Balancing Act News Update - African internet developments

Balancing Act home page

Current issue

Full archive

Submissions

Subscribe

Order publications

About

Contact us

Search site

Amend subscription

En français



The countries below contain a historic archive of information on the state of the internet that is now three years old. For some countries, the information has remained largely the same whereas for others considerable change has occurred. However it can still be used to identify organisations involved in developing the internet and to understand the historic development of the Internet in Africa. For up-to-date (but "pay-for") information click here: There are special rates for students and universities.

DOWNLOADS ZONE
This is an area where you can download longer articles and reports of interest. These will be updated as new material becomes available.

Download 1
(Word format, 875kb)
This IDRC-supported research study looks at how complaints by African consumers in the telecoms and Internet sectors are dealt with and what input consumer organisations are able to make into policy for these sectors. It is based on a survey of 30 African countries and includes detailed case studies of Kenya, Senegal and South Africa.

Download 2 Word document
(255kb)
This chapter from the ITU's Global Trends in Telecommunications Reform 2005 examines the market and regulatory implications of the shift to IP networks and outlines the different types of responses regulators are making to VoIP calling.

Download 3
(pdf format, 310kb)
Leslie Chan, Barbara Kirsop, Subbiah Arunachalam look at the use of Open Access archiving as a way of improving scientific capacity building.

If you have updates or interesting material to add, please send it to info@balancingact-africa.com

ALGERIA ANGOLA BENIN BOTSWANA BURKINA FASO BURUNDI CAMEROON CAPE VERDE CENTRAL AFRICAN REPUBLIC CHAD COMOROS CONGO COTE D'IVOIRE DEMOCRATIC REPUBLIC OF CONGO DJIBOUTI EGYPT EQUATORIAL GUINEA ERITREA ETHIOPIA GABON GAMBIA GHANA GUINEA GUINEA-BISSAU KENYA LESOTHO LIBERIA LIBYAN ARAB JAMAHIRIYA MADAGASCAR MALAWI MALI MAURITANIA MAURITIUS MOROCCO MOZAMBIQUE NAMIBIA NIGER NIGERIA REUNION RWANDA SAO TOME & PRINCIPE SENEGAL SEYCHELLES SIERRA LEONE SOMALIA SOUTH AFRICA SUDAN SWAZILAND TOGO TUNISIA UGANDA UNITED REP OF TANZANIA ZAMBIA ZIMBABWE

Edition en français No 33 avril 2006

L'EDITORIAL DU MOIS

ACTUALITES TELECOM

ACTUALITES INTERNET

ACTUALITES INFORMATIQUE

ISSUES ARRIERES

POUR S’ABONNER: L’édition mensuelle en français de Balancing Act’s News Update donne des informations sur les derniers développements en matière de Télécoms, Internet et Informatique en Afrique. Si vous voulez vous abonner à News Update, envoyez simplement un message "« Je veux m’abonner a Balancing Act edition francais " » à info@balancingact-africa.com. Si vous voulez annuler votre abonnement, il suffit d'’envoyer un message "« Je ne veux pas m’abonner a Balancing Act edition francais " » à la même adresse email.
Si vous voulez vous abonner à notre édition hebdomadaire en anglais, envoyez un message "« I also want to subscribe the english-language edition" » à info@balancingact-africa.com.

POUR NOUS CONTACTER:
Russell Southwood, Balancing  Act, 71 Crescent Lane, London SW4 9PT
Tél/fax : + 44 20 7720 5993 Mobile :  + 44 7973 561987
Email : info@balancingact-africa.com

DATE LIMITE POUR LA PUBLICATION HEBDOMADAIRE : Dimanche 00:00 GMT
ANNONCES PAYANTES ENVOYEZ-NOUS UN EMAIL POUR DEMANDER LES TARIFS : info@balancingact-africa.com


L'EDITORIAL DU MOIS

INDEX

LES FRAIS D’ITINERANCE SUR LES PORTABLES AFRICAINS – UNE ESCROQUERIE TOUT A FAIT LEGALE

La semaine dernière la Commission Européenne a annoncé qu’elle allait forcer les opérateurs de téléphonie portable à baisser les frais d’itinérance jugés excessivement élevés et supprimer les frais d’itinérance sur les appels reçus à l’étranger. Quinze jour avant cette déclaration, lors d’une réunion annuelle des régulateurs des pays arabes, une présentation a été faite sur les frais d’itinérance au Moyent Orient. Cette étude qui couvrait aussi une partie de l’Afrique du Nord concluait qu’en ce qui concernait les frais d’itinérance il y avait  une absence de concurrence réelle et que cela ne stimulait pas les opérateurs à négocier des prix plus bas. Russsell Southwood analyse les résultats de la présentation égyptienne et s’interroge quant à  la possibilité d’une collaboration entre la Commisison Européenne et les régulateurs africains pour résoudre ce problème de frais d’itinérance que les opérateurs portables facturent allègrement.

La Commission Européenne a montré que les frais d’itinérance facturés varient entre 0.06 et 3.94 dollars US la minute sur la base d’un appel d’une durée de quatre minutes et qu’un opérateur britannique dont le nom n’a pas été divulgé a augmenté le prix des appels au sein de l’Europe de 1.04 dollars US à 1.48 dollars US sur la même base d’un appel d’une durée de quatre minutes.

Quelle comparaison ces prix offrent-ils avec des appels internationaux de l’Afrique du Nord vers d’autres pays de l’Afrique du Nord ? Si l’on prend par exemple le cas de l’Egypte, les variations de prix sont incohérentes. Un opérateur portable Mobinil facture les prix suivants : 0.50 dollar US pour un appel sur un portable tunisien via Tunicell ; environ 1.65 dollars US pour appeler l’Algérie via Djezzy et presque 2 dollars US pour appeler le Maroc via Meditel.

Vodafone en Egypte a une politique de prix tout aussi incohérente concernant les frais d’itinérance : le prix le plus bas est d’environ 0.60 dollar US pour une minute vers le Maroc via Maroc Telecom ; 0.70 dollar US pour une minute vers la Tunisie avec Tunicell ; environ 1.70 dollar US par minute pour appeler vers le Maroc avec Meditel et presque 2.40 dollar US pour une minute vers l’Algérie via Djezzy. Pour vous montrer les baisses qui sont possibles il suffit de citer qu’un appel en utilisant MTC depuis le Koweit vers la Mauritanie via Mauritel coute seulement 0.10 dollar US.

L’étude analyse aussi les prix facturés pour les appels locaux lors d’un séjour à l’étranger : un appel local à l’étranger est un appel réalisé par l’abonné sur le réseau visité vers une autre personne dans le pays où se trouve le réseau visité. Prenons un exemple, imanginons  que vous appelez quelqu’un avec qui vous avez un  rendez-vous pour lui dire que vous allez être en retard  en utilisant votre portable pour contacter le fixe ou le portable de la persone que vous allez rencontrer.

Si vous appelez un numéro local au Maroc en utilisan Maroc Telecom cela vous coutera 0.18 dollar US la minute mais si vous visitez l’Egypte et vous passez des appels locaux en utilisant soit Mobinil ou Voadafone cela vous coutera 0.50 dollar US la minute. Il faut en particuliers plaindre les Koweitiens en visite en Egypte utilisant le réseau de Wataniya Koweit qui vont payer 1.1 dollar US pour un appel d’une minute. Wataniya Koweit est selon les résultats de l’étude l’opérateur le plus cher en matière d’appels locaux à l’étranger avec des prix bien plus élevés que les autres opérateurs.

Comment sont calculés les frais d’itinérance ? Au niveau du prix au détail,  le prix comprend les charges inter-opérateurs et des frais administratifs. Dans la majorité des cas c’est l’appelant qui paye les frais d’itinérance mais il y a aussi des opérateurs qui facturent des frais itinérants à la persone qui est appelée. C’est cet aspect qui a suscité en Europe un fort sentiment de mécontentement vis à vis des frais d’itinérance : quelqu’un en vacances décide uniquement de répondre à ses appels et va découvrir une fois de de retour à la maison que sa facture de téléphone est élevé parce qu’on lui a facturé des frais sur les appels qu’il a reçus à l’étranger.

L’étude de régulateur égyptien montre que la différence de prix entre les opérateurs est énorme même à l’intérieur d’un même pays. En l’absence de concurrence réelle, il n’y a pas de raisons de baisser les prix même pour les nouveaux entrants sur le marché qui ont tendance de suivre la politique de prix en pratique.

Une approche raisonable serait que l’association des régulateurs du continent s’associe avec la Commisison Européenne pour travailler ensemble sur une baisse des frais d’itinérance entre l’Europe et l’Afrique. Il serait bon aussi de suivre l’exemple du réseau des régulateurs des pays arabes et du régulateur égyptien. Un régulateur dans un pays clé de l’Afrique sub-saharienne pourrait se charger de réunir les données. A la lumière des information réunies il serait possible de démarre une discussion quant au démantelement de cette escroquerie légale.

