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L’ALGERIE OUVRE SON MARCHE DES TELECOMMUNICATIONS A LA TELEPHONIE SUR IP (VOIP) MAIS LE PRIX D’ENTREE EST ELEVE.L’autorité algérienne de régulations de la poste et des télécommunications (ARPT) non sans bravoure a franchi le pas en attribuant à 24 fournisseurs d’accès internet (FAI) une licence expérimentale en avril 2004. Suite à la révision du cadre juridique de l’attribution des licences (les activités des opérateurs VoIP sont soumis à autorisation évitant en cela le lourd processus entourant l’atrribution de licence), le premier opérateur VoIP, EEPAD a reçu une autorisation pour opérer un tel service en avril 2005. Russell Southwood rend compte de l’évolution du marché suite à cette légalisation. L’objectif principal de la légalisation de la téléphonie sur IP est marqué par la volonté d’augmenter la pénétration des services de télécommunications en accroissant la concurrence. L’opérateur historique Algérie Telecom a maintenant un second concurrent dans le secteur de la téléphonie fixe financé par la société de télécommunications Orascom d’Egypte. Il y a aussi deux opérateurs portables Djezzy (la filiale portable de l’opérateur historique) et Wataniya qui comptaient ensemble 13,6 millions d’abonnés à la fin de 2005. Cependantl le régulateur souhaitait encourager plus de concurrence et cela a en quelque sorte constituer le point de départ du processus de légalisation. En parallèle à l’établissement d’un plan commercial et d’un schéma de déploiement du réseau, les opérateurs VoIP candidats doivent montrer qu’ils disposent d’un capital de 40 millions de dinars (environ 500,000 dollars US), payent 30 millions de dinars pour l’autorisation (environ 400,000 dollars US) et reversent 10% de leur chiffre d’affaire annuel au régulateur. Ce dernier chiffre est à comparer avec les 2% de reversement que les opérateurs de téléphonie fixe et portable payent à présent. Concernant la couverture, les opé́rateurs de VOIP détenteur d’une autorisation ont l’obligation de fournir les services de VoIP dans au moins cinq wilayas de leurs choix dans un délai de 12 mois, et poursuivront la couverture du reste du territoire selon leur cahier des charges la ou ils se seraient engagé à offrir le service VOIP. Cela leur permet de déservir les principales zones urbaines mais aussi au moins une zone à faible densité de couverture de service téléphonique. Le cahier des charges stipule que les opérateurs doivent accepter les appels vers les numéros d’urgence. En parallèle une série de numéros commençant par 0820 et 0822 leurs ont été alloués pour permettre aux opérateurs VoIP de les attribuer à leurs clients pour ajouter la possibilité de recevoir des appels entrants. Il est par ailleurs stipulé que la tarification et la facturation des appels soient transparentes et que les opérateurs présentent un rapport d’activités trimestriel. Ces conditions ont eu pour conséquence le retrait de trois des sociétés qui s’étaient initialement portées candidates (ICOSNET, VOCALFONE, et LAST NET). Néanmoins six candidatures ont été approuvées comprenant EEPAD, Smart Link Communications (SLC), WEBCOM, WebPhone Network et deux autres sociétés. Quatre de ces sociétés sont associés avec des partenaires locaux, principalement des FAI. A présent d’autres candidatures supplémentaires sont en cours d’examen et dix autres dossiers sont dans le circuit. Un des opérateurs VoIP, SLC vient juste de compléter son réseau et la société EEPAD est en phase de test avant le lancement de son offre. Il y a à présent 100,000 clients VoIP et ce nombre est en constante croissance. SLC par exemple est le fruit d’un partenariat de complémentarité (51/49) entre le groupe français Telemedia et la société algérienne SLC. La société a lancé son offre sous la marque Numidia et elle a l’ambition de devenir l’opérateur télécom de nouvelle génération sur le marché de la téléphonie fixe sans fil, en utilisant le WiMax. Il offre des services de voix, de données et d’images sur la boucle nationale et internationale via son infrastructure propre composée aujourd’hui de 14 nœuds qui couvrent une grande partie de l’Algérie. Un backbone à haut débit Est-Ouest assure la couverture WiMax qui ambitionne les 92,7% dès la fin avril sur Alger, Constantine, Oran, Blida, Sétif et Béjaïa avec sept « nodes » au niveau d’Alger. Le nouvel opérateur s’engage dans le marché avec des prix assez compétitifs, jouant essentiellement la carte de la gratuité des communications entre les abonnés du réseau sur les appels locaux et nationaux et une qualité de réseau de haute facture. Il dispose d’un bloc de numérotation qui commence par le « 0822 ». Pour les taxiphones, le système de franchises est préconisé. Des kits « clés en main » sont livrés avec une antenne WiMax et une Numibox, de quatre à huit téléphones, un micro-ordinateur et un logiciel de facturation, disposant d’une bande passante IP (de 128 Kbps à 4 Mbps). La création d’un réseau de cybercafés partenaires, appelé « Chabaka », est en cours. Au regard de l’offre de l’un des opérateurs VoIP l’impact sur les prix est considérable. Les prix de l’opérateur historique Algérie Telecom vers les Etats-Unis sont à présent 47 dinars (0.64 dollars US) tandis que les prix des opérateurs VoIP sont entre 15 and 30 dinars (0.20 et 0.41 dollars US). Mais le plus important en considération de la taille de la diaspora algérienne en France c’est le prix d’un appel vers une ligne en France qui est de l’ordre de 34 dinars (0.46 dollars US) avec Algérie Telecom tandis que les opérateurs VoIP facturent entre 13 et 25 dinars (0.18 et 0.34 dollars US) selon le type de ligne, fixe ou portable. Les consommateurs peuvent faire des économies tant au niveau des appels entrants que des appels sortants. Une compagnie offre une carte pré-payée qui donne un temps d’appel de 60 minutes pour 950 dinars (13 dollars US) et une autre offre plus de temps d’appel pour 1,000 dinars (14 dollars US). La plupart d'entre eux proposent déjà des formules prepaid sous forme de carte d'appel pour les destinations internationales, d'autre par contre se sont investi dans la VoIP version postpay (SLC et EEPAD) et ambitionnent d’offrir un service comprenant la connexion haut-débit et la téléphonie VoIP (double play). Tous ces changements n’ont pas été obtenus sans les confrontations habituelles sur les tarifs d’interconnexion. Selon Mr Ahmed Bougadoum de l’ARPT, pas moins de 14 litiges sont allés jusqu’à la Cour d’Appel avant qu’une résolution soit prise. Non sans philosophie il note que « cette situation est inévitable si le secteur s’ouvre à des service virtuels et que l’interconnexion comprend de plus en plus d’opérateurs».
