'elle ne permet pas encore de réaliser que c'est en fait d'une véritable révolution des télécoms qu'il s'agit pour notre pays.

Après l'internet par Réseau téléphonique commuté (Rtc), après le Wireless et autres liaisons sans fil, voici l'Internet à haut débit par câble. C'est donc cela l'Adsl, qui signifie, en anglais "Asymetric Digital Suscriber Line " ou liaison numérique à débit asymétrique en français. Ce terme fait référence à l'ensemble des technologies mises en place pour un transport numérique de l'information sur une simple ligne de raccordement téléphonique. En témoignent les travaux de dimensionnement du réseau téléphonique actuel par le déploiement de dizaines de boucles locales radio en cours dans les villes de Douala et Yaoundé depuis quelques temps. Le projet est mené par Iccnet, en partenariat avec l'opérateur national de télécommunications, Camtel.

Les avantages de l'Adsl sont surtout liés au coût. En effet, cette technologie va permettre à tous les foyers, tout comme les Pme, les administrations publiques et privées, les grosses unités industrielles... de disposer, via leur téléphone fixe, de l'Internet haut débit. Au-delà de l'aspect démocratisation de l'Internet, il y a le confort de navigation. Fluidité et rapidité de l'affichage des sites web, facilité de téléchargement (jusqu'à dix fois plus rapide) de fichiers et contenus multimédias Tout cela à des prix accessibles pour tous.

Dans la foulée, Iccnet annonce aussi le Wimax, dont les applications connues vont de l'accès Internet haut débit aux solutions de réseaux privés virtuels (Vpn), en passant par l'accès par bornes Wi-Fi (en réseau local). L'utilisation de cette technologie offre aux utilisateurs une certaine mobilité grâce à sa portée : 50 Km pour un débit théorique de 70 Mbit/s.

La mise en commun de ces technologies (Adsl et Wimax) permet aux utilisateurs camerounais d'explorer des services particulièrement gourmands en débit qui, jusque-là, n'étaient que très peu exploités : visioconférence, interconnexion des réseaux, télétravail, lecture des programmes TV en streaming... Des services qu'on pourrait développer à volonté en environnement professionnel tout comme familial.

Les solutions à haut débit déployées jusqu'ici ne répondaient que partiellement aux besoins des utilisateurs, à cause notamment du coût trop élevé des connexions et de la mise n place des technologies appropriées. Avec l'Adsl, une petite installation chez l'utilisateur suffit pour accéder au réseau.

Avec l'annonce de la mise en service de certaines opérateurs locaux du Gprs, L'Adsl et le Wimax, ouvrent certainement de nouveaux horizons de connectivité au Cameroun en démocratisant l'outil Internet et en baissant les coûts de connexion. Sur le terrain, cependant, on attend toujours que Iccnet passe des grosses promesses à la fluidité effective du système.

Dans un autre communiqué, Orange, l'opérateur de téléphonie mobile a créé depuis le 11 avril 2006, "Orange Cameroun Multimedia services". Une société à responsabilités limitées (Sarl) unipersonnelle que va gérer Philippe Lucxey, actuel directeur général de Orange Cameroun. La nouvelle entreprise ainsi constituée a pour principal objet, "la gestion la transformation de données, de la voix, et de l'image par tous les moyens de communication, ainsi que la fourniture d'accès à un réseau de données".

Cette diversification des services permet à la filiale camerounaise de France Telecom de s'aligner à la politique générale de la firme, laquelle consiste à se déployer sur le segment Internet, dans le souci d'offrir aux abonnés de nouveaux services à valeur ajoutée. Par ailleurs, il se murmure encore dans les milieux des affaires à Douala, que Mtn Cameroun vient d'obtenir de l'Etat, un agrément l'autorisant à fournir ces mêmes services aux consommateurs. L'entreprise aurait, elle aussi, selon des sources crédibles du secteur des télécommunications, finalisé le processus de rachat de Global net, une Pme locale spécialisée dans la fourniture des services Internet. Une nouvelle que les responsables de cette entreprise ne confirment cependant pas pour l'instant.