Si vous pensez que les frais d’itinérance sont justifiés ou si au contraire vous avez eu une mauvaise expérience avec les frais d’itinérance envoyez nous un mail à info@balancingact-africa.com

Si vous souhaitez télécharger l’étude sur les frais d’itinérance réalisée par le régulateur égyptien cliquez sur le lien suivant : http://www.ntra.gov.eg/presentations/Mobile%20
Roaming%20in%20Arab%20countries.ppt

ACTUALITES TELECOM

INDEX

ALGERIE TELECOM ANNONCE UN CHIFFRE D'AFFAIRES DE 126 MILLIARDS DE DINARS

Après les dernières offres commerciales des trois opérateurs de téléphonie mobile enregistrées ces deux dernières semaines, voilà que l'opérateur de téléphonie fixe Algérie Télécom (AT) lance lui aussi de nouvelles offres dans son segment, applicables à partir du 15 avril 2006. Le détail de ces nouvelles offres a été exposé par le président-directeur général de AT, M. Ouarets Brahim qui était hier l'invité du Forum d'El Moudjahid. Ainsi, pour les communications interurbaines, le tarif sera réduit de moins 16% soit 5 DA la minute. Pour les appels internationaux vers le fixe, le prix à la minute sera dorénavant de 15 DA la minute vers l'Europe soit une réduction de moins 20%. Les tarifs de la bande passante internationale ont été également revus à la baisse puisqu'ils sont de 80 000 DA au lieu de 120 000 DA/1 bits. Les entreprises fortes utilisatrices de téléphone sont elles aussi concernées par les nouvelles offres de AT, une baisse de -50% du prix de synchronisation leur sera accordée. Autre baisse des tarifs de 10% sur les liaisons louées par les opérateurs et du E1 VOIP. Profitant de son intervention au forum d'El Moudjahid, le P-DG de AT a donné d'autres chiffres concernant l'activité de son entreprise. Entamant son intervention par la présentation des chiffres d'affaires réalisés ces trois dernières années où il soutiendra qu'il a doublé en trois ans : de 61 milliards DA en 2003, il passe à 126 milliards DA au premier trimestre 2006. A propos du parc téléphonique et de la télé densité, l'orateur a annoncé que le nombre d'abonnés du fixe a atteint le chiffre de 3 200 000 dont 223 422 dans le WLL CDMA. Sa filiale Mobilis détenant à ce jour 6 050 000 abonnés.

En terme de télé densité, le patron de AT a indiqué que le taux est arrivé dans la téléphonie fixe et mobile respectivement à 9,7% et 45,6%. Ce qui donne une densité téléphonique globale, fixe et mobile, de 55,3%. Toujours dans ce contexte, le P-DG estime que le nombre total d'abonnés aux fixe et mobile à l'horizon 2010 atteindra les 25 millions soit un taux de pénétration de 65%. Ce qui veut dire que le marché algérien de la téléphonie va continuer à être porteur. En ce qui concerne le parc des publiphones, il comptera 3 700 cabines. Quant au nombre de kiosques multiservices (KMS), ils sont de 44 000 usant de 182 547 lignes ainsi que les cybercafés qui sont au nombre de 5 224. L'orateur a aussi indiqué que le chiffre d'affaires réalisé par les KMS en 2005 a tourné autour des 12 milliards de DA. Parlant de la plate-forme Internet, il fera savoir que ses filiales Djaweb, Fawri et Easy ADSL ont comme capacités d'accès respectives de 100 000, 50 000 (en équipements) et 50 000 (e n équipements).

Mr Ouarets a également cité le marché de l'international où là encore il s'appuiera sur l'évolution du chiffre d'affaires réalisé à l'international. Selon ce dernier, il était de 2,46 milliards DA en 2003, puis à 3,5 MDA (2004) et enfin à 4,86 MDA en 2005. Il dira au sujet de l'international qu'il va se renforcer grâce à la mise en service de nouveaux câbles marins, celui reliant Marseille à Annaba déjà opérationnel. Pour celui reliant Oran au Sud de l'Espagne "il reste à réaliser". Notons que le dédoublement de câble marin et à partir de trois pays (France, Italie et Espagne) a pour but selon Ouarets de sécuriser la boucle internationale et la rendre plus fiable. Quant au marché de l'interconnexion (lien avec les autres opérateurs), AT la comptabilise à 65 milliards de DA dont 35MDA reviennent à AT et, selon son patron, le marché de l'interconnexion représente 21% du chiffre d'affaires d'AT. Le P-DG a annoncé que son entreprise a inscrit dans ses projets à réaliser, l'instal lation de 4 000 km de fibre optique reliant Alger à Aboudja, un projet qui s'inscrit dans le cadre du NEPAD.

Interrogé sur l'ouverture du capital d'AT, le P-DG de l'entreprise fera savoir que "tout est fin prêt" pour lancer l'opération, soulignant néanmoins qu'il reste à définir le taux de participation du nouvel opérateur, "une décision que doit prendre le gouvernement". Ce même responsable, pour mieux faire comprendre à l'assistance le délit côté de cette opération, a cité le cas de Tunisie Télécom dont l'ouverture du capital à hauteur de 35% a permis à la Tunisie de percevoir 1,8 milliard de DA.

(SOURCE : La Tribune)

SOUS LA HOULETTE DE L'ARPTC, LE CONGO RDC SE PREPARE AU LANCEMENT DES RESEAUX DE TELECOMMUNICATIONS DE 3EME GENERATION

La Haute autorité des médias, la Fédération des entreprises du Congo, les équipementiers des télécommunications et la société civile ont été conviés vendredi 7 avril 2006 à la cérémonie organisée en ses installations par l'Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo dans le cadre des consultations préalables en vue du lancement en République démocratique du Congo des réseaux des télécommunications de la troisième génération (3G).

L'évolution technologique appelle à une mutation vers des nouveaux services ainsi que des nouvelles applications. Aussi, l'exploitation de la téléphonie de la troisième génération (3G) nécessite, pour les opérateurs qui s'y intéressent, d'acquérir une nouvelle licence appelée « Licence 3G ». La mise à disposition de cette nouvelle licence nécessite que de mesures préventives soient prises au regard des enjeux financiers importants qu'elle entraîne et aussi pour optimiser les ressources de l'Etat et garantir l'efficience du marché. En effet, le coût de la licence doit être déterminé après des études qui tiennent compte du nombre d'opérateurs à en bénéficier, de ceux qui en feront la demande, des services attendus, de la demande globale et aussi de la garantie du retour sur investissement.

La Rdc se prépare dès lors au lancement des réseaux des télécommunications de troisième génération. C'est à ce sujet que l'Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (Arptc), régulateur national dans le secteur des télécommunications, a associé vendredi dans une rencontre organisée dans sa salle de réunions la Haute autorité des médias, la Fédération des entreprises du Congo, les équipementiers et la société civile, à une réflexion en vue d'étudier la stratégie la plus efficace à mettre en oeuvre pour atteindre cet objectif.

En effet, a dit le professeur Modeste Mutombo Kyamakosa, président du collège de l'Arptc, « après le grand succès qu'ont connu les réseaux de téléphonie mobile de deuxième génération (2G), qui consacrent la numérisation des systèmes mobiles », l'attention s'est portée désormais sur les réseaux de troisième génération.

Cette troisième génération des télécommunications a l'avantage de « résoudre un certain nombre de problèmes normatifs soulevés par la technologie de la deuxième génération, mais aussi, répondre au besoin grandissant de fourniture de services multimédia à haut débit sur les réseaux mobiles ».

Identifié sous le vocable IMT-2000 par l'Union internationale des télécommunications (Uit), le système des télécommunication de troisième génération se présente comme une norme globale comprenant une famille de technologies mobiles.

Cette action de normalisation que l'Arptc a l'ambition de mettre en oeuvre en Rdc porte donc sur l'identification des bandes de fréquences et l'universalité des services.

L'introduction de la technologie des télécommunication de troisième génération nécessite une véritable appropriation de tous les opérateurs du secteur. A ce propos, le professeur Mutombo Kyamakosa a fait savoir « dans le but d'approfondir la réflexion sur l'introduction des Imt-2000 en Rdc, l'Arptc se propose de procéder à une consultation publique. Il s'agit, à travers cette démarche, de « recueillir l'avis des acteurs du secteur des télécommunications et du grand public sur les enjeux et les conditions d'attribution des licences 3G ». Cette consultation publique qui portera sur les aspects techniques, économiques ainsi que les conditions et modalités d'attribution des licences 3G est supposée s'adresser à tous les opérateurs télécoms, des fournisseurs de services, des équipementiers et des membres de la société civile.

En levant cette option dans la phase préliminaire du lancement du système 3G en Rdc, l'Arptc pense inscrire le processus dans une démarche qui tient compte des objectifs de l'Etat congolais en matière de télécommunications, de la rentabilité financière des opérateurs et de la satisfaction du consommateur. Toutefois, le professeur Mutombo Kyamakosa a reconnu que le lancement du système 3G en Rdc va soulever certains problèmes en Rdc, notamment le partage des infrastructures - telles que l'allocation des sites, des antennes, des stations de base, etc. - entre les opérateurs par le fait de l'absence sur le sol congolais d'un opérateur historique qui dispose des infrastructures adéquates sur lesquels les autres opérateurs peuvent se greffer. Le secteur étant beaucoup plus dominé par les opérateurs privés, le président de l'Arptc a souligné la nécessité de « réguler cette concurrence pour permettre à tout le monde à bénéficier des infrastructures moyennant un coût ».

(SOURCE : Le Potentiel)

ANALYSE DU MARCHE DES TERMINAUX PORTABLES EN ALGERIE

Le marché de la vente de terminaux portables en Algérie va continuer d'être en forte hausse.