LA SAGA DE LA PRIVATISATION DE TUNISIE TELECOMLa privatisation de l’opérateur public Tunisie Télécom va rapporter, en valeur à l’Etat tunisien, plus du double des recettes générées par toutes les privatisations effectuées depuis 1987. C’est donc par maints aspects une success story. Elle remonte à la restructuration de l’ancien département des PTT et qui vit la création de l’Office National des Télécommunications (OTT), plus connu sous le nom commercial de «Tunisie Télécom» auquel est attribuée la qualité d’établissement à caractère industriel et commercial. Créée le 17 avril 1995, ‘’Tunisie Télécom’’ entre en fonction le 1er janvier 1996. Sa mission a consisté à installer, développer, entretenir et à exploiter les réseaux publics de télécommunications, et en particulier le réseau de téléphonie, de transmission de données et des services spécialisés. Tunisie Télécom est devenue, l’explosion des télécommunications aidant, la société tunisienne qui génère le plus gros chiffre d’affaires et les bénéfices les plus élevés. Elle compte environ 4,5 millions d’abonnés aux téléphonies fixe et mobile dans un pays de 10 millions de personnes et contrôle environ 58% du marché du mobile. Elle partage le marché du mobile, depuis fin 2001, avec un opérateur privé, en l’occurrence Tunisiana (Groupe Orascom / Watanya). Le processus de privatisation de ‘’Tunisie Télécom’’ a démarré en 2004 En vertu d’une loi promulguée, au mois d’avril 2004, ‘’Tunisie Télécom’’ est passée, depuis, du statut d’office (établissement public) à celui de société anonyme, la Société Nationale de Télécommunications (SNT). Cette société a été constituée sous sa forme juridique actuelle, au mois de juillet 2004, et a gardé l’appellation commerciale de ‘’Tunisie Télécom’’. Cette modification juridique, nécessaire avant son introduction sur le marché financier, est assortie d’une nouvelle répartition du capital (933 millions d’euros) sur 6 actionnaires publics : la nouvelle SNT, l’Office de la Poste, l’Etablissement de la radio et télévision tunisienne (ERTT), la Banque de l’habitat, la Banque Nationale agricole (BNA) et la Société Tunisienne de Banque (STB). Au mois de décembre 2004, le ministre des Technologies de la Communication, Montasser Ouaïli, annonce, lors des délibérations budgétaires, l’ouverture aux privés du capital de Tunisie Télécom, dans une proportion de 35%. En février 2005, la Banque d’Affaires de Tunisie (BAT) a été sélectionnée pour aider le gouvernement tunisien à privatiser, partiellement, l’opérateur public Tunisie Télécom. La mission de cette banque consistera à conseiller l’Administration dans sa recherche d’un partenaire stratégique pour Tunisie Télécom. La sélection d’une banque d’affaires constitue un important pas sur la voie de la restructuration et l’amélioration de la compétitivité de l’opérateur public. Le 29 août 2005, l’appel d’offres est lancé pour la mise en vente des 35% du capital et a suscité des manifestations d'intérêt de plusieurs opérateurs de premier plan d'Europe et du Proche-Orient. Prévue pour fin septembre 2005, la publication de la liste des candidats présélectionnés a été retardée d’une semaine. "Le processus a été repoussé d’une semaine pour laisser certaines entités qui sont en lice le temps d’achever la préparation de leurs offres respectives", a déclaré une source officielle à l’époque. La liste a été enfin publiée. Elle comporte quatorze candidats dont trois groupes français Vivendi Universal, Bouygues Telecom, et France Telecom, Tefonica (Espagne), Portugal Telecom (PT), Telecom Italia, les saoudiens Oger Telecom et Saudi Telecom, un consortium des Emirats incluant Tecom et Dubai Investment Group, Emirates Telecommunications (Etisalat). Mobil Telephone Networks ((MTN, Afrique du sud), MTC et Batelco. Cependant, depuis la publication de cette liste, la privatisation de Tunisie Télécom commence à connaître quelques difficultés. Prévue pour le 13 décembre 2005, l’ouverture des plis a été repoussée à deux reprises. Une première fois au 31 janvier et une seconde au 7 mars. Entre temps, plusieurs candidats jettent l’éponge et abandonnent. Ce fut d’abord le groupe espagnol Telefonica, qui a été suivi par Bouygues Télécom, MTC et Batelco, Portugal telecom et le Saoudien, Saoudi Telecom. A souligner que des mouvements sociaux avaient, en effet, perturbé le processus de privatisation du groupe. Le personnel de Tunisie Télécom a observé, le 5 janvier, une grève pour protester contre les délais de cession et la part du capital à céder, jugée trop élevée, et réclamé, en cas de privatisation, des garanties et des compensations financières correctes pour les éventuels licenciés. Il a même menacé de faire une nouvelle grève de deux jours, début février, si ses revendications n’étaient pas prises en compte. En lice avec une dizaine d’autres groupes, France Télécom s’est déclaré fort intéresser par la privatisation partielle de l’opérateur public tunisien Tunisie télécom. De passage à Tunis (21 février 2006), Jean Paul Collet, Directeur exécutif de la Division Internationale de France Télécom, a indiqué que son groupe est déterminé à exploiter pleinement cette opportunité et fera tout pour que son offre (prévue avant le 7 mars 2006), soit la plus importante pour l’acquisition des 35% du capital de Tunisie Télécom. La date de clôture est fixée au 31 mars 2006. L’ouverture des plis le 15 mars a confirmé les prétentions du groupe français. La publication non officielle le donnait pour favori. Il aurait présenté la meilleure offre devant Vivendi Universal et TeCom DIG. Ils n’étaient donc que six groupes en lice pour le rachat partiel (35%) de l’opérateur public Tunisie Télécom. Il s’agit de France Télécom, Vivendi Universal (France), Mobile Telephone Networks (Afrique du Sud), TeCom DIG, Etisalat (Emirats Arabes Unis). Italia Télécom et Saudi Oger ont présenté pour leur part une offre commune. Seulement, la publication officielle des résultats, le 23 mars 2006, a relégué, à la grande surprise de tous les observateurs, France Télécom à la 4ème place. Les experts qui ont accompagné France Télécom auraient mal compris la législation tunisienne en matière d’appel d’offres. C’est tout simple ! L’erreur de ces experts-conseillers aurait été d’inclure dans l’offre financière du groupe une rubrique «investissements futurs» d’une valeur de 0,4 milliard de dinars. Un montage qui a été rejeté, et a abouti à ramener l’offre de France Télécom à 2,1 milliards de dinars (1,3 milliard d’euros) seulement. En ratant cette opération, c’est toute la stratégie Afrique de France Télécom qui est, probablement, remise en cause. Ces derniers temps, on l’a même présenté comme candidat potentiel à une éventuelle cession des parts de Vivendi dans Maroc Telecom. Ce sont, enfin de compte, les groupes Vivendi Universal (France) et TeCom-Dig de Dubaï qui ont présenté les meilleures offres pour le rachat partiel de l'opérateur public tunisien. Le classement définitif des offres financières (en dinars tunisiens) des soumissionnaires s'établit désormais comme suit: Vivendi Universal (France) 2.440.000.000
Le représentant du ministère a, d’abord lu l’offre de Vivendi qui s'est élevée à 2,760 milliards de dinars ; puis celle de TeCom DIG qui a atteint le chiffre record de 3,0524 milliards de dinars. Tecom DIG remporte ainsi les 35% de Tunisie Télécom. (SOURCE : Web Manager) REGULATION DES TELECOMMUNICATIONS AU BENIN : LA SOCIETE CIVILE DEMANDE L'ANNULATION DU NOUVEAU DECRETDebout comme un seul homme, la société civile béninoise à travers certaines Ong a demandé expressément au gouvernement béninois l'annulation du nouveau décret portant régulation des postes et télécommunications. Elles (Ong) estiment qu'il ne garantit pas l'indépendance de l'institution dans l'exercice de sa mission « Abrogation pure et simple du décret n° 2006-069 du 1er mars 2006 portant organisation, composition et fonctionnement de l'Autorité de régulation des postes et des télécommunications (ARPT) en République du Bénin …., introduction des dispositions garantissant l'indépendance de l'Autorité de régulation et un m! eilleur fonctionnement démocratique de l'institution ». Ces exigences, loin d'être des revendications syndicales sont des actions que trois organisations de la société civile invitent le