Il y a quelques mois pourtant, le directeur général de Orange Cameroun confiait à Mutations que l'exploitation des services liés au multimedia n'était pas une ambition de son entreprise. "Nous n'avons jamais entrepris de démarche dans le domaine de l'internet. Notre licence de nous en donne pas le droit. Pour le moment, nous n'envisageons pas d'offrir des services dans ce segment. Certes, France Telecom que je représente au Cameroun a un département Internet. S'il devait s'installer, ce serait autre chose que Orange Cameroun" soutenait-il. Ce qui est effectivement le cas avec Orange Cameroun multimedia services, dont la seule dénomination et le nom du Dg, trahit ses accointances avec l'entreprise de téléphonie mobile.

Par contre, son concurrent ne cachait pas ses ambitions au sujet de l'exploitation de ce segment complémentaire de services de la téléphonie mobile. "L'ambition affichée par Mtn en prenant pied sur le segment Internet est le suivant : investir lourdement dans les technologies performantes grâce auxquelles les particuliers et les entreprises pourront accéder à Internet à moindre coût, et de manière fiable. Ce qui devrait entraîner une baisse des coûts d'accès et parc extension, de plus grandes possibilités d'accès pour tous les Camerounais", expliquait Bouba Kaélé, Corporate communications coordinator au sein de cette entreprise. C'était au lendemain de l'annonce de l'achat de Global.net par Mtn. Laquelle transaction sera plus tard annulée par le ministre d'Etat en charge des Postes et Télécommunications, Maigari tello Bouba, avant de rebondir.

Bouba Kaélé précisait par ailleurs que toutes les démarches initiées par Mtn Cameroun, qui avait saisi l'Agence de régulation des télécommunications (Art) pour son projet, étaient conformes à la loi. Pour le corporate communications coordinator de Mtn, I'évolution de la technologie dans les télécoms de nos jours est telle que le régulateur est parfois à la traîne. L'on se souvient que l'achat de Globalnet par Mtn avait provoqué de vives contestations de la part du Collectif des opérateurs nationaux oeuvrant dans le secteur des télécommunications (Conestel). Cette organisation s'insurgeait contre la tentative des opérateurs de téléphonie mobile (Gsm). de se lancer dans la fourniture des services à valeur ajoutée dans le domaine des télécommunications au Cameroun.

Mais, l'on peut être fondé de penser que la réalité redoutée par les entreprises camerounais oeuvrant dan la secteur de la fourniture de l'accès à Internet' était l'arrivée clans le secteur d'un mastodonte pouvant considérablement réduire leur part de marché. Il était donc question de bloquer ce processus d'achat de Globalnet par Mtn. jusqu'à ce que l'Etat prenne des mesures efficaces pour assurer leur survie. C'est un peu le désarroi qui est actuellement observé parmi les membres du Conestel, qui ignorent tout du cahier de charges qui accompagne les nouvelles concessions faite à Orange Carneroun et, probablement, à Mtn.

(SOURCE : Le Quotidien Mutations)

Rekrute.com présente son bilan et les tendances de l’emploi au Maroc

Après 3 mois d’activité sur le Maroc, ReKrute.com, le Portail Internet Professionnel dédié à l’Emploi au Maroc, tire aujourd’hui un bilan extrêmement positif de son activité d’e-recrutement.

Lancé le 14 Février 2006 en présence de la presse, le portail ReKrute.com, développé pour le marché marocain par des spécialistes des Ressources Humaines en Europe, a pour but de permettre aux entreprises qui recrutent de diffuser leurs offres d’emploi, de « chasser » des profils types dans une CVthèque d’actualité ou de communiquer sur leur politique RH.

ReKrute.com compte à ce jour un trafic moyen de plus de 3500 candidats et de 60 000 pages vues par jour, en croissance régulière, dont 25% en provenance de l’étranger, près de 12 000 candidats inscrits à ses services et plus de 6 500 CVs dans sa CVthèque, ce qui en 12 semaines est un score qui reflète bien l’engouement des candidats et des entreprises pour le media Internet et la mise en relation au travers d’un media de qualité.

En termes d’audience, le constat est le suivant : les candidats qui utilisent ReKrute.com ont un profil plutôt haut de gamme, cadre à cadre supérieur. 67% des abonnés ont un niveau d’étude supérieur à Bac+3, 37% ont plus de 3 ans d’expérience et 40% du total sont en poste.