On compte actuellement en Algérie près de douze millions de personnes disposant d'un appareil de téléphone portable. Un chiffre qui pourrait être revu à la hausse d'ici à la fin de l'année 2007. Ce qui fait dire aux principaux acteurs du marché du portable en Algérie qu'il existe 10 millions de terminaux GSM en circulation et que ce nombre pourrait passer d'ici la fin 2007 à 15 millions à condition que à le rythme des ventes continue à emprunter la même courbe ascendante présentement.

Si l'on se réfère au rapport du cabinet d'études Strategy Analytics, qui avance que la croissance des abonnements aux services de téléphonie mobile au niveau mondial viendra essentiellement des pays que l'on dit émergents en Asie, Afrique (Algérie, Nigeria) et Amérique latine, on peut d'ores et déjà en déduire que le marché de la vente de terminaux portables en Algérie va continuer d'être en forte hausse.

Etat des lieux

Pour l'heure, le constat des lieux fait ressortir que ledit marché est dominé par une vingtaine de distributeurs représentants de plusieurs constructeurs mondiaux, dont le finlandais Nokia, le sud-coréen Samsung et l'américain Motorola. A titre indicatif, le constructeur Nokia est représenté par 5 distributeurs agréés, Samsung, : trois représentants et Motorola : un distributeur.

Ces distributeurs approvisionnent les points de vente. On estime le nombre de ces espaces commerciaux en activité entre 3 000 et 4 000. En fait, c'est ce qui concerne le circuit officiel car il existe un autre circuit de vente, celui de l'informel quoique son activité ait diminué ces derniers temps si l'on se réfère aux dernières statistiques de l'administration des Douanes algériennes.

L'impact du circuit informel

Selon quelques représentants exclusifs des marques que nous avons pu interpeller sur la question, l'informel a accaparé, en 2005, le taux de 30% du marché du portable alors qu'il était de 40% en 2004. Une baisse qui s'explique par les dernières mesures prises par le gouvernement sur l'activité d'importation de marchandises où il est exigé des importateurs la revue à la hausse de leur capital social au seuil minima de 20 millions de dinars et l'obligation de déclarer au préalable la marchandise importée avant son entrée sur le territoire national. Notons que le directeur général de Ring Algérie, distributeur officiel de la marque Nokia, nous a livré son avis sur la question de l'informel dans cette activité (voir entretien avec ce dernier). Pour en revenir aux caractéristiques du marché du portable en Algérie, le tableau des ventes réalisées par marque et la tendance de la demande clientèle donnent une idée significative sur laquelle il repose. En effet, au tableau des ventes réalisées, les constructeurs de téléphones portables Nokia et Samsung sont en tête de liste en Algérie. Bien que le constructeur finlandais ait cédé sa place de leader en 2004 à son concurrent coréen Samsung, il est revenu en force l'année dernière et continue de caracoler au haut du tableau des ventes au premier trimestre 2006 (voir chiffre dans l'interview).

De même, il est utile de savoir qu'en 2003, les importations en portables ont avoisiné les 5 milliards de dinars pour pas moins de 600 000 appareils de toutes marques, selon des chiffres publiés par le magazine spécialisée It Mag. C'est le coréen Samsung Electronics qui se taille la part du lion avec, pour cette même année (2003), une vente de 200 000 appareils vendus uniquement à travers les 1 500 points de ventes de son distributeur exclusif qu'est Kpoint. Com. Samsung est suivi par le finlandais Nokia et en troisième position l'américain Motorola au moment où le classement mondial fait ressortir Nokia assis à la première place. Dès lors, on peut se demander pourquoi cette différence dans le classement. De visu, on peut avancer que les donnes sont tout autres en Algérie. Dès lors qu'une grande partie d'abonnés restent très intéressés par le prix proposé du terminal, reléguant ainsi au second plan tout ce qui a trait au design, à l'appareil photo et à la caméra intégrée et a utres options multimédias. Donc, la priorité est donnée au côté prix du terminal. C'est pour dire que le haut de gamme reste encore très boudé ou plus précisément demeure encore dans l'esprit de nos concitoyens un produit de luxe. En fait, la tendance des ventes, et cela est indéniable, se cramponne au stade de l'entrée de gamme avec quelques intrusions sur le moyen de gamme comme nous l'a fait remarquer le patron de Ring Algérie (voir interview). En définitive, la grosse part des ventes de terminaux GSM se situe dans le segment élémentaire.

Le constructeur finlandais Nokia reprend sa place de leader

Il faudra remarquer que le retour en force de Nokia sur le marché algérien du portable revient sans aucun doute au succès que continue à connaître le Nokia 1100, un portable d'entrée de gamme qui affiche des ventes record et «c'est grâce à lui qu'il a été possible de retrouver notre place de leader, détrônant ainsi le coréen Samsung qui a fini par se délester du modèle R120 digne concurrent du N 1100», nous a affirmé Rani Mahrez. Un des facteurs qui explique pourquoi le constructeur Nokia détient, aujourd'hui, 40% de part du marché algérien. Preuve en est «Ring Algérie a totalisé la vente de 1,2 millions d'unités durant l'exercice 2005 alors qu'en 2004 la vente n'a pas dépassé le demi-million», indique ce dernier. Avec un tel chiffre de ventes, les observateurs avancent que c'est la meilleure performance de vente réalisée par un distributeur en une si courte durée.

Rappelons enfin que, du côté de chez Samsung Electronics, on s'apprête à reconquérir les parts de marché perdues en Algérie au profit de Nokia, on envisage une nouvelle stratégie à même d'y arriver. C'est tout ce que l'on a pu savoir de la part du premier responsable Samsung Algérie.

(SOURCE : La Tribune)

DEBAT SUR  LA PRIVATISATION DE L'ONATEL AU BURKINA FASO

Le Comité des jeunes du Syndicat national des télécommunications (SYNATEL) a, dans le cadre de l'exécution de son programme d'activités 2006, organisé une conférence publique sur le thème : «processus de privatisation de l'ONATEL». C'était le 1er avril 2006 à Ouagadougou.

Le conférencier Valentin Sawadogo (au centre) : «les préoccupations des travailleurs de l'ONATEL n'ont pas été prises dans la stratégie. Le gouvernement cherche seulement à satisfaire les partenaires».

«Processus de privatisation de l'ONATEL». C'est le thème d'une conférence publique organisé le 1er avril 2006 à Ouagadougou par le Comité des jeunes du syndicat national des télécommunications (SYNATEL). Le choix du thème n'est pas fortuit, selon le président du comité, Eric Ouattara. Il est d'actualité. «Notre souhait est d'informer, de sensibiliser... le public sur les enjeux de ce grand mouvement qu'est la privatisation qui n'épargne pas notre entreprise», a confié M. Ouattara. La conférence a été animée par le secrétaire général de SYNATEL, Valentin Sawadogo.

Des expertises nécessaires pourraient dégager un schéma qui garantisse l'intérêt des travailleurs.

Pour lui, la privatisation se déroule dans un contexte mondial et le Burkina Faso n'est pas en marge de ce mouvement. Il affirme que le processus de privatisation partielle de l'ONAT EL a été lancé en décembre 1998. Le but annoncé de cette privatisation est d'assurer le développement du réseau et des services par un apport de capitaux privés, de s'appuyer sur l'expertise d'un opérateur de télécommunication de rang mondial (un partenaire stratégique) pour développer le réseau et s'adapter au nouvel environnement. Il s'agit également de s'intégrer à travers le partenaire stratégique, au marché mondial des télécommunications.

Valentin Sawadogo soutient qu'investir dans le secteur des télécommunications, n'est pas forcément synonyme de privatisation. Il affirme que la privatisation n'est une panacée au développement des télécommunications. L'ONATEL, selon le conférencier, dispose d'atouts majeurs démontrant sa capacité à faire face à la concurrence et à développer le réseau et les services des télécommunications. Toute chose qui lui permettrait d'atteindre les objectifs définis dans la politique sectorielle du gouvernement. Et même le schéma de cession de 51% du capital à un partenaire stratégique ne garantit pas un succès de l'opération (le schéma contient plus de risques d'échec du processus et comporte beaucoup d'inconvénients). M. Sawadogo, prend à témoin, les privatisations avec partenaire stratégique qui ont réalisé un taux d'échec de 90% en Afrique. Sur vingt (20) pays africains qui ont réalisé la privatisation avec leur «opérateur historique», seuls le Sénégal (avec SONATEL) et l'Afrique du Sud (avec Telkom), peuvent être considérés comme des cas de réussite. Et là encore, il y a lieu de préciser que les dispositions prises par ces pays bien avant la privatisation auraient en partie contribué à ce succès.

Avec seulement un taux de 2 % de succès (avec nuances), la privatisation aurait fait la preuve de son échec en Afrique (le Ghana, la Guinée... rencontreraient des difficultés).

Impliquer tous les acteurs

Pour atteindre les objectifs du gouvernement, le conférencier propose un certain nombre de solutions. Il préconise le développement du réseau fixe. Car, «une large couverture nationale est indispensable pour le développement et la vulgarisation des Technologies de l'information et de la communication (TIC)». Aussi, faudrait-il une décision stratégique d'une politique nationale de développement économique et sociale. Par ailleurs, la convergence des technologies nécessite une synergie d'actions de tous les acteurs intervenant dans la régulation du secteur (ARTEL, CSC Delgi, etc.). Cela implique une révision du cadre légal et réglementaire.