gouvernement à mener dans les prochains jours. Il s'agit de la Ligue pour la défense du consommateur au Bénin (Ldcb), l'Observatoire pour la lutte contre la corruption (Olcc), l'Association de lutte contre le régionalisme, l'ethnocentrisme et le racisme (Alcrer). Elles ont co-animé le mardi 28 mars 2006 à la Maison des Médias du Bénin une conférence de presse portant sur le thème : « Décret n° 2006-69 du 1er mars 2006 : menace sur les postes et télécommunications au Bénin » Après avoir procédé à une comparaison du décret n°2006-069 du 1er mars 2006 qui abroge celui du 1er décembre 2003 (décret n°2003-476) , les trois organisations de la société civile, jugent que « le décret n° 2006-069 ne garantit pas l'indépendance de l'Autorité de régulation des postes et télécommunications » et en appelle à son annulation par les autorités gouvernementales. Pour donner une visibilité juridique aux arguments brandis, les trois organisations de la société civile ont sollicité les compétences d'un juriste, Me Charles Badou, avocat à la cour pour qu'il analyse les implications juridiques de l'acte posé par le gouvernement. Dans sa démonstration l'avocat a souligné qu'aucune disposition de la loi (ordonnance n° 2002-002 du 31 décembre 2002 portant principes fondamentaux du régime des télécommunications au Bénin) à laquelle se réfèrent les deux décrets ne précise pas le nombre de membres devant composer l'Autorité de régulation des télécommunications et des postes. Par conséquent l'exécutif est libre de nommer autant de membres qu'il souhaite par décret. Par contre, Me Charles Badou démontre que la fonction de régulation qui est celle de l'ARPT ne peut être exécutée de façon impartiale que si l'Autorité de régulation est réellement indépendante. Or à quoi assiste t-on ? Cette indépe! ndance est confisquée à plusieurs endroits par le nouveau décret n°2006-069 du 1er mars 2006 . En effet, la délivrance des autorisations et permis n'est plus du ressort du Conseil national de régulation (CNR) qui regroupe les membres de l'Autorité de régulation, mais de celui du directeur exécutif de l'ARPT, nommé par le ministre de la communication. Un autre acte de violation du principe d'indépendance est la nomination du Directeur exécutif de l'ARPT en conseil des ministres sur proposition du ministre de la communication sans consultation (avis) du CNR. Or cet avis était exigé dans le décret n°2003-476 de 2003. « Cela ! ne rend pas indépendant l'institution qui a pour rôle de réguler les potes et télécommunications et constitue une violation de l'ordonnance n° 2002-002 du 31 décembre 2002» commente Me Badou. Poursuivant sa démonstration, l'avocat affirme que le nouveau décret viole l'ordonnance n° 2002-003 portant création et attributions de l'autorité de régulation des postes et des télécommunications en République du Bénin. En effet le décret n°2006-93 du 13 mars 2006 portant nomination des membres et du président du Conseil national de régulation n'a pas prévu un représentant des postes, alors que l'ARPT est censée réguler le fonctionnement des postes. Pour que la régulation se fasse de façon impartiale et prenne en compte les préoccupations de chaque secteur de la vie sociale et celles des consommateurs en particulier, Me Badou explique qu'il aurait fallu que le décret n°2006-93 du 13 mars 2006 prévoie la désignation et la nomination d'un représentant des consommateurs pour garantir et défendre les intérêts de ces derniers. Ce qui n'est pas le cas. A la lumière des arguments développés par Me Charles Badou, Martin Assogba, président de l'Association de lutte contre le régionalisme, l'ethnocentrisme et le racisme (Alcrer) s'interroge sur les raisons qui ont motivé le gouvernement au point de dépouiller le décret de 2003 pour en faire « un texte taillé sur mesure ». Jean Baptiste Elias, président de l'Observatoire pour la lutte contre la corruption (Olcc) croit que « trop d'Etat dans l'organe de régulation tuera la régulation». Il consta! te avec amertume que « l'organe de régulation des postes et télécommunications est totalement vidé de sa substance et de son pouvoir au profit d'un directeur exécutif nommé par le ministre en charge du secteur des télécommunications». Pour Romain Houéhou, président de la Ligue pour la défense du consommateur au Bénin (Ldcb), il n'y a aucune garantie d'indépendance des membres du Conseil national de Régulation. « L'article 08 du décret 2003 dispose que les membres du conseil jouissent pendant la durée de leur mandat des garanties d'indépendance. En conséquence, il ne peuvent recevoir d'instruction d'aucune autorité publique ou politique. Mais aucune mention n'est faite de leur indépendance dans le nouveau décret du 1er mars 2006». Face aux explications de Me Charles Badou qui a éclairé les organisations de la société civile, sur un certain nombre de point d'ombre, elles invitent le gouvernement à travers le ministère de la communication et de la promotion des technologies nouvelles à abroger le nouveau décret ou y intégrer les dispositions qui garantissent l'indépendance de l'autorité de régulation des postes et des télécommunications. Au cas où le gouvernement ne s'exécuterait pas avant la fin de son mandant prévu pour le 05 avril à minuit, les organisations de la société civile invitent le nouveau président élu Yayi Boni à prendre ses responsabilités, ce qui leur éviterait de recourir à un avis de la Cour constitutionnelle. (SOURCE : http://www.sites-media.org/article_benin.php3?id_article=385) CAMEROUN: CALL BOX : LES FRAIS D'ENTRETIEN FONT PROBLEMELes lignes "Modulo entreprise" au centre de la discorde avec Orange Cameroun. "Vous le souhaitiez, nous l'avons fait. Désormais, le crédit est annulé. Entretien sans crédit de 6000 Fcfa par mois, payable en trois mois, c'est-à-dire 18 000 Fcfa. Vous avez déjà payé 15000 Fcfa. Merci de payer encore 3000Fcfa". C'est le message que reçoivent, depuis le 21 mars dernier sur leurs téléphones portables, certains abonnés de l'opérateur de la téléphonie mobile Orange Cameroun logés dans le segment "Modulo entreprise". Un produit offrant des avantages sur la taxation du coût d'appel, mis à la disposition de ses clients depuis quelques temps par cet opérateur et dont les plus gros utilisateurs sont les tenants des cabines téléphoniques publiques appelées Call Box. Ces derniers marquent, en effet, leur protestation à l'égard de cette "reforme" dont ils disent ne pas être à l'origine et qui, pour eux, n'est qu'une arnaque. Ils expliquent qu'à travers cette décision, l'entretien de la ligne dans ce segment passe simplement de 3500 Fcfa à 6000 Fcfa par mois. "Je préfère abandonner cette puce puisque ce tarif ne me permet plus de dégager de bénéfices, même si je vends la minute de communication à 150 Fcfa", indique Liliane Mboutou, gérante de Call Box. Et pourtant, comme certains autres commerçants, elle avait déjà avancé de l'argent à l'opérateur de téléphonie pour assurer cet entretien. "Nous payions 15 000 Fcfa tous les mois pour l'entretien de la ligne, mais nous recevions en retour, au bout de cinq jours, un crédit de communication d'une valeur de 11 500 Fcfa. Ce qui est l'équivalent d'une carte de téléphone de 10 000 Fcfa", explique Rose Mbellè, qui tient un Call Box non loin de Shell New-Bell à Douala. Elle ajoute que, depuis le 15 mars, ce montant a été payé et elle attendait donc, comme tous les autres tenants de Call Box soumis à cette pratique, que le crédit de communication lui soit envoyé. Au siège de Orange