De nombreux cabinets de recrutement leaders dans leur domaine, des multinationales, des grands groupes nationaux et des PME en pleine expansion ont fait confiance à ReKrute.com et ses outils d’e-recrutement pour gérer leurs processus de recrutement sur le Maroc et à l’International. Ainsi, depuis le lancement, ReKrute.com a diffusé plus de 230 offres d’emploi pour un total de 63 entreprises. Nous pouvons citer ici quelques unes de ces références comme Valeo, Dell, Western Union, L’Oréal, CFAO, Bull, Argaze, BPI Optimum Conseil, Eumatech, l’Agence Vitae Conseil, etc.

A ce jour, plus de 92% des entreprises ayant utilisé les services de ReKrute.com ont recruté durant les quatre semaines de diffusion de l’offre, réduisant ainsi par trois leur délai de recrutement.

En conclusion, avec ReKrute.com et l’avènement de l’e-recrutement, le marché de l’emploi marocain est passé à la vitesse supérieure : plus de mobilité, réduction des délais de recrutement, détection du candidat idéal en quelques minutes et surtout recherche et rapatriement des profils marocains qualifiés qui résident à l’étranger.

Parmi les métiers les plus demandés, le métier des Ressources Humaines. En effet, les entreprises ont pris conscience de la nécessité de renforcer leurs équipes RH pour se préparer aux défis de demain : concurrence internationale, développement des personnes, fidélisation des salariés, nécessité d’attirer les meilleurs profils pour accompagner leur développement.

Suite à la présence grandissante des NTICs dans l’économie, les informaticiens expérimentés maîtrisant des langages tels que le JEE ou DotNet ont également le vent en poupe. Notons en outre l’essor des métiers touchant à l’audiovisuel et à la qualité. Pour finir, une demande régulière mais constante de profils de commerciaux expérimentés mais aussi d’ingénieurs maîtrisant les technologies de pointe.

Egalement, de plus en plus d’entreprises recherchent des profils marocains pour l’export, essentiellement le Maghreb et l’Afrique. Cette tendance représente à ce jour 10% des offres sur ReKrute.com et tend à augmenter. Fort heureusement, les Marocains de l’étranger sont prêts à rentrer au pays, et 95% des Marocains résidents se déclarent mobiles.

(SOURCE : ITMaroc)

Un satellite de télémédecine au Sénégal

 Le Sénégal est le pays africain qui a été choisi pour abriter la Station Terrienne Hub de communication par satellite dénommée « Réseau Pan-african de services en Ligne ». Le ministre des Postes, des Télécommunications et des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication a présenté ce projet qui contribuera au développement de la télémédecine et du téléenseignement en Afrique.

Selon le ministre des Postes, des Télécommunications et Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, Joseph Ndong le « Réseau Panfricain de services en Ligne », financé par la république de l’inde à hauteur de 50 millions de dollars américains, est un outil qui jouera « un rôle clé dans le développement de la télémédecine ». En effet, « il reliera 10 hôpitaux super spécialisés dont 7 africains et 3 indiens à 53 hôpitaux distants », a expliqué le ministre. Cela permettra, d’une part, aux agents de la santé « de partager les expériences en matière de consultation et de traitement » et d’autre part, « de renforcer leur savoir-faire par les sessions de formation continue », a poursuivi M. Ndong. Autant de services qui autorisent Mme Ndèye Maïmouna Diop Diagne, directrice des Ntic à penser que « le satellite impulsera une dynamique à la télémédecine » dans les pays comme les nôtres. « Les télécommunications sont un outil majeur dans les relations internationales. Cette collaboration avec l’Inde nous permettra de revaloriser l’expertise nationale dans les domaines des technologies de télécommunications », fait savoir Joseph Ndong.