L'ONATEL est, selon M. Sawadogo, un bien national qui relève d'un secteur stratégique dont le développement intéresse toute la communauté.

L'importance des enjeux commande que toute décision dans le domaine puisse impliquer tous les acteurs économiques et sociaux. En effet, la société qui emploie 1 246 agents, génère près de 15 000 emplois à travers la gestion de 7 175 télécentres et cyber (...). Les taxes fiscales payées à l'Etat sont évaluées à près de douze milliards de FCFA. L'ONATEL contribue à l'accès universel en subventionnant la desserte des zones éloignées non rentables permettant ainsi leur désenclavement. Elle est classée 3e entreprise du Burkina après la SOFITEX et la SONABHY. Elle fait partie des vingt-cinq premières entreprises africaines de télécommunication.

(SOURCE : Sidwaya)

GUERRE DE CHIFFRES ENTRE MTN ET ORANGE CAMEROUN

Le premier revendique 54% des parts du marché, tandis que le second déclare 24 milliards de bénéfices en 2005.

23 millions d'abonnés, 27,2 milliards de Rands de bénéfices (environ 2.388.milliards Fcfa), et un appétit encore réaffirmé: "être le leader en matière de télécommunications sur les marchés émergents". Au cours de son conseil d'administration tenu le 23 mars dernier à Johannesburg (Afrique du Sud), le Groupe Mtn a, en effet, exprimé son désir de jouer les premiers rôles dans son secteur en Afrique. Avec ces chiffres, le groupe démontre donc, selon ses administrateurs, "une croissance remarquable", en comparaison avec le précédent exercice.

Pour ce qui est de Mtn Cameroon précisément, le conseil d'administration du groupe a relevé que l'entreprise "a maintenu sa place de leader au sein d'un environnement commercial très compétitif et dispose d'une part de marché estimée à 54 %, soit 1 248 000 d'abonnés". La croissance du nombre d'abonnés, explique-t-on à Mtn, "est largement due au lancement de la facturation à la seconde ainsi qu'au produit de transfert du crédit de communication, Me2U". Toutefois, selon les responsables de la filiale camerounaise du groupe sud-africain, "le revenu moyen par abonné a baissé à 16 dollars US [8.644 Fcfa] pour la période en raison du recrutement d'abonnés dont le taux d'utilisation du service est faible".

Hier, jeudi 30 mars 2006, c'était au tour du directeur général de Orange Cameroun d'entretenir les médias à Douala sur les résultats de l'entreprise qu'il gère depuis le mois de septembre 2005. Aussi, l'implantation de cet opérateur sur l'ensemble du territoire national, ses résultats pour l'année écoulée et surtout les perspectives en termes d'investissements, ont constitué le menu de cet entretien. Selon M. Luxcey, Orange Cameroun a réalisé un peu moins de 120 milliards de Fcfa de chiffre d'affaires pour l'année 2005, avec un résultat net assez proche de 24 milliards de Fcfa.

Si le directeur général de Orange Cameroun affirme que ce montant (chiffres d'affaires) se trouve en progression d'environ 8% par rapport à celui de l'exercice précédent, il explique cependant que le résultat, quant à lui, reste constant. L'entreprise envisage ainsi, pour cette année 2006, d'accélérer son programme de dotation en infrastructures de télécommunication dans le cadre de l'expansion de son réseau sur l'ensemble du Cameroun, en investissant environ 38 milliards de Fcfa.

Pour ce qui est de la baisse attendue du coût de la minute de communication, Philippe Luxcey a simplement demandé aux abonnés de cette entreprise d'attendre encore quelques jours. "Une grosse surprise comme seul Orange Cameroun sait en faire, les attend d'ici peu", a-t-il souligné. En attendant, de nouveaux services seront mis à la disposition des consommateurs. Par exemple, pour les clients Orange logés dans le segment "Postpaid", il y aura désormais la possibilité d'avoir deux numéros dans la même carte "Sim", c'est-à-dire dans le même téléphone.

Au cours de l'exercice 2005, et conformément à sa vision qui est d'"être le leader des télécommunications" dans la plupart des pays en développement, le Groupe Mtn annonce, lui, avoir procédé "avec succès" à une série d'acquisitions en Côte d'Ivoire (51%), au Zambie (100%) et au Congo-Brazzaville (100 %), qui sont en train d'être consolidées en filiales ; ainsi qu'en Iran (49%) et au Botswana (44%), qui sont en cours de consolidation proportionnelle en joint-ventures. Au 31 décembre 2005, déclarent les administrateurs du groupe, "ces nouvelles opérations représentaient 1,8 millions d'abonnés, soit 8 % des 23,2 millions d'abonnés que compte le groupe".

(SOURCE : Le Quotidien Mutations)

«OUF» DE SOULAGEMENT EN MAURITANIE !

On n’y pense peut-être pas, mais ce dernier round du processus de privatisation de Tunisie Télécom n’intéresse pas que les Tunisiens. Certains l’ont, peut-être même et dans d’autres pays, attendu avec une certaine anxiété ; comme cela a été, probablement, le cas pour les dirigeants de l’autorité de régulation mauritanienne, de la direction générale de Mattel et probablement de celle de Mauritel Mobiles.

Imaginez, maintenant, qu’au lieu de TeCom ce soit Vivendi qui ait emporté ces 35% de Tunisie Télécom. Pour l’autorité de régulation Mauritanienne, cette situation ne serait pas forcement une bonne nouvelle, parce que, dans cette hypothèse, on passerait d’une situation de saine concurrence entre deux opérateurs de téléphonie (Mattel, filiale de Tunisie Télécom et Mauritel filiale de Maroc Télécom) à une situation de monopole avec deux entreprises contrôlées par le même groupe Vivendi (actionnaire à hauteur de 51% dans Maroc Télécom)… Ouf !

Tout le monde peut maintenant reprendre sa respiration, le résultat étant maintenant connu, d’autant plus que cette hypothèse n’est plus d’actualité. Soulagés non … !

(SOURCE : Web Manager Centre)

REPARATION ET VENTE D'ACCESSOIRES DE TELEPHONES PORTABLES EN COTE D’IVOIRE : DES JEUNES GENS S'EN SORTENT BIEN

L'installation de sociétés de téléphonie cellulaire dans la deuxième moitié de la décennie 90 en Côte d'Ivoire a suscité la création d'emplois parallèles. Au nombre de ceux-ci, la réparation et la vente d'accessoires de téléphones portables.

Combien sont-ils les jeunes qui depuis l'avènement de la téléphonie cellulaire en Côte d'Ivoire ont décidé de faire de petites, mais rentables affaires autour de ce nouveau marché. On ne le saura peut-être pas, car le secteur attire chaque jour de nombreux acteurs qui sont partout visibles dans la capitale abidjanaise et dans les villes de l'intérieur. Au grand carrefour de Koumassi, au "Black market" à Adjamé, à Yopougon-Ficgayo, au grand marché d'Abobo ou en face du Palais des sports à Treichville, de nombreux jeunes constamment en mouvement ou interrompant une conversation qu'ils avaient tantôt, vous proposent leurs services qui tournent, pour la plupart, autour de la réparation ou de la vente de pièces et d'accessoires de téléphones cellulaires.

Le même phénomène, même s'il n'est pas aussi animé, existe dans les sous-quartiers d'Abidjan et dans les villes de l'intérieur telles que Agboville, Sassandra où des pièces de maisons ou des baraques sont très vite transformées en lieux de réparation de téléphones portables.

Les réparateurs

Installés, pour la plupart, sur les lieux de vente de téléphones cellulaires, ils sont très sollicités, à la fois par de simples clients, des revendeurs ou des vendeurs .

"C'est ici au Black market d'Adjamé que se fait une bonne partie des transactions de téléphones cellulaires de la Côte d'Ivoire. Parce que, comme tout le monde le sait, Adjamé est le premier centre commercial du pays, et en plus, toutes les villes ont leurs gares routières ici. Cela fait que nous avons des clients de toute la Côte d'Ivoire", explique N. Guy Hervé, réparateur de téléphone cellulaire, sur le choix d'Adjamé pour exercer ses activités. D'autres réparateurs tels Sylla Abou au Grand carrefour de Koumassi ou K. Moussa au marché d'Agboville, ont aussi choisi ces espaces en raison de l'affluence qu'on y observe.

"Les prix des réparations sont fixés en fonction de la panne observée sur le portable. Ces prix varient généralement entre 500F et 30.000 francs. Les pannes concernent pour la plupart la mauvaise manipulation, les problèmes de son, les touches de l'appareil qui ne répondent plus, la luminosité défaillante, des pièces qui sont totalement endommagés et qu'il faut changer ou la reprogrammation, dans des cas plus sérieux, de la mémoire du portable", explique N. Guy Hervé.

Sur le nombre de clients qui sollicitent ses services chaque jour, notre interlocuteur confie qu'ils sont 5 à 10 personnes en moyenne qui s'adressent à lui pour "régler un problème" sur leur téléphone cellulaire. "Je peux avoir par jour 20 à 30.000 francs, mais cela ne me revient pas à moi tout seul. Car j'ai des collaborateurs, des amis chez qui je suis obligé de me rendre pour terminer la réparation d'un portable parce qu'ils ont des outils plus performants et il y a aussi des pièces de rechanges que je dois acheter.