Cameroun, l'on explique que ce sont les sous-traitants qui sont chargés de la distribution de ces puces de même que d'autres produits. Selon un cadre de Orange Cameroun, cette initiative serait donc vraisemblablement venue de l'un d'entre les Dealers. C'est dans ce même sens qu'abondent certains gérants de Call Box, qui expliquent que les sous-distributeurs de ces Dealers se livrent à toutes sortes d'opérations avec ces puces. "Ils les vendent entre 50 000 Fcfa et 70 000 Fcfa, alors qu'ils les prennent à Orange à 20 000 Fcfa", martèle un commerçant. Pour Martin Mpouli, l'un d'entre ces vendeurs, ce qui se passe actuellement avec "Modulo entreprise" de Orange Cameroun, est la réponse donnée aux dispositions récemment prises par son concurrent, Mtn Cameroun. Le coût d'appel dans le "Pay as you go Gold" de Mtn est passé de 200 à 150 Fcfa. A cela, s'ajoutent les avantages données à travers les cartes de recharges de 30.000 Fcfa et qui permettent aux commerçants de faire plus de bénéfices dans la vente des appels téléphoniques, même en fixant le prix de la minute de communication à 100 Fcfa. (SOURCE : Le Quotidien Mutations) ALGERIE: NOUVELLES OFFRES DJEZZY : 4 DA LES 30 SECONDES D'APPEL ET PLUS DE MOIS DE VALIDITEEn matière d'offres commerciales l'opérateur de téléphonie mobile, Orascom Télécom Algérie (OTA/Djezzy) n'en finit pas de se rapprocher, on ne peut mieux, de la grande famille de ses abonnés. La preuve nous vient aujourd'hui de ses deux dernières offres présentées hier, à l'hôtel Sheraton Club des Pins, à la presse. «Des offres qualifiées d'exclusives, sur le marché algérien de la téléphonie mobile», par M. Hassan Kabbani, directeur général de OTA/Djezzy qui a tenu personnellement à faire part aux médias de ces nouveautés. Avant la présentation des deux nouvelles offres, M. Kabbani a rappelé à l'assistance que la devise de OTA «est d'être tout simplement l'opérateur préféré des Algériens». Et de soutenir : «Cette position est le fruit d'une relation de confiance durable entre Djezzy et ses abonnés. Et en guise de reconnaissance de cette confiance, nous avons adopté la formule suivante : offrir à nos abonnés le meilleur réseau, la meilleure couverture, le meilleur produit adapté à tout un chacun parmi nos clients, la meilleure tarification et le meilleur service clientèle. Partant de cet esprit, nous avons décidé de lancer deux nouvelles offres tout à fait exclusives de par l'innovation qu'elles apportent sur le marché algérien de téléphonie mobile». Première offre répondant au nom «Minuit-Midi» : les abonnés qui appelleront de Djezzy à Djezzy entre minuit et la mi-journée bénéficieront d'une tarification fixée à 4 DA les 30 secondes. Pour des appels vers d'autres réseaux, le tarif est de 6 DA par palier de 30 secondes. Autre indication relative à l'offre «Minuit-Midi» : tous les clients de Djezzy carte peuvent accéder à ce service en appelant gratuitement le 720. OTA n'a pas oublié ses clients qui effectuent des appels en dehors de la tranche horaire citée plus haut puisqu'ils bénéficieront d'une tarification préférentielle: 5 DA les 30 secondes de Djezzy à Djezzy et 7 DA vers les réseaux d'autres opérateurs. Deuxième nouvelle offre, elle concerne la formule Allo-OTA et repose sur une plus grande période de validité de la carte de recharge. Celle-ci (NDLR : la formule) prendra effet à partir du 31 mars prochain. Ainsi, la recharge de 1 000 DA offre 5 mois de validité au lieu de 4 ; la recharge de 500 DA passe de 2 à 3 mois de validité et enfin, la recharge la moins chère du marché (100 DA) offre une validité d'un mois. Notons qu'après la séance de présentation des nouvelles offres Djezzy, M. Kabbani a répondu à quelques questions posées par des journalistes. A celle concernant le dernier rapport de l'ARPT portant sur l'évaluation du réseau Djezzy et les résultats rendus publics, le DG a répondu : «Nous ne cessons de nous atteler à améliorer la couverture de notre réseau tout en reconnaissant qu'il existe des zones où la couverture est absente. Nous avons largement répondu aux exigences de notre cahier des charges mais il reste que cela serait une mission impossible de couvrir intégralement un pays aussi vaste. Là où l'ARPT a trouvé qu'il y avait des zones d'ombre, celles-ci seront prises en charge dans les plus brefs délais.» Toujours en rapport avec cette dernière question, Kabbani a soutenu: «Le meilleur baromètre pour mesurer la qualité de notre réseau, ne peut être que le nombre d'abonnés à notre réseau.» Soulignons enfin que OTA a décroché dernièrement les certificats ISO 9001 relatifs à la qualité des services offerts et 14 000 pour l'environnement. (SOURCE : La Tribune) TELECOMMUNICATIONS EN AFRIQUE: VERS L’HARMONISATION DES COUTS ET TARIFSDes responsables africains des télécommunications et autres ingénieurs ont planché sur l’harmonisation des coûts et tarifs des services de communication. La Guinée qui est membre du groupe de tarification pour l’Afrique (TAF), accueille pour la première fois cette rencontre regroupant les opérateurs des télécommunications. Elle vient préparer la réunion du groupe ‘’Taf’’ qui aura lieu le 30 mars à Conakry. Les travaux du séminaire sont organisés par l’Union internationale des télécommunications et la Société des télécommunications de Guinée Pour Thierno Oury Diallo, le directeur général adjoint de la (SOTELGUI), « l’idée est d’optimiser les compétences nationales pour valoriser à terme nos compétences régionales pour une meilleure représentativité de notre continent aux instances de décision de télécommunication. L’objectif majeur est d’enrichir notre vision globale des enjeux que représente notre cause. Il a émis des souhaits de voir la rencontre de Conakry, apporter des réponses à l’ensemble des questions de tarification. Selon lui, la déclaration finale doit être un outil qui puisse relever le défi de développement des télécommunications en Afrique. Le secrétaire général du ministère des Télécommunications, Dr Boubacar Sacko a fait remarquer que cette rencontre des dirigeants africains des télécommunications doit être perçue pour nous tous comme étant un défi à relever dans le domaine lié aux questions tarifaires générales intéressant l’Afrique. Il rappellera que l’Afrique doit maintenant engager le débat sur son devenir. « Notre continent est entré dans une phase clé dans son évolution. L’émergence de nouveaux systèmes de gouvernement à l’écoute de sociétés nouvelles et plus ouvertes sur le monde, nos immenses potentialités me font dire que l’Afrique est un continent en devenir. » Il est donc normal, à ses yeux, que le débat actuel s’inscrive dans le cadre des rencontres du groupe ‘’TAF’’. (SOURCE : Kabannews) EN BREF :- Portugal Telecom a remporté l’appel d’offre pour acquérir 34% du capital de l’opérateur portable en Namibie (MTC). MTN, un opérateur portable d’Afrique du Sud s’était porté candidat aussi. Portugal Telecom a promis d’apporter son aide technologique pour le développement de l’opérateur portable tout en assurant un rôle actif dans la gestion de la société. MTC compte 410,000 abonnés et son réseau couvre 88% de la population dont le total s’établit à 1.9 milions d’habitants. - Celtel Burkina-Faso a organisé un forum sur le thème professionnalisation et renforcement des compétences opérationnelles des distributeurs". Ils sont venus, des différentes zones couvertes par le réseau de Celtel Burkina, prendre part au séminaire de formation qui leur est destiné. Eux, ce sont les 45 distributeurs agréés