L’éducation est l’autre secteur qui bénéficiera des retombées de ce « Réseau Pan Africain de service en Ligne ». Ainsi, 5 grandes universités, dont trois africaines et 2 indiennes seront connectées à 53 centres, pourront échanger dans plusieurs disciplines par le biais du téléenseignement. Ce réseau contribuera à résorber le déficit de connexion entre les pays d’Afrique. Par ailleurs, le réseau devrait fournir des services de support pour la mise en œuvre de la e-gouvernance et l’accompagnement scolaire, de la recherche de ressources et des services météorologiques. « On dit souvent que l’Afrique est bien connectée sur le reste du monde. Mais il y a un déficit de réseau entre les pays africains. Ce satellite de résorber ce problème », explique, Ndèye Maïmouna Diop Diagne. En réalité, le réseau satellite reliera « 169 terminaux et un noyau central en Afrique. Trois stations Vsat seront installées dans chaque pays pour les applications en télé-éducation et en télémédecine ». C’est pourquoi le directeur de l’Agence de l’Informatique de l’Etat, Cheikh Tidiane Seck a salué la notion de la fracture numérique défendue par le chef de l’Etat lors du sommet de Genève. Car dira-t-il, ce projet est une des réponses à cette initiative du président de la république. L’autre avantage avec ce « réseau Pan-african » donnera une certaine autonomie au continent. Car il allégera aux télévisions nationales leurs charges pour les achats des images. Le ministre de l’Information et de la Communication Bacar Dia a demandé au ministre Joseph Ndong de venir de temps en temps aux débats de l’Info afin de donner l’opportunité aux techniciens de présenter les importants projets dont ils ont la charge.

(SOURCE : Le Soleil)

EN BREF:

- La présidente de l'Union gabonaise des enseignants pour la culture francophone (UGECF), Mireille Essono Ebang a annoncé mercredi au centre culturel français (CCF) de Libreville, lors d'une conférence débat sur le thème « La culture du livre par le Net », la création d'un site Internet dans lequel seront téléchargés les principaux ouvrages des auteurs gabonais pour en assurer la promotion au Gabon et partout dans le monde. L'adresse du site est www.voixfeminines.org

- Le ministère des Technologies de la communication de la Tunisie a publié à l'occasion du cinquantenaire de l'Indépendance (1956-2006), dans la série «Tunisie 1956-2006» un rapport retraçant l’évolution du secteur des téléecommunications et de la Poste.

ACTUALITES INFORMATIQUE

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Des PC pour le Tiers Monde

Intel Corp. et Advanced Micro Devices Inc. transposent leur rivalité féroce vers le Tiers Monde. En jeu, un marché émergent resté inexploré de 3,8 milliards de personnes, dont le pouvoir d’achat, selon les chiffres de la Banque Mondiale, est inférieur à 4 000 dollars par foyer.

Lors du Congrès mondial sur les technologies de l’information d’Austin (Texas) la semaine dernière, Intel a dévoilé des projets d’investissement, à hauteur d’environ 1 milliard de dollars, au cours des cinq prochaines années dans son programme « World Ahead » (Le Monde en avant »), qui cible tout particulièrement les marchés émergents. AMD a annoncé son propre programme, appelé « 50x15 », il y a plusieurs années, dans le but de connecter 50 % de la population mondiale à l’Internet d’ici 2015.

Les programmes concurrents des deux géants du microprocesseur ne sont pas les premiers essais de l’industrie technologique pour vendre des ordinateurs et de la connectivité aux pays en voie de développement. « L’ordinateur à 500 dollars », un concept qui a été lancé sans succès il y a plus de dix ans, est un autre exemple.

Faisant endosser la cause des échecs précédents à « une approche verticale prise par les équipes d’ingénieurs américains parachutées dans le Tiers Monde », Navi Radjou, vice-président chez Forrester Research Inc., pense que les prospects pourraient être plus brillants cette fois. « Il ne doit pas s’agir d’un dispositif technologique », explique-t-il. « Il s’agit d’un modèle de gestion et du type de partenariats ou collaborations élargis que l’on peut construire sur le plan local. »

Contrairement au début des années 90, les initiatives d’aujourd’hui semblent prêtes à fournir des dispositifs conçus au niveau local et à créer un réseau de fabricants locaux ayant la volonté de les construire. En outre, l’appétit pour de nouveaux dispositifs éducatifs parmi les populations des marchés émergents est également en pleine croissance. Rappelant l’absurdité de la commercialisation des PC à 500 dollars à des personnes dont le revenu quotidien est de seulement un dollar, M. Radjou affirme que cette fois, AMD s’associe à des banques de micro-prêts afin de rendre abordables les PC pour des utilisateurs ruraux. Les organisations non gouvernementales (ONG), avec lesquelles la société travaille, collaborent avec des agences de micro-financement afin de subventionner les coûts de l’Internet.