Toutefois, je m'en sort assez bien", finit par lâcher N. Guy. Même si pour K. Moussa d'Agboville, il n'y a pas une aussi grande affluence comme au "Black market", chaque jour est une aubaine pour se faire de l'argent. "Il y a, c'est vrai, la crise qui frappe le pays, avec de nombreux déplacés que nous avons à Agboville. Mais le cellulaire est aujourd'hui devenu une nécessité, de sorte que chaque jour, il y a au moins un ou deux clients qui nous sollicitent pour réparer leur appareil tombé en panne. Cela nous permet de nous en sortir et surtout d'aider les clients qui sont désemparés, sans portables", indique-t-il. Mais comment ces jeunes, dont l'âge varie entre 20 et 30 ans ont-ils choisi le métier de réparateurs de téléphones cellulaires ?

Dans le milieu des réparateurs, on retrouve plusieurs catégories socio-professionnelles. "A l'avènement du cellulaire en Côte d'Ivoire, il y a d'abord eu des bricoleurs ou, si vous voulez, des "touche à tout" qui grâce à leur ingéniosité ont pu rendre de nombreux services. Il y a eu par la suite de nombreux réparateurs de postes de radio ou de télévision qui se sont recouvertis en réparateurs de portables. Mais aujourd'hui, la professionnalisation commence à s'établir", explique Gouagnon Yves, réparateur de portables à Treichville.

Selon Gouagnon, ce sont pour la plupart des anciens étudiants en télécommunication ou en informatique qui, dans l'attente d'un emploi plus stable, ont choisi de se mettre dans la réparation de cellulaire. "C'est une occasion pour nous de montrer ce que nous avons appris à l'école et de faire face à nos besoins en attendant d'avoir mieux", fait savoir Koffi Justin, titulaire d'un brevet de technicien supérieur.

Comme les réparateurs, les vendeurs d'accessoires de téléphone cellulaire, plus nombreux, font eux aussi de bonnes petites affaires.

"Il n'y a pas une seule pièce de cellulaire qu'on ne vend pas sur le marché. Il y a même des gadgets liés aux appareils que vous pouvez trouver ici sur place". Ismaël Koné, vendeur de pièces et accessoires de téléphones cellulaires à Yopougon Ficgayo, assis dernière la table de son petit magasin semblable à la caverne d'Ali Baba, plante ainsi le décor sur ce secteur d'activité. Chez Koné, 25 ans environ, on trouve presque toutes les pièces des appareils cellulaires. Les batteries coûtent entre 2.500 et 5.000 francs, la plaque d'alimentation autour de 10.000 francs, le chargeur d'électricité entre 1.000 et 5.000 francs etc.

Au Black market d'Adjamé par exemple, O. Oumarou vend des bagues, des colliers qui produisent un éclairage multicolore à chaque appel émis ou reçu. La demande au niveau des pièces et des accessoires de téléphones cellulaires est telle qu'il n'y a plus de grands carrefours dans la capitale abidjanaise où ne s'installent des vendeurs. Ainsi en est-il des carrefours de l'école de police à Cocody et de la caserne des sapeurs pompiers de l'Indenié.

A côté des vendeurs, il y a les revendeurs. Ici, la maxime selon laquelle "rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme" prend tout son sens car, tout appareil cellulaire, quelle que soit la gravité de la panne peut toujours servir. En effet, chez les revendeurs, qu'on retrouve également dans les endroits habituels de vente de portables toutes les pièces pouvant encore servir sont revendues à des prix assez intéressants.

(SOURCE : Notre Voie)

NOUVEAUX SERVICES A TUNISIE TELECOM

La nouvelle version du logiciel de facturation de Tunisie Télécom -installée par l’équipementier Ericsson- pourrait permettre l’introduction d’une nouvelle gamme de services.

Une carte de recharge à 3 dinars, qui s’ajoute à 5, 10, 20, 30 et 50 dinars. En outre, Tunisie Télécom lancera prochainement le transfert de compte à compte, un service très prisé en Afrique et qui permettra à l’opérateur de prélever des taxes sur chaque transaction.

Tunisie Télécom vise de plus les jeunes et ce à travers une segmentation du marché, et un meilleur ciblage de la dualité service/tarif.

On apprend également que l’opérateur historique national des télécommunications préparerait de nouvelles offres pour l’été.

Cependant, sans vouloir dénier l’intérêt des offres de promotion ponctuelles pratiquées par les deux opérateurs de la téléphonie mobile en Tunisie, il est évident que la majorité des usagers GSM demande une baisse substantielle des prix qui, soulignons-le, demeurent globalement très élevés pour les 2 opérateurs, comparativement à la tarification en Europe.

(SOURCE : Web Manager Centre)

LA NOMINATION DE L’AUTORITÉ DES TÉLÉCOMMUNICATIONS – LE BÉNIN EST-IL UNE EXCEPTION?

Dans une conférence de presse du mardi 28 mars 2006 les organisations de la société civile béninoise (Ligue pour la défense du consommateur au Bénin, l'Observatoire pour la lutte contre la corruption et l'Association de lutte contre le régionalisme, l'ethnocentrisme et le racisme)  ont  demandé l’abolition du décret n° 2006-069 du 1er mars 2006 portant organisation, composition et fonctionnement de l'Autorité de régulation des postes et des télécommunications (ARPT) en République du Bénin. Elles (Ong) estiment qu'il ne garantit pas l'indépendance de l'institution dans l'exercice de sa mission (voir article de le numéro précédent).

Le remplacement par le gouvernement du décret n°2003-476 du 1er décembre 2003 par le décret n° 2006-069 du 1er mars 2006 est soit hatif ou tardif – en tout état de cause le gouvernement sortant a agi un peu de manière cavalière. Cela dit revenons un instant sur l’indépendance du régulateur – en particulier son indépendance quant à la nomination de ses membres – le Conseil  est constitué de sept membres dont cinq sont nommés par le gouvernement, les 2 autres étant nommés par la Chambre de Commerce et le Conseil Economique et Social. Du fait que le gouvernement nomme la majorité des membres il a été dit que l’institution est un simple appendice du gouvernement. C’est incontestable mais il n’y a rien d’exeptionnel à cela si l’on se prête à une comparaison avec ce qui se passe dans d’autres pays dans le monde.

Aux Etats-Unis, le FCC (Federal Communications Commission)  est constitué de cinq commissaires nommés par le Président et confirmés par le Sénat pour un mandat de cinq ans. Le Président désigne aussi l’un des commissaires comme Président – ce dernier s’assume aussi le rôle de Directeur Général de la commission fédérale de communications.

  Au Royaume-Uni, l’OFCOM (Office of Communications) est composé de neuf membres – six directeurs non-executifs dont le Président du comité de l’OFCOM et trois directeurs exécutifs dont le Directeur Général de l’organisation. Les membres non-exécutif du comité sont nommés par le Ministre d ‘Etat au Commerce, l’Industrie, la Culture, les Media et le Sport. Le Ministre nomme aussi le Président du comité de l’OFCOM. Ensuite les membres non-executifs du comité nomme le Directeur Général d’OFCOM et un comité de nomination nomme les autres membres exécutifs sur la recommandation du Directeur Général.

En France, l’ARCEP (autorité de régulation des communications électroniques et la poste) est composée d'un collège de sept membres : trois d'entre eux sont désignés par le Président de la République et les quatres autres, respectivement, par le Président de l'Assemblée Nationale et le Président du Sénat

Après ce premier tour d’horizon et quelque soit le pays en question il semble bien le gouvernement n’apparait jamais en reste quant au pouvoir de nomination dont il dispose pour désigner les membres de l’autorité de régulation. Quand est-il en Afrique ?

En Afrique du Sud, l’autorité de régulation , ICASA est constituée d’un Conseil avec sept membres. Les conseillers sont nommés par le Président de la République sur recommandation de l’Assemblée Nationale sur la base des principes suivants : participation du  public dans le processus de nomination ; transparence et ouverture, la publication d’une listes des candidats à nomination.

Au Sénégal, l'Agence de Régulation des Télécommunications, instituée par l'article 45 de la loi 2001-15 du 27 décembre 2001 portant code des télécommunications comprend deux organes : le Conseil de Régulation et le Directeur Général.

Aux termes de l'article 47 du code des télécommunications, la fonction du Conseil de Régulation est essentiellement d'ordre technique, juridique et économique. Il s'agit en effet d'un organe qui est constitué de personnalités, nommées par décret du Président de la République. Le Président du Conseil est choisi par le Président de la République parmi les cinq membres nommés par décret. Le mandat des conseillers est de trois (3) ans renouvelable. La qualité de membre du Conseil est incompatible avec tout intérêt dans le secteur des télécommunications et des nouvelles technologies de l'information.

Le Directeur Général est nommé par décret du  Président de la République. En vertu des dispositions de l'article 48 du Code des télécommunications, le Directeur général   dispose de tous les pouvoirs et attributions pour assurer ses fonctions dans la limite des  missions organiques ou statutaires de l'ART.