des produits Celtel. L'objectif de ce troisième forum est de mieux outiller les animateurs des réseaux de distribution des produits Celtel et de faire d'eux de véritables partenaires qui gagnent davantage d'argent. A cette occasion la DG de Celtel Burkina Faso, Mme Emilienne Macauley a annoncé son départ pour diriger les opérations de Celtel à Madagascar. - Congo Chine Télécom (Cct) étend son réseau à la province du Bas-Congo. Les activités de cette société mixte congolo-chinoise de communications cellulaires vont contribuer au désenclavement de cette province considérée à juste titre comme la porte d'entrée et de sortie de la République démocratique du Congo avec le port de Matadi. Cct couvre actuellement une grande partie de la province du Bas-Congo, notamment les villes, cités et agglomérations ci-après : Bangu, Matadi, Nsanda, Kinzau-Mvuete, Inga et Boma. - La Commission des Communications du Nigéria (NCC) vient de lever les limitations concernant les passerelles internationales permettant aux opérateurs GSM qui possèdent une passerelle de transporter du traffic venant d’une société tiers. La fin de ces restrictions aura pour résultat une baisse des prix sur les destinations internationales qui s’établissent à présent aux alentours de 45 nairas (0.035 US$) et 75 nairas (0.08 US$).
PROGRESSION DE L’ACCES A L’INTERNET AU MAROCL’Agence nationale de réglementation des télécoms (ANRT) vient de publier une analyse de l’évolution annuelle des marchés du fixe, du mobile et de l’Internet au Maroc à fin 2005. Il en ressort que la croissance des trois marchés a maintenu un rythme soutenu, avec une particularité pour le segment de l’Internet qui a vu la montée en flèche de l’utilisation de l’ADSL. En effet, c’est le marché de l’Internet qui a incontestablement enregistré, durant l’année 2005, la hausse la plus significative. À fin 2005, le parc total Internet a atteint 262.326 abonnés en réalisant une augmentation globale de 131,8% par rapport à fin 2004 et de près de 331,4% depuis décembre 2003. Le haut débit continue à accaparer la part du lion avec un pourcentage de 94,5% du marché en fin 2005. Depuis décembre 2004, le nombre d’abonnés ADSL est en effet en augmentation continue avec une croissance annuelle de près de 294% en passant de 62.960 abonnés en décembre 2004 à 248.013 en décembre 2005. La répartition des abonnés par mode d’accès donne par ailleurs largement l’avantage à l’ADSL avec une part de marché de plus en plus importante de 94,5% à fin décembre 2005 contre 61% à la même date de l’année précédente. La bonne performance du parc ADSL serait principalement due, selon la note analytique de l’ANRT, aux récentes baisses tarifaires qui auraient encouragé les abonnés à opter pour l’Internet via ADSL. Autre marché ayant enregistré une bonne performance en 2005 : la téléphonie mobile. En effet, au terme de cette année, le parc des abonnés au mobile a atteint 12.392.805, soit une croissance annuelle de 32,73%. Cette évolution soutenue du segment de la téléphonie mobile s’est par ailleurs répercutée positivement sur le taux de pénétration qui a gagné 10 points en une année en affichant 41,46% à la fin décembre 2005, contre 31,23% une année auparavant. En termes de parts de marché, les deux opérateurs nationaux ont réalisé des performances similaires durant l’année 2005. Maroc Telecom détient toujours les deux tiers du parc mobile avec 66,46% du marché contre 33,54% pour son concurrent Méditel. Ces chiffres sont pratiquement les mêmes que ceux de 2004. En ce qui concerne la répartition des clients du mobile par type d’abonnement, il n’y a pratiquement pas de changement dans la structure du marché par rapport à l’année dernière. Le prépayé prédomine toujours avec une part de 95,07%. On note cependant que les deux types d’abonnement ont terminé l’année avec une hausse assez remarquable en enregistrant une croissance de 32,70% pour le prépayé et de 33,35% pour le post-payé par rapport à la même date de 2004. En ce qui concerne le marché de la téléphonie fixe, il n’y a pas eu de réel changement en 2005, mis à part le nombre global d’abonnés qui a enregistré une légère hausse de 2,5% par rapport à 2004 (1 341 156 abonnés à fin 2005 contre 1 308 569 en 2004). La structure du marché de la téléphonie fixe pour 2005 est, quant à elle, restée inchangée par rapport à l’année écoulée tout en marquant une baisse insignifiante dans la part des résidentiels au profit de celle des publiphones. En effet, la part des résidentiels est de 66% pour 2005 contre 68% une année auparavant, les professionnels ont gardé la même part (22%) et les publiphones viennent tout derniers avec 12% du marché contre 10% en 2004. (SOURCE : Aujourd’hui) ILE MAURICE CONNECTE A UN AUTRE CABLE OPTIQUELe câble optique à très haut débit SAFE ne suffit plus. Telle est l'opinion du Joint Economic Council (JEC) dans un aide-mémoire remis récemment au gouvernement. La première instance du secteur privé soutient effectivement que Maurice devrait être connectée au Eastern Africa Submarine Cable System (EASSY) qui sera bientôt installé entre l'Europe et l'Afrique de l'Est. Le JEC soutient que le risque pour que la connexion avec l'extérieur soit défaillante est de 0,1 %. C'est infime mais pas acceptable pour un pays qui ambitionne d'attirer des compagnies pour offrir un service de centre d'appels 24 heures sur 24 et sept jours sur sept. Il y a certes la possibilité de se replier sur la connexion satellitaire mais ce n'est pas tout à fait la même chose, avance le JEC. Le porte-parole du secteur privé estime également que les opérateurs n'ont pas la possibilité de s'abonner à deux fournisseurs d'accès aux télécommunications internationales. Le JEC fait également ressortir que malgré la libéralisation des télécommunications en novembre 2002, les tarifs d'accès aux communications à très haut débit demeurent élevés et peu compétitifs. Aussi, la connexion de Maurice au câble EASSY est une nécessité. Cela offrira un recours alternatif au SAFE aux opérateurs. Avec des propriétaires différents de ceux du SAFE, le EASSY sera un compétiteur, ce qui sera une bonne chose pour le secteur des télécommunications. Le JEC estime effectivement qu'un consortium peut être mis sur pied avec le gouvernement et le secteur privé - local et étranger - pour devenir propriétaire et gérant du câble EASSY. Certains opérateurs privés ont déjà exprimé un intérêt pour participer à un tel projet, fait ressortir le JEC. La question de manque de compétition dans le domaine des télécommunications à haut débit est une question qui préoccupe le JEC depuis un bon moment. Il a buté sur le fait que le contrat qui lie Mauritius Telecom et le propriétaire du SAFE est exclusif. (SOURCE : L’Express) EASSY RETARDEE, LA FIBRE OPTIQUE ARRIVE FIN 2007Eugène Beckers et sa collaboratrice Niry Andriamampianina, chargée de la communication chez Telma, restent optimistes. Mieux vaut tard que jamais. Eugène Beckers, directeur général de la société de télécommunications, Telma, vient d'annoncer le maintien du projet “fibre optique” et backbone malgré un léger retard dans le calendrier. Au début, le raccordement au réseau mondial de fibres optiques, via la liaison Durban-Toliara, est prévu pour le premier trimestre 2007. “Il y aura un report dans l'exécution de cette liaison à cause des retards au niveau du consortium des pays intéressés”, explique Eugène Beckers durant une rencontre avec la presse la semaine dernière. La mise en place d'un câble en fibres optiques