Cependant, aucune cause valable n’arrive sans les obligations qui vont avec, généralement sous la forme d’agendas technologiques d’entreprise. En particulier, Intel pourrait faire face à des critiques au moment où il intègrera le WiMax, sa technologie large bande sans fil propriétaire, dans tous les appareils destinés au Tiers Monde. Certains pensent qu’Intel espère voir le monde changer ses règles de spectre pour favoriser le WiMax. Entrer sur le marché du Tiers Monde, ajoute M. Radjou, pour « se focaliser sur une plate-forme technologique, telle que le WiMax d’Intel, est un des défis. »

La technologie one-upmanship a prédominé sur la scène du WCTI (Congrès mondial sur les technologies de l’information) la semaine dernière, alors qu’Intel et AMD dévoilaient leurs projets devant une audience d’environ 2 100 délégués du WCIT.

Le PDG d’Intel, Paul S. Otellini a présenté Eduwise, le nom de code d’un ordinateur portable conçu par une équipe d’Intel à Bangalore (Inde), en particulier pour les étudiants du Tiers Monde. Le petit ordinateur portable arrive avec une connectivité sans fil, un clavier dimensionné pour de petites mains et une poignée de transport intégrée comme celle présente sur une boîte pique-nique d’un enfant.

Les jus concurrentiels de M. Otellini sont apparus clairement lorsqu’il a décrit le programme World Ahead d’Intel. « Personne ne souhaite la technologie d’hier », a-t-il expliqué, un coup de poing au système de connectivité Internet personnelle (PIC) à bas coût qu’Advanced Micro Devices a fourni aux écoles en Afrique, en Amérique Latine et dans d’autres régions pendant deux ans dans le cadre de son programme 50x15. Alors que le PIC de première génération d’AMD comprend un modem 56k intégré et des ports USB pour ajouter des clés électroniques sans fil, a indiqué M. Otellini, les systèmes World Ahead devraient présenter une connectivité WiMax intégrée comme technologie phare.

(SOURCE : EE Times)

Microsoft Algérie courtise les enseignants algériens

C’est dans les établissements d’éducation à travers le territoire national que Microsoft Algérie a décidé de s’impliquer pour « réaliser le potentiel de l’individu » et faire adhérer enseignants et élèves à son processus d’apprentissage des rudiments de l’informatique.

Prenant part au processus d’édification de la société de l’information en Algérie, Microsoft s’est engagé dans une mission « civilisatrice » vouée à familiariser les formateurs et les apprenants à l’ordinateur, à l’utilisation du Web et à tout ce qui a trait aux télécommunications et à leurs applications diverses. L’autre phase du programme de Microsoft pour réduire la fracture numérique prévoit de promouvoir l’effort de recherche dans le domaine des technologies de l’information et de la communication d’enseignants qui ouvriront droit, après que leur projet eut été désigné comme le plus innovant par un jury, à une prise en charge par Microsoft de leurs travaux. Selon le directeur général de Microsoft Algérie, M. Lahouari Belbari, « en collaboration avec le Centre national d’intégration des innovations pédagogiques et d’intégration des TICE [CNIIPDTICE], plusieurs projets ou travaux de recherche ont été sélectionnés et sont en cours d’approbation. Il est question de plus de 100 formateurs qui sont concernés par Microsoft Unlimited Potential dans sa partie Enseignants novateurs, dans le but de promouvoir l’initiative et l’effort et de leur reconnaître le mérite qui sera le leur ». D’ores et déjà, avec pour titre « Les bases de l’ordinateur », des manuels, en arabe et en français selon le besoin exprimé, ont été imprimés à l’initiative de Microsoft Algérie, destinés aussi bien à l’enseignant qu’à l’élève. De son côté, le Pr Zerguini, directeur général du CNIIPDTICE, affirmera que ce programme vise « essentiellement à faire travailler un maximum d’enseignants autour de l’informatique et du développement de programmes et de les y encourager fortement ». Il ne manquera pas d’afficher son enthousiasme et sa surprise de voir plus d’une centaine de projets retenus si bien qu’il les qualifiera d’« extraordinaires ». Les travaux en question ont concerné toutes les matières enseignées, aussi bien des projets de physique, de chimie que d’histoire-géographie ou de langues. Il ajoutera que « les 10 premiers qui récolteront les grâces du jury se verront offrir un ordinateur portable » lors d’une cérémonie qui sera organisée le 15 mai prochain. Il n’exclut pas de « rempiler » pour l’année prochaine avec la prédiction que « la manifestation se déroulera à la Coupole avec la sélection d’un milliers de projets d’enseignants car ils sont très capables mais surtout passionnés ». « Nous comptons même stocker ces projets dans un server et de les rendre accessibles à autrui pour les utiliser, voire les améliorer », conclut-il. En fait, « le programme Potentiel illimité de Microsoft vise à accroître l’accès à l’éducation permanente aux jeunes gens et aux adultes qui en sont privés partout dans le monde en leur donnant la possibilité d’acquérir des compétences technologiques dans des centres communautaires de formation aux technologies », rappelle Microsoft. En ce qui concerne le réseau « Enseignants novateurs », il s’agit d’« une communauté en ligne unique d’éducateurs, mise en œuvre en vertu de l’engagement de Microsoft envers ses partenaires en apprentissage ».