Pour terminer ce tour d’horizon considérons le processsus de nomination au Nigéria. L’autorité de régulation, la NCC (Nigerian Communication Commission) est dirigée par un Conseil qui comprend neuf membres dont un Président, un Vice Président qui est en même temps le Directeur Général de la NCC, deux membres exécutifs et cinq commissaires non-exécutifs. Tous les membres du Conseil sont directement nommés par le Président de la République Fédérale du Nigéria.

Quelque soit le pays en question en Afrique ou dans le reste du monde le pouvoir exécutif détient un rôle prépondérant dans la nomination du régulateur des télécoms. Loin d’être un cas spécial le mode de nomination du nouveau régulateur au Bénin s’inscrit dans le droit fil de cette tradition.

(SOURCE : Balancing Act)

EN BREF :

- Ghana Telecom, l’opérateur historique a été  autorisé par la Commisssion boursière américaine de lancer une offre de  40 millions de dollars US d’actions. Ghana Telecom a lancé cette offre pour recueillir des capitaux pour lui permettre de  mettre à jour son réseau téléphonique.

- Maroc Telecom « prépare le lancement en Europe d’un opérateur mobile virtuel (MVNO), en commençant par la France et la Belgique ». L’opérateur marocain est en train de négocier en France avec SFR, sa société soeur au sein du groupe Vivendi. Les Echos ajoute que « Maroc Telecom serait associé au groupe marocain Saham ». Les Echos relève, par ailleurs, que « l’opérateur marocain est candidat à la privatisation des opérateurs historiques au Cameroun, au Burkina Fasso et au Gabon où il a déposé une offre ». « Maroc Telecom » postule également pour la 3e licence mobile en Egypte et s’intéresse à la participation détenue par « Verizon » dans « Gibraltar Telecom », souligne le journal.

-Les procédures d’ouverture d’un centre d’appels en Tunisie sont désormais simplifiées au maximum. Un simple cahier des charges régira, en effet, cette prestation fortement génératrice d’emplois. Mme Khedija Ghariani, secrétaire d’Etat auprès du ministre des Technologies de la communication, chargée de l’Informatique, de l’Internet et des Logiciels libresa donné cette bonne nouvelle aux visiteurs européens du salon qui désirent en savoir davantage sur le secteur et les opportunités offertes en matière d’investissement en Tunisie.

- L'Office congolais des postes et télécommunications (Ocpt) vient de relancer son réseau de téléphone fixe à Kinshasa. En attendant le rétablissement de tous les réseaux, certains numéros des téléphones sont déjà opérationnels. C'est le cas des ministères et services stratégiques de l'Etat qui utilisent déjà leur téléphone fixe.

ACTUALITES INTERNET

INDEX

L'OUGANDA VEUT RECUPERER SON EXTENSION

Le .UG est géré par un administrateur privé. Mais le gouvernement conteste cette gestion privée d'une ressource nationale et veut reprendre le contrôle de son extension.

Ces cas de gouvernements souhaitant reprendre la main sur leurs extensions se font de plus en plus courants. Ainsi notre confrère The East African relate la confrontation actuelle entre Charles Musisi et la Commission des Communications Ougandaise.

Décrit comme un "entrepreneur de l'Internet", Charles Usisi est le gestionnaire attitré du .UG. Il gère l'extension nationale ougandaise depuis 1995 au sein de sa société, Uganda Online. Une gestion qui lui a été accordée dans les règles par l'IANA.

La Commission des Communications Ougandaise est le régulateur des télécommunications du pays, l'équivalent de l'ARCEP en France (auparavant appelée l'ART). Cette entité gouvernementale souhaite récupérer le .UG pour "le rendre plus accessible financièrement et accesible au plus grand nombre".

Pas de gestion gouvernementale des extensions

L'éventualité d'une reprise de contrôle gouvernementale du .UG ne semble pas ravir les professionnels du secteur Internet en Ouganda. "La Commission des Communications devraient se cantonner au développement des politiques générales," explique un expert du secteur. "Il est plutôt déconseillé aux gouvernements de s'impliquer directement dans la gestion d'une extension."

De fait, Charles Musisi semble avoir bien géré le .UG jusqu'à présent. Les marchés du nommage sur Internet ne sont certes pas très développés en Afrique, mais le .UG est l'extension la plus importante d'Afrique de l'est avec 4 000 devant le Kenya (3 000 noms) et la Tanzanie (800 noms).

La première extension africaine reste de loin le .ZA (Afrique du sud) avec 300 000 noms devant l'Egypte (50 000 noms). Mais l'Ouganda serait 3ème de ce classement continental.

Le .UG est une extension libre, historiquement ouverte en deuxième niveau (le .CO.UG étant le principal sous-domaine) mais accessible en premier niveau depuis 2004.

(SOURCE : Domaine Info)

COTE D'IVOIRE: INVESTISSEMENT PAR INTERNET : LE GOUVERNEMENT APPELLE A LA VIGILANCE

Investir une somme et se faire payer avec un taux d'intérêt allant de 100 à 1000 % dans un délai d'un à 15 mois. Voici un phénomène "financier" qui fait courir les Ivoiriens depuis quelques mois. Le ministre délégué auprès du Premier ministre Chargé de l'Economie et des Finances vient de lancer une alerte à l'escroquerie à l'endroit des populations en leur demandant de se méfier des établissements qui leur font ces alléchantes propositions. Le communiqué transmis à la presse lundi dernier relève que "ces pratiques constituent des opérations d'abus et d'escroquerie". Pour cela le ministre informe les populations que les structures ou maisons d'investissement qui opèrent dans cette affaire "n'ont aucune existence légale et donc leurs activités sont illicites. D'où son appel à la vigilance de tous.

Le ministre délégué à l'Economie et des Finances sera-t-il entendu ? Ce n'est pas évident. La fièvre du "E Investissement" (investissement par Internet) bat tellement son plein. Les cabinets de placement naissent chaque mois, font des propositions aussi alléchantes les unes que les autres. Pour exemple, une mise de 50 mille francs CFA rapporte au bout de sept mois un gain de 800 mille francs. Un investissement de 400 mille francs rapporte 2 millions de francs au bout de 100 jours. Incroyable n'est-ce pas ? Et pourtant de nombreux "investisseurs" ont eu les sommes promises. Il n'y a qu'à voir les files de personnes qui, chaque jour se bousculent devant les cabinets de placement pour toucher leur argent.

L'engouement est tel que les cabinets prolifèrent et prospèrent à Abidjan. Pour l'instant le quartier des II-Plateaux tient la palme avec une demi-douzaine d'établissements. Remarque importante, mais qui n'a pas d'explication véritable, c'est la forte présence des pasteurs des églises évangéliques dans le système. Ceux-ci, selon une "E investisseuse" contribuent fortement à la promotion du produit à travers les messages lancés dans les églises pour demander aux fidèles de ne pas hésiter.

Mais comment les Cabinets de placement s'y prennent-ils pour multiplier l'argent des investisseurs ? "Il s'agit tout simplement de placement en bourse. Nous récoltons l'argent des gens et nous agissons en bourse via Internet", explique l'un des responsables de cabinet. Là s'arrêtent les explications. Qui sont les intermédiaires ? Où sont-ils ? Les réponses à ces questions relèvent du secret de Dieu-Internet !

Mais les grandes interrogations que les plus prudents se posent sont celles-ci : l'idylle entre investisseurs et cabinet restera-t-elle longtemps de mise ? L'argent sera-t-il toujours versé correctement aux premiers ? Le système ne se bloquera-t-il pas à un moment donné? Bref. Les gens ont encore en mémoire la triste tontine qui avait fait miroiter des gains importants aux Ivoiriens avant de plonger nombre d'entre eux dans la désillusion.

(SOURCE : Fraternité Matin)

CYBER LOUMA DE SANDAGA : OPPORTUNITES D'AFFAIRES POUR LES COMMERÇANTS SENEGALAIS

L'ouverture du " Cyber Louma " à Sandaga a eu des retombées positives sur les activités des commerçants de ce marché. Certains d'entre eux ont la possibilité aujourd'hui de se ravitailler auprès du fournisseur le plus offrant. D'autres se servent de ces outils pour faire des opérations de comptabilité.

Le " Cyber Louma " installé au marché Sandaga fait courir les marchands. Ces derniers ont mesuré l'importance de ces outils après l'ouverture de ce " cyber " par les représentants de l'Usaid et une association professionnelle. " Des commerçants et d'autres Sénégalais ont compris que les ordinateurs et l'internet n'étaient pas réservés aux universitaires et aux bibliothécaires et qu'ils pouvaient être un moyen utile pour s'informer sur le marché et sur les divers coûts qui ont une influence directe sur leur vie ", lit-on dans le communiqué qui nous est parvenu. Les commerçants qui ont reçu une formation en informatique commencent à saisir les opportunités qu'offre l'Internet. Souhaibou Diop, un grossiste, a étoffé son carnet d'adresse. En plus des grossistes de Dubaï, Souhaibou Diop peut désormais échanger avec une entreprise du New Jersey " Magna Fabrics " qui lui offre des prix plus intéressants. Le grossiste sp écialisé dans le matériel de construction, Abdou Fall, a pu trouver sur l'internet un fournisseur de ventilateurs qui propose des prix plus offrants. " J'envisage maintenant, a-t-il dit, de réserver de l'espace dans mon magasin pour créer un bureau équipé d'un ordinateur, ce qui me permet de mieux gérer mes affaires ", s'exprime un importateur de carreaux du marché Sandaga. En plus de ces opportunités, certains bénéficiaires de la formation sont aujourd'hui à mesure de faire des opérations de comptabilité à l'aide des ordinateurs. Ceci leur permet de perdre moins de temps.