sous-marin afin de relier le sud et le nord de l'Afrique via les côtes de l'océan Indien sera effective vers le deuxième semestre 2007. Avec ce projet, Madagascar prévoit de rattraper son retard sur les pays voisins en matière de haute technologie en mettant en place un projet de connexion à haut débit. Ce projet vise à relier la Grande île au reste du monde avec une meilleure performance. Selon les explications de la direction générale de Telma, quelques pays ne se sont pas encore acquittés de leur part dans le financement du projet. Le coût estimatif du Système sous-marin Est-africain (Eastern African Submarine System, Eassy) qui mettra en place un câble sous-marin long de 9 900 km est de 230 millions de dollars. Au total, 17 pays pourront bénéficier des services de communication améliorés et des frais de communication plus bas grâce au câble de l'Eassy. Backbone national. Elle assurera la connexion entre Durban et le port du Soudan en passant par le Botswana, Djibouti, l'Erythrée, l'Ethiopie, le Kenya, le Lesotho, Madagascar, le Malawi, la Mozambique, le Rwanda, la Somalie, l'Afrique du Sud, le Soudan, la Tanzanie, l'Ouganda, la Zambie, et le Zimbabwe. D'un autre côté, la mise en place du réseau de backbone national suit son cours. “Les travaux techniques vont débuter vers le mois de mai”, soutient Stéphane Teyssedre, directeur commercial de Telma. C'est un investissement important, puisque le coût total de sa mise en place s'élève à 20 millions euros et sera réalisé par la société française Sagem Communication Sa. Les opérateurs locaux en télécommunications ont fortement attendu la nouvelle. “Le réseau permettra non seulement une meilleure communication, mais ouvrira aussi de nouveaux horizons pour les opérateurs en particulier et pour les Malgaches en général”. Le point focal de l'installation du réseau consiste en sa participation dans le désenclavement des régions reculées du pays. L'axe Antsirabe-Toamasina et la ville d'Antananarivo seront les premiers sites de travaux. Antsirabe-Toliara et Antananarivo-Mahajanga suivront. “Il y a aura, au total, près de 2 000 kilomètres de fibres optiques”, prévoit le directeur général de Telma. La technologie Wi-max et le réseau de faisceaux hertziens sont utilisés pour rompre l'isolement des localités les plus reculées. Au terme du projet, presque toutes les communes de Madagascar seront alors interconnectées. (SOURCE : L’Express de Madagascar) TOUTE L’AFRIQUE CONNECTEE AU WEB PAR SATELLITEEn Afrique, les infrastructures de télécommunication sont souvent limitées, de mauvaise qualité et mal entretenues. Ce qui freine le développement d’Internet et l’installation du haut débit. Pour palier ces difficultés, le satellite semble être l’une des solutions. Le point avec Jean-Michel Cornu, directeur scientifique de la Fondation Internet nouvelle génération (FING) et Philippe Tintignac, directeur de la société Afrique Telecom, créée en janvier 2005, qui fournit des liaisons Internet par satellite sur le continent africain. L’Internet par satellite fait des émules en Afrique depuis la fin des années 90, pourquoi ? Jean-Michel Cornu : L’accès à Internet par satellite est bien adapté aux zones isolées, notamment celles qui sont éloignées des points de raccordement et, contrairement au réseau filaire, il permet d’être connecté en permanence et à haut débit. En Afrique, la situation est un peu comme avant l’arrivée du mobile. Il existe des équipements Internet mais surtout par les lignes téléphoniques. C’est pourquoi le satellite peut être intéressant. Il permet de faire le lien entre un réseau local (comme un cybercafé) et le reste de l’Internet, de relier une capitale à d’autres villes. Par exemple, le Togo est en train de couvrir tout son territoire en Wi-Max (Internet sans fil à haut débit), à l’aide de 5 bornes. Comment les relier entre elles ? Par satellite... Philippe Tintignac : Le continent est complètement déconnecté du réseau mondial. On y trouve la connexion Internet la plus chère au monde car il n’y a pas encore de nœud d’interconnexion. L’ADSL (haut débit passant par une ligne téléphonique) africaine est très chère et pas forcément fiable car les infrastructures de téléphone filaires sont souvent désuètes. La fibre optique qui fait le tour de l’Afrique est monopolisée par les opérateurs nationaux qui revendent très cher le mégabit… Donc, pour se connecter à Internet, il reste le satellite qui offre une connexion fiable et permanente. Mais la connexion par satellite est inabordable pour beaucoup… Jean-Michel Cornu : Il y a un an et demi, j’étais à Ouagadougou, au Burkina, dans un cybercafé avec une dizaine d’ordinateurs. En comparant les prix, je me suis rendu compte que l’offre satellitaire était dix fois moins chère que la liaison spécialisée que le propriétaire utilisait ! Un peu plus tard, à Agadez, au Niger, je vais dans l’un des trois cybers de la ville, équipés de modems 56 k classiques. Là, encore, je fais le même calcul pour découvrir que cela revenait au même prix d’avoir Internet par accès modem classique 2 heures par jour - quand le téléphone marche - qu’une connexion permanente à haut débit par satellite ! Philippe Tintignac : A Afrique Telecom, nous proposons une connexion plus rapide et moins chère que les offres filaires existantes. Nous avons une entrée de gamme pour un forfait à 300 euros par mois, un des premiers prix du marché. Comme pour l’ADSL, il existe des techniques de mutualisation où le mégabit est partagé entre plusieurs utilisateurs, ce qui réduit les coûts. Nos clients sont très variés : beaucoup de cybercafés, des PME locales, des clients internationaux comme de grands groupes français installés en Afrique ou des ONG. Les opérateurs locaux achètent aussi des services particuliers comme des liaisons satellitaires pour développer la téléphonie rurale. Nous ne vendons pas encore aux particuliers car cela reste effectivement trop cher. Mais notre idée, c’est quand même de proposer des solutions hot spot et de relayer le satellitaire par le Wi-Fi dans les lieux de passage, comme les aéroports, ou dans certains quartiers résidentiels dans lesquels les gens sont équipés en ordinateur. Alors c’est l’installation qui coûte encore très cher… Jean-Michel Cornu : Le prix moyen d’une installation est de 1 500 euros. C’est le prix de deux ordinateurs PC et l’investissement devient rentable s’il est mutualisé. C’est aussi un prix qui est en constante baisse et qui pourrait descendre jusqu’à 300 euros si de nombreuses personnes s’équipent. En plus, c’est un équipement peu sensible à la poussière, sans pièces amovibles. Et quand on voit les bénéfices que l’on peut faire en ouvrant son cyber toute la journée au lieu de 3 heures par jour… le calcul est vite fait ! Par satellite, la connexion est permanente et l’on n’est plus tributaire des coûts des télécommunications. Philippe Tintignac : Le principal inconvénient du satellite est son coût d’investissement. Il nécessite la mise en place d’une infrastructure lourde, qu’il faut importer puis installer. Mais entre ça et rien… Nous, on se bat pour faire réduire les coûts au maximum par les fournisseurs. En contrepartie, l’avantage numéro 1 du satellite, c’est la fiabilité. Le temps de disponibilité annuel est de 99,2% ! L’Afrique est-elle bien couverte par les satellites ? Jean-Michel Cornu : Oui, il y a pléthore d’offres ! Il y a une grande variété de satellites et donc une grande variété d’offres. Les plus anciennes sont généralement les plus