(SOURCE : ITMag Algerie)

La Sociladra s'attaque à la piraterie des logiciels au Cameroun

Un atelier d'information destiné aux entreprises du secteur privé a traité de la question.

Le chiffre donne le tournis. Près de 80% de logiciels utilisés dans les entreprises camerounaises sont des copies illicites. C'est le résultat d'une étude récente menée par un cabinet d'études (IDC). Commentant l'ampleur du phénomène de la piraterie, Hubert Mono Ndzana, PCA de la Société civile des droits de la littérature et des arts dramatiques (Sociladra) a fait une incursion dans l'analogie. Il a utilisé une image. Dans une carte illustrant la contrefaçon des logiciels informatiques, un point noir accompagne notre pays pendant que le blanc symbolise des nations comme les Etats-Unis. L'exposé de Hubert Mono Ndzana a principalement marqué la cérémonie d'ouverture de l'atelier d'information et de sensibilisation des entreprises du secteur privé sur le droit d'auteur des logiciels ou programmes d'ordinateurs, qui s'est déroulé hier dans un hôtel de la ville.

Après un premier séminaire organisé à Yaoundé à l'intention des administrations publiques, Douala, capitale économique, prend le relais de cette sensibilisation. Cette fois ci, les opérateurs économiques du secteur privé sont visés par le cours de pédagogie. Après la sensibilisation, la Sociladra va passer à l'étape du contrôle et de la répression a prévenu Mono Ndzana. Les responsables de cette société de droit d'auteur ont fait un constat aussi désarmant que déroutant. La contrefaçon des logiciels informatiques prend des proportions inquiétantes au sein des entreprises, des ménages et des administrations. Mandatée par les pouvoirs publics pour administrer et promouvoir, entre autres missions, le droit d'auteur des oeuvres de catégorie " A " qui comprennent les logiciels et les bases de données, la Sociladra s'attaque à l'élimination de la piraterie.

Dans ce combat, la corporation n'est pas seule. Elle a le soutien des autorités publiques. Le gouverneur de la province du Littoral était représenté aux assises par son conseiller aux Affaires juridiques. L'armature juridique encadrant les oeuvres de catégorie " A " a été rappelée aux séminaristes. Les lois, les conventions, les traités, les accords et d'autres textes subordonnent l'exploitation d'un logiciel à l'autorisation préalable de l'éditeur qui est dans le cas d'espèce Microsoft. La firme de Bill Gates, à travers Marius Moantsoga, son représentant en Afrique centrale, a pris une part active aux travaux marqués par la présence notable des chefs d'entreprise et du directeur régional de la CMC dans le Littoral.

(SOURCE : Cameroon Tribune)

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This page last updated on June 12 2006.

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