L'ouverture de ce Cyber cadre avec les orientations de l'Initiative en faveur de la liberté numérique (Dfi) qui encourage le recours à l'internet dans les pays en développement. Depuis le lancement de la (Dfi), les représentants de l'Usaid en collaboration des Volontaires du Corps de la Paix et du personnel d'organismes internationaux ont formé des salariés de 360 entreprises et 300 chefs d'entreprise à l'usage de l'ordinateur.

(SOURCE : Le Soleil)

EN BREF:

- UUNET Communications Limited a signé un accord  de partenariat avec la société italienne Skylogic pour la fourniture de connexion à haut-débit au Kénya. UUNET fait parti des fournisseurs d’accès internet qui ont eu une licence nouvelle génération qui inclut la furniture de téléphonie sur IP

ACTUALITES INFORMATIQUE

INDEX

LA TUNISIE AU 36EME RANG MONDIAL EN TIC

Selon le classement publié par le Forum mondial à Genève, la Tunisie occupe le 36ème rang mondial, soit la 1ère position en Afrique et devance même certains pays européens, comme l’Italie (42ème), la Pologne (53ème), la Grèce (43ème) ; mais également d’autres grands pays en développement comme l’Inde (40ème), la Chine (50ème) ou le Brésil (52ème).

Les USA ont récupéré leur 1ère place qu’ils avaient perdue lors du précédent classement, et demeurent plus que jamais le pays le plus ouvert au monde aux technologies de l’information.

A noter que ce classement évalue 113 pays, classement dans lequel l’Asie est très représentée, avec Singapour à la 2ème place, Taiwan 7ème, Hong Kong 11ème, Corée du Sud 14ème, Japon 16ème.

L’Europe non plus n’est pas mal lotie, puisqu’elle compte pas moins de 6 pays dans les dix premiers, à savoir le Danemark (3ème), l’Islande (4ème), la Finlande ‘5ème), la Suède 8ème, Suisse 9ème et Angleterre 10ème; quant à l’Allemagne et la France, elles occupent respectivement la 17ème et la 22ème places.

Toutefois, pour le cas de la Tunisie, les spécialistes estiment qu'on peut encore grignoter des places grâce à une meilleure stratégie pour les TIC.

(SOURCE : Web Manager Centre)

PRESENTEZ VOS CARTES AU CAMEROUN

L'avènement de la carte électronique et de la i-card a allégé les opérations bancaires, et même les achats de la vie courante.

En cette fin de mois, Anna Fonka est plutôt à court d'argent. C'est donc avec beaucoup d'espoir qu'elle se rend à la banque, espérant y percevoir son salaire. A la vue de l'interminable rang, elle ressort découragée, avant de se diriger sereinement vers le distributeur automatique en sifflotant : " Vive l'avancée de la technologie ! A l'intérieur c'est la mort ! ", dit-elle en récupérant de l'argent cinq minutes après l'opération.

A coup sûr, la carte et le porte-monnaie électroniques sont venus résoudre de sacrés problèmes. Combien de fois ne nous est-il pas arrivé de rebrousser chemin devant la banque à cause de l'affluence et de la lenteur des opérations ? Avec l'arrivée de la carte bancaire, c'est clair, plus besoin de s'aligner des heures pour retirer de l'argent. " Il arrivait qu'on patiente des heures ou même la matinée entière pour pouvoir retirer de l'argent. Aujourd'hui avec les distributeurs automatiques, on gagne en temps ", explique Dora Mabou, médecin.

Pour Gisèle Afana, communicatrice, le porte-monnaie électronique est encore mieux que la carte du distributeur. Nouveau produit dans le même registre que la carte électronique, il permet à l'aide d'une carte qu'on recharge, de consommer dans toutes les surfaces comprenant des terminaux appropriés sans avoir d'espèces. " Plus besoin de marcher avec du liquide. Car avec ma i-card je consomme dans une station d'essence, dans les magasins, et même dans certains restaurants de la ville ", explique Gervais Manga, informaticien. Par ailleurs, les clients de ce porte-monnaie particulier évoquent sa sécurité. " Je suis au moins sûr de marcher avec 100 000 F sans m'inquiéter, où courir le risque de me faire agresser ou dépouiller ", soutient Patrick Mandeng, infographe.

Toutefois, même si les clients reconnaissent le côté pratique de ces gadgets, ils émettent quelques réserves quant à ces petits sésames. Annie Mbarga se plaint par exemple des distributeurs qui sont souvent en panne. " Parfois, il n'y a pas moyen de retirer de l'argent parce que le distributeur est hors d'usage. Quand c'est le week-end et qu'on n'a pas d'argent, ce n'est pas gai ! ", lance-t-elle. Pour le porte-monnaie électronique, la i-card comme on l'appelle, il y a aussi quelques limites. L'usage de cette carte demande un terminal et seules les grandes surfaces en possèdent. Du coup, il faut toujours avoir du liquide au cas où l'endroit où on effectue les achats ne possède pas de terminal. Pourtant des " Bayam-salam " (qui brassent de grosses sommes) rencontrées souhaitent détenir ce porte-monnaie qui permet d'avoir son argent mais sans liquidités.

Ceci dit, lors de l'ouverture d'un compte, les cadres commerciaux des banques expliquent que le choix des clients se porte naturellement vers un service avec la carte électronique, ou vers le porte-monnaie électronique. Vive les avancées.

(SOURCE : Cameroon Tribune)

ADMINISTRATION ET NTIC, REVOLUTION FONDAMENTALE A FAIRE AU SENEGAL

Le Sénégal, pays de vieille tradition administrative, doit s'adapter aux tendances du monde post-industriel dont l'administration repose sur des piliers performants. Chargée de gérer les affaires de la collectivité, l'Administration sénégalaise présente un tableau assez sombre dans les services qu'elle est censée offrir aux citoyens : prestations lentes, informations inaccessibles, procédures compliquées.

Pour leur part, les citoyens, pour avoir longtemps arpenté les couloirs des bâtiments administratifs, à la recherche d'un dossier ou d'une simple pièce administrative, sont victimes d'un ping-pong qui ne les enchante guère.

Face à une situation qui fait perdre du temps et de l'argent aussi bien aux citoyens qu'aux potentiels investisseurs, une révolution fondamentale doit survenir. Elle intervient dans un contexte de grandes mutations. Un clic ou un double-clic suffira aux citoyens pour avoir les dernières informations liées à une démarche administrative. Le gain de temps est garanti...

Le président de la République a balisé la voie dans son message à la nation. " Le Gouvernement s'attelle à la simplification des procédures, avec l'ouverture du portail Web des démarches administratives qui offrira directement aux usagers des informations exhaustives et à jour sur les procédures administratives ", relève-t-on dans le message. Cela veut dire que les Sénégalais pourront, d'ici peu, disposer de toutes les informations dont ils auront besoin concernant leur administration grâce à l'ouverture d'un portail Web des démarches administratives.

Le défi, avec un tel outil, c'est d'obtenir de l'Administration toutes les informations qui ne sont pas évidemment marquées du sceau de la confidentialité. Le chef de l'État qualifie cela d'un " outil de bonne gouvernance " qui sera disponible dans les services d'accueil des ministères. Sa mise en place entre dans le cadre d'une politique nationale de promotion de la bonne gouvernance qui est devenue, depuis 2001, un élément important dans le dispositif constitutionnel du pays.

Dans un siècle de vitesse, d'urgences et de compétition, le gain de temps et d'argent doit être le socle de l'efficacité du service public.

Ce portail Web des démarches administratives intervient après le démarrage officiel du projet " Intranet gouvernemental ". C'est le fruit d'un partenariat réussi dans le cadre de la modernisation du système d'information de l'administration. Cet Intranet gouvernemental est aussi un processus qui part d'une vision annoncée depuis 2001 par le président de la République. D'un côté, le citoyen va tourner autour d'une administration accessible. De l'autre, le gouvernement va s'articuler pour mettre le citoyen au coeur de ses préoccupations. Ce sera en définitive un e-gouvernement et un e-citoyen. Au nom d'un service public performant.

(SOURCE : Le Soleil)

LE CAMEROUN PREPARE SA MUTATION NUMERIQUE

Le plan de stratégie nationale des Tic est en préparation.

C'est un document de près de 100 pages qui constitue, pour l'instant, le vaste catalogue des intentions du Cameroun dans la marche vers la société de l'information. Intitulé " Plan national des infrastructures de la communication et de l'information du Cameroun (Nici) ", il s'agit d'un document préparatoire élaboré par des experts nationaux sous la coordination du ministère des Postes et télécommunications, avec l'appui de la Commission économique pour l'Afrique. Le premier draft a été finalisé fin mars dernier. Il sert en ce moment de support à une nouvelle phase de consultation qui vise, à " recueillir des observations des acteurs du développement des Tic au Cameroun ", avant de passer à la phase de sa validation.