chères. Du coup, on trouve des offres équivalentes à des prix parfois trois ou quatre fois plus élevés. D’où l’intérêt d’étudier les différents satellites et les différentes offres. Philippe Tintignac : Il y a beaucoup de concurrence, avec les compétiteurs locaux et au niveau international. L’Afrique représente une grosse potentialité pour le développement des services sans fil. Pour passer par le satellite, il faut l’autorisation des autorités. Le satellite permettant de contourner plus facilement la censure, certains pays sont-ils réticents ? Jean-Michel Cornu : Cet aspect politique n’est pas très clair selon les pays. Pour le moment, j’ai l’impression que les pays africains cherchent plutôt à réguler les fréquences sans fil Wi-Max et Wi-Fi. En règle générale, les pays essaient de se servir d’Internet à des fins positives, pour développer l’éducation ou le commerce par exemple. A ma connaissance, et malgré les régimes politiques très différents du continent, la Tunisie est le seul Etat qui ait une politique de régulation d’Internet. Empêcher l’accès Internet par satellite mènerait à un paradoxe : il y aurait plus de haut débit dans les zones rurales, moins surveillées… et ça se traduirait par un désavantage des villes. Avant, il était difficile d’avoir l’information mais aujourd’hui, il est difficile de la cacher ! Philippe Tintignac : Afrique Telecom s’est concentrée sur l’Afrique francophone et a des clients dans tous les pays. En un peu moins d’un an et demi, on a déjà plus de 300 stations satellites. Certains pays sont fermés, comme la Tunisie qui a une réglementation spéciale, mais les besoins sont importants et la demande existe partout. Se pose aussi le problème des points de raccordement, les hubs, qui se trouvent pour la plupart dans les pays occidentaux, ce qui créé une dépendance pour les Africains… Jean-Michel Cornu : C’est vrai que les Africains n’ont aucun intérêt à ce que leurs hubs soient à Turin ou Amsterdam comme c’est aujourd’hui le cas. Cela pose un problème politique évident. L’équipement pour installer un hub est abordable, même pour un pays pas très riche. Il est en tous cas abordable pour un groupe de pays. Et l’on peut penser qu’un pays qui souhaiterait se servir du satellite pour Internet, la téléphonie et la télévision aurait peut-être envie de créer son propre hub pour tout contrôler. Certains critiquent le fait qu’en développant le sans-fil, on renonce à faire marcher les réseaux au sol et donc à l’accès à Internet pour tous. Qu’en pensez-vous ? Jean-Michel Cornu : Que l’on développe moins d’infrastructures fixes, c’est possible. Mais il faut voir si la même somme d’argent utilisée dans des infrastructures est aussi efficace que celle dépensée dans l’installation du satellite. Il n’y a aucune technologie qui répartisse parfaitement l’accès à Internet. Il y a un seuil. Mais le ticket d’entrée pour installer un Internet correct est moins cher par satellite. Le satellite n’est peut-être pas la meilleure solution pour l’Afrique mais c’est une bonne solution. De toute façon, le mieux c’est le panachage des technologies. Tous les moyens sont bons pour couvrir tout le territoire. (SOURCE : RFI) EN BREF:- Intelsat, un fournisseur de services de communications international, a annoncé jeudi la signature d'un contrat de plusieurs millions de dollars avec l'Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et Madagascar (ASECNA) pour renforcer ses capacités de communication par satellite. - L’autorité de régulation de l’Ile Maurice, l'Information & Communication Technologies Authority (Icta) a annoncé une baisse de tarifs de la vente en gros de l’ADSL à effet immédiat à Mauritius Telecom (MT). Celle-ci sera ensuite répercutée vers les Fournisseurs d'accès à l'internet (Fai) qui devraient à leur niveau proposer un rabais d'environ 5 % à leurs clients. - La 2e session de la Conférence régionale des radiocommunications (CRR-06) chargée de planifier le service de Radiodiffusion numérique de terre (RNT) dans les bandes de fréquence 174-230 Mhz et 470-862 Mhz a réuni les experts provenant de 40 pays du continent, conformément à la résolution 1224 de l'Union internationale des télécommunications (UIT). Il réfléchiront à la mise en oeuvre d'un nouveau plan de fréquences basé sur la technologie numérique dans les pays d'Afrique en préparation de la cessation progressive de la radiodiffusion analogique. - Dans le souci de donner un maximum d'informations sur les Burkinabè de l'étranger, le Conseil supérieur des Burkinabè de l'étranger (CSBE) a créé un site web qui est : "www.burkinadiaspora.bf". - Au Gabon la célébration de la 9e édition de la fête de l'Internet à Franceville, annoncée pour le 24 mars, a été reportée au 15 avril prochain en raison de quelques difficultés techniques.
GUINEE, LA FIGUI DEMANDE UNE ‘’DETAXATION’’ SUR L’IMPORTATION DES MATERIELS INFORMATIQUES !En faveur de la ‘’Fête de l’Internet’’ ce 28 mars, un collectif d’ONG de jeunes guinéens entend mener des démarches au près de l’Assemblée Nationale afin d’avoir une ‘’détaxation sur l’importation des matériels informatiques’’ en Guinée. La FIGUI (fête de l’Internet en Guinée)-un collectif d’ONG de jeunes, menant le combat pour la « vulgarisation des nouvelles technologies d’information et de la communication », fait d’une pierre deux coups ! Ce 28 mars, journée dédiée à la célébration de l’Internet de par le monde, cette coordination profite de l’occasion pour ‘’présenter’’ prochainement au Parlement Guinéen « un plaidoyer ». Devant les Honorables députés, lors d’une session parlementaire, la Coordinatrice de la FIGUI, Fatoumata Binta Diallo se dit prête à défendre ce projet pour que les ‘’élus du Peuple’’ « intercèdent en faveur d’une détaxation sinon une législation fiscale très souple de l’importation des matériels informatiques en Guinée ». Introduit en Guinée depuis septembre 1997, la vulgarisation de l’outil Internet, en dépit de l’utilisation croissante qu’elle bénéficie actuellement en Guinée, reste confrontée à des obstacles. Le premier se situe au niveau des infrastructures de télécommunications, qui demeurent presque insuffisantes sur toute l’étendue du territoire nationale. Le second problème se nomme les coûts exorbitants des équipements informatiques et le troisième, le faible niveau de formation et d’information des jeunes à l’usage des NTIC. Un autre point d’achoppement, ce que la FIGUI a certainement omis, est l’épineux manque d’électricité. Dans un pays où la Capitale même manque cruellement de courant électrique, l’absorption ou la ‘’réduction’’ de la fracture numérique fait mentir les rêves ! Tous ces problèmes, regrette Alpha Bah, consignés dans un document important, confectionné sans aucune expertise, n’est pas publié. (SOURCE : Boubah) COTE D'IVOIRE: REFLEXION SUR LEFINANCEMENT ET L’ACCES AU MARCHE POUR LES TECHNOLOGIES DE L'INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION (TIC)Plusieurs opérateurs ivoiriens du domaine des TIC se sont réunis ce vendredi à Abidjan pour réfléchir sur le financement et l'accès au marché pour leurs entreprises. Initiative du Groupement interprofessionnel des métiers de l'informatique \(GIMI\), cette journée devraient aboutir sur des propositions concrètes à mettre en oeuvre dans les domaines indiqués. « Nous avons choisi pour cette première rencontre de traiter sous forme d'ateliers deux thèmes majeurs pour notre profession : Les solutions de financement pour les entreprises des TIC et l'accès au marché pour les TIC », a déclaré le président du GIMI, Simon Pierre Sourou, ce vendredi matin à l'ouverture des travaux. Avant d'affirmer que « le fruit de ces réflexions permettra de constituer des dossiers qui seront soumis aux partenaires au développement ». Pour M. Sorou, « il s'agit de développer le marché des TIC pour garantir le succès et le rayonnement des entreprises du groupement ». Aussi, son organisation vise-t-elle à lutter contre « la pauvreté et la sortie du sous-développement » en Côte d'Ivoire. Notons que le président de la chambre de commerce et d'industrie de Côte d'Ivoire, Jean-Louis Billon a participé aux travaux. (SOURCE : Fraternité Matin) ALGERIE: LES PREMIERS PC OUSRATIC LIVRES A BOUIRADepuis le début du mois de mars, plusieurs dizaines de citoyens, demandeurs de micro-ordinateurs dans le cadre de l'opération -Un PC par foyer- ont pu enfin acquérir le produit au niveau de certains établissements privés qui représentent les fournisseurs de matériel informatique qui ont été associés par les pouvoirs publics à cette opération de grande envergure, dont le lancement a été effectué au mois d'octobre dernier, avec une large campagne d'explications qui avait suscité, au départ, un grand engouement chez les citoyens. Cependant, la frénésie s'est vite confrontée à certaines difficultés en raison de la réticence affichée par les banques, à l'octroi du crédit équivalent au montant du modèle de PC choisi par chaque postulant. De ce fait, les représentants des fournisseurs qui ont commencé par réceptionner les dossiers de demandeurs, se sont trouvés dans une situation confuse et les postulants ont été vite désenchantés. Car la majorité d'entre eux, travailleurs du secteur de l'éducation ou des administrations publiques, et dont le revenu mensuel était faible, ne disposaient pas de compte bancaire, alors que des fonctionnaires de certaines agences bancaires leur exigeaient, comme condition, l'ouverture d'un compte pour l'acceptation du dossier et par la suite l'octroi du crédit. D'après le gérant de la SARL Master Line Informatique, représentant de l'opérateur Kourty, la plupart des demandeurs avaient opté pour l'achat d'un Pentium 4 qui coûte 47 000 DA, car le remboursement du crédit et des intérêts était accessible pour eux. Le même représentant affirme avoir reçu des demandes de plusieurs localités de la wilaya, durant la même période, mais au départ, ajoute-t-il, les banques n'ont pas facilité l a démarche. Il a fallu attendre le mois de février pour que ces organismes financiers s'impliquent concrètement dans cette opération, décidée par le ministre de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication et pour laquelle un grand nombre de banques s'étaient déclarées prêtes à accorder des prêts aux consommateurs. Cependant, les agences locales de ces banques n'ont pas mobilisé un nombre suffisant d'employés pour l'étude des dossiers, l'établissement des contrats d'assurance et la remise du chèque du crédit. Pour le fonctionnaire d'une banque que nous avons rencontré : «Les citoyens ignorent, souvent, les procédures qui doivent être suivies par les banquiers afin qu'ils soient sûrs de recouvrir le montant du crédit octroyé à l'usager. Ces organismes financiers ne veulent évidemment pas tomber dans la même situation que pour les crédits à la consommation alloués par le passé.» Pour sa part, le gérant de la SARL Kourty, que nous avons joint par téléphone dernièrement, a indiqué avoir livré plusieurs dizaines de PC au profit d'acquéreurs de la wilaya de Bouira, la vente a connu une augmentation après la levée des contraintes bancaires. L'opération de réception des dossiers et de montage des PC va être accélérée dans les prochaines semaines, car les responsables de cette société envisagent en collaboration avec leur représentant à Bouira, le montage de PC au niveau local, pour mieux couvrir la wilaya et les autres régions limitrophes. (SOURCE : La Tribune) CAMEROUN: ESPACE NTIC : L'EDITION ELECTRONIQUE SE LIVREAlain Kenfack, président de E-strat, un organisme de formation en Tic et développement, a publié récemment un livre numérique dont le contenu est disponible sur Internet. L'Afrique et la civilisation virtuelle examine l'apport que pourrait avoir l'avènement des Ntic sur le développement de l'Afrique, dans des domaines aussi variés que la culture, le travail, ou encore l'éducation. L'ouvrage tente de répondre à la question de savoir si les dirigeants africains sauront saisir cette nouvelle opportunité qui se présente, à travers les Ntic, pour améliorer le quotidien des populations et raccrocher leurs pays au train de l'économie mondiale. C'est un livre dont le contenu épouse la forme : il est tout dédié aux technologies e l'information et de la communication. Il consacre une nouvelle forme de publication connu sous le nom de livre numérique. Sa diffusion se limité aux supports numériques et il faut un environnement numérique pour le consulter. C'est vrai que la définition du concept de " livre numérique " n'est pas aisée du fait même de la contradiction sémantique des technologiques dont elle est porteuse: le livre désigne un objet physique bien identifié, en trois dimensions, résultat d'une chaîne d'opérations de fabrication, dont le contenu est définitivement figé; le numérique, lui, renvoie à un processus virtuel basé sur une transformation d'un signal en suite numérique (0 et 1), impliquant en général l'usage d'un ordinateur. Autrement dit, on part d'éléments matériels, physiques et palpables, pour un monde un monde immatériel, celui des bits, et des processus virtuels, manipulables à l'infini. Jusque-là les processus numérique n'intervenaient que pour une partie dans la fabrication du livre (traitement de texte). Avec l'édition électronique du livre, on arrive au tout numérique donnant ainsi une chance à divers contenus d'être vulgarisés sans forcément épouser les formes imprimées. Nous nous limitions ici à ex plorer les voies offertes par les technologies numériques bien que, dans l'imaginaire collectif, la perception matérielle du livre l'emporte souvent sur son caractère virtuel. Le concept de l'édition électronique du livre, et plus particulièrement l'édition en ligne sur Internet, représente une voie jusque-là très peu explorée, bien que son développement soit encore en phase de balbutiement. Les initiatives sont pour la plupart à caractère expérimental ou parfois sauvage (diffusion non autorisée sur Internet d'ouvrages existants). Toutefois, l'édition en ligne connaît déjà des développements importants : le cas récent du livre d'Alain Kenfack. L'opportunité est d'autant plus généreuse pour les auteurs du Sud qu'elle n'implique pas de coûts ni de ressources supplémentaires. Le plus gros avantage de l'édition électronique c'est justement de permettre de réaliser des économies sur le circuit de fabrication et sur le circuit de distribution : les coûts sont très faibles par rapport aux coûts de diffusion traditionnels qui nécessitent une fabrication à l'unité, une gestion de stocks, une expédition, du transport, un circuit commercial de détaillants. Et même si cette révolution technologique n'est pas près de détrôner le bon vieux livre en papier, elle ne reste pas moins une voie du futur. (SOURCE : Le Quotidien Mutations) EN BREF :- Le prix mondial de la Société de l'information est décerné au président de la République du Sénégal, Me Abdoulaye Wade, et à Tim Berners Lee, l'inventeur du web.
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