Au cas où " le plan Nici " est adopté, ce sera le premier document du genre qui, de manière officielle, fixe le cadre stratégique de développement des Tic au Cameroun. On a connu par le passé un certain éparpillement des énergies à travers des divers pôles de recherche et de développement qui était loin d'asseoir une vision cohérente de la manière dont le Cameroun entendait s'arrimer à société de l'intelligence. On peut par exemple citer les expériences pionnières de Camtel et du Cenadi en 1994, puis celles innovantes mais passagères du Ministère de la Recherche scientifique avec Hogbe Nlend, enfin celles des initiatives individuelles (secteur privé notamment) qui ont littéralement fait exploser le domaine. Cependant qu'on oubliait d'harmoniser ou simplement de légiférer, dans un secteur en pleine mutation.

C'est donc en rattrapage que le gouvernement du Cameroun tente aujourd'hui de planifier son arrimage à la société de l'information. Il était temps, au regard des opportunités innombrables et des voies prodigieuses, malheureusement pas toujours utilisées à bon escient, qu'offre les technologies de l'information et de la communication, véritable mine de la connaissance partagée.

" Transformer le Cameroun en une société et une économie de l'information et du savoir d'ici l'an 2020 ", telle est la vision du Plan Nici, qui s'inspire d'un contexte général de lutte contre la pauvreté. Les experts croient trouver en les Tic une garantie d'une " meilleure participation à l'économie mondiale, tant sur la capacité à favoriser la croissance, notamment en stimulant les investissements, que dans la facilitation se l'accès sur les marchés extérieurs ".

La vision n'est pas seulement sociale ou économique. Il s'agit, plus globalement, de mettre l'information au service du savoir. Car c'est elle qui " contribue à la performance d'une Nation, en terme d'efficience de l'administration publique, du secteur privé et de la société civile ". Même l'aspect réglementaire n'a pas été négligé. Le tout formant le socle de cette démarche stratégique qui se veut un guide référentiel pour " préparer le Camerounais à devenir le citoyen planétaire du 3è millénaire ".

Ce qui gène cependant dans ce document, c'est la faiblesse des approches pratiques de développement des Tic par secteur. L'état des lieux est quelquefois éloquent (le cas du développement du mobile), il l'est moins pour certains domaines (cybercafés) et même peu prospectif pour certains secteurs d'avenir (le multimédia et le l'e-learning par exemple). Concrètement, on a l'impression que le document se limite à énoncer les principes généraux de l'adoption de politique nationale des Tic, mais on ne sait toujours pas de quelle manière le citoyen camerounais de 2020 se singularisera dans un aux horizons immatériels. Quelle sera la plus value de la société camerounaise dans la société de l'information en 2020 ? C'est davantage en ces termes que le plan Nici aurait dû attaquer la question, plutôt que de préparer le Camerounais, comme c'est dit en liminaire, " à devenir le citoyen planétaire du 3è millénaire ". Puisque nous y sommes déjà.

(SOURCE : Le Quotidien Mutations)

MICROSOFT VS LOGICIELS LIBRES,  LA BATAILLE DES DEUX TOURS COMMENCE AU MAROC

Au Maroc, le débat autour des logiciels libres commence à faire réagir les décideurs de tous bords. Le ministre des Finances vient de faire basculer les installations informatiques de ses départements vers les logiciels libres. Les autres ministères devraient en faire autant. Mais c’est dans l’enseignement où le choix sera décisif compte tenu des enjeux. Car la démocratisation de l’outil informatique et la réduction de la fracture numérique sont là pour le rappeler, écrit "lematin.ma".

En effet, d’après un autre journal marocain, "lejournal-hebdo.com" dans un article intitulé "Microsoft - Etat : un marché de dupes ?", la firme de Bill Gates a réalisé son plus important coup sur la première tranche du programme dit "Génie".

Selon la même source, le programme est censé œuvrer pour l'équipement de toutes les écoles marocaines en matériels informatiques. 8 600 établissements à informatiser en trois ans, quelque 150 000 postes de travail à livrer, un marché plus qu'alléchant doté d'une enveloppe globale d'environ 1,2 milliard de dirhams ( 0,8 milliard de dinars). Rien que le premier lot, prévu en 2006, porte sur 41 000 PC destinés à 3 000 écoles.

Si l'initiative est incontestablement louable, l'élaboration du cahier des charges pour cet appel d'offres privilégie de manière flagrante les produits de la compagnie de Redmond, poursuit "lejournal-hebdo.com".

Du côté de Microsoft, Nasser Kettani, directeur régional de Microsoft Afrique du Nord déclare :" Nous accompagnons le ministère de l'Education depuis plus de deux ans sur divers projets. Microsoft a investi dans le cadre de ce programme quelques millions de dollars. Si aujourd'hui, il a porté son choix sur nos produits, c'est bien le fruit d'une confiance construite grâce à ce partenariat citoyen…", rapporte la même source.

Dans l’autre camp, "Nous n'avons pas eu droit au même traitement qu'a eu Microsoft. Nous avons tenu quelques réunions avec la commission, mais nous avons toujours senti que le choix a été déjà fait ", déclare Christophe Pellerin, directeur général de Liberty Tech, la filiale marocaine de Mandriva, éditeur des logiciels Linux, à la même source.

Toutefois, l’hebdomadaire marocain se montre optimiste. Avec ce marché offert sur un plat à Microsoft, le Maroc a raté une belle occasion de montrer qu'il existe bien des alternatives aux logiciels de la firme américaine et surtout de vulgariser ces technologies. La cause n'est pas perdue pour autant. La bataille commerciale pour les prochaines tranches du programme " Génie " s'annonce serrée. On annonce déjà l'arrivée de grands noms d'éditeurs de logiciels libres que sont Redhart et Suse, conclue "lejournal-hebdo.com.

(SOURCE :  Tunis Hebdo)

LA RADIO SE MET EN LIGNE AU MALI

Les nouvelles technologies de l'information constituent une grande opportunité pour la radio afin d'opérer une nouvelle mutation.

Notre pays, intéressé par cette évolution, a entrepris à travers le ministère de la Communication et des Nouvelles technologies, d'installer dans le plus grand nombre de localités des centres multimédias communautaires qui sont organisés autour de la radio et de l'internet.

La radio en ligne se retrouve naturellement au centre d'un séminaire qui a débuté hier dans les locaux du Campus numérique francophone de Bamako. Le thème de cette session "radio et Internet, monter et mettre en ligne ses émissions" témoigne de l'étroite relation qui existe désormais entre la toile et le développement des ondes en modulation de fréquence.

Organisée par Radio Lucie (France) et le Campus numérique de Bamako, en collaboration avec l'association Radio sans frontière, cette formation est destinée à développer les capacités d'utilisation autonome des outils numériques pour la production radiophonique. Ainsi durant 5 jours, les participants vont s'initier à la manipulation des outils informatiques, au montage numérique, ainsi qu'au téléchargement de la musique (un sujet qui fait aujourd'hui grand débat dans les pays développés) et d'autres fichiers sonores. Les stagiaires s'initieront aussi à maîtriser les techniques des outils (vidéo-projection par exemple) à travers plusieurs exercices pratiques.

Willy Colin, coordinateur de programme à Radio Lucie, a expliqué que cette formation permettra aux acteurs des radios communautaires de s'approprier les nouvelles technologies de l'information et de la communication. Au terme de la formation, les participants doivent pouvoir produire et mettre en valeur des contenus numériques radiophoniques.

Tout en exhortant les participants à faire preuve d'assiduité, Willy Colin a souligné que Radio Lucie est à la pointe dans l'utilisation des nouvelles technologies de l'information et de la communication appliquées à la radio.

Cette formation fait partie d'une série de sessions destinées aux agents des radios associatives et communautaires des pays du Sud. Le plan de formation prévu par Radio Lucie s'étend sur deux ans. Au total près de 20 stations radio bénéficieront de ces formations et une soixantaine de personnes seront concernées. Le programme coûtera 300 000 euros soit environ 195 millions de Fcfa financés à hauteur de 60 % par l'Agence intergouvernementale de la francophonie (AIF) dans le cadre de l'appel à projet du Fonds francophone des infos-routes.

Le directeur de Campus numérique francophone de Bamako, Abdoulaye Salifou, a salué l'initiative avant d'appeler les stagiaires à saisir l'opportunité qui leur est ainsi offerte d'améliorer la diffusion de la radio communautaire dans notre pays.

La cérémonie d'ouverture était présidée par le directeur du Campus numérique francophone de Bamako, Abdoulaye Salifou, et s'est déroulée en présence de la quinzaine de participants maliens et ivoiriens.

(SOURCE : L'Essor)

INDEX

NUMEROS PRECEDENTS - RECHERCHE D'’INFORMATIONS
Si vous souhaitez rechercher des informations dans nos numéros précédents (en anglais), vous avez deux possibilités. Cliquez sur le lien ci-après pour accéder à nos archives complètes : http://www.balancingact-africa.com/news/backindex.html ou utilisez Google pour rechercher notre site en cliquant sur le lien ci-dessous : http://www.balancingact-africa.com/search.html

LA NOUVELLE LISTE DE TARIFS 2004 EST DISPONIBLE
Pour recevoir la liste de nos tarifs, envoyez une demande par courrier électronique à : (info@balancingact-africa.com)

Toutes les informations publiées dans Balancing Act'’s News Update sont protégées par copyright. Toute reproduction entière ou partielle sans l'’autorisation écrite de l'’éditeur est interdite.


This page last updated on April 29 2006.